Le Maître des Éléments - Tome I : La malédiction de l'Atlantide

Chapitre 22 : Le sanctuaire

721 mots, Catégorie: K+

Dernière mise à jour 07/10/2026 08:42

Ce fut au lever d’un nouveau jour qu’ils arrivèrent sur l'île du sanctuaire.


Ce n'était pas un temple ou un bâtiment, mais plusieurs cercles de rochers empilés, avec une petite place libre au centre : Stonehenge.

Cette construction rappelait fortement à Vana la disposition de l'Atlantide.

— On y est enfin, Hati !

— Wow !

Il ne put exprimer davantage sa joie, car il tomba au sol, inerte, poignardé dans le dos par le père Firenze.

— Hati ! Non ! Vous l'avez tué !

— Il semblerait, en effet.


Le ciel s'assombrit brusquement et la pluie tomba, accompagnée par le tonnerre.


— Tu es vraiment pleine de surprises. Tu as déjoué mes pièges les plus ingénieux. Tu en as évité d’autres par miracle. D'autres encore ont raté, à cause de lui. S'il n'avait pas été là, tu serais morte depuis longtemps et je serais déjà à la droite du roi des ténèbres.

— Le roi des ténèbres ? Vous ne servez pas le roi Kanzar ?

— Oh que non ! Ce n'était qu'une ruse pour te prendre les pierres cristallines. Je ne pouvais pas entrer dans les différents royaumes et, encore moins, affronter les dieux. Je t’ai donc laissé faire. Merci. Je vais maintenant terminer le travail. Ouvre le portail dimensionnel.

— Vous ne réussirez pas.

— C’est pourtant ce que j’ai fait jusqu’ici !

— Que gagnez-vous à faire ça ?

— Le respect et le pouvoir. J'en ai assez d'être sous les ordres d'un roi débile. J'en ai assez d'écouter de pauvres gens, sans importance, qui me racontent leur vie pathétique. J'en ai assez de croire à un dieu faible et absent ! Que ce soit maintenant ou dans plusieurs siècles, Satan prendra le pouvoir et purgera le monde de tous ces maux.

— Il ne restera plus rien du monde à ce moment là !

— Pas pour toi, en tous cas. Maintenant, ouvre le portail !


Elle n’avait pas le choix.Vivante, elle avait encore une chance de changer les choses. Elle se plaça au centre du cercle de pierres, sortit les pierres qui étincelaient et les posa au sol.


La terre trembla. De l'extrémité des pierres géantes apparurent de multiples rayons blancs qui vinrent frapper les petites pierres cristallines.


Vana recula, tandis qu’un halo de lumière blanche apparut, dessinant une faille verticale dans le vide. Une coupure dans l'atmosphère et l'espace-temps.


Le passage menant à un autre monde et à la pierre de pouvoir.


Firenze s’avança vers le passage. Il le contempla un bref instant, puis sauta vers l’intérieur.

Mais il fut projeté en arrière aussitôt et termina sa chute douloureusement sur le sol.


Il ne pouvait pas entrer.

— Qu'est-ce que... Comment ?

— Le passage ne peut être franchi que par les élus.

— Ce n'est pas possible ! Tout était préparé !

— C’est terminé Firenze ! Faites demi-tour et repartez.

— NON !

Il sortit un poignard et bondit sur Vana. Sa lame s’enfonça profondément dans son torse. Mais elle ne cria pas, ni ne sourcilla.


Ses yeux étaient devenus entièrement bleus. Elle s'éleva du sol. La lame sortit toute seule de son ventre et se tourna vers Firenze pour le heurter, à toute vitesse, en plein cœur. Il s’effondra pour ne plus jamais se relever.


Vana retrouva son état normal. Elle maîtrisait son pouvoir désormais. Elle était prête à affronter les dangers qui l'attendaient de l'autre côté.


Mais d’abord…


Elle courut auprès de Hati qui gisait au sol.

— HATI !

— Vana… Répondit-il dans un murmure à peine perceptible.

— Ça va aller, tiens bon, je vais prendre soin de toi.

— Non… C’est à toi de prendre la route de l’ultime mystère…

— Ne dis pas ça ! J’ai besoin de toi !

— Je serai toujours avec toi. Je t’aime.

— Hati !

Son visage se figea. C’était fini.

Vana pleura toutes les larmes de son corps.


Puis, la lueur du portail se fit plus intense, comme un appel.

Des voix semblèrent en émaner, tels des chuchotements, parmi lesquels, elle entendit Hati.

Il serait avec elle.

Elle se releva.


Désormais sans inquiétude, ni peur, elle franchit le passage, vers un lieu où nul être humain ne s'était encore aventuré. Aucun être humain vivant, en tous cas.

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