Otages

Chapitre 7 : 13H

Par DarkSpielberg

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- Ils ne viennent pas ?

- Ils ont dû avoir peur.

- Quelle bande de froussards !

- Où alors ils préparent quelque chose.

- Ils sont bien trop bêtes pour ça.

- La presse est partie, les pompiers sont arrivés. Que fait-on Ashab ?

- On attend.

- L’heure de l’ultimatum est passée je te rappelle.

- Ca n’a plus d’importance, il n’est plus question de négocier à présent.

- On va devoir se battre ?

- Tu a peur ?

- Un peu.

- Tu ne dois pas, ce sont ceux qui sont dehors qui doivent avoir peur, pas toi. Nous avons tous peur, mais nous ne le montrons pas, c’est ça notre force.


- Daniel, ça va aller ?

- Comment ça pourrait aller ? Ils ont tué Johanne ! Ils l’ont tuée !! Dit-il les larmes affluentes. Ils vont le payer, Je te jure qu’ils vont le payer.

- Ne tente rien Daniel, sinon ils te tueront.

- Je m’en fous.

- On sera bientôt libres.

- Conneries ! Vous crèverez tous ici. Avec ces salauds.

- Arrête Daniel, si tu continue, tu sera pire qu’eux.

Ashab se retourne, son regard croise celui de Daniel.

- Tiens je t’avais presque oublié toi.

- Ashab. Dit Marek en l’attrapant par le bras.

- Laisse moi Marek. Dit il en repoussant sa main. J’espère que tu a savouré tes derniers instants avec ton amie.

Daniel veut se lever, ivre de rage, mais l’homme à côté de lui l’en dissuade.

- Tu l’aimais n’est-ce pas ?

- «Aimer » est un mot que vous ne pouvez comprendre.

- Réponds-moi.

- Oui je l’aimais.

- Alors je peux te dire que tu n’a pas perdu grand chose, ce n’était pas un très bon coup.

- Espèce de sale enfoiré !!

- Oh oh ! On est très nerveux apparemment ! Mais on va vite redevenir sage sinon (il sort son pistolet) je vais te calmer à ma façon.

- J’ai hâte de voir votre geule en sang.

- Tu rêve mon ami, je serais loin quand ces guignols entreront, et toi et tes amis ne seront plus de ce monde.

- Vous échouerez.

- Je réussirais. 

- Vous réussirez à vous faire tuer.

- Kazim, surveille-le, je dois m’occuper de choses plus urgentes.

Ashab tourne les talons, Kazim se met face à Daniel, kalachnikov à la main. Daniel n’hésite pas.

Il se lève d’un bond et décroche un coup de poing dans la mâchoire de Kazim, profitant de son ébahissement, il prend son arme et l’abat d’une rafale. Ashab se retourne, Aziz brandit son arme mais il est abattu avant d’avoir pû tirer. Marek sort son arme.

- Range ça mon gars, je ne te le conseille pas ! Dit Marek.

- On fait moins le malin maintenant, dit Ashab.

L’ascenseur bipe et les portes s’ouvrent, les regards se détournent, Daniel en profite pour tirer à nouveau, un autre terroriste sort de l’ascenseur et ouvre le feu sur Daniel qui se réfugie sous une table.

- Rends-toi mon gars, c’est un conseil d’ami, dit Ashab.

Daniel bondit et tire sur Ismar qui est juste en face de lui, Ashab tire, la balle transperce le bras de Daniel, le faisant lâcher son arme et tomber à terre.

- C’est fini pour toi, dit Ashab en pointant son pistolet sur la tête de Daniel.

Ashab appuie sur la détente.

La détonation éclate.

Mais rien ne sort de l’arme.

Plus de balles.

De rage, Ashab abat la crosse de l’arme contre le crane de Daniel qui s’évanouit aussitôt.

- Chien !!

- Ashab ! Ils arrivent !!

- Combien ?

- Un seul !


Olivier est face à la tour, l’immense construction d’acier noir le domine de façon sinistre. Il tourne la tête vers Romano, celui-ci montre un air inquiet. Olivier soupire et se dirige vers les portes battantes.

Fermées évidemment.

Il regarde par la vitre, il n’y a personne. Son téléphone sonne, il le prend en main.

- Oui ?

- Vous venez vous joindre à notre petite fête ?

- Je viens seulement négocier.

- Il est un peu tard pour ça.

- Nous pouvons libérer Islamabar mais il y a certaines conditions dont nous devons discuter.

- Vous êtes armé ?

- Non.

- Nous verrons, soyez le bienvenue.

Un homme apparaît à la porte et la déverrouille, Olivier rentre, l’homme revérouille aussitôt la porte. Il fouille Olivier et lui dit simplement :

- Ascenseur B, 23éme étage.

Olivier traverse le hall et appelle l’ascenseur indiqué. Les portes s’ouvrent quelques secondes plus tard. Il entre et appuie sur le 23éme bouton. Les portes se referment et l’engin s’élève. Olivier est un peu anxieux, il n’a pas peur, mais il est inquiet de savoir ce qu’il va découvrir.

Les portes se rouvrent.

Olivier sort et suit le couloir à moitié démoli jusqu’à arriver à une grande salle.

Tous les otages sont là, pas les terroristes. Les otages regardent Olivier comme si ils était le Messie.

- Tout va bien, police, Commissaire adjoint Martinez. Est-ce que tout le monde va bien ?

- Vous êtes venu ! Dieu soit loué !

La joie éclate.

- Vous les avez tué ? Ils sont morts ?

- Faites-nous vite sortir je vous en prie !

- Eh eh ! Du calme, je ne suis pas venu pour vous libérer. 

- Quoi ?

- Pas maintenant en tous cas.

- Que venez-vous faire ici alors ?

- Négocier un arrangement.

- Un arrangement ? Serions-nous devenu de la marchandise ?

- Ils négocieront en vous fichant une belle balle dans le crane oui !

- Où est Marek Azuka ?

- Ici même, dit une voix derrière Olivier.

Il se retourne, Marek est bien là, avec Ashab à ses côtés.

- C’est donc toi Martinez, dit Ashab. Je t’imaginais un peu plus vieux je dois dire.

- Et moi je vous voyais un peu plus grand.

- Attention mon gars, je t’ai laissé entrer, mais rien ne m’oblige à te laisser sortir.

- J’ai tout mon temps.

- Alors parle, je t’écoute.

- Dans quelques instants, le GIGN va débarquer ici avec pour unique objectif de dégommer tout ce qui vit dans ce bâtiment.

- Nous sommes prêts à les recevoir.

- Ils sont bien mieux équipés et entraînés que vous, ils vous tueront.

- Ne devrais tu pas être de leur côté ?

- Écoutez, si vous relâchez les otages maintenant et que vous vous rendez, vous écoperez juste de la prison.

- Tu mens ! Ils nous mettront à mort comme des chiens ! 

- Pourquoi avoir pris en otages 86 civils innocents pour libérer un seul homme ?

- Pour me faire entendre.

- Vous êtes écoutés, mais le Ministre ne veut pas prendre de risques.

- C’est gentil à toi de venir me prévenir mais pourquoi fais-tu ça ?

- Je ne veux que la paix.

Marek parle à Ashab dans sa langue. Ils communiquent quelques instants.

- Et si tu mentais ?

- Pourquoi mentirais-je ?

- Pour nous piéger, tes copains nous attendent dehors après tout.

- Nous allons partir, si vous venez avec nous.

- Personne ne sortira tant que Mohamed ne sera pas libre.

- Les négociations sont finies, Islamabar sera exécuté ce soir à minuit, comme convenu.

Ashab a une poussée de colère, il frappe la table la plus proche.

- POURQUOI VOUS FAITES CA ? POURQUOI VOUS TUEZ SANS MEME CHERCHER A JUGER ?

- Parce que vous êtes des terroristes.

- Nous nous battons pour la liberté, nous voulons mettre fin à toute cette oppression.

- Islamabar n’aurait fait qu’empirer les choses.

- NON ! IL NOUS AURAIT SAUVES !!

- Non.

Ashab se calme.

- Sors d’ici, et ne reviens pas.

Olivier fixe Ashab quelques instants et quitte la pièce.

- Et si tes copains viennent, dis-leur bien que je les attend !


Olivier redescend au rez-de-chaussée et sort du bâtiment. Il voit des fourgons, des gyrophares et une trentaine d’hommes en uniformes pointant leurs armes sur lui.

Le GIGN.





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