Vétérans
À l'aube du matin suivant, tandis que tous dormaient encore à poings fermés, les morts avaient doucement encerclé la maison du vieux garde-barrière.
Richard et les autres, encore assoupis, n'avaient rien entendu mais le monde, lui, s'apprêtait à leur faire payer l'effervescence de la nuit passée.
Au cours de cette soirée, ils s'étaient doucement abandonnés à l'ivresse, oubliant l'urgence qui grouillait au-delà des murs de la modeste bâtisse.
Enivrés par le rosé qu'ils avaient partagé, ils avaient ri, peut-être un peu trop fort.
Ils avaient laissé la conversation s'étirer sans s'apercevoir qu'ils ne maîtrisaient plus toujours leurs voix.
Et finalement, ils s'étaient endormis, oubliant le feu qui brûlait toujours à l'intérieur du four à pain, ses flammes éclairant doucement la pièce de leur clarté presque timide.
La fumée grise qui s'élevait doucement au-dessus du toit.
Tout ça avait fini par les attirer.
Les silhouettes avaient afflué autour de la maison, de plus en plus nombreuses.
Aucun d'eux ne les avait entendus arriver, tous ronflaient sous l'effet du vin.
Brusquement, au petit-matin, une main traversa une première fenêtre.
Tous bondirent.
Une autre fenêtre céda à son tour.
Ils allaient entrer.
Les issues étaient condamnées.
Ils s'élancèrent rapidement à l'étage mais brusquement, Stellina s'immobilisa avant de rebrousser chemin.
Elle attrapa son sac, oublié derrière elle et revint rapidement fermer la marche, tandis que les autres arrivaient déjà en haut de l'escalier.
À l'instant où son pied toucha la première marche, elle sentit une main se resserrer fermement autour de son mollet, et brusquement elle perdit l'équilibre.
Elle s'écroula à plat ventre dans l'escalier.
La douleur fut immédiate.
Vive.
Elle ne cria pas.
Elle se retourna rapidement et de son autre jambe, elle vint asséner un violent coup dans le visage toujours accroché à sa jambe.
La femme lâcha prise.
Elle se redressa rapidement et s'empressa de venir se réfugier dans l'une des chambres avec les autres.
— Putain tu te fous de ma gueule ? Tu crois que c'est le moment ?
Ruby la fusillait du regard, inconsciente de ce qui venait de se produire.
Stellina ne répondit pas.
Elle se précipita sur une vieille commode et la traîna jusqu'à la porte afin de tenter de la garder close.
Le bois tremblait, sous les coups des morts de l'autre côté.
Ruby et Jacquie vinrent soutenir le meuble avec elle.
Richard, lui, rejoignit rapidement la fenêtre et scruta l'extérieur, puis il trouva une ouverture.
— On va passer par la fenêtre. On court... on ne s'arrête pas.
Il ouvrit la fenêtre et leur fit signe de s'approcher.
Ruby avança, elle évalua rapidement la hauteur puis, son regard glissa jusqu'à la porte, elle n'avait pas le choix.
Elle sortit rapidement et Jacquie la suivit juste après.
— Vas-y lâche... Je sors après toi.
Lança Richard, prêt à voir la porte céder.
Les lèvres de Stellina s'étirèrent doucement, pourtant, son regard restait empreint d'une tristesse brusquement impossible à ignorer.
Elle releva doucement la jambe droite de son pantalon cargo et lui laissa entrevoir la morsure sanglante qu'elle cachait sous le tissu.
Richard ouvrit la bouche, déconcerté.
— Ça vient d'arriver dans l'escalier... M'en parle pas j'suis verte !
Tenta-t-elle de dire, mais sa voix se perdit dans un sanglot étouffé.
— Si je l'avais dit devant ces deux pétasses... elles n’auraient jamais voulu décamper...
Elle essuya une larme au coin de son œil, avant de lui balancer son sac.
— J'te confie mon bien le plus précieux... donne-le aux filles... Elles comprendront... enfin je crois.
Elle eut un rire nerveux.
Richard acquiesça d'un signe de tête et alors qu'il s'apprêtait à sortir elle ajouta :
— Tu vas le retrouver ton gamin... Et quand ce sera fait... dis-lui ce que tu nous as dit hier. Garde un œil sur elles... même si... elles ne sont pas toujours faciles... pas comme moi.
Richard sourit, puis, sans dire un mot il disparut par la fenêtre.
— Et voilà... Y'a plus que nous les connards... Vous plaignez pas ! Ils vous ont vraiment laissé le meilleur ! Et putain... putain j'espère que c'est pas la fin. Ne vous inquiétez pas, j'ai bien compris que ce serait bientôt la mienne, mais pour eux... Merde, les filles. C'est marrant...
La porte craqua, plus fort cette fois-ci, Stellina fit mine de ne pas y prêter attention et reprit sa phrase.
— ...On se disait ça... chaque fois qu'on montait sur scène. Putain ce que je ne donnerais pas pour être sur la scène du Red... même si c'était vous le public. C'était les plus beaux moments de ma vie. Vous auriez vu Ruby... l'incroyable Little Ruby et la fabuleuse Red Jacquie... Jacquie dans son numéro de Mylène... fallait la voir. On aurait dit la vraie. Et moi... J'étais de loin la plus… Explosive...
Son regard glissa sur un amas d'objets abandonnés, tout particulièrement sur l'un d’eux.
Richard, lui, avait rejoint les filles, le sac de Stellina entre les mains.
Ce qui n'avait pas échappé aux deux autres.
— Elle est où Stellina ?
Demanda Ruby.
— Elle arrive... Avancez.
Les deux amies échangèrent un regard, puis revinrent rapidement sur Richard, qui n'osait plus regarder aucune d'entre elles.
— Attends, Richard...
— Non, faut qu'on avance.
Jacquie s'immobilisa net.
— Putain elle est où Stellina ? Pourquoi c'est toi qui portes son sac ? Tu vas répondre oui ou merde ?
Richard secoua doucement la tête.
Jacquie manqua de s'effondrer mais Ruby vint la rattraper, toujours suspendue aux lèvres de Richard, qui comme d'ordinaire, peinait à s'ouvrir.
— Elle a été mordue... dans l'escalier.
— Non...
Commença Jacquie, mais rapidement le bruit d'une détonation vint l'interrompre.
Leurs visages effarés se tournèrent doucement sur la maison au loin, un nuage de poussière s'était élevé tout autour et à présent un trou béant avait pris forme dans la façade.
Quelque part au cœur d'une petite maison isolée, Catherine terminait de se préparer.
Elle avait eu l'occasion de pouvoir profiter de la présence bienveillante de Germaine.
Cette généreuse vieille dame qui l'avait accueillie malgré cette période sombre.
Au cours de la soirée, Catherine avait fini par s'ouvrir à elle, lui confiant les horreurs qu'elle avait été forcée de voir et celles qu'elle ne se pardonnerait jamais.
Elle avait pleuré, en lui racontant les derniers instants de Jérémy, elle n'avait rien omis et n'avait pas tenté d'alléger ses fautes.
Pourtant, au milieu des accusations qu'elle portait à elle-même, la voix douce et rassurante de Germaine avait su transpercer les remords.
Elle avait, dans cette douceur naturelle, comme une empreinte indélébile : quelque chose de profondément maternel.
Chacun de ses gestes, chacun de ses mots semblait fait pour guérir.
Au fil de la discussion, elle était finalement parvenue à l'apaiser un petit peu, pas complètement, mais suffisamment pour lui ramener les pieds sur terre.
Quelque part en enfer, elle avait perdu un compagnon de route mais son fils, lui, l'y attendait peut-être encore.
Combien de temps ?
Les mots n'avaient pas effacé la culpabilité, ils avaient seulement permis de raviver la flamme que la mort de Jérémy avait affaiblie.
Catherine n'avait pas pu sauver Jérémy mais elle pouvait peut-être encore sauver Dorian.
Elle se dirigea rapidement vers la cuisine et s'empressa de s'atteler aux corvées légumineuses.
Quand elle eut terminé, son regard glissa dans la pièce autour d'elle et instinctivement, elle ne put s'empêcher de se demander comment Germaine avait pu survivre aussi longtemps.
Les volets étaient fermés et à eux seuls, ils semblaient constituer sa seule défense contre les morts qui finiraient certainement par passer devant ses fenêtres.
Catherine fronça les sourcils et rapidement elle se redressa.
Une heure et demie plus tard, elle avait terminé.
Elle avait condamné les fenêtres avec des planches, déplacé de lourds meubles devant l'entrée de la cuisine, ainsi que la porte-fenêtre du salon qu'elle avait préalablement couverte d'une épaisse couverture.
Près de la cheminée, elle avait constitué une nouvelle réserve de bois, de quoi permettre à la vieille femme de ne pas sortir pendant de longs mois, puis l'été débutait tout juste.
Une fois la maison convenablement barricadée et les réserves terminées, elle avait suivi Germaine jusqu'au sous-sol, là où son défunt mari rangeait autrefois son matériel de chasse.
Catherine ne cherchait pas une arme, elle en avait toujours eu une sainte horreur.
Néanmoins, elle avait bon espoir d'y trouver autre chose et lorsqu'elle fut enfin prête à partir, elle le fit, une carte en poche ainsi qu'une boussole et un vieil émetteur radio.
Germaine lui expliqua minutieusement le fonctionnement de l'appareil.
Pendant des années, elle avait, elle aussi, participé aux battues et bien qu'elle n'ait jamais tué un seul animal, elle en avait cuisiné un grand nombre d'entre eux.
Elle lui offrit quelques pots, quelques bocaux, de quoi la nourrir un peu plus sans trop l'encombrer et arriva l'heure des adieux.
Lorsqu'elle reprit la route, elle ne parvint pas à retenir la larme qui vint perler sur sa joue.
Germaine ne méritait pas qu'on l'abandonne, pourtant, Catherine devait partir, elle aussi.
Dorian, lui, avait choisi finalement de se faire discret.
Il avait ressenti comme de la honte en réalisant à quel point sa méfiance avait pris le dessus.
Il avait jugé ces vieux qui l'avaient accueilli avant même de penser à juger ceux qui les avaient abandonnés.
Depuis, il tentait de faire profil bas, observant les rues qui entouraient le monastère, puisant dans les compétences qu'il avait acquises au cours de ces innombrables sessions gaming, et rapidement les nouvelles idées avaient fusé dans son esprit.
Il ne s'était pas contenté d'imaginer.
Dorian avait aussi observé.
Les vieux, leurs habitudes et leurs activités journalières.
Au milieu de ce quotidien bouleversé, qu'ils continuaient de maintenir, quelque chose l'avait à nouveau frappé.
Dans l'attitude de Julienne, comme une bizarrerie qu'il ne reconnaissait pas complètement malgré la maladie.
Dans le comportement d'André, qui multipliait les allers-retours vers l'extérieur avec à chacune de ses sorties, une même destination.
La grange.
Malgré les derniers évènements et la leçon qu'il en avait tirée, il n'avait pu s'empêcher de penser que derrière cette porte, André cachait un secret.
Lorsqu'il le vit doucement s'éloigner de la bâtisse, Dorian s'empressa de s'en rapprocher.
Il scruta rapidement les alentours du bâtiment et prit le cadenas qui scellait la porte dans ses mains.
Un cadenas à clé.
À travers les écarts des planches, il tenta d'apercevoir l'intérieur mais à l'instant où ses yeux semblèrent parvenir à faire le point, une voix l'interpela.
André.
— Tu cherches quelque chose, gamin ?
Dorian sursauta et se retourna doucement, comme pris sur le fait avant de tenter de se rattraper.
— Oui... je vous cherchais. Je croyais vous avoir vu entrer ici.
Alors qu'André s'apprêtait à répondre, un corps surgit brusquement de la ruelle adjacente, créant une surprise non dissimulée chez les deux hommes.
Dorian resta figé un instant.
André, qui, lui, avait déjà réagi, vint frapper le cadavre au visage à l'aide d'une pelle qui traînait à l'entrée de la grange.
Le corps s'écroula toujours animé de mouvements incertains.
Dorian surgit, une bûche à la main et à son tour il frappa le crâne du macchabé.
Une fois.
Deux fois.
Trois fois.
Quatre fois.
— Oh ! c'est bon... ça suffit !
Dorian s'effondra sur l'arrière-train, à bout de souffle.
— Je crois qu'il est mort pour de bon.
Surenchérit André.
À présent, sur ce corps inerte, à l'endroit même où se trouvait une tête encore quelques secondes plus tôt, il ne restait plus qu'un amas de chair brune et nauséabonde.
— Regarde-moi ce travail... On ne peut pas laisser ça là. Va falloir qu'on nettoie ce bordel.
Le regard de Dorian glissa sur lui, dubitatif.
André avança jusqu'au tracteur garé le long de la grange, sous le préau, il le fit rouler jusqu'au corps, qu'il accrocha à une corde.
— Monte !
Lança-t-il à Dorian, avant qu'ils ne s'éloignent jusqu'au champ non loin.
En arrivant, André lui tendit la pelle.
— C'est toi qui as fait ça. C'est toi qui creuses.
Dorian commença à creuser, tandis qu'il fendait la terre avec son outil le corps reposait près du trou.
Il essuya la sueur qui avait commencé à perler sur son front et son regard dériva sur les cultures plantées plus loin.
— Vous êtes sûr que c'est une bonne idée ?
— Quoi donc ?
— Le zombie... enterré dans le champ. Il va pourrir.
— Oh tu sais... Des zombies, des bombes, des Boches... on trouve de tout dans les champs en Normandie.
Sans discuter, Dorian se remit à creuser.
Le chemin qui précéda la mort de Stellina fut particulier.
Après l'explosion, les filles s'étaient effondrées ; Richard avait eu bien du mal à parvenir à les ramener à elles.
Les morts continuaient d'affluer vers la bâtisse tandis que les flammes avaient commencé à lécher le plancher de la chambre où ils s'étaient réfugiés.
Pour eux, l'espace d'un instant, le temps s'était arrêté.
Ils avaient fini par s'éloigner, sans vraiment réaliser ce qui venait de se produire.
Richard tenait fermement le sac contre lui.
La distance s'était installée et leur cadence avait fini par ralentir.
Tandis qu'ils marchaient, l'absence de Stellina prit toute sa mesure.
La voix qui jusqu'ici avait continuellement commenté chacun des évènements avec cette répartie cinglante qui la caractérisait, s'était éteinte.
Dans les pires situations, Stellina avait toujours su briser les silences trop lourds avec ses sarcasmes, à présent, seuls les sanglots spontanés de Jacquie et Ruby parvenaient à rompre la quiétude de leur marche.
Richard, lui, n'avait plus ouvert la bouche.
Il aurait aimé pouvoir leur raconter les derniers instants de leur amie, pourtant, il en était toujours incapable.
C'était cette même force, qui avait retenu ses mots tout au long de sa vie qui venait cette fois encore le contraindre au silence.
Il inspira profondément, comme s'il s'apprêtait à dire quelque chose mais brusquement, ses épaules se firent plus basses et sa tête s'abaissa, elle aussi.
Jacquie et Ruby lui adressèrent un regard mais aucune d'elles ne trouva la force de parler.
Dona Stellina, l'étoile du Red & White venait de se transformer en supernova et plus jamais personne n'aurait le plaisir de la voir briller.
Midi.
Catherine s'arrêta un instant, après tout, quelques jours auparavant, c'était encore l'heure du déjeuner.
Elle n'avait pas vraiment faim, elle souhaitait économiser ses provisions, pourtant, elle avait choisi de faire une pause et d'économiser un peu de son énergie.
Assise sur l'herbe de la butte, elle observait l'autoroute en contrebas déserte.
Plus loin, un gigantesque bâtiment se dressait.
Elle frissonna à l'idée de ce qui pouvait se trouver à l'intérieur.
Elle détourna le regard, mais brusquement, un détail lui fit y revenir.
Une odeur familière.
La viande grillée.
Catherine se redressa d'un seul bond, elle saisit rapidement la paire de jumelles et se mit à scruter l'horizon à la recherche de fumée.
Le nuage grisâtre s'agita brusquement à sa gauche, Catherine ajusta le zoom, et elle les vit.
Un petit groupe à l'allure marginalisée au centre du parking qui faisait gentiment griller quelques brochettes dans un barbecue dernier cri, flambant neuf.
— On se tire.
Murmura-t-elle, mais déjà elle sentit le canon du fusil de Coralie sur sa nuque.
— Bouge pas !
Elle s'immobilisa et leva doucement les mains en signe de coopération.
— Ils t'avaient dit de plus revenir traîner ici...
Elle tenta la méprise.
— Je ne sais pas de qui vous parlez. Je ne...
— Ta gueule... toute façon tu viens avec moi... on verra bien là-bas si tu ne sais pas de qui je parle... Avance.
Catherine obéit sans opposer aucune résistance.
Ils traversèrent l'autoroute et se dirigèrent doucement vers le parking.
Lorsqu'ils arrivèrent, l'homme qui jouait de la guitare s'interrompit net en voyant sa jeune amie tenir Catherine en joue.
Il adressa un regard paniqué à un second homme qui se tenait près du feu, comme s'il s'attendait à ce qu'il lui explique ce qu'il se passait.
L'autre resta immobile, indifférent l'espace d'un instant.
Puis, il leva doucement la tête vers eux.
— Coralie... Ma belle, tu sais... quand on a parlé d'accueillir les nouvelles personnes dans le besoin... ça ne voulait pas dire : les ramener sous la menace d'un fusil... je crois que tu n'es pas vraiment au point... socialement parlant.
— N'importe quoi... je n’ai pas essayé de la ramener chez nous... j'ai cru que c'était encore l'autre conne... Tu m'as dit d'aller voir si elle n’essayait pas de rentrer dans le centre commercial...
L'homme la fixait toujours en souriant, pourtant, son regard se fit brusquement plus grave.
— Je vois... eh bien non, ce n'est pas elle.
La jeune femme baissa son arme, sans même un mot pour Catherine.
— Je... je vais vous laisser... je ne voulais pas déranger.
— Mais non... reposez-vous un moment. Si vous n'avez nulle part où aller, vous pouvez même vous installer. Chacun se débrouille pour construire son fort... on utilise surtout les bagnoles du parking mais... c'est bien plus confortable que certains endroits où j'ai dormi dans ma vie... ici, on accueille tous ceux qui en ont besoin. On n’oublie personne. Enfin... on essaie de s'y mettre... Coralie est encore en formation !
Catherine sourit.
Son regard glissa doucement sur les voitures stationnées tout autour et brusquement elle les vit comme ils les avaient décrites.
Toutes différentes et pourtant toutes pourvues des mêmes éléments.
Des panneaux pour masquer les fenêtres, des matelas posés sur les sièges repliés, des couvertures et quelques confiseries pour parvenir à garder le moral.
— Tous sauf l'autre conne... pour qui on m'a prise.
L'homme l'observa un instant.
— Il y a des gens qui ne méritent pas qu’on les aide... et l'autre conne en fait partie. Quand tout le bordel a commencé... on lui a demandé de l'aide nous aussi... elle a fermé sa porte. Maintenant qu'elle n'a plus rien à bouffer... elle veut entrer dans notre centre commercial...
Catherine se figea, il y avait dans l'humanité de cet homme quelque chose de monstrueux.
Coucou amis lecteurs !
J'ai terminé hier l'écriture du premier jet de Vétérans ! L'histoire partira donc bientôt en réécriture avant d'être publiée.
Vos avis sont très importants pour moi : dites moi ce que vous pensez de l'histoire, des personnages, de ce que vous aimez ou de ce qui vous convainc moins.
J'ai vraiment besoin de connaître vos impressions pour améliorer le roman !
Merci à toutes et à tous pour l'intérêt que vous portez à mon histoire.