Le Maître des Éléments - Tome I : La malédiction de l'Atlantide
Les ténèbres de la jungle étaient derrière nos deux compagnons à présent.
En chemin vers la pyramide, Vana s’arrêta et dit à Hati :
- Tu m'as accompagné et sauvé à maintes reprises, mais je voudrais que tu retournes au village pour m'attendre, car c'est moi qui dois affronter le gardien de la pierre, et je dois le faire seul, tu comprends ?
- Je pense que c’est une très mauvaise idée, Vana.
- Hati, tu dois me comprendre et me faire confiance.
Il soupira.
- Si telle est ta volonté... Bonne chance et… Sois prudente.
- Merci, Hati.
Ainsi, elle le vit repartir, avec un pincement au cœur.
Elle finit par atteindre enfin la pyramide.
La construction massive s'étendait devant elle.
Elle se mit à grimper. Les marches étaient hautes d’un mètre. La pyramide était en or, mais cet or avait terni. Cependant, elle était toujours aussi menaçante que magnifique.
Vana devait affronter deux dangers, dans l’immédiat : La fatigue de l’effort et l'état des marches. Certaines étaient fragiles et s'effondraient sous son poids (Pourtant léger).
Heureusement, elle avait le courage et pas le vertige. Elle atteignit rapidement le sommet.
La vue était magnifique.
Au sommet de la pyramide, il n'y avait qu'un petit toit en pierre, et, sous ce toit, une grande table de sacrifice, qui avait, visiblement accueilli récemment, de la chair fraîche.
Il n’y avait rien d’autre. Pas d’escalier, pas de labyrinthe, pas de monstre, rien.
Épuisée, Vana s’appuya contre l’autel.
Elle entendit alors un clic, suivi de grondements souterrains.
Elle s’était appuyée contre une sorte de déclencheur, en forme de tête de serpent.
Elle monta vite sur la table de sacrifice, qui commençait à descendre dans les entrailles de la pyramide.
Plusieurs minutes s'écoulèrent avant que l'ascenseur ne s'arrête dans un couloir obscur.
Un vent froid soufflait dans la pyramide, ainsi que la sensation d'être observé.
Vana fit quelques pas en avant.
Immédiatement, toutes les torches s'enflammèrent. Elle ne put s'empêcher de sursauter.
Elle sortit le précieux plan qui lui avait été confié et avança prudemment dans le labyrinthe, prête à affronter chaque danger.
Après un virage, elle arriva devant une lourde et imposante porte en pierre qui se souleva.
Elle arriva dans une grande salle. Devant elle, il y avait un énorme couloir et, au bout, la sortie.
Elle avança, pas à pas. Parvenue au milieu du couloir, elle entendit un autre clic mécanique.
Un mur de piques descendit du plafond, derrière elle et avançait droit vers elle.
C'était une épreuve de vitesse.
Vana courut le plus vite possible. Devant elle, la lourde porte menant à la sortie, commençait à descendre. Elle donna tout dans les derniers mètres et finit par bondir en avant, parvenant à franchir la porte juste avant qu’elle ne soit trop basse.
La nouvelle salle était sans issue.
Un mur se souleva, révélant un monstre féroce.
Encore plus redoutable qu’un dracmol. Un corps gris allongé, avec quatre énormes pattes griffues, une grosse tête, des yeux verts menaçants et une centaine de dents acérées.
Il bondit sur Vana qui tira immédiatement un rayon laser avec son arme.
Mais l'animal avait une carapace qui envoya immédiatement le rayon ailleurs.
Il atteignit Vana au ventre, qui recula, avec un cri de douleur, avant de riposter en tirant en direction du toit.
Un éboulis de pierres tomba immédiatement sur le monstre qui en fut immédiatement raide mort. Vana se dirigea vers la troisième salle.
Une longue passerelle de pierre s'étendait au-dessus du vide.
Vana avança et recula aussitôt.
À peine avait-elle posé le pied sur la passerelle, que celle-ci s'écroula dans le vide obscur.
Il ne restait plus que de petites plateformes octogonales.
Elle sauta sur chacune des plateformes, avec rapidité et agilité, jusqu’à parvenir au bout du chemin et passer la porte suivante.
De l'autre côté, il n'y avait pas de salle, mais un long couloir en descente.
Vana avança et entendit un clic.
Elle avait marché sur une dalle.
Elle entendit un grondement et leva les yeux.
Une boule de pierre tombait sur elle pour l'écraser.
Elle courut de toutes ses forces.
Le rocher n'était qu'à quelques mètres.
Devant elle, le sol s’écartait pour révéler piques, lames mouvantes ou simplement le vide.
Dans une série de réflexes surnaturels, elle sauta agilement pour éviter les pièges.
Finalement, elle vit la fin de la descente et un grand couloir, bien plus étroit.
La boule vint se fracasser contre l'arche, juste après elle.
Vana se pensait enfin en sûreté. Erreur.
Elle entendit un nouveau grondement, encore plus intense que le précédent.
Il y avait quatre sorties dans cette salle, dont celle bloquée par le rocher.
Ce fut justement un autre rocher qui arriva, à toute allure, vers la gauche, pour se fracasser contre le mur.
À droite, un éboulement bloquait l'accès.
Il ne restait plus que la sortie en face.
Elle s’y rendit et entendit, soudain, de petits cris.
Des centaines de petites bêtes rampaient droit vers elle ! Elle chercha une sortie, en vain. Il n’y avait qu’un vide autour de la salle, menant vers les profondeurs et un mur. Un mur sur lequel elle pouvait prendre prise... Sans hésiter, elle bondit par dessus le gouffre limitrophe et s’agrippa. Les bestioles ne purent l’atteindre et se débattaient juste en essayant, jusqu’à tomber dans le vide.
Mais il n'y avait aucune sortie.
Alors que Vana se demandait comment elle allait bien pouvoir faire, le mur bascula et l’avala vers des ténèbres sans fin.