Un Dieu de la Forge à Westeros

Chapitre 2 : Perdu dans le Grand Nord

7047 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 19/11/2025 01:29

Bonjour à tous, je vous ai manqué ?


Sans ceux, ne perdons pas de temps et passons à l’histoire, et à propos des sondages, j’y reviendrais à la fin, d’ailleurs merci encore à ceux qui y ont participés.


Bonne lecture.

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Avertissement : Je ne possède pas League of Legends ou Game of Thrones. Ils appartiennent respectivement à Riot Games et George R.R.Martin


Les commentaires sont le bienvenus.


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« Parler »

« Pensée »

« Ancienne Langue. »

Chapitre 2 : Perdu dans le Grand Nord

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L’Au Delà du Mur, quelque part Près des Terres

de l’Hiver Éternel, une semaine plus tard


Malgré les nombreux jours qui s’étaient passés depuis que « Ornn » était arrivé à Westeros, il n’y avait pas eu jusqu’alors de . Bien que restant dans la mémoire des Westerosi, son souvenir fut peu à peu remplacé par les affres et luttes du quotidien.

Soudain, quelque chose changea dans la région ou la comète contenant le dieu s’était écrasé.

A la limite du cratère que la comète avait formée, une silhouette s’avança, sortant du blizzard qui semblait recouvrir quasi-en permanence les Terres de l’Hiver Éternel situé non loin de l’endroit. Sa silhouette, maigre, mais musclé, étaitmais le plus frappant était la lance entièrement faite d’une glace bleuté et luisant légèrement d’une manière surnaturelle qu’il tenait dans une de ses mains. L’identité de cette chose ne faisait aucun doute.

Un Marcheur Blanc, ou Autre. Un être qui était au cœur des légendes des Premiers Hommes dans tout le nord. Un ennemi qui était censé avoir disparu, vaincu il y a des millénaires, mais qui pourtant était ici, bien vivant.

Enfin, ça dépend de quelle définition de « vivant » on emploi ici.

Derrière lui, se traînant lentement et péniblement sur leurs membres pourris, un grand groupe de wights le suivaient. A vue de nez, il y en avait au moins quelques dizaines, bien que la neige et le blizzard rendait difficile de déterminer précisément leur nombre. Certains des wights n’étaient guère plus que des squelettes, leurs vêtements et leur chair n’étant plus que des restes s’accrochant à leur os, d’autres en revanche auraient pu passer pour des êtres encore vivants, si n’était pas visible sur leurs personnes des traces de lacérations et de blessures qui défiguraient leurs corps et leur visages. Il y avait des hommes, des femmes, des enfants, et même un Géant, sa silhouette massive se profilant au dessus des autres avec son abdomen à moitié arraché et son visage très mutilé. Mais tous avaient en point commun : ces yeux bleus couleur glace inhumains, sans aucune émotion, les mêmes que ceux de leur guide.

S’avançant dans le cratère, l’Autre s’agenouilla et posa sa main. Malgré le temps, il pouvait encore capter de légères émanations de magie venant du centre du cratère. Quelque chose de magiquement puissant était ici il y a peu, et était parti.

Son maître l’avait envoyé ici avec un seul ordre : Trouver la cause de l’anomalie qu’ils avaient tous ressentis il y a quelques jours, et l’enlever de l’équation avant qu’elle ne puisse se rendre en lieu sûr.

Il était encore trop tôt pour que lui et les autres ainsi que son maître puissent quitter leurs terres pour partir vers le Sud. Ils n’étaient pas encore prêts. Heureusement, le temps avait fait son œuvre. Les humains les avaient oubliés, et les Anciennes forces et races magiques qui avaient provoqué leur défaite il y a longtemps avaient déclinés et n’étaient plus que l’ombre de ce qu’elle était autrefois. Mais cette... chose pourrait détruire tout les plans minutieux que son maître avait bâtis durant des millénaires.

Après un instant, le Marcheur Blanc se releva, son étude fini. Ce qui est apparu ici semblait être parti vers l’Est, ses traces dans la neige, infime et invisible à l’œil humain, était discernable pour l’Autre. Au vue de la taille des traces de pas, l’individu qu’il traquait était immense. Pas la taille d’un Géant, mais pas loin.

Parfait, avec sa taille, sa cible sera lente. Au vue de l’état des traces, elle ne doit plus être très loin, et elle perdra du temps à trouver son chemin dans les montagnes si elle n’est pas d’ici comme son maître le pense.

Si il avait encore la capacité physique et les émotions qui allaient avec, le Marcheur Blanc aurait pu sourire.

Sa proie ne lui échapperait pas. Mais il n’était pas pressé.

Après tout, il avait tout le temps du monde.

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Crocs de Givre, au même moment

« Mais c’est pas possible, j’ai l’impression d’être déjà passé par là. Me dites pas que j’ai tourné en rond !! » Ai-je crié dans le vent après regardé autour de moi.

Bon, je retire ce que j’ai pensé auparavant : Les Crocs de Givre sont peut-être beau, mais c’est une beauté empoisonnée, épineuse comme les roses. Déjà bon, ça paraît évident, mais l’endroit était immense, beaucoup plus grand que la vue me laissait envisagée. J’avais beau marché depuis plusieurs jours, j’avais de ne pas avoir beaucoup avancé vers l’Est, faisant souvent des détours en suivant des « chemins » qui venait parfois à des culs de sacs, ou alors me forçant à traverser des zones dont la géographie dangereuses et périlleuse me forçait à ralentir, me faisant perdre du temps.

Et ce temps, ce temps.…, depuis que j’ai quitté à toute vitesse les Terres de l’Hiver Éternel dans ma fuite et que j’ai commencé ma randonnée dans ces montagnes, le temps n’a pas été une seule fois clément au cours des deux dernières semaines. Ça allait de légères chutes de neige en permanence à de grosses tempêtes de neige qui me masquait les potentiels pistes que je pourrais emprunter pour aller plus vite et qui m’obligeaient à m’arrêter.

A ce stade, je n’arrivais pas à savoir si ce temps était normal au délà-du Mur, si c’était parce que j’étais dans le haute montagnes ou si les Marcheurs Blancs ne s’en n’étaient pas un peu mêlés.

En pensant à eux, je me suis rappelé un des raisons principales pour laquelle j’étais allé tenter très vite la traversée des montagnes. Je n’en n’étais pas complètement sûr, mais au vue de la manière dont j’étais arrivé à Westeros, c’était autrement improbable que les Marcheurs Blanc n’aient pas remarqué le grabuge que j’avais fait, et si c’était le cas, ils n’allaient sûrement pas tardé à envoyer quelqu’un vérifier et qui tomberait sur mes traces.

Je n’étais pas stupide. Mon pacte avec la Mort n’avait bien averti des conséquences : à l’heure actuelle, je n’avais ni la force ni les pouvoirs pour affronter un Marcheur Blanc, et encore moins en tuer un. Et moins on parle du roi de la Nuit, mieux c’est. Non, pour le moment, face à eux, je dois prendre la fuite.

Mon seul espoir pour survivre à mes débuts dans Game of Thrones, c’était de trouver un chemin à travers les montagnes jusqu’à la vallée des Thenns. C’était, à ma connaissance, la colonie du Peuple Libre la plus proche des Terres de l’Hiver Éternel et un excellent endroit pour me reposer et mettre de l’ordre dans mes affaires avant de décider de mes actions futures.

Et puis, ce serait un bon point de départ pour mon objectif. D’un point de vue technologique, les Thenns sont les plus avancés des Sauvageons, avec des villages, des lois, une agriculture,une espèce de système seigneurial, et surtout des forges. Les Thenns étaient les seuls Sauvageons qui savaient forger et posséder des des forges, afin de faire du bronze, le seul alliage qu’ils savaient forger. Bon, c’est aussi des sortes de racistes, avec toutes cette histoire sur le fait d’être les « derniers des Premiers Hommes. » et leur délire divin avec leur Magnar. mais à part ça, de souvenir il sont assez raisonnables. Au moins, ce ne sont pas des cannibales.

Et aussi, c’est un des rares endroits ou je pouvais être certain de trouver des Géants en grand nombre, ainsi que des mammouths et des wargs. Eux aussi seraient très utiles pour plus tard et il était important que je puisse leur parler à tous afin de tenter d’en convaincre certain de me suivre.

Mais bon, pour pouvoir faire tout ça, encore fallait-il que je trouve la vallée. Car les livres et la série ne donnent pas vraiment l’emplacement exacte de la vallée des Thenns. La seule chose que je sais précisément, c’est qu’elle se trouve quelque part dans le Nord-Ouest des Crocs de Givre, près des terres de l’Hiver Éternel, et qu’elle est censé être accessible depuis l’Est des Crocs de Givre par certains cols dans les montagnes.

Et c’est comme ça que j’en suis arrivé là, à marcher pendant des jours, à essuyer des tempêtes de neige régulières parce que le climat ici est vraiment exécrable, à avoir manqué plusieurs fois de tomber à cause de passages très étroits, à souvent glisser sur de la glace que je ne pouvais pas voir à cause de la neige. Et tout ça avec la sensation en plus d’être perdu et de ne pas avancer.

C’est là que tu te rends compte que les cartes et les GPS, c’était de sacrés inventions et c’était vraiment utile, surtout quand t’es aussi perdu que moi à l’heure actuelle.

Alors que j’hésitais entre deux chemins à choisir, je sentis de nouveau le vent se mettre à souffler de plus en plus fort, et la neige se mit à retomber de plus belle.

« Oh non » Ai-je gémi. « Voilà encore une de ses tempêtes de neige. » Voulant me hâter, j’ai choisis celui de gauche (de toute façon, les deux chemins se ressemblaient) et j’ai forcé mon allure

Espérons que la tempête ne dure pas.

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Au final, non seulement la tempête ne n’est pas calmée, mais elle s’est transformée en un immense blizzard, m’obligeant à marquer une pause dans mon voyage. Non pas parce que le froid me dérangeait (merci mon corps divin qui était plus chaud que la moyenne.), mais parce que le blizzard n’empêchait de me repérer. Marcher par ce temps, et j’étais assuré de me perdre encore plus.

Je m’était abrité dans une grotte que j’avais trouvé par hasard. Heureusement, elle était assez grande pour que je puisse m’y faufiler tout en ayant encore pas mal de place. J’allais y rester le temps que le blizzard se calme, puis je repartirais.

Pour la nourriture, je me contentais depuis le début de quelques lapins que j’arrivais à attraper de temps à autre , c’était d’ailleurs les seuls animaux que j’avais pour le moment vu depuis ma traversée des Crocs de Givre. Et pour l’eau, je faisais bouillir de la neige dans des récipients en pierre que je distillais ensuite pour la rendre potable. Heureusement pour moi, au bout de plusieurs jours, je me suis rendu que mon métabolisme de Dieu ne faisait moins souvent ressentir la faim et la soif, me permettant de tenir quelques jours sans ressentir de faim, ce qui me permet de faire moins de pause.

Non, ce n’étais pas la faim ou la soif le pire.

D’habitude, lorsque je m’arrêtais dans une grotte (je l’avais déjà fait quelques fois au cours de la semaine), que ce soit pour manger ou me reposer, j’en profitais également soit pour faire le point et essayer de déduire ou je me situais dans les Crocs de Givre et la distance par rapport à la Vallée des Thenns (avec plus ou moins de succès.), soit pour méditer et essayer d’augmenter le peu de puissance divine que je possédais actuellement et d’en améliorer mon contrôle (avec aussi plus ou moins de succès.)

Mais depuis deux jours, j’étais pris d’étranges envies. Parfois, pendant que je marchais, ma tête se mettait à penser à la forge, à la manière dont je pourrais créer telle ou telle artefact. Et j’avais des sortes de démangeaisons dans les mains. Elles fourmillaient, comme si elle manquait de la sensation de tenir un marteau, de le manier. Tout cela semblait se tourner vers une chose : J’avais besoin de forger, de façonner quelques chose avec mes mains, et ça devenait de plus en plus obsessionnelle, remplissant mon esprit comme comme celui d’un alcoolique après une longue période sans alcool. Au début, je ne comprenais pas d’où venait ce besoin urgent. Et puis, je me suis rappelé que lorsque j’avais choisi d’être Ornn, la Mort m’avait prévenu que certaines facettes de sa personnalité allaient n’influencer, bien que de manière réduite. Et c’est vrai que normalement, le vrai Ornn forge souvent, très souvent même, quasiment tout le temps. Et visiblement, cette tendance se reflétait en moi maintenant.

« De toute façon, la tempête n’a pas l’air de vouloir se calmer, autant que je m’occupe en essayant de forger. Ça me permettra de voir en plus l’étendue réelle de mes compétences, vu que je n’ai encore essayé jusqu’à maintenant. » ai-je dit à voix haute.

Pour les matériaux, j’avais ce qu’il fallait. Ma besace était rempli de morceaux de météorite. Mais par contre, qu’est-ce que j’allais créer ? Une arme, un outil ?

« Je suis un personnage de League of Legends, non ? Alors façonnons quelque chose venant de cet univers. » Et soudain, j’eus un déclic. Je savais quoi faire.

Allez, au boulot.

Pour commencer, avec une braise de ma lanterne, j’ai allumé un feu dans la grotte avec quelques morceaux de bois que j’avais trouvé ici et là en voyageant dans les montagnes. Puis, fouillant dans mon sac, j’ai cherché un morceau de météorite adéquat.

Pour la création de ce que j’avais en tête, je n’avais aucune idée de comment le vrai Ornn l’avait façonné, alors je me suis juste basé sur mes connaissances en forge nouvellement acquise, ainsi que sur de l’intuition sur la manière dont le Dieu s’y est pris.

Tout d’abord, après avoir taillé un récipient en pierre grossier et un moule, j’ai placé le morceau de météorite dans le récipient, puis je mis le tout au dessus du feu pour qu’il puisse fondre. Et oui, en l’état, le morceau était inutilisable, avant de faire la forge, il fallait que je fonde le débris pour ne garder que le métal utilisable et enlever les débris.

Heureusement pour ça, la chaleur du feu de ma lanterne a accéléré cette étape (pour vous dire, la chaleur est telle que malgré ma très grande résistance, je pouvais la ressentir.) et après presque une heure, le débris était devenu du métal liquide. Après avoir pris le récipient de métal liquide, j’ai versé le tout dans le moule, puis j’ai attendu que le tout refroidisse. Après une bonne demi-heure, j’ai jugé que c’était assez, alors j’ai cassé le moule, laissant apparaître le lingot de métal nouvellement formé.

« C’est magnifique. » En voyant le lingot de métal dans ma main, j’étais émerveillé. Le lingot était d’une couleur argenté légèrement noirci, et bien qu’il soit léger dans ma main, je pouvais sentir sa solidité. Avec cela, j’étais garanti d’un matériau de très bonne qualité pour ma forge.

« Allez, c’est parti. » Et sur ceux, je me suis mis au travail.

Pendant des heures, sans que je vois le temps passer, j’ai martelé sans relâche le lingot de minerai stellaire sur mon enclume portatif pour lui donner la forme que je souhaite, le repassant dans le feu dès qu’il refroidissait trop, puis le remartelant une fois qu’il était de nouveau à bonne température. Une fois que j’ai enfin obtenu le résultat souhaité, j’ai attrapé le morceau de métal façonné et je l’ai plongé d’un coup dans l’eau froide, solidifiant le tout pour de bon. Satisfait, j’ai posé mon marteau sur mon enclume portable et j’ai regardé le fruit de mon travail dans ma main.

Le résultat de tous ces efforts était une création d’Ornn peu connue.A première vue, cela ressemblait juste à une espèce de figurine en forme de carapace de tortue, mais sans la tête. Sur tout le dessus, j’avais avec l’aide de mon levier graver soigneusement des runes sur toute la surface, à la face des runes fredjordiennes et des runes des Premiers Hommes, censé renforcement sa résistance et sa durabilité une fois actif. Dans l’ensemble, je trouvais que je m’en étais bien sorti pour une première fois.

Maintenant, il ne manquait plus que la dernière étape. L’étape fatidique. Et mes compétences en forge ne vont pas me servir ici. Soit ça passe, soit ça casse.

J’ai attrapé ma lanterne, l’ouvrit, et très délicatement, j’ai avec mon levier recueilli une minuscule braise avec le bout aplati. Saisissant la carapace avec une main, j’ai doucement introduit la braise à l’intérieur.

Une fois la braise placée, j’ai attrapé la carapace avec ma main et, doucement, en me concentrant, j’ai infusé ma création avec ma magie divine.

 « Allez, faites que ça marche, faites que ça marche. » J’avais beau infusé la carapace, aucun changement, et je pouvais ne sentir faiblir de plus en plus. Malgré tout, j’ai résisté et j’ai continué à pousser, infusant de plus en plus de mon pouvoir ma création.

Jusqu’à que je ne puisse plus suivre et ai arrêté, lâchant un grand soupir de fatigue. La sueur me coulait sur le corps, autant que quand j’ai forgé. Si j’avais continué à infuser, j’aurais trop utilisé de mon maigre pouvoir divin, et quelque chose me disait que les conséquences auraient été physiquement très grave pour moi.

Me reconcentrant, j’ai regardé mon œuvre pour voir si j’avais réussi.

A ma grande surprise et joie, les runes sur la carapace ont commencer à rougeoyer, et l’intérieur de la carapace sembla flamber légèrement, me laissant espérer un moment.

Avant que, d’un coup, le tout s’éteigne complètement, les runes perdant le peu de rouge qu’elles avaient, et le feu naissant s’éteignant complètement, me laissant avec juste un morceau de métal froid dans la main.

J’avais échoué, et à pas grand-chose en plus vue le résultat final.

« Et merde, juste quand ça allait passer, mes pouvoirs ont lâchés, fait chier. » J’étais dépité et déçu. J’avais passé beaucoup de temps et dépensé beaucoup d’énergie à la création de ce petit gars, tout ça pour que je rate à la dernière minute.

Le vrai Ornn avait raison : mieux valait laisser le travail parler pour soi plutôt que se vanter à tort et voir son travail échouer soudainemment.

L’espace d’un instant, l’envie me prit de jeter le tout contre les parois de la grotte de colère, mais je ne suis retenu. Bien que ce soit un échec, ce projet restait tout de même ma première création, mon bébé et je me sentais mal de m’en débarrasser ainsi, ça ne se faisait pas. Alors à la place, je l’ai déposé doucement dans un coin de la grotte et je suis allé m’allonger dans le coin de la grotte ou j’avais aménagé une paillasse. Demain je déciderais quoi en faire précisément.

J’ai fini par m’endormir, ruminant mon échec.

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A mon réveil, je me suis rendu compte de deux choses.

La tempête s’était calmé pendant que je dormais.

Et la tortue n’était plus là.

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A plusieurs kilomètres de là, pataugeant dans la neige, une petite silhouette se dirigeait péniblement vers l’Est.

En plus de sa carapace de métal gravé de runes rougeâtres et de ses pattes de tortue, il avait aussi une petite tête de feu, dont les flammèches sur le dessus ressemblait à des cheveux , et qui… semblait avoir des yeux et une bouche dessiné dans les flammes.

La tortue ne savait pas vraiment comment elle était née. Un jour, elle s’est juste… réveillée. Comme on se réveille d’une sieste. Une fois qu’elle prit conscience de son environnement, elle remarqua une immense silhouette couché, non loin d’elle, qui semblait dormir. Curieuse, elle marcha maladroitement vers lui. Vu qu’il était la seule personne présent dans… l’endroit ou elle s’était réveillée pour la première fois, elle supposa qu’il s’agissait de la personne qui l’avait façonné et éveillé à la vie.

Mais plus elle s’approcha de son créateur, plus elle sentit le pouvoir ancien et puissant qui sommeillait en lui. Et lorsqu’elle fut juste à coté de lui, elle se rendit à l’évidence.

Non, ce n’est sûrement pas pour lui-même qu’il l’avait conçue. Après tout, son pouvoir le dépassait de très loin. Pourquoi aurait-il besoin d’elle ? Elle était toute petite, tant en taille qu’en pouvoir. Elle ne pourrait rien lui apporter de concret.

Se détournant de l’être dormant devant elle, elle remarqua alors les différents outils posés à coté de lui. Un marteau, une enclume, un levier… tous des outils pour la forge ou la construction. Et alors, elle eut un déclic.

Oui, cela doit être ça, la raison pour laquelle son créateur l’a conçue. Et mieux valait qu’elle se hâte. C’est comme ça qu’elle est sorti de la grotte et a bravé la tempête, son instinct la poussant vers l’Est.

La route était ardue, et elle n’était pas sûr de remplir ce pour pour quoi elle avait été conçue, mais elle devait essayer, affronter ce mauvais temps et tout les obstacles qui se mettront sur sa route.

Après tout, elle avait été crée pour unr seule et unique tâche.

Trouver un porteur, un forgeron avec un grand potentiel et s’y attacher pour le guider…

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« J’arrive pas à croire que non seulement la tortue a finalement pris vie, mais en plus qu’elle s’est barré pendant que je dormais. » ai-je grommelé le lendemain, alors que j’avais repris ma route à travers les montagnes.

Alors, il ne fallait pas se méprendre, j’étais content que ma première création s’était finalement éveillé, ça voulait quand même dire que j’avais un certain pouvoir magique maintenant, et que toutes ses séances pour essayer de l’augmenter un peu avaient payés, mais j’étais aussi un peu vexé. Pourquoi la tortue était partie ? J’étais pas assez bien pour elle ? J’étais quand même son créateur mais elle m’a boudé !

« A moins que… non, ne dites pas que… » Je me suis soudain souvenu de quelque chose à propos de la tortue originale dans l’histoire d’Ornn, et alors, j’ai compris pourquoi elle était partie.« Hé bien, si c’est ça, j’espère que la tortue trouvera quelqu’un. Et si je les trouves ensemble… peut-être vais-je trouver mon premier disciple. » ai-je pensé avec amusement.

Finalement, cette tortue était assez futée.

Bon, trêve de pensées, mieux valait que je me remette en route, après tout j’étais encore loin de la vallée. Pas la peine de me faire du souci pour la tortue. Elle devrait s’en sortir toute seule. En plus, si ce que je crois est vrai, alors on se retrouvera très bientôt.

La vallée ne doit plus être très loin, j’en suis sûr, sûrement l’affaire de quelques jours.

Non ?

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Deux semaines plus tard

« Je jure que si un jour j’ai l’occasion de recroiser la Mort et de lui parler, je vais le tuer. » Ai-je marmonné furieusement dans ma barbe. « Enfin, c’est même possible de le tuer ? » J’ai réfléchi quelques secondes, avant de secouer la tête. « Ah on s’en fiche. Au pire, je lui foutrais une bonne gifle à la place, je suis sûr qu’il la sentira. »

Deux semaines. Ça fait deux semaines en plus que j’arpente les Crocs de Givre dans l’espoir de trouver la Vallée des Thenns. Et deux semaines que je ne l’avait pas trouvé. Et j’en avais vu du paysage. Même si, au vue du temps toujours exécrable et de l’urgence de ma situation, je commençais à en avoir assez de voir toujours les mêmes montagnes, les mêmes cotes rocheuses et ces versants imprégnés de neige avec quasi aucune vie végétale, à part quelques maigres buissons et de la mousse.

Soudain, en débouchant sur une nouvelle zone plate au cœur de cette région, j’ai fait la découverte d’une chose qui se démarquait enfin au milieu de toute cette neige et cette roche.

Près d’un contrefort rocheux qui permettait de s’abriter du vent glacial, j’ai vu ce qui semblait être les restes d’un feu de camp éteint, manifestement abandonné.

M’approchant, je me suis penché et ai tâté les cendres avec ma main.

« Les braises sont froides, mais pas encore complètement glacées, quelqu’un a campé ici récemment. Pas de traces malheureusement, la neige les a sûrement recouvertes » 

Soudain, un éclat de lumière dans la neige près des restes du feu attira mon attention. Tendant la tête, j’ai attrapé une poignée de neige à l’endroit ou ça brillait, puis j’ai tamisé la neige dans ma main jusqu’à voir ce qui avait provoqué cette lumière.

Un petit morceau de métal. A en juger par la forme, c’était une pointe de flèche,et au vue de la couleur, c’était une pointe en bronze.

Soudain, j’eus un déclic dans la tête.

« Attends une minute, une pointe en bronze ? Mais les seuls ici qui sont capable de forger du bronze, ce sont les Thenns ! » Je n’ai pu contenir mon excitation.

Cette pointe était une sacré bonne nouvelle, car non seulement, elle montrait que j’avais atteint des zones ou les humains s’aventuraient parfois, signe que je m’approchais de la civilisation, mais surtout, c’était que j’avais enfin une piste pour aller vers la vallée. Si j’avais trouvé ici une trace d’activité humaine métallurgique, c’est donc que des Thenns étaient passés ici, alors en remontant le chemin qui menait d’ici vers l’Est, je pourrais peut-être trouver de plus en plus de leurs traces jusqu’à peu être trouver un de leurs avant-postes.

Cette nouvelle n’avait ravi, mais j’ai préféré ne pas n’attarder ici. Après tout ce temps passé dans les Crocs de Givre, j’avais hâte de quitter cet endroit au plus vite maintenant que je savais à peu près ou aller.

D’autant plus que je m’aimais pas ce froid persistant qui semblait venir de l’Ouest. Mieux valait ne pas traîner ici.

Sur ceux, j’ai poursuivi ma route vers l’Est, sûr d’être sur la bonne voie.

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Vallée des Thenns, au coeur du nord des Crocs de Givre

Un peu plus tard

Située à deux semaines de marche de la position actuelle d’Ornn, La vallée des Thenns était une vision particulière au cœur des montagnes enneigées et inhospitalières du Grand Nord.

S’étendant sur quelques centaines de kilomètres, elle était parsemée de plusieurs villages, de plus ou moins grandes tailles. Contrairement au reste des Crocs de Givre, la présence d’anciens volcans et de sources chaudes à proximité avait permis à la vallée de conserver une température moyenne suffisante pour pour que pousse de petites forêts dans la vallée et permette au hommes qui y vivent de pouvoir pratiquer l’agriculture.

Après, il ne fallait pas se leurrer, la température restait tout de même glaciale. Mais au moins une société plus sédentarisé avaient pu y voir le jour : celle des Thenns.

Sortant d’une des petites forêts bordants la vallée, une petite fille marchait vers un des principaux villages, les bras chargés de bûches fraîchement coupés.

A première vue, la petite fille n’avait rien de particulier. Petite et menue, elle avait des cheveux bruns de taille moyenne qu’elle entassait sous un gros bonnet en laine, et des yeux bruns chocolats à moitié dissimulés par la fange qu’elle avait sur le front. Ses habits, composé d’un gilet, de bottes et d’un pantalon, étaient classiques des habitants du Grand Nord, faits de fourrure, de laine et de cuirs. La seule différence résidait dans les gants qu’elle portait, faits de cuir fin, et qui étaient manifestement des gants d’artisans.

Cette petite fille s’appelait Kindra et récemment, elle venait d’avoir neuf jours de nom.

Quand elle était plus jeune encore, elle aimait aller dans les zones de la vallée réservé aux forges pour y jouer et farfouiller. Et lorsqu’elle était épuisé par ces jeux, ou tout simplement curieuse, elle allait voir les forgerons Thenns travailler le bronze sur leurs enclumes, attirée par les bruits de marteau travaillant le métal et le façonnant en des outils ou des armes. Pendant des années, elle les observa, fasciné par leurs méthodes et leur savoir-faire. Jusqu’à ce qu’elle eut un déclic.

Un jour, elle serait forgeronne. C’était ce qu’elle avait décidé il y a plusieurs mois. Et elle était décidé à atteindre ce but.

Mais pour ça, il fallait qu’elle se trouve d’abord un maître, afin qu’elle puisse commencer son apprentissage et apprendre les ficelles du métier. Et ça, c’était plus facile à dire qu’à faire. Bien que le Peuple Libre était assez ouvert sur la profession des femmes et ce qu’elle pouvait faire, celui de la forge était particulièrement limité chez les Thenns, trouver un maître prêt à lui apprendre ne fut pas facile.

Jusqu’à qu’elle en trouve un…. an assez particulier. Fiske n’était pas un mauvais forgeron, ni un mauvais mentor, mais il pouvait être assez exigeant quand il le voulait. Bien souvent il la réprimandait.

Alors oui, c’est vrai, elle était facilement distraite, et il arrivait que parfois elle délaisse la forge pour aller s’amuser.. Mais elle faisait de son mieux pour écouter et apprendre de Fiske. Elle n’avait que neuf jours de nom, bon sang. Elle était encore une enfant. Mais malgré tout elle essaya de suivre ce que disait le forgeron, en partie par respect pour l’avoir accueillie en tant qu’apprentie.

Alors qu’elle continuait sa route, une rafale de vent soudain l’a fit frisonner. Ces derniers temps, le froid était plus mordant que d’habitude, et un vent glacial soufflait depuis l’Ouest des Crocs de Givre.

« frr, il fait froid. » Dit-elle en se couvrant avec ses petits bras du mieux qu’elle pouvait. « Enfin plus que d’habitude. Je devrais me dépêcher de rentrer à la forge, j’ai déjà trop tardé. Sûr que Fiske va me passer un savon. » Sur ceux, elle tenta d’accélérer son allure.

Elle vit alors quelque chose qui semblait sortir tout droit d’un conte de l’Age des Héros.

A première vue ; il semblait s’agir d’un tout petit animal, qui pataugeait dans la neige épaisse au sol devant elle … à ceci près qu’elle était entièrement faite de métal, et que sa tête était une boule de flamme qui avait des yeux et une petite bouche dessiné. Lorsque la créature remarqua sa présence, elle s’arrêta et la regarda avec surprise. Pendant un instant, les deux se fixèrent du regard, sans bouger

Puis, Kindra fit une action étrange.

Lâchant le bois qu’elle tenait au sol, elle s’approcha et saisit doucement l’étrange animal dans ses petites mains, prenant soin de ne pas se brûler sur la petite tête en feu. De près, elle pouvait mieux voir la complexité des Runes gravés dans le métal et la netteté des flammes de sa tête.

A l’instant ou elle et la petite créature se regardèrent de nouveau dans les yeux, Kindra ressentit quelque chose, comme un lien, entre eux deux, se former. Elle ne comprenait pas vraiment comment cela était possible, mais si c’était comme les histoires avec les Wargs, elle venait peut-être de se faire un nouveau petit compagnon.

Elle sourit.

« Je vais t’appeler… Kindle » A son nouveau nom, les flammes sur le dessus de la tête de la créature brillèrent, et… vient-il de sourire ?

Visiblement, « Kindle » appréciait son nom.

C’est alors que Kindra remarqua une chose. Au début, elle pensait que Kindle était fait entièrement de fer brut, poli à l’extrême, mais en y regardant de plus près, elle s’aperçut qu’il semblait en effet être fait de métal, mais pas un métal qu’elle connaissait. Au vue de l’éclat argenté noirci, ce n’était ni du cuivre, ni du fer, du bronze, et pas non plus de l’étain, c’était autre chose. De plus, même à son faible niveau de forge, même-elle pouvait voir que le travail du métal… était parfait. Elle ne pouvait voir aucun défaut dans le métal, aucune imperfection. Même les runes qui avaient gravés dans le métal avaient été faites avec un soin inouï et un traçage minutieux, sans aucune erreur.

«Ce doit être un sacré forgeron qui a façonné ce petit gars. » Kindra espérait que ce mystérieux forgeron ne serait pas trop fâché qu’elle et la tortue se soit liée.

Alors qu’elle reprenait sa route, les bras maintenant chargés d’un nouveau petit passager et compagnon, elle se rendit compte d’un petit problème. 

« Comment je vais présenter Kindle à Fiske ? »

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Dans une des forges au abord du principal village des Thenns,on pouvait entendre un bruit assourdissant de forgeage venant d’un homme qui martelait du bronze sur une enclume pour en faire des clous.

L’homme, visiblement la trentaine, avait une épaisse barbe brune, rasé au menton, et avec la moustache tiré en quatre tresses dont les pointes semblaient fumés légèrement. Contrairement à la mode Thenn qui consistait à se raser entièrement la tête, l’homme n’avait rasé que les cotés de son crane, laissant ses cheveux sur le dessus attachés. Sur les cotés rasés de son crane, il y avait une série de runes des Premiers Hommes tatoués. Il portait un ensemble d’habits en cuirs légers, avec un justaucorps sans manches, accompagnés d’un tablier de forgeron.

Il s’appelait Fiske. C’était l’un des rares forgerons des Thenns issus d’un clan du Peuple Libre extérieur aux Thenns, et il était actuellement agacé.

Quand Fiske avait décidé de prendre un apprenti pour lui enseigner le travail du bronze et de forgeron, il avait imaginé quelqu’un de dévoué, sérieux dans son métier, fort et capable. Kindra n’était rien de tout cela. Elle avait tendance à rêvasser. Elle préférait jouer que travailler, et était souvent tête en l’air.

Et pourtant, malgré tout, elle apprenait. Lentement oui, mais quand elle se concentrait et l’écouter attentivement, avec ses yeux joyeux, elle apprenait et retenez tout ce qu’il lui enseignait.

Et c’était l’essentiel. Et aussi la raison pour lequel il supportait et tolérait tout le reste.

« Ça fait un moment qu’elle est partie cherchée du bois pour la fournaise, qu’est-ce qu’elle fait ? »

Pensa-il en grommelant. Il ralenti le rythme de ses coups de marteau afin de regarder dehors pour voir si elle arrivait, mais rien.

Bon, bien qu’il tolérait la plupart de ses bêtises, parfois il perdait quand même patience, comme maintenant. A tout les coups, quelque chose l’a encore distraite de sa tâche et elle a oublié de revenir.

Finalement après un moment, il cessa de frapper sur son enclume et regarda son travail. C’était pas mal, mais sans le feu de sa fournaise, il ne pourrait pas continuer. Il fallait que Kindra revienne vite.

Soudain, il entendit de petits bruits de pas venant dans sa direction.

« Enfin, c’est pas trop tôt. » Posant son marteau sur l’enclume, il sortit pour aller l’accueillir et aussi la réprimander pour le temps qu’elle avait mis.

Mais la réplique qu’il allait prononcer se fana dans sa bouche face à ce qu’il voyait.

Non loin, son apprentie marchait vers lui, tout sourire, et les bras chargés de bûches. Et sur les bûches, en équilibre, se tenait… une tortue (enfin ça ressemblait à une tortue), entièrement faite d’un métal argenté, couverte de runes des Premiers Hommes rougeoyantes, et, là ou aurait du se trouver la tête, des flammes jaillissaient de l’intérieur de la carapace pour former une petite boule de feu formant une tête et… es-ce qu’il y voyait des yeux et une bouche ?

« Fiske, regarde ce que j’ai trouvé. » Dit joyeusement Kindra en montrant de la tête la chose sur les bûches qu’elle portait. « Je te présente Kindle, il va vivre avec nous. »

Aux paroles de sa jeune apprentie, le forgeron n’eut qu’une chose à dire.

« QUOI ?! »

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Et c’est tout pour le moment.

Vous l’avez vu, on commence à présenter les premiers personnages inédits à Game of Thrones. Pour l’histoire, Kindra et Fiske sont issus de Legends of Runterra, le jeu de cartes League of Legends, sauriez-vous trouver de quelles cartes ils proviennent ? Indice, ils sont issus de Fredjord et ont aussi là-bas un lien avec Ornn.

Aussi à propos des sondages. A la base, je devais les arrêter à ce chapitre et commencer à paramétrer l’histoire à partir des résultats, mais en comptabilisant ces résultats, je me suis rendu compte qu’ils étaient très serrées et qu’il y avaient même une égalité pour un des sondages. J’ai donc décidé de laisser les sondages encore ouvert pour ce chapitre afin de pouvoir recueillir d’autre voix pour être. Attention cependant, ce sera le dernier délais. Au prochain chapitre, j’annoncerais les résultats.

Rappel des sondages :

À quelle époque notre protagoniste apparaîtra-t-il ?

1 : Cinq ans avant la conquête d’Aegon.

2 : Cinq ans avant la danse des dragons

3 : Cinq ans avant la rébellion de Robert.

4 : Cinq ans avant les événements de Game of Thrones ;

Où au-delà du Mur construira-t-il sa future base ?

1 : Maison rigide

2 : Le poing des premiers hommes

3 : La vallée de Thenns

4 : Autre endroit.

Pour y répondre, laissez un commentaire avec vos choix, et pensez bien à indiquer vos choix pour les deux sondages. Aussi, les doubles votes ne sauront pas comptabilisés.

A tout ceux qui n’ont pas encore participés à ces sondages, je vous recommande fortement de le faire, puisque leurs résultats impacteront fortement le scénario de cette histoire.

Sur ceux, à la prochaine fois.

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