Embrasser Kai sous une douche est une expérience des plus plaisantes.
Entre nos corps nus et l’eau qui nous dévale dessus en rendant nos baisers mouillés, la chose est d’une sensualité folle. Tous mes nerfs s’enflamment dans la seconde, après trois semaines loin de mon diable érotique, c’est un feu d’artifice magistral qui éclate au sein de mon corps et je me retourne rapidement face à lui.
Ses baisers s’intensifient, ils deviennent agressifs, incontrôlés, et il me mange tellement qu’il m’en plaque contre le mur tandis que ses mains deviennent baladeuses. Il me caresse en serrant ses doigts sur ma peau, en agrippant les parties charnues de mon corps, en me pressant contre lui alors qu’il est déjà complétement appuyé contre moi. J’ai pratiquement le sentiment qu’il cherche à nous faire fusionner et cette impression me fait grimper encore plus haut dans l’excitation.
Il remue son bassin pour presser nos intimités l’une contre l’autre, et le sentir réellement nu contre moi fait exploser mon crâne, sans doute autant que le sien, parce que nous n’arrivons même plus à nous embrasser correctement tant nos souffles sont fous depuis que nos peaux les plus intimes se caressent sans barrière.
Une nouvelle pression de son membre contre moi et je ne résiste plus à l’envie de le toucher. Je le recule un peu d’un coup de bassin et je l’agrippe dans la foulée pour le caresser, ce qui le fait grogner de bonheur contre mes lèvres. Il pose sa main sur moi un quart de seconde plus tard et je gémis doucement.
Ça faisait trop longtemps, beaucoup trop longtemps qu’il ne m’avait pas touché.
Je sens ses doigts avec une amplification dingue, le plaisir est déjà assourdissant, mon intimité devient brûlante, elle se liquéfie littéralement pour lui et malgré l’eau de la douche, il s’en rend compte, parce qu’il grogne avant de glisser deux de ses doigts en moi.
Ma réaction est immédiate, je gémis déjà comme une dingue à son oreille.
- Putain Julia…, articule-t-il entre ses dents serrées.
J’accélère la cadence de ma main qui le satisfait et il cale finalement sa tête contre la mienne en abandonnant nos baisers que je n’arrive de toute façon plus à gérer. Nous menons un vrai cirque, nos souffles sont bruyants, nous gémissons plus ou moins fort, nos cages thoraciques sont complétement agitées et nos muscles se tendent dans tous les sens sous les vagues de plaisir que nous nous donnons mutuellement.
C’est aussi bon que frustrant, mon corps l’appelle en moi, lui, pas sa main… Je veux plus, j’ai besoin de plus, j’ai besoin de le sentir un minimum…
J’avance mon bassin vers le sien sans réfléchir pour le caresser tout contre mon intimité, pour passer son membre contre mon point le plus sensible, pour remuer mon bassin contre lui comme la dernière des succubes. Face à mes gestes, il est obligé de retirer ses doigts et bon sang, dès que la voix est plus libre, je meurs d’envie d’y aller plus franchement. Mon souffle est complétement erratique avec l’excitation qui se multiplie par dix mais j’arrive à tout de même à articuler la question qui va tout changer :
- Je suis toujours clean…et toi ?
- Moi aussi, confirme-t-il de sa voix excitée en se contractant plus fort sous les caresses qui s’annoncent entre nous.
En quelques secondes, l’escalade est dingue. Nous passons de nous toucher mutuellement à nous frotter carrément l’un contre l’autre, aussi désireux que ce soit précisément l’intimité de l’autre qui nous donne du plaisir. Ça libère mes mains, que je plante comme des serres dans sa nuque tandis qu’il en garde une pour gérer ce que nous fabriquons en bas.
- C’est délicieux…, geins-je.
- C’est toi qui es délicieuse putain ! jure-t-il beaucoup plus fort.
Encore quelques instants, de plus en plus chauds, l’escalade qui continue…
- Ferme les jambes, ordonne-t-il.
J’obéis immédiatement et il se glisse alors entre mes cuisses, juste sous mon intimité, m’inondant d’un plaisir ahurissant par les mouvements rapides de son membre contre mon clitoris.
- Oh mon dieu ! gémis-je en enfonçant mes ongles plus fort dans sa nuque.
- Oh putain c’est tellement bon, t’es tellement bonne Julia… C’est la première fois que je… que je n’ai pas une putain de capote qui me… putain c’est trop bon, geint-il.
Ses stimulations sont trop puissantes, mon intimité crie famine, je ne peux plus supporter ce qu’il se passe, je ne pense qu’à ce que je ressens quand il se glisse en moi pour de bon, qu’au bien que ça me fait, aux sensations qu’il me donne lorsqu’il se cadence en moi… Le feu entre mes cuisses s’intensifie à m’en faire mal, je suis tellement excitée que je ressens de la douleur qu’il ne me fasse pas concrètement l’amour, c’est à peine croyable.
- J’ai envie de toi Kai…, halète-je d’une voix suppliante.
- Putain moi aussi… moi aussi, gémit-il.
Il reprend son membre en main, il ne le glisse plus simplement contre mon intimité, il la caresse avec et je lève immédiatement une cuisse, qu’il attrape de sa main libre. Tout ça est de plus en plus dangereux, mais de plus en plus délicieux.
J’agite le bassin, je l’oriente pour essayer de le faire se glisser en moi alors qu’il a un self-contrôle bien plus important que le mien et je ne comprends même pas comment il arrive à se contrôler.
Un de mes mouvements aboutit enfin, il s’enfonce de quelques centimètres en moi et je pousse un petit cri victorieux en mordant ma lèvre alors que des frissons remontent le long de ma colonne.
- Oh putain…, gémit-il.
Il est aussi dingue de me sentir sans préservatif que je le suis, mais après tout, nous sommes clean.
- Mais qu’est-ce qu’on attend Kai ?! Nous sommes sains, nous avons littéralement fait des prises de sang ! Fais-moi l’amour, tout de suite ! le supplie-je.
- Tu ne risques pas de tomber en…, commence-t-il dans un souffle, sans croire à ce qui s’annonce entre nous.
- Non ! le coupe-je vivement.
Il n’hésite plus et il me donne un coup de bassin doux qui l’enfonce en moi au reste, ce qui nous transcende des pieds à la tête autant l’un que l’autre. Nous nous fixons dans les yeux, nos bouches entrouvertes sous l’intensité avec laquelle nous nous ressentons et nos visages sont si shootés de plaisir qu’ils en sont pratiquement implorants.
Il pose son front contre le mien en expirant par sa bouche toujours entrouverte lorsqu’il me remet un coup de hanche et je gémis en resserrant ma prise sur sa nuque.
- C’est trop bon Kai…, geins-je.
- Trop bon putain, confirme-t-il d’une voix suppliante.
Il me met encore quelques coups lents et amples, le temps que nous profitions à cent pour cent de la sensation nouvelle en soupirant, puis il se cadence pour de bon.
C’est aussi incroyable pour moi que pour lui il faut croire, parce que bien que mes cris soient une habitude quand c’est mon diable qui me pervertit, ses gémissements sont rares, alors qu’il en pousse une quantité folle aujourd’hui…