Vana se trouvait dans un désert de sable qui s'étendait à l'infini. Une voix sombre se fit entendre.
— Qui ose pénétrer dans mon domaine ?
— Seth, je présume ? Je suis Vana Zalys, fille de Nebura et Tezu. Et je t'ordonne, au nom de Dieu et du peuple d'Atlantis, de me remettre la pierre blanche. Ainsi, tu échapperas à ta destruction.
— Personne ne commande à un dieu !
Aussitôt, une gigantesque tempête de sable se matérialisa. Vana ferma les yeux et, par réflexe, leva le bras pour se protéger le visage.
Mais la tempête disparut, juste avant de l’atteindre. Vana rouvrit les yeux et vit une maison, la sienne, avec ses parents, là, devant elle.
— Nous sommes tellement déçus de toi. Tu nous as tués.
— Père, mère, non, je…
Elle pleura.
« Oui, c'est de ma faute. J'aurais dû rester pour avoir une chance de vous sauver… Non... Je n'y pouvais rien… Je serais morte moi aussi... J’ai choisi de partir, comme j’ai choisi de sauver tout le monde. Telle est ma mission ! Vous avez perdu, dieu Seth, je ne faillirai pas ! »
Alors, les parents et la maison de Vana disparurent dans le néant et Seth apparut, déchaînant ses pouvoirs.
Vana évita les rayons magiques d'un bleu électrique. Seth lança un jaune, Vana sauta pour l'éviter, mais c'était un sortilège boomerang qui revient la percuter par derrière et la fit tomber.
Alors Seth décida d'en finir et envoya 14 rayons bleus qui heurtèrent tous Vana.
Le dieu du désert savourait sa victoire.
Mais Vana se releva.
Il ne comprit pas. C’était tout bonnement impossible !
Elle semblait illuminée d’une lueur bleue surnaturelle et ouvrit les bras en croix.
Un grand rayon blanc jaillit d’elle et vint percuter Seth qui hurla de douleur.
Tandis que Vana s’élevait au-dessus du sol, des arcs d'énergie pure émanèrent de tout son corps et vinrent réduire le dieu à néant.
Vana redescendit au sol et redevint normale. Elle se sentait à la fois faible et puissante.
Plus loin, devant elle, un pan entier de sable s'effondra dans le sol, creusant un trou.
Au milieu de ce trou, se trouvait la dernière pierre.
Vana la prit et la rangea avec les autres.
Alors il se passa quelque chose de merveilleux.
Rapprochées les unes des autres, les pierres s’illuminèrent, comme traversées par le soleil.
Vana en fut émerveillée. Il ne lui restait plus qu'à se rendre au sanctuaire.
Elle fut ramenée dans le royaume d'Osiris qui l’attendait.
— Tu as réussi ! Tu as les quatre pierres, mais tu as également dévoilé ton pouvoir ! Le pouvoir de l'Élue qui peut détruire le mal.
— Je ne sais pas encore le maîtriser vraiment.
— Pour y parvenir, tu dois avoir la foi, envers Dieu et ceux que tu aimes le plus dans ton monde.
— J'y penserai.
— Bonne chance, Vana Zalys. Tout repose entre tes mains. Adieu.
Et Vana disparut du royaume des morts.
Elle revint près de Hati et de son bateau. La voyant, il courut aussitôt l’enlacer.
— Oh, Vana, tu as réussi ! Oh, c'est merveilleux ! J'étais si inquiet !
— Hati, je dois te dire quelque chose, plusieurs choses même.
— Lesquelles ?
— Kanzar a envoyé un homme pour me tuer et prendre ma relève. Il peut donc frapper à tout moment.
— Nous devrons être vigilants alors. Quoi d’autre ?
— Mes parents… Ils sont morts.
— Quoi ? Comment ? Quand ?
— La guerre s’étend partout. Elle les a pris.
— Vana, je suis tellement désolé.
— Je… Nous devons achever notre tâche. Ainsi, nous pourrons sauver tout le monde. C’est tout ce qui compte maintenant.
— D’accord. Je suis avec toi.
— J’en suis heureuse.
Elle lui donna un tendre baiser.
— Sans toi, je ne pourrai pas continuer. C'est grâce à toi que j'ai trouvé le courage de tenir.
— Je serai toujours à tes côtés.
Ils montèrent à bord du bateau et quittèrent l’Égypte, tandis que le soleil se couchait.
Un silence total régnait. Il n'y avait ni cri d'oiseau, ni bruit d'activité humaine.
Tous étaient partis se cacher ou partis vers la guerre.
La fin approchait. Le combat trouverait son vainqueur unique au sanctuaire de la pierre de pouvoir : A Stonehenge.