Game of Thrones : Fire and Ice. par

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Continuation / Fantasy

8 Game of Thrones Fire and Ice : Chapitre 7 Ver Gris.

Catégorie: T , 3507 mots
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CHAPITRE NUMERO SEPT : VER GRIS.



Lorsque Puce Rouge et Scarabée Noir déposèrent le corps devant lui, le visage de sa personne se referma car il reconnu aussitôt de qui il s’agissait. C’était Rhazdar, l’un des rares soldats Immaculés à avoir reprit son nom d’avant son existence en tant que soldat et ce peu après que la reine Daenerys les eu libéré de leurs maîtres avant de leur laisser l’opportunité de décider comment ils souhaitaient se faire appeler.



« Nous brûlerons son cadavre et célébrerons son courage, affirma Ver Gris aux dix autres hommes présents avec lui sous la grande tente noire. »



Tous opinèrent du chef. Ver Gris avait conscience qu’il ne pouvait pas faire grand-chose de plus en l’état actuel des choses. Cinquante-sept de ses frères d’armes étaient tombés depuis qu’ils avaient tous entreprit d’arpenter le chemin qui était censé les mener vers le Nord. Ce n’était pourtant pas le pire pour lui, simple homme qui accomplissait cette longue marche car il était un soldat Immaculé et qu’en tant que tel, il obéissait tout simplement aux ordres de sa reine.

Non le plus dure c’était de savoir qu’après Rhazdar il y aurait d’autres victimes et que sa propre personne ne pourrait rien faire pour parvenir à endiguer ce terrible fléau qui n’avait de cesse de décimer petit à petit toute l’armée qu’il avait à sa charge.

Ver Gris était un pur produit des Maîtres de la cité d’Astapor qui avaient fait de lui un Immaculé. Un fantassin sans faille, dépourvu de peur et qui ne craignait ni la mort, ni la souffrance physique. Il était même prêt à affronter toutes sortes d’adversaires si véritablement il devait y être forcé. Et Ver Gris se savait comme le meilleur parmi tous les siens. Ce fut pour cette raison que ceux-ci l’eurent choisi pour les commander et les représenter auprès de Daenerys et une chose que sa personne avait accepté de faire.

Or en cet instant précis, et alors qu’il fixait de ses yeux le corps sans vie de Rhazdar, il se sentait totalement démuni face à un ennemi dont il ne connaissait rien, qui n’avait aucun visage qui lui permettrait de l’identifier, ni de corps où il aurait su où devoir rapper pour donner l’estocade fatale.

Ce froid qu’il avait tâté pour la première fois en arrivant à Westeros. Il n’avait pas bronché alors, car ça ressemblait au nuit fraîche qu’on trouvait parfois du côté de Meereen. Sauf que les choses étaient pire à présent. L’air devenait glacial et cette force invisible apportait la mort chaque fois qu’elle se manifestait. Et ceux qui, comme lui, étaient toujours vivants, n’étaient pas à l’abri puisque certains déploré la perte d’un ou plusieurs orteils, des doigts ou même une oreille face à ces terribles morsures. Sa personne s’interrogeait souvent s’il parviendrait à tenir. Plus d’une fois il avait failli renoncer. Sauf qu’il ne l’avait pas fait. Il était un soldat Immaculé et ne pouvait faire montre de faiblesse. Pas devant ses hommes qui puisaient leur courage dans celui dont il usait en leur présence.



« La Foi en notre reine nous protégera, lui assura Missandei tout en lui prenant le bras. »



Les lieutenants présents sous la tente comprirent que l’heure de quitter celle-ci venait de sonner et rejoignirent leur propre abri. Ver Gris ne remarque pas leur départ, sa personne ayant fermé les yeux, se laissant bercer par le timbre doux de la jeune femme. Missandei parvenait à l’apaiser bien que la crainte le rongeait toujours. Et ce que les mots ne parvinrent pas pleinement à accomplir, les baisers que Missandei lui fit dans le cou y suffirent. Un élan de désir s’empara de sa personne et il savoura les secondes qui suivirent.

Ver Gris était amoureux de Missandei. Une passion dévorante qui surpassait tout ce qu’il avait connu. Sans elle, il en était persuadé, il n’aurait certainement pas autant de raison de vouloir continuer plus loin, de supporter la souffrance provoqué par le froid. Toutefois sa personne restait consciente que la jeune femme était tout autant une faiblesse car il savait que si Missandei venait à trouver la mort alors il ne s’en remettrait probablement jamais. A choisir il aurait même préféré la savoir auprès de leur reine plutôt que d’avoir à craindre à chaque instant que le prochain corps qu’on lui apporterait soit celui de Missandei, nouvelle victime de cet ennemi, ô combien sournois, aurait laissé dans son sillage.

Oh sa personne avait bien essayé de la raisonner, de lui dire que sa place n’était pas ici parmi les milliers de soldats, que le trajet serait long, fastidieux et très certainement dangereux si la Lannister cherchait un moyen de leur tendre une embuscade. Rien n’y avait fait, Missandei avait refusé de devoir se séparer de lui, pas après l’avoir longtemps cru mort alors qu’il était piégé avec tous ses frères au sein de la forteresse de Castral Roc.

Fort heureusement, Missandei demeurait le plus souvent possible au sein de la tente, se tenant auprès du feu dès lors que ses frères et lui entreprenaient de dresser le campement. Malgré tout, et durant les longues journées où ils arpentaient la Route Royale, Ver Gris la faisait escorter par une demie-douzaine de soldats dont chacun d’eux portait un brasero dans le but, l’espérait-il tout du moins, de procurer à Missandei un semblant de chaleur en plus de l’épaisse tunique noire qu’elle portait.

Il n’en demeurait pas moins que Missandei souffrait du froid comme tout à chacun. Cependant Ver Gris ne l’avait jamais entendu se plaindre de quoi que ce soit. Ver Gris approuvait la bravoure dont elle faisait preuve ainsi que ses efforts pour ne pas témoigner de ses faibles en présence de sa personne. Il ne l’en aimait que plus et escomptait qu’elle parvienne jusqu’à Winterfell indemne.

Voilà pourquoi, si véritablement il devait s’avérer que tel ne fut pas le cas et que les affres du froid eu raison d’elle, lui-même n’était pas certain qu’il puisse lui survivre bien longtemps.



********************



Une heure venait de passer en cette nuit où régnait un froid plus terrible que tout ce qu’il avait connu au cours des précédents jours. Outre Rhazdar, trois autres Immaculés succombèrent presque simultanément. Chacun des corps lui fut apporté et il ordonna de tous les brûler. Les ordres étaient claires, Ver Gris ne devait pas les faire enterrer car ces frères pourraient revenir sous la forme de spectre et les combattre. Et sa personne savait combien il lui serait difficile d’avoir à enfoncer sa pique de verre-dragon dans le cœur d’un homme qui avait grandi et combattu à ses côtés.

L’aube était encore loin, le ciel paraissant même plus sombre. Ver Gris ordonna donc d’allumer d’autres grands feux, escomptant que ceux-ci seraient suffisant pour empêcher que l’hécatombe ne se poursuivent au sein de ses troupes. Dans le lointain un roulement de tonnerre résonna. Il n’en avait pas peur, ce n’est pas la foudre qui risquait de l’effrayer. Et au moins préférait-il cela à la neige qui dévorait la chair et noircissait les orteils qui finissaient par tomber si l’on y prenait pas garde.

Missandei était allongé à ses côtés. Malgré la température il la savait nue sous les épaisses couvertures de fourrures. Il désapprouvait cette inconscience mais sa personne savait que les motivations de la jeune femme était qu’il la rejoigne. Lui-même s’y refusait, gardant sa tunique pour parer à toute éventualité. Bien qu’en apparence il n’était pas censé redouter la moindre attaque, la reine Daenerys lui avait dit que tant qu’ils étaient en territoire ennemi, celui des Lannister, il fallait s’attendre à une traîtrise de la part de ces derniers. Sa personne se refusait donc d’avoir à payer un plus lourd tribu avant d’être parvenu jusque dans les régions du Nord.

Certes il avait conscience que ce n’était pas la seule raison. Ver Gris jeta un coup d’œil vers Missandei. Il éprouvait un désir constant en sa présence. Encore plus depuis la fois où ils avaient franchi un cap. Malgré tout se dévoiler nu devant elle lui faisait toujours ressentir un sentiment de honte. Il n’était pas un homme complet. Cette vérité le blessait plus qu’il n’aurait su l’exprimer avec des mots. Sa personne avait conscience que Missandei méritait un meilleur partie, un qui pourrait lui donner des enfants. Avec lui … . Il préféra ne pas terminer sa pensée.

En tant que soldat, eunuque qui plus est, pour lui la perspective d’avoir une famille était incongru. Il était Immaculé et mourait en tant que tel. Il n’y avait rien d’autre qui pouvait l’attendre en dehors de cette vie de militaire. Une existante courte au service de la personne qui avait besoin d’eux. En l’occurrence l’individu en question était sa reine et il appréciait la servir et de pouvoir combattre comme un homme libre. Toutefois il ne l’était pas pleinement. Sans la perte de sa virilité … .

Un subit puissant roulement de tonnerre le prit au dépourvu tant et si bien qu’il eut un sursaut. S’il n’avait été à ce point sur le qui-vive quant aux dangers qui pouvaient les menacer les siens et lui, Ver Gris aurait pu s’étonner de sa réaction. Depuis quand l’orage faisait peur à sa personne ?

Sortant de la tente il fut prit dans une violente tempête de neige qui ne ressemblait pas aux maigres flocons qui chutaient sur la ville de Port-Réal et de ses environs. N’ayant jamais connu une telle chose il dû lutter pour ne pas choir au sol sous la force du vent. De toute évidence quelque chose n’allait pas à en juger par le campement en pleine effervescence. Retournant à l’intérieur il prit sa pique et son bouclier. Missandei le toisa, inquiète.



« Reste à l’intérieur, ordonna-t-il. »



Puis, sans s’attarder à s’assurer que Missandei lui obéissait, il retourna affronter les intempéries. Plusieurs de ses hommes arboraient également leurs armes et écu rond. Il s’adressa à eux dans un valyrien bâtard.



« Que se passe-t-il ? »



Aucune réponse ne lui parvient. Le grondement retentit. Les flammes des feux de camps s’agitèrent sous la force des rafales. Ver Gris sentait là l’œuvre de puissance maléfique. Ce n’était pas les hommes qui étaient à l’origine du phénomène actuel. Sûrement l’ennemi qu’ils allaient devoir affronter en atteignant le Nord et dont sa reine affirmait qu’il contrôlait les morts.



« Prenez vos lames en verre-dragon, lança-t-il à la cantonade. »



Ces dagues leur avaient été distribués peu avant que sa souveraine ne reprenne la mer pour Peyredragon. Elles étaient efficaces contre leurs adversaires leur avait assuré Daenerys. L’heure semblait avoir sonné où sa personne et ses frères allaient pouvoir vérifier cette assertion.

Le temps empira encore si une telle chose était possible. Les Immaculés avaient un camp étendu sur une trop grande distance pour escompter de défendre correctement l’ensemble des lieux. C’était là une regrettable erreur qu’il n’aurait pas dû commettre. Ver Gris n’avait pas fait montre d’assez de prudence. Ça ne lui ressemblait pas de se relâcher autant.



« Dragon. »



Puce Rouge, celui qui avait toujours eu la vue la plus perçante parmi les milliers de soldats Immaculés, pointa le doigt en direction des cieux. Ver Gris comprit que ça ne pouvait être ceux de sa reine. Qui plus est jamais les siens n’auraient eu de raison de craindre les créatures ailées.

Tout à coup des flammes bleues surgirent du néant et frappa plusieurs tentes à une quarantaine de mètres de sa position. Ver Gris tenta de percevoir la bête, gagnait par une peur qu’il n’était pas censé éprouver, former qu’il était à de ne pas ressentir une telle faiblesse.

Le brasier gagnait du terrain et le dragon, en était-ce seulement un, Ver Gris se le demandait puisque la couleur des flammes ne correspondaient pas à ce qu’il connaissait, poursuivit de déverser la mort depuis sa gueule. Le souffle continu dont il usait témoignait que ce n’était pas naturel. Sa personne ne put cependant pas s’interroger davantage là-dessus que des cris retentirent plus à l’ouest. Il courut dans cette direction, donnant des directives à ce qu’il croisait sur son chemin.

Les Immaculés étaient assaillis par des centaines d’individus, qui d’après ce qu’il avait pu en voir au travers du long voyage qui avait mené ses frères et lui depuis Castral Roc jusqu’à Port-Réal, étaient constitués de simples paysans et autres sujets du royaume. Très certainement des habitants des environs. Et les yeux bleus qui étincelaient témoignaient qu’il n’était plus tout à fait humain.

De toute évidence l’ennemi les avait transformé dans l’optique de terrasser les armées de la reine. Ver Gris pensa aux Dothrakis qui avaient de l’avance sur eux. Avaient-ils subi une attaque similaire ? Avaient-ils survécu ? Si oui à combien s’estimaient leur perte ? Quoiqu’il en soit ça ne sentait pas bon pour ses frères et sa personne car si le dragon décidait de poursuivre l’assaut alors tous périraient sans avoir la moindre chance de riposter.

Accomplissant ce qu’il savait faire le mieux, il enfonça son poignard dans la poitrine de trois hommes qui l’avaient ciblé. Heureusement le leader adverse ne paraissait pas avoir créé beaucoup de forces avec lesquelles il avait décidé de les frapper. De plus il n’y avait là aucun militaire de sorte que l’unique point fort de ces cadavres aux yeux bleus étaient leur endurance. Or les Immaculés étaient rompus à devoir tenir une longue bataille. Et Ver Gris réalisa bien vite que les événements tournaient à leur avantage.

Malheureusement les flammes bleues arrosaient toujours le vaste campement. Des centaines de tentes avaient prit feu, chassant le froid mais provoquant le chaos et la perte de dizaines de ses frères. Ver Gris se mit donc à hurler des imprécations à tout un chacun sauf que nul ne l’entendit. Quelques lances tentèrent bien de percer la cuirasse d’écailles du dragon. Sauf que ce fut en pure perte.

Puis, aussi vite que tout ceci avait débuté, les choses se calmèrent. Les grondements s’atténuèrent dans les cieux. Le dragon disparu également sans que Ver Gris ne put juger de la direction empruntée. Pourquoi avoir cessé l’offensive alors qu’il eut été si aisée de tous les terrasser ? Ne pouvant y répondre, Ver Gris se concentra sur le plus urgent, à savoir les siens.



« Occupez-vous des blessés ? Brûlez les corps. »



Et tandis que les Immaculés s’affairaient à suivre ses directives, lui-même toisa le ciel. Pourquoi l’ennemi avait renoncé lui qui possédait un avantage certain sur eux depuis la voie des airs. Sa personne lui dictait que la bataille n’était pas terminée, que ce n’était qu’un coup de semonce en vue de tester leurs capacités à résister et que la fois suivante le coup serait fatale, mortelle pour lui et tous les autres.



« Soyez sur vos gardes, il pourrait réapparaître. »



Certains de ses camarades perçurent ses paroles et s’empressèrent donc de demeurer vigilant, toisant l’obscurité de la nuit et la neige qui commençait à s’atténuer petit à petit. Pour sa part il toisait les toiles qui se consumaient sous l’effet de ces flammes céruléennes. Le pire c’est bien que ce feu brûlait comme l’aurait fait un à la teinte normale, il ne paraissait pourtant dégager aucune chaleur, comme s’il était en partie fait de glace.

Déjà le corps de ses frères étaient rassemblés en plusieurs tas éparpillés ici et là dans le vaste campement de sortes qu’il ne puisse tous les voir ni assister à tous les bûchers funéraires qui allaient suivre. Qui plus est son incapacité à pouvoir tous les nommer lui était insupportable. Il s’agissait de ses hommes, il les dirigeait et il était incapable de se souvenir de leur identité à tous.



« Ver Gris, la tente. »



La voix le tira de ses réflexions silencieuses. C’était Puce Rouge qui pointait le doigt dans le dos de sa personne et Ver Gris n’eut pas besoin d’en savoir davantage pour comprendre de quoi il en retournait. Pivotant sur le champ, il entreprit de courir dans la direction indiquée. L’abri sous lequel il avait laissé Missandei quelques instants auparavant, avait été réduit à néant et quelques flammèches bleues subsistaient toujours.



« Missandei ! Missandei ! »



Ses appels restèrent vain. La jeune femme devait avoir périt lorsque le dragon avait craché son torrent de flammes. La douleur qui s’empara dès lors de sa personne manqua de le terrasser et tandis que ses hommes s’approchaient de lui, il ne parvenait pas à contrôler la peine qui l’étreignait. Missandei ne pouvait pas avoir périt ainsi. Non il refusait de croire en une pareille chose. Une mort si soudaine, chez une personne aussi généreuse. Non. Impossible.

Ver Gris se sentait suffoquer sous le poids du chagrin qui l’assaillait avec une violence sans nom. Jetant un coup d’œil alentour il frissonna, Missandei était là, errant et s’éloignant. Nue mais indemne.



« Missandei, hurla-t-il une fois de plus. »



L’intéressée ne sembla pas l’entendre, avançant avec difficulté. Était-elle blessée ? Ne pouvant plus tenir, il se précipita en avant, prêt à la couvrir pour également la protéger des affres du froid. Cependant il n’en eut pas le temps. Missandei venait d’effectuer un demi-tour, faisant ainsi face à sa personne et lui révélant l’horrible vérité.

La face avant de sa silhouette, depuis la moitié gauche du visage jusqu’aux hanches, présentaient des signes de brûlures graves. Ver Gris le remarqua à peine focalisé qu’il était sur les prunelles bleues de la jeune femme. Là où autrefois se percevait l’éclat rieur de ses iris marron foncé, il n’y avait plus que la mort.

Missandei s’avança lentement vers lui. Ver Gris mit un moment avant de comprendre qu’elle tentait de l’attaquer, de le tuer. Jamais Missandei ne lui aurait fait le moindre mal, elle était la bonté incarnée. Ce simple constat lui fit réaliser qu’il l’avait perdu à tout jamais, qu’il avait failli à la protéger. Aussi fit-il la seule chose que sa personne pouvait accomplir, il enfonça la dague en verre-dragon dans le cœur de Missandei et vit disparaître l’éclat bleuté.

Ses hommes le toisaient, il en avait conscience. Pour tous s’étaient étranges qu’un Immaculé se laisse autant gagner par les larmes. C’était de la faiblesse, un état qu’ils ne devaient jamais montrer face à chacun de leur frère. Ver Gris en avait conscience. Aussi se redressa-t-il, arborant un faciès qui se voulait impassible bien que sa personne hurlait intérieurement.

Le désir de suivre la femme qu’il aimait dans l’au-delà dans lequel elle se trouvait à présent, lui traversa l’esprit. Il avait toujours pensé ne pas devoir lui survivre bien longtemps. Ses sentiments pour Missandei l’enjoignant à dépasser ses devoirs envers la reine. Malgré tout il comprit qu’il n’en ferait rien. Jamais la jeune femme n’aurait accepté qu’il mette fin à ses jours. Il devait continuer à se battre et affronter cet ennemi en escomptant pouvoir le terrasser pour les méfaits qu’il venait de commettre.

Se penchant il ramassa le corps de Missandei aussi délicatement que possible et sous le regard de ses frères, il s’éloigna dans la nuit sombre. Missandei méritait une sépulture décente et Ver Gris souhaitait partager un dernier moment d’intimité avec la femme qu’il avait aimé.


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