Ifrit et Léviathan tome 1

Chapitre 10 : Chapitre 10

Par Hunter_of_Shadow

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Léo eut du mal à reconnaître Sélène, ses cheveux d'habitude bien coiffés étaient à présent totalement en bataille. Pourtant, il la trouvait plus belle que jamais.

─ Sélène, dit-il le souffle court, qu'est-ce qui nous arrive ?

Pour toute réponse, elle le saisit par le col et l'embrassa. N'ayant pas eu le temps de fermer la bouche, Léo sentit la langue chaude de Sélène caresser la sienne. Ce baiser était passionné et langoureux comme jamais, cela eut l'effet d'une bombe pour Léo. Il sentit cette pulsion sauvage et primaire se canaliser puis s'enflammer par ce simple contact. 

Sa bouche et celle de Sélène restèrent collées pendant plusieurs minutes. Finalement, la jeune femme se détacha et fixa son amant droit dans les yeux. Le message était plus qu’explicite, pas de place pour les mots en cet instant, les corps parlaient d’eux-mêmes. 

Sélène retira ses vêtements et se tint nue face à Léo. Cette situation ne lui causait aucun souci, mais ce n'était pas le cas de son compagnon qui sentit le sang lui monter aux joues si vite que son visage prit une teinte cramoisie. Il comprenait très bien où Sélène voulait en venir, mais le plus étrange était qu'il trouvait cela logique. Ce nouvel instinct qui bouillonnait en lui le poussait dans cette direction. Mais tout à coup ses cicatrices lui revinrent à l’esprit et la douleur du crash avec. Une peur panique noua l’estomac du jeune homme qui se terra dans un coin de la chambre, tremblant comme une feuille. 

Sélène, étonnée dans un premier temps, comprit assez vite ce qui arrivait. Elle avait perçu la peur, la douleur et la solitude de Léo lorsque leur lien s’était manifesté la première fois. Un traumatisme l’avait marqué, elle se doutait quel évènement en était la cause. Il était temps de crever cet abcès et d’en panser la plaie.

Sélène s’assit sur le lit, elle devait laisser Léo faire le premier geste. Plusieurs secondes s’écoulèrent, peu à peu le jeune homme se calma. Le voyant lever les yeux vers elle, Sélène l’invita d’un geste à s’asseoir à ses côtés. Le visage rougissant d’excitation à la vue du corps nu de Sélène, Léo vint prendre place sur la luxueuse couche. 

─ Excuse-moi si je t’ai brusqué Léo. Je sais qu’il y a quelque chose qui te bloque dans les rapports physiques. C’est une demande très importante que je te fais, mais tout comme pour ton entrainement, je te demande de m’accorder ta confiance. Demain, je t’expliquerai tout, mais ce soir ni toi ni moi ne sommes en état de discuter de cela. 

Sur ces mots, Sélène se rapprocha de Léo et entreprit de retirer très lentement le haut de son survêtement. Elle avait beau s'être préparée, ce qu’elle vit lui arracha un sursaut de surprise. Le torse et le dos de Léo étaient couverts d’immenses cicatrices. Elle n’osa imaginer la douleur qu’il avait dû éprouver. Le jeune homme tremblait toujours, il pleurait presque à présent. Avec toute la douceur et la compassion qu’elle possédait, Sélène enlaça Léo, plaquant sa poitrine contre la sienne.

─ Léo, murmura-t-elle, détends-toi, tu n’as rien à craindre, laisse le plaisir chasser ta douleur, laisse-moi te libérer de ta solitude. 

Puis, elle l’embrassa, avant de l’allonger sur le lit et de lui retirer son pantalon. À présent tout aussi nu qu’elle, Sélène put pleinement observer l’anatomie de son amant. En dépit de ses cicatrices, Léo conservait une beauté indéniable. Son corps tout en muscles et ses cheveux argentés lui donnait une apparence de guerrier mystique surgi d’un âge ancestral. 

Sélène lui donna un baiser d’une extrême tendresse alors qu’elle caressait délicatement ses muscles. Le jeune homme, figé par l’excitation, ne savait pas quoi faire. 

─ Hum, Sélène, bafouilla-t-il, c’est… Ma première fois. Je n’ai encore jamais… Fait l’amour. 

─ Je vais te guider, je ne suis peut-être pas Aphrodite, mais je connais les bases. 

Léo rougit comme une pivoine, infiniment gêné par les paroles de sa compagne. Sélène l’embrassa plus fort et par le lien qui les unissait désormais, le temps s’arrêta et la jeune femme entra en une transe semblable à la liaison onirique qu’elle et son amant avaient vécu. 

Elle laissa affluer la peur et la douleur de Léo. Ces énergies néfastes coulèrent sur sa conscience. Elle se concentra, cherchant le chemin vers le noyau de cette gangrène. C’était comme nager dans une marée noire, Sélène remonta le flux des émotions. Les émotions négatives de son amant se concentraient en un véritable maelström obscur. L’âme de Léo était piégée dans l’œil du cyclone, étouffée et enchainée. 

Sans perdre une seconde, Sélène rassembla toute sa passion et toute la bienveillance qu’elle éprouvait à l’égard de Léo. Son totem Léviathan apparut à ses côté et un anneau aqueux se forma autour d’elle. Comme elle l’aurait fait dans le monde réel, Sélène exécuta une série de mouvements vifs et acérés en fonçant droit sur le tourbillon. La ceinture d’eau corrodait le flux obscur et le serpent le broyait à coup de mâchoire. 

Sélène transperça le cyclone comme un couteau dans du beurre, aussitôt au cœur de la tempête, elle enlaça la conscience de Léo et laissa exploser toute son énergie. En un flash de lumière, le miasme obscur fut balayé et la transe se rompit.

Léo sentit une vague de chaleur enivrante se déverser dans tout son corps. Toute sa peur s’était évanouie pour laisser place à un feu de bonheur et de passion.

Toujours assis face à Sélène, le jeune homme prit alors le temps de détailler le corps de son amante. Ses cuisses et ses jambes étaient musclées et lisses. Ses fesses l’étaient tout autant, évoquant une pêche bien ronde qui n’attendait que d’être dévorée. 

Sa poitrine était son point fort. Plus large que ce que ses vêtements laissaient supposer, ses seins étaient lisses et d’une forme harmonieuses rappelant des fruits criant leur besoin d’être choyés.

Sélène remarqua la façon dont Léo la scrutait. 

─ Tu peux me toucher Léo, dit-elle avec un sourire plein de malice, je ne vais pas te mordre pour ça.

Elle se rapprocha de son amant et se colla à lui avant de guider ses mains vers sa poitrine et sa chute de reins. La peau de Sélène était aussi douce que de la soie sous les doigts de Léo. Mais elle était également fraîche comme de l’eau de source. Le jeune affirma sa prise sur le sein et la croupe de la jeune femme. Les rondeurs étaient fermes et volumineuses, ces caresses arrachèrent un gémissement de plaisir à la jeune femme. 

Léo sentit une décharge lui parcourir la main, il aimait ça. Caresser sa compagne lui donnait un plaisir qu’il n’avait pas envisagé. Il poursuivit son entreprise et mordit le second mamelon de Sélène alors que ses doigts malaxaient les fesses musclées. Le jeune homme les massa longuement, chaque mouvement et succion faisait soupirer Sélène qui se pinçait les lèvres pour ne pas crier.

Elle ne s’attendait pas à ce qu’un puceau comme Léo soit aussi doué pour les caresses, une preuve de plus qu’il s’agissait de son âme sœur. Ne voulant pas laisser son amant faire tout le travail, Sélène abandonna sa main sur l’entrejambe de Léo. Elle empoigna son membre déjà aussi dressé qu’une tour. La jeune femme anticipa le moment où ce dard entrerait en elle avec un grand plaisir.

Le jeune lâcha un râle d’animal blessé. En entendant cette plainte, la jeune femme afficha un large sourire. 

Le cœur de Léo battait la chamade, tel un tambour de Samba. Il embrassa Sélène à nouveau, il eut l’impression de se délecter d’une gorgée de miel parfumée de confiture de fruit. Le jeune homme sut qu’il n’arriverait plus jamais à s’en passer. Pour Sélène, c’était comme mordre à pleines dents dans une pâtisserie au citron. En un mot : délicieux pour ses papilles. Elle non plus ne pourrait plus se passer de Léo à l’avenir.  La jeune femme ne pouvait plus attendre : elle ouvrit le tiroir de la commode et en sortit un préservatif. 

D’un mouvement adroit, Sélène ouvrit le préservatif et l’enfila sur la lance turgescente de Léo, il était heureusement juste assez grand. La jeune femme sourit, puis commença à faire onduler son bassin, frottant son sexe contre celui de son compagnon.

Chaque va-et-vient faisait soupirer de plaisir les deux amants qui de seconde en seconde sentaient leur désir enfler comme une éruption volcanique. Sélène passa quelques secondes à taquiner son amant, au terme de celles-ci, Léo était au seuil de l’explosion.

Estimant que son étalon était à point, la jeune femme redressa brièvement son bassin, avant de s’empaler sur le membre de ce dernier. Elle ne put réprimer un cri de plaisir lorsqu’il entra en elle d’une traite.

Lorsqu’il pénétra Sélène, le jeune homme eut l’impression de fondre. Il se sentit fusionner avec son amante, un puissant feu se répandit de son bas ventre au reste de son corps. Cette sensation d’extase était comme une lame de fond qui submergeait son esprit. Tous ses muscles se tendirent et il cria de plaisir. Sélène n’était pas en reste, elle-même poussa un gémissement de plaisir qui retentit dans la chambre. 

La jeune femme prit une profonde respiration, puis elle se mit à bouger. Ce fut un véritable ouragan de plaisir, un échange symbiotique. Les deux amants laissèrent leur passion et leurs pulsions jaillir de leurs corps. L’extase était telle qu’ils croyaient mourir et renaître à l’infini. Léo se mit à son tour à remuer, pénétrant sa compagne plus brutalement qu’il ne l’aurait voulu. 

En retour, Sélène le mordit et couvrit son corps de baisers, comme si elle voulait le dévorer. Elle contracta savamment ses muscles autour du membre de Léo. À chaque contraction, il gémissait de plus belle et son dard frémissait dans les entrailles de sa compagne. 

Les deux amants changèrent de position dans une dynamique sensuelle et sauvage. Léo prit Sélène par derrière et cette dernière le chevaucha avec une frénésie sexuelle totalement débridée. Cette nuit-là, leurs ébats furent si violents, que plusieurs des lattes du lit craquèrent. 

Si qui que ce soit s’était trouvé au même étage, il aurait entendu tout ce qui se passait dans la chambre quarante-six.

***

Ce samedi-là, Sélène s’éveilla avec une immense sensation de bien-être. Il lui semblait qu’elle n’avait pas ressenti ça depuis une éternité. Tous les muscles de son corps étaient détendus et une profonde béatitude l’habitait. Cependant tout le bas de son corps était frappé d’une immense fébrilité. 

Elle avait sous-estimé l’endurance de son amant. En songeant à ce dernier, Sélène se tourna vers lui. Elle le trouva profondément endormi à ses côtés, aussi nu qu’un nouveau-né. Ses muscles et son visage taillé le rendait aussi majestueux qu’adorable. Cette vision, amplifiée par le lien à présent forgé entre les deux amants, fit vibrer la corde protectrice et possessive de Sélène. Elle enlaça Léo et l’embrassa sans retenue. 

─ Par Bouddha et la terre mère, comment ça se fait qu’un jeune homme aussi beau et mignon que toi soit toujours célibataire, susurra-t-elle les yeux luisants, j’ai de plus en plus envie de te passer un collier autour du cou pour que tu ne me quittes plus. 

Léo était à elle et elle était à lui. La jeune femme se plongea à nouveau dans le lien émotionnel qui les unissaient. Elle perçut alors la tranquillité éclatante dans laquelle baignait la conscience de son compagnon. Comme l’espérait Sélène, lui faire l’amour avait permis à Léo de trouver un nouvel équilibre et elle comptait bien veiller à ce qu’il soit conservé. Léo sentit une douce chaleur l’imprégner, il ouvrit lentement les yeux. Le visage ovale et les iris verts de Sélène se dessinèrent devant lui.

Tous les souvenirs de la nuit précédente lui revinrent alors en mémoire. Il rougit, terriblement gêné.

─ Ne rougit pas Léo, ce que l’on a fait est tout ce qu’il y a de plus naturel, certifia Sélène. 

─ Sélène, qu’est-ce qui nous arrive ? 

La jeune fille prit enfin le temps de lui expliquer en détail le lien qui les unissaient à présent. Tout au long de la conversation, Léo resta silencieux, absorbant chaque information que sa compagne lui transmettait. Quand elle eut fini son explication, un silence de plusieurs minutes s’installa. Finalement Léo brisa le silence. 

─ Hum, ça veut dire que l’on est un couple maintenant ? s’interrogea-t-il.

─ Eh bien, disons que l’on va y travailler, s’avança Sélène. 

C’est alors qu’une image terrifiante apparut dans l’esprit du jeune homme. Il se redressa tremblant de peur. 

─ Sélène, tes parents…






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