Les fantômes au fond de tes beaux yeux

Chapitre 37 : La plus grande tendresse **

Par bzllrose

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Chapitre 37 : La plus grande tendresse **


Nous ne rions plus du tout, nous nous dévorons sensuellement comme si nous ne nous étions pas vus depuis des semaines.

 J’attrape son bassin entre mes jambes pour le serrer contre moi, je savoure son souffle qui monte dans les tours, je me régale de sa langue qui devient plus joueuse contre la mienne.

-         J’étais sûre que ça déraperait quand tu m’as demandé de me coucher à poil…, murmure-je lorsqu’il se glisse dans mon cou.

-         Moi aussi, c’est tout le principe, réplique-t-il d’une voix insolente.

-         Comme si tu avais besoin de ça pour obtenir gain de cause ! glousse-je.

-         Oh non, je me plains pas, t’es une putain d’affamée, ma Julia…, ronronne-t-il contre ma peau.

-         Je ne suis affamée que de toi.

-         Arrête, tu m’excites…, grogne-t-il en mordant ma peau.

-         J’adore t’exciter.

-         Putain… mon putain de bonbon…

Il reprend nos baisers en agitant son bassin contre le mien et je frissonne de sentir son membre chaud contre mon intimité brûlante.

Il se déhanche lentement, précisément, pour venir me caresser juste où il faut, pour nous caresser mutuellement et nous voilà repartis comme sous la douche. Nos souffles deviennent complètement dingues, il manque de me pénétrer à chaque instant, il en joue et ça me rend folle de désir.

-         J’aime tellement ça, bébé… te sentir vraiment contre moi, souffle-t-il.

Je ne réponds pas, je préfère orienter mon bassin tout en tirant sur le sien et il suit mon mouvement en se glissant en moi. Nos souffles se coupent pratiquement de nous sentir fusionner sans préservatif et nos peaux se recouvrent des mêmes frissons.

-         Putain…, geint-il en remuant doucement.

Il est visiblement incapable d’arrêter, incapable de le faire vraiment non plus, torturé entre son excitation dévorante et son inquiétude… mais il ne sait pas que j’ai une bien douce surprise pour lui.

-         J’ai fait une injection pendant mes règles Kai…, chuchote-je à son oreille.

-         Quoi ? Je capte rien, gémit-il en continuant de remuer lascivement en moi.

Je commence à gémir doucement avec lui, car même si ses mouvements sont lents et timides, le sentir « à nu » est explosif.

Je prends donc sur moi pour m’expliquer :

-         Quand j’ai vu que tu avais carrément flippé que je sois enceinte, j’ai pris rendez-vous chez le médecin pendant mes règles au cas où ce genre de situation se présente encore, articule-je.

-         Bébé, je comprends rien, mais je sais qu’il faut que j’arrête…, tente-t-il de se convaincre malgré une voix torturée.

-         Tu peux me faire l’amour comme ça, je suis sous contraception.

Il recule la tête si brutalement que j’ouvre les yeux pour croiser les siens, qui sont complètement hallucinés :

-         Tu te fous de ma gueule ?

-         Non.

-         Je peux… je peux vraiment… on peut … ?

-         Oui ! ris-je.

-         Oh putain, je t’aime Julia, murmure-t-il en se jetant sur mes lèvres.

Je n’ai même pas le temps de savourer les doux mots qui viennent de s’échapper de ses lèvres qu’il se met à me faire l’amour pour de bon et que je ne suis déjà plus capable de parler correctement.

Il gémit lui aussi, les sourcils crispés dans une expression de plaisir intense qui semble le transcender, jusqu’à en arrêter ses baisers pour poser son front contre le mien.

-         Je t’aime Julia, bordel, je t’aime… ! geint-il.

Il ondule comme la panthère agile qu’il est, sans imaginer à quel point ses propos me retournent. Je sais que ses mots ne sont pas des aveux, mais ça n’enlève clairement en rien le bonheur que ça me fait d’entendre une chose pareille.

-         Moi aussi mon amour…, susurre-je.

Évidemment, son visage se fend d’un immense sourire malgré ses traits suppliants et ses yeux fermés sous le plaisir.

 Il met alors un point d’honneur à m’embrasser, malgré la concentration que ça nous demande dans cette coucherie si intense pour nos plaisirs. Nous l’avions déjà fait sans préservatif sous la douche, mais ça n’avait pourtant rien à voir.

Le faire sans protection dans un lit me parait cent fois meilleur et bien plus coquin. La pression de la bêtise n’entache pas non plus notre coucherie : nous nous savons protégés, nous savons que nous ne déconnons pas cette fois.

Cette sérénité nous permet de ressentir à cent pour cent la fusion de nos intimités, de savourer nos nouvelles sensations, sans culpabilité. Et c’est dingue.

Outre le plaisir, j’aime la symbolique.

J’aime qu’il soit le premier homme avec qui je couche sans protection physique, j’aime qu’il soit différent, qu’il ait une place complètement à part dans mon chemin de vie.

Contrairement à son habitude, il ne change pas de position. Il accentue son déhanché crescendo pour me faire crier, en gardant son visage au-dessus du mien, en m’embrassant régulièrement sans me croquer… Il me fait l’amour presque sagement, mais j’aime ça aussi. C’est plus intime, plus tendre.

-         Bébé…, halète-t-il.

-         Oui… ?

-         Appelle-moi… appelle-moi encore…

Il n’a même pas besoin de me préciser ce qu’il veut : je le sais évidemment.

-         C’est trop bon, mon amour ! m’exclame-je donc.

-         Oh putain j’adore, vraiment…

Nous rions à moitié, des rires hystériques entrecoupés de râles, de cris et de souffles bruyants.

Cette coucherie monte en tête absolue de tous nos ébats, sa victoire est écrasante.

 J’aime tout ce qu’il se passe, nos mots d’amour, sa tendresse, la soirée au bar, la douche rieuse que nous venons de prendre… Tout se mélange, tout explose en moi, tout ce que je ressens pour lui, tout ce qui me porte depuis des semaines.

 Et je réalise que je peux lui dire ce que veut lui crier mon cœur sans le faire fuir, parce qu’il ne me prendra jamais au sérieux.

Je passe donc mon nez contre le sien et lorsque ses beaux yeux gris étourdis rencontrent les miens, je lui ouvre mon cœur secrètement :

-         Je t’aime mon amour…, murmure-je.

Ses sourcils se crispent si fort sous l’émotion que leurs têtes se redressent sur son front et qu’il pousse un petit gémissement.

-         Oh bébé… bébé… continue, je t’en prie. C’est trop bon d’avoir l’impression d’être aimé…, supplie-t-il.

-         Je t’aime, Kai ! répète-je avec toute ma conviction.

Il fond sur mes lèvres et il ne les lâche plus.

 Il se débrouille pour m’embrasser malgré mes cris, malgré son plaisir, malgré tout… il m’embrasse jusqu’à la fin, jusqu’à ce qu’il me fasse me tendre des pieds à la tête et que je jouisse en m’étouffant presque contre ses lèvres.




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