Double Monde
{ Vita Mundi }
*Voilà trois jours que le mauvais temps persistait, obligeant les habitants à rester enfermer chez eux, tandis que l'inquiétude commençait à s'emparer de la population, en cette période de récolte. Tapies dans leurs chaumières, les villageois voyaient au-dehors, leurs durs labeurs dépérir sous leurs regards impuissants, se demandant ce qu'ils leur resteraient à manger après avoir fourni tout le palais ainsi que les haut dirigeant. Le cinquième jour, la tension avait pris le contrôle des foules et voulant profiter de la journée des doléances du palais pour parler de ce qui n'allait pas, les paysans se réunirent et commencèrent à expliquer les difficultés qu'ils rencontraient en cette période difficile devant un chef peu concerné par les soucis de son peuple.*
- Chef, vous devez faire quelque chose.
- Et quoi ? Je ne contrôle pas la météo.
- Mais nos récoltes sont ruinées !
- Le temps est bien trop mauvais, chef. C'est du jamais vue et tout pourris sur place, car on ne peut pas rester dehors pour tout récolter.
- Pourtant, vous avez bien réussi à venir jusqu'ici pour vous plaindre. Alors pourquoi ne pourriez-vous pas faire les récoltes ? Vous devez, nous fournir d'ici peu, et aucun retard ou manque ne sera tolérer.
- Mais cela à était déjà bien pénible pour nous de venir jusqu'à vous. L'air commence à être lourde, et ces averses qui n'en finissent plus, sans compter les pluies de grêles. Nous sommes totalement impuissants. Nous avons besoin de vous!
- Sornette ! Hâtez-vous donc d'aller tous récolter, au lieu de vous trouver des excuses pour expliquer votre fainéantise. Je ne veux rien savoir. Et ainsi vous pourrez nous fournies.
- Mais chef, nous n'auront jamais assez pour fournir tout le monde et en gardez pour nous.
- Vous refusez donc ? Qui vous protèges des pilleurs ! Qui vous permet de vous faire soigner ! Qui s'assure de votre bien-être ! Qui vous laisse travailler la terre ! Toutes ces choses, vous me les devez, en échange je ne vous demande qu'une petite participation et vous refusez ! Es-ce une révolte que vous voulez?
- Non bien sûr que non, mais nous devons aussi nourrir nos familles.
- Je serai donc clément avec vous, et vous donne une semaine supplémentaire pour nous fournir ce que vous devez.
- QUOI!
*Se mirent à crier en cœur les villageois, débités devant tant de mépris. La tension grandissante dans les rangs, sous les yeux des cinq amis, qui restaient béats devant l'attitude de leur chef. L'échéance donnée par le chef, arrivé enfin à son terme, le chef était assis sur son imposant trône, mis en évidence sur une estrade, des gardes de chaque côté, main sur leurs fourreaux près à dégainé aux moindres signes de leur supérieur, qui attendent avec une certaine impatience l'arrivé des paysans et leurs récoltes. Trente minutes s'écoulèrent avant que les premiers villageois ne firent leurs apparitions dans la salle, là où d'habitude leurs chariots déborder de victuailles, ne se trouver que quelques malheureux sacs de nourriture, qui pour la plupart étaient soit abîmé, soit pas encore arrivée à maturité. La tête base, le regard au sol, tous déposèrent leurs maigres récoltes aux pieds d'un souverain qui s’agaçait un peu plus à chaque dépôt, le dernier passer, le chef se leva d'un coup, frappant du poing sur son accoudoir avant de prendre la parole.*
- Est-ce une blague de mauvais goût ? Vous moquez-vous donc de moi ? Où est le reste ?
- Mais mon seigneur, c'est tout ce que nous avons pu sauver.
- Vous mentez! Sales chiens, vous voulez tout gardez pour vous ! GARDES ! Arrêtez-moi ça!
- Quoi! Mais seigneur !
*Avant de ne pouvoir dire autre chose, les gardes collèrent au sol les premiers villageois qu'ils pouvaient atteindre, sous le regarde médusé du reste de l'assistance. Lay posa sa main sur l'accoudoir de son chef, se pencha vers lui afin d'espérer le faire revenir sur sa décision.*
- Chef! Pensez-vous vraiment que cela soit nécessaire !
- Ce sont des traîtres.
- Cela ne se peut! Tous vous estime et respect. Mais les temps sont durs depuis l'arrivé de ce bien sombre et inquiétant, mauvais temps. Je vous en supplie, relâché les.
- Lay, mon petit Lay, tu n'es tout de même pas un traître, rassure moi ? ( dit l’homme en plongeant son regard vide d’émotion dans celui du jeune )
- Quoi bien sûr que non. Vous le savez, je vous doit tout et vous es dévoué.
- Alors tais toi.
- Mais enfin….
*Avant de ne pouvoir finir sa phrase, une main se posa sur son épaule. C'était Sonagi qui lui faisait signe de laisser tomber et revenir près de lui. Face à un chef qui perdait clairement le sens des réalités, Sonagi ne voulait pas prendre de risque vis à vis de son ami.*
- Gardes ! Enfermer tous ces traîtres dans les cachots et ensuite vous irez récupérer les vivres manquants chez eux. Si vous vous heurtez à de la résistance, éliminer la.
*Sur ses mots la foules devenu folle, les gens qui le pouvaient se redressèrent, poussant et frappant les gardes, courant vers l'estrade, hurlent et menaçant leur chef. Les premiers morts et blessées s’effondrèrent par terre, des gardes étaient désarmés et blesser voir pire, prit d'une folie grandissante le chef empoigna son épée et sauta dans la foule, blessant autant de villageois que d'alliés. Sonagi attrapa le poignet de Lay qui était paralysé sur place en voyant ce tragique spectacle et commencèrent à reculer, alors que les trois regarder les yeux écarquillés, mais suivirent le mouvement de Sonagi, reconnaissant la sagesse dans sa décision, Eun posant sa main sur sa bouche pour y retire un petit cris d’horreur.*
- Sonagi! Nous devons faire quelque chose. Il faut arrêter tout cela ! (Supplia Lay)
- On ne peut rien faire. Viens allons, partons.
- Hors de question.
*Le massacre se stoppa soudainement, comme si le temps avait été interrompu, puis les gardes se précipitèrent autour d’un corps ensanglanté tomber au sol sous un coup de lame. Le grand chef était touché, quelques gardes le soulevèrent avant de partir en direction des deux soigneurs, tandis que les autres reprirent le combat. Lay et Sonagi accompagné de l’escorte et du blessé partir à toute allure vers l'infirmerie.*
- Lay. Vite sauve moi! ( dit le chef d'une voix mourante )
- Oui tout de suite. Sonagi découpe son habit et rince sa blessure.
*Sonagi regarder le corps avec un mépris non dissimulé, hésitant à agir, les poings et dents serrer.*
- Dépêche-toi Sonagi! Tu veux quoi qu'il meurt. ( hurla l'un des gardes )
- Déjà, sortez , d'ici on a besoin de calme.
- Hors de question minus.
- Lay mon petit, haaa, vi…te…
- Reculé au moins.
*Sur ces mots, les gardes s’éloignèrent quelque peu, Sonagi se tourna vers son ami et à voix base lui dit.*
- Ne fais pas ça ! S'il te plaît, ne le fais pas.
- Quoi! Mais tu es fou. C'est notre devoir, je me dois de le soigner.
- Lay regarde, sa blessure et bien trop profonds. Tu vas y rester.
- Alors qu'il en soit ainsi, c'est notre chef ont lui doit allégeance.
- Cet homme est fou. Sa folie du pouvoir l'a corrompu, tu as bien vu ce qu'il vient de se passer. Des innocents sont mort part sa faute, laissons le mourir. Je refuse que tu prennes le risque de mourir et encore plus pour lui, il ait mauvais et tu le sais.
- Alors vous vous bougez, oui. Ou je dois vous y forcer. (Grogne un garde )
- On ne peut rien faire, la blessure et trop grave.
*L'un des gardes alla à leurs rencontres, prenant place entre les deux jeunes gens et avant même que Soangi ne puisse continuer de parler, le garde lui mire son point en pleine figure avec une telle puissance que ce dernier tomba sur ses fesses. Il se retourna vers Lay, le prit par la nuque, le penchant vers le corps ensanglanté et lui ordonna de le sauver, sinon lui es sont ami perdraient également la vie. Il tournant le regard sur Sonagi toujours au sol avant de revenir sur le corps de leur chef. Tremblant et à la merci du garde, Lay, posa ses mains sur la mare de sang, appuya légèrement avant que sa rune ne se mette à briller, avec grande difficulté, le sang commença à ne plus couler, les chairs perdaient leurs débuts de teintes nécrosés. Mais plus la guérison du patient était visible plus les forces de Lay l'abandonné, de son nez de fines gouttes de sangs commencé à faire leurs apparitions. Sonagi qui était toujours au sol, une marque rouge sur le visage, le supplier en criant et secouant la tête, d'en rester là, mais un garde lui mire un violent coup de botte dans la figure, il tomba allongé et sonné, avant que le garde de lui ordonner le silence. Quelques minutes étaient passées et le blesser avait repris des couleurs et sa plaie avait en grande partie disparu, lorsque le garde le relâcha, la rune de Lay se coupa avant que ce dernier ne vienne à s’écrouler tel une poupée de chiffon au sol, inconscient. Son ami se précipita à ses côtés à quatre pattes et le prit dans ses bras sous le regard méprisants des gardes, qui raccompagnèrent leur chef tant aimer dans ses appartements pour qu'il puisse aller si reposer et ainsi finir d'y guérir. Sonagi regarda désespérément autour de lui, cherchant une solution, de l’aide, les larmes commençant à se former aux bords de ses cilles, regardant son ami toujours inconscient.*