Un Dieu de la Forge à Westeros

Chapitre 4 : Le Marcheur Blanc

Par Naldim90

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Salut à tous, comment allez-vous ?! Je vous ai manqué ?


(jets de tomates dans la figure)


Bon, ok, je le mérite peut-être… un an sans nouveau chapitre, j’avoue que ça fait un peu long. Mais entre les études, les blocages d’écrivain et les autres histoires à écrire, j’ai mis beaucoup de temps pour faire la suite de cet histoire. Je suis désolé. Mais pourtant, j’ai remarqué que malgré tout, vous avez continué à suivre cette histoire et à la lire, et je vous remercie pour ça.


Sur une autre note, nous avons enfin les résultats pour les deux sondages que je vous ai soumis il y a touts ce temps. Ils ont été très serrés, mais nous avons tout de même un résultat.


Le premier sondage était :

À quelle époque notre protagoniste apparaîtra-t-il ?

1 : Cinq ans avant la conquête d’Aegon.

2 : Cinq ans avant la danse des dragons

3 : Cinq ans avant la rébellion de Robert.

4 : Cinq ans avant les événements de Game of Thrones ;


Et le résultat a été :

1 : Cinq ans avant la conquête d’Aegon : 5

2 : Cinq ans avant la danse des dragons : 4

3 : Cinq ans avant la rébellion de Robert :4

4 : Cinq ans avant les événements de Game of Thrones : 2

C’est donc la conquête d’Aegon qui a été sélectionné. Pour ceux qui ont choisi autre chose, pas qu’inquiétude, commencer 300 ans plus tôt ne va pas forcément dire que les événements futurs ne vont pas arriver, ça dépendra de mes choix et des vôtres.


Pour le deuxième sondage, la question était :

Où au-delà du Mur construira-t-il sa future base ?

1 : Hardhome :

2 : Le poing des premiers hommes :

3 : La vallée de Thenns :

4 : Autre endroit. :


Et le résultat a été :

1 : Hardhome : 2

2 : Le poing des premiers hommes : 5

3 : La vallée de Thenns :1

4 : Autre endroit : 2


C’est donc le poing des Premiers Hommes qui a été choisi, et de très loin.

Maintenant que les résultats des sondages ont été faits. Je peux enfin vous laisser apprécier ce nouveau chapitre. Place à l’histoire !

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Avertissement : Je ne possède pas League of Legends ou Game of Thrones. Ils appartiennent respectivement à Riot Games et George R.R.Martin


Les commentaires sont le bienvenus.


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« Parler »

« Pensée »

« Ancienne Langue. »

Chapitre 4 : Le Marcheur Blanc

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Chateau de Dragonstone, sur l’île du même nom,

une semaine plus tard


Dans la baie de Blackwater, au Nord-Est de ce qui deviendrait un jour Port-Réal, se dressait deux grandes îles, qui servait de point de passage stratégiques entre la baie et le Détroit, la longue mer qui séparait Westeros d’Essos. Et sur l’île la plus orientale, se dressait un immense château de pierre noir dont la construction donnait l’impression d’avoir été fait à partie d’une seule et unique pierre noire et lisse.


Ce château, c’était la forteresse de Dragonstone, du nom de l’île qui l’abritait, et en référence aux nombreuses statues et sculptures de dragons qui recouvraient les murs du château. Autrefois, c’était la possession la plus occidentale de la Propriété Libre Valyrienne, un immense empire qui gouvernait la majeure partie d’Essos depuis la cité de Valyria, situé dans la péninsule valyrienne au sud du continent d’Essos. Cet empire devait sa prospérité et son succès grâce à la magie dont ses habitants étaient capables et aux contrôles des dragons par les seigneurs-dragons, les grandes familles nobles valyriennes dirigeantes de l’empire. Mais depuis le Destin de Valyria il y a un siècle, ou la ville et capitale fut détruite dans un cataclysme d’origine inconnue qui ravagea la péninsule avec tout ses habitants, la Propriété Libre Valyrienne avait cessé d’exister, et les cités qui en faisaient autrefois partis, Tyrosh, Volantis, Pentos, prirent toutes leurs indépendances.


Dragonstone et ses environs étaient devenus à la fois le dernier territoire de l’ancien Empire Valyrien et le refuge des très rares familles valyriennes qui avait pu échapper au Destin : Les Velaryon, les Celtigar… et enfin les Targayen , les propriétaires de Dragonstone et la seule famille de seigneurs-dragons à avoir échapper à la destruction de Valyria.


Dans une des pièces de l’immense château, un homme se tenait au dessus d’une immense carte de pierre très détaillé de Westeros avec ses royaumes et principales villes et places-fortes. A première vue, cet homme n’avait rien de très particulier, grand, rasé de près, et un visage d’une très grande beauté, mais ses cheveux d’un blanc argenté et ses yeux violets trahissaient son héritage. C’était un valyrien, et pas n’importe lequel : C’était Aegon Targaryen premier du nom, seigneur de Dragonstone et cavalier du dragon Balerion dit l’effroi noir, le plus grand et le plus puissant des trois dragons que possédait la famille Targaryen. Et là , il était en train de parcourir plusieurs rapports tout en regardant la carte de pierre de Westeros.


« Bien, avec les derniers relevés qu’ont faits les seigneurs, le nombre total d’hommes prêts à la guerre est d’environ trois mille. Peut-être trois mille deux cent si on arrive à recruter quelques compagnies errantes de mercenaires d’Essos en plus. » Son regard dériva vers la carte de pierre de Westeros. « Nous pourrons bientôt commencer. »


De quoi parlait-il ? Simple : de la conquête de Westeros par les Targaryen pour soumettre les Sept Royaumes sous leur égide et les unir en un seul royaume. Et ce n’était pas une idée qui datait d’hier. Dès que les Targaryen arrivèrent à Dragonstone après la chute de Valyria, leurs regards se tournèrent vers Westeros. Contrairement à Essos, Westeros n’avait jamais eu à affronter des dragons, donc ils ne sauraient pas se défendre, et en plus, politiquement, lui et sa famille avaient vu le potentiel de ce continent, divisés depuis des millénaires en royaumes toujours en état de guerre. Sous leur coupe et leur règne, ils pourraient les unir, faire cesser ces conflits et apporter paix et prospérité à Westeros, jusqu’à peut-être même récréer la-bas un équivalent de l’Empire Valyrien.


Le plan était presque prêt. Pendant un siècle, la famille Targaryen avait soigneusement planifier chaque détail, rassemblant des alliés, nouant des alliances, espionnant les familles des différents royaumes pour savoir leurs forces et surtout leurs faiblesses, et se préparant à la guerre sans alerter Westeros. A vue de nez, et vue les rapports qu’il avait sous la main, Aegon estimait que dans quelques années, ils pourraient commencer l’invasion du continent et accomplir le rêve de leur famille, leurs dragons facilitant grandement la tâche. Il y avait juste encore quelques détails à régl…


Soudain, la porte de la salle s’ouvrit d’un coup et une personne entra en trombe dans la pièce. En voyant de qui il s’agissait, Aegon poussa un léger soupir. Il ferma son visage, se préparant à la tempête à venir.


La personne qui venait d’entrer était sa sœur-épouse Visenya . Et vu son expression meurtrière, ce n’était pas pour une visite de courtoisie.


« Soeur. » Commença-il d’une voix paisible. « Que me vaut ce plaisir ? » Autant essayer d’être courtois. « N’es-tu pas à cette heure dans la cour d’entraîneme... »


« Aegon. » Comme toujours, la réponse de sa sœur fut froide et directe, presque sans émotion. Dans ces moments-là, Aegon était toujours frappé par la différence entre ses sœurs. L’une était un feu ardent, tandis que l’autre était un bloc de glace pur. « Nous devons en parler, on ne peut pas faire comme si cela ne s’était pas produit, ça ne nous avance à rien. »


Aegon soupira. Il savait exactement de quoi elle parlait, et il n’avait pas envie de réabordé le sujet.


« Il n’y a rien à dire. » Dit-il. Il essaya de se reconcentrer sur ses cartes, évitant de regarder sa sœur. « En plus on en a déjà parlé, Visenya. Si c’est juste pour ça que tu es là , tu peux repartir. »


« Aegon ! » Lui cria Visenya, visiblement agacée par son comportement « Nous l’avons tout les trois sentis ce jour-là. Cette vague de magie, cette sensation... Ce n’était pas naturel. Quelque chose a dû le provoquer, une chose assez puissante pour générer autant de magie. »


La vague de magie. Quand il y a plusieurs semaines elle a frappé Dragonstone, lui, Rhaenys et Visenya l’avait ressenti dans leur corps de manière puissante, sans doute à cause de la magie que possédaient les Valyriens. La sensation… c’était comme si leur sang, leur être chantait en accord avec la magie, comme des retrouvailles. C’était très perturbant. D’ailleurs, dans les jours qui suivirent, ils apprirent que toutes les autres familles valyriennes, les Velaryon et les Celtigar, avaient aussi ressenti cet étrange phénomène.


« Et les rapports récents de nos espions à Westeros laissent à penser que nous ne somme pas les seuls à l’avoir ressentir. »


« Comment ? » Même si Aegon ne voulait pas réabordé le sujet, ce que disait sa soeur-épouse l’intriguait fortement. 


« Oui. » Confirma-elle. « Il y aurait des histoires, a propos de barrals qui pleurent, de mestres à la Citadelle complètement paniqués. Même nos espions d’Essos n’auraient pas été épargnés par d’étranges rumeurs à propos des prêtres de R’llor et de la Maison du Noir et du Blanc qui ont agit de manière étrange. Je crois que tout Planetos a ressenti cette magie, pas juste nous et les dragons.»


Ah, oui, les dragons.


Lorsque la vague de magie avait frappé en même temps que la comète circulait dans le ciel, leurs dragons s’étaient mis à se comporter de manière étrange, se mettant tous à rugir vers le Nord dans une clameur assourdissante. Et, à leurs grandes surprise, leurs tentatives de les calmer n’avaient pas marcher, Balerion,Vhagar et Meraxes les avaient ignorés et avaient continués leurs rugissements des heures durant avant de se calmer dans la soirée.


« Il se passe vraiment quelque chose, Aegon. » Conclut sa soeur-épouse. « Quelque de sérieux et de magique à Westeros, il faut que l’on sache à quoi nous avons affaire. C’est sûrement lié à la comète qui a récemment traversé le ciel. » Ah oui, la fameuse comète. Ce fut le sujet de conversation de toute l’île, ses sœurs y compris, durant la semaine qui suivit son apparition.


Mais si Visenya pensait que ces informations allaient faire une différence, elle se trompait lourdement. 


« Et alors ? Ce n’est pas pour que ça que nous allons changer de direction. Nos plans ne divergeront pas. » Dit Aegon «  Et je veux qu’à partir de maintenant, nos espions, qu’ils soient à Westeros ou Essos, fassent ceux pour quoi ils sont payés et analyse et espionnent les seigneurs des différents royaumes, au lieu de poursuivre des commérages d’ivrognes et des rumeurs d’illuminés. » Sur ces paroles, il se reconcentra sur ses cartes.


Mais Visenya ne sembla pas apprécier les paroles de son frère et s’emporta.


« Comment peut-tu ignorer toi et Rhaenys à ce point ce problème ?! C’est une variable inconnue. Ça pourrait remettre en question toute la conquête si on reste dans l’ignorance et la mettons de coté ! » Son époux l’ignora. « Aegon !! » S’emporta-elle.


« Que veut tu que je fasse Visenya ? » Lui répondit brusquement Aegon, perdant patience. « Tu veux vraiment que l’on attende encore , qu’on mette de coté la Conquête? Pour ça ? » Sans lui laisser le temps de répondre, il enchaîna. "Ça fait des années que nous mettons en place ce plan. Ça fait un siècle que la maison Targaryen prépare la conquête de Westeros. Notre plan est bientôt sur le point de se mettre en place, et tu voudrais qu’on mettent tout en risque pour des rumeurs ? Pour un caillou cosmique qui s’est écrasé on ne sait où ? On ne peut passe le permettre, pas après tout les promesses qu’on a faites, toutes ces préparations, on perdrait la face devant nos bannerets. La magie a en grand partie disparu avec le Destin de Valyria, notre famille et nos dragons en sont les dernières braises, tout le monde le sait. Donc bien que cette vague de magie soit étrange,ça ne veut rien dire. Peut-être que c’est juste un sorcier de sang dont le rituel a mal tourné. »


« De toute façon, je l’ai décidé, nous démarrerons le plan dans quelques années, alors tu devra t’y faire et laisser tomber cette histoire ! » Dit-il avec sa voix de seigneur.


Pendant un moment, les deux Targaryen se défièrent du regard, chacun refusant de céder. C’était aussi dans ces moments là qu’Aegon maudissait son père pour l’avoir forcer à ce mariage avec sa sœur.


Le mariage entre Visenya et Aegon n’avaient jamais été un mariage d’amour, contrairement à celui avec Rhaenys, mais il répondait à la fois à la coutume valyrienne et à un besoin, on ne pouvait pas laisser une autre famille mettre la main sur un des derniers chevaucheurs de dragons. malgré tout Visenya avait son utilité au sein de leur famille. Elle était une chevaucheuse de dragon accomplie, une bonne combattante et elle avait un pragmatisme et une intelligence qui lui servait beaucoup comme second point de vue lors des conseils. Mais qu’elle pouvait être être pénible et entêtée.


« Fait comme tu veux, Aegon. » Lui cracha-elle au visage, le regard furieux. « Mais retiens mes mots : quand nous allons envahir Westeros, il y aura un moment ou nous finirons par rencontrer la source de ce pouvoir, c’est certain. Et j’espère pour toi que ce jour-là, tu sera quoi faire pour y faire face si jamais elle décide de se mettre en travers de nos plans, car elle le fera, j’en suis certaine,et je refuse que ton inaction mette en danger ce pour quoi justement la maison Targayen se prépare depuis un siècle. »


« Donc JE vais en sorte de découvrit ce qui s’est passé, et de l’enlever de l’équation ! »


Sur ses mots, et sans attendre qu’Aegon réponde, elle tourna les talons et sortit en trombe de la salle, sans refermer la porte.


Aegon soupira,passant la main dans ses cheveux. Au vue du comportement de Visenya, il allait devoir lui laisser un peu d’espace durant quelques jours le temps qu’elle se calme. Heureusement qu’elle n’avait pas Darksister avec elle,sinon elle aurait pu être tentée de la dégainer.


Tandis qu’il contemplait la carte de pierre sur la carte, ses yeux se tournèrent malgré lui vers le Nord, là vers où les dragons s’étaient tournés, où la comète s’est dirigé. Les paroles de Visenya restant dans son esprit. Peut-être...


« Non. » Il secoua la tête. « Je suis sûr que ce n’est rien. » Il marmonna. « De toute façon, c’est dans le Nord, le plus éloigné et le plus arriéré des royaumes de Westeros, quel serait son intérêt de venir à nous ? Le temps qu’il réagisse et traverse le Nord, notre pouvoir à Westeros sera trop fort pour qu’il puisse y faire grand chose. »


Oui, il n’avait pas de raison de s’attarder dessus. Pas quand il y avait plus important et plus urgent à s’occuper. Après tout, ils avaient un continent à attaquer.


Et si jamais lorsque leur conquête commence, la source de cette magie se retrouve quand même sur leur chemin et tente de les arrêter, alors il s’en occupera avec Balerion et l’accueillera avec du feu de dragon.


« Après tout, qu’est-ce qui, dans ce monde, de Westeros à Essos, peut s’opposer à la puissance d’un dragon ? Rien, car les dragons sont plus proche des Dieux que des hommes, et nous sommes des dragons… »


Si seulement il savait...

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Winterfell, siège de la maison Stark

au cœur du Royaume du Nord


Au cœur des terres du royaume du Nord, se dressait une immense forteresse de pierre brute, qui dominait les plaies enneigés aux alentours. Contrairement aux châteaux construits dans les royaumes du Sud, ça se voyait que ce château n’était pas été construit pour un besoin esthétique, mais pour un aspect purement pratique et défensif.


Ce château était Winterfell, la capitale du royaume du Nord, et le siège ancestral de la maison Stark, la maison royale régnante du Nord. En voyant ce château pour la première fois, on ne pouvait d’être submergé par la vision d’ancienneté qu’il offrait, comme pour dire qu’il était là à Westeros depuis des milliers d’années, et qu’il serait là des milliers d’autres.


Assis à son solaire dans la forteresse, le roi Torrhen Stark, le dernier souverain en date du Nord, était en train de parcourir les dernières lettres qu’il avait reçu de la part de ses bannerets. Après tout, l’hiver de plusieurs années venait tout juste de se terminer et il fallait que le souverain de vingt-sept ans sache comment s’en était sortis ses seigneurs et ce qu’il leur restait à tous dans leurs réserves, afin de pouvoir s’organiser pour se remettre rapidement sur pied pour l’Été qui arrive.


Umber, Karstark, Reed, Bolton, Dustin.. tous avaient envoyés un rapport ou une lettre détaillé sur l’état de leurs terres à leur souverain,et il était de son devoir de tous les lire pour ensuite leur dire par lettre des conseils pour ce qu’ils devaient faire pour la suite, et il avait presque fini, la pile de missives à envoyer aux seigneurs du Nord étaient presque achevés.


La dernière lettre à lire cependant retint son attention plus que les autres: c’était une lettre de la Garde de Nuit, reconnaissable au sceau entièrement noir qui scellait la lettre. Ce n’était pas inhabituel pour lui d’en recevoir, au contraire, souvent, la Garde lui demandait par lettre si il n’avait pas quelques fournitures de trop en réserve à leur donner. Sauf qu’il avait déjà reçu une lettre de la Garde il y a deux semaines, et que ce n’était pas dans leurs habitudes d’en renvoyer une autre si peu de temps.


Ça ne voulait dire qu’une chose : quelque chose de grave s’est passé au Mur. Et si quelque chose de grave touche la Garde, par extension, cela touche le Nord, car le Mur et la Garde de Nuit était le premier rempart contre les incursions des pillards sauvageons dans le Nord, avant que les seigneurs nordiques, notamment les Umber et les Mormont, ne doivent s’en occuper pour éviter qu’ils pillent leurs terres.


Espérons juste que ce ne soit un Roi au-delà du Mur. Si tôt après la fin de l’Hiver, ce serait dramatique...


Soudain, alors qu’il avait ouvert la lettre de la Garde et était en train de la lire, quelqu’un frappa à la porte de son solaire.


« Entrez. » Dit-il en continuant de lire.


L’homme qui entra dans la pièce ressemblait beaucoup au roi du Nord, les mêmes cheveux bruns, la même taille et stature, et surtout les mêmes yeux gris et la même expression stoïque, mais sans la barbe et l’expression un peu plus détendu. C’était Brandon Snow, le frère bâtard du roi, et aussi l’un de ses plus proches confidents et alliés, au point qu’il aidait parfois Torrhen dans la gestion de Winterfell à travers certaines taches notamment dans l’organisation et la supervision de la Ville d’Hiver ces dernières années.


Cette dernière, situé non loin de Winterfell, était un refuge pour les habitants du Nord lorsque l’hiver frappait fort. Mais maintenant que ce dernier était terminé, les paysans quittaient peu à peu la ville pour retourner dans leurs villages. La ville allait bientôt n’avoir qu’un cinquième de ses maisons habités comme c’est toujours le cas durant l’Été.


« Qu’y a-il, Brandon ? » Torrhen ne leva pas les yeux de sa lettre.


Brandon déposa une pile de feuilles sur le bureau du Roi du Nord qu’il avait apportés avec lui.


« Voilà les rapports sur les réserves dont dispose actuellement Wintertown et Winterfell. On est passé à deux doigts de la famine, mais heureusement, avec le départ de la majorité de la population dans les prochains jours, nos stocks devraient finalement nous permettre de tenir le temps de les reconstituer après le dégel. » Torhhen hocha la tête. Brandon remarqua alors la lettre que lisait son demi-frère. « Que lis-tu ? » le ton de Brandon était nonchalant.


« Une lettre de la Garde de Nuit. » Répondit Torrhen en terminant sa lecture.


« Une autre lettre de la Garde, si tôt ? » Brandon devint intrigué. « De quoi parle-elle ? »


Torrhen donna la lettre à son demi-frère pour qu’il puisse la lire.


« Aparamment il y aurait eu de l’agitation chez les Sauvageons, et cela inquiète la Garde. » A ces morts, Brandon leva la tête de la lettre, inquiet. « De l’agitation ? Tu crois que... » Torrhen secoua la tête.


« Non, ce n’est pas un nouveau roi au-delà du Mur, du moins la Garde ne le pense pas. Mais il y aurait des déplacements de certaines populations, notamment celle qui vivait dans les montagnes, et des histoires, à propos de prophéties et de weirwoods qui pleurent. » La dernière information fit tressaillir Brandon, son visage se concentrant sur son frère, étonné.


« Des Barrals qui pleurent ? Mais c’est comme... »


Torrhen remarqua le visage que faisait Brandon et compris de suite la suite de ses pensées. Il hocha de nouveau la tête. Il remarqua que Brandon était toujours en pleine réflexion intérieur.


« Tu pense encore à l’étoile déchue, n’est ce pas ? » Brandon acquiesça, le faisant soupirer. Depuis que la comète était apparu dans le ciel, Brandon avait une fixette dessus, estimant que cette dernière était un présage des Anciens Dieux, un signe pour leur famille. Quand il avait remarqué que la comète survolait le Nord et avait franchi le Mur, il avait voulu partir de Winterfell pour aller chercher l’endroit ou elle s’était écrasé et en récupérer les restes , quitte à aller seul dans le Grand Nord en territoire sauvageon, et seul l’interdiction ferme de Torrhen, qui avait besoin de toutes les mains disponibles pour la fin de l’Hiver l’avait retenu jusqu’à présent de sauter sur le premier chevale et de quitter le château .


« Frère, je ne pense pas que ce soit un simple hasard. » Brandon développa ses propos. «  Cette comète a traversé le ciel de Westeros, et quelle jours plus tard, toutes ces rumeurs ont commencé.. »

En effet, Brandon disait vrai. Les premières semaines suivant la chute de cette étoile, une rumeur circula à travers tout le Nord, de Barrowtown à Fort-Terreur, de Moat Caillin à L’Ile aux Ours. Tout les Barrals du Nord auraient pleuré de la sève lorsque la comète traversa la ciel, le liquide rouge coulant de leurs yeux et traçant des larmes. Torrhen aurait pu douter de cette rumeur très hasardeuse, si il ne fut pas lui -même témoin de ce phénomène alors qu’il était en train de prier dans le bois sacré de Winterfell.


Mais le Nord ne fut pas le seul à subir cet étrange phénomène. D’après ce que le Roi du Nord avait entendu, Les royaumes du Sud avaient également subi les pleurs sanglantes des weirwoods, notamment dans les Rivelands.


« D’abord le Nord, puis le Sud, et maintenant l’Au delà du Mur, vers là ou la comète s’est dirigé ? Ce n’est plus des simples coïncidences. » Les yeux de Brandon étaient devenus déterminés au fil de ses paroles, résolus dans ses propos. « Il se passe quelque chose dans le Grand Nord frère, quelque chose qui est lié à la Comète et à ce qu’elle contient sûrement. C’est une affaire grave, dans lequel le Nord pourrait se retrouver impliqué et va sûrement l’être. »

Brandon tendit les mains devant lui. « Imagine que les sauvageons aient mis la main sur les restes de la comète et la magie et les secrets qu’elle contient. C’est peut-être pour ça ces déplacements de clans. »


Torrhen commença à trouver que Brandon allait peut-être un peu loin, mais il le laissa continuer à parler.


« Il faut que l’on sache ce qui se passe exactement !» Martela-il d’un ton franc, manquant de frapper le bureau en bois de fer du poing. « Il faut que nous envoyons une expésition au-delà du Mur pour trouver cette comète, et voir si la source de tout ces bouleversements à Westeros peut être une bonne chose pour nous… ou sera une menace contre lequel nous devrons lutter. » Il leva la tête vers son demi-frère, son regard fougueux n’attendant qu’un mot pour commencer les préparatifs.


En face de lui, Torrhen resta stoïque dans son fauteuil, les mains sous le menton et le regard froid. Si ça avait été proposé plusieurs années plus tôt, quand Torrhen était plus jeune et insouciant, faisant les quatre cents coups avec Brandon, il aurait peut-être été tenté d’accepter, voire de se pencher beaucoup personnellement sur la question.


Mais les temps ont changé, et les devoirs de Torrhen en tant que roi le retenaient, le forçant à aborder la situation sous un autre angle et à beaucoup plus peser le pour et le contre avec la situation. Quitte à décevoir son demi-frère.


« Brandon ,j’entends ce que tu dit. »Commença-il doucement. « Mais malheureusement, on ne peut pas se permettre de gaspiller des ressources et des hommes pour le moment sur une entreprise aussi lointaine. L’Hiver vient tout juste de se finir, et nos réserves sont dangereusement basses, tu devrais le savoir. On ne peut se permettre des actions extérieurs alors que nous devons relancer notre agriculture et notre économie pour remettre le Nord sur pied.


Notre peuple a trop besoin de nous en cette période pour nous engager sur une voie aussi hasardeuse.» Torrhen pouvait voir que Brandon n’était pas ravi de sa décision, mais il garda le silence, le visage fermé.


« Et puis, ce ne sont pas les seuls rumeurs qui courent en ce moment. » Devant le regard devenu interrogatif de Brandon, Torrhen développa. « Il y en a d’autre que j’ai reçu de nos espions, des rumeurs en provenance de Dragonstone par des marchands qui viennent à White Habour. » Il se remémora le contenu des missives. « Apparemment, Les seigneurs valyriens du Détroit, surtout les Targaryen seraient en train de rapporter une armée sur leur île. Ils parlent de quelques milliers d’hommes rassemblés en un seul endroit, venus de tout le Détroit et d’Essos. »


« Quelques milliers, c’est tout ? » Brandon renifla, peu impressionné. « Winterfell à elle seul peut réunir cinq mille hommes, et si on ajoute les bannières de nos seigneurs, on est six fois plus nombreux, qu’à on à craindre ? » Il semblait à deux doigts de rire.


Si c’était n’importe quel autre seigneur avec la même force, Torrhen aurait eu la même réaction que Brandon, mais ce n’était pas n’importe quel seigneur.


« Et les dragons Brandon ? » A ce rappel, son demi-frère devint silencieux. « N’oublie pas que les Targaryen ont trois dragons, et des très grands. Et si les histoires de Valyria et de leur conquête d’Essos sont vrais, alors nous ne pouvons les ignorer. » Chacun des frères avaient lu à la bibliothèque de Winterfell dans leur éducation de jeunesse et il avait lu et entendu les histoires sur Valyria, sur sa magie et sur ses dragons, et sur leur utilisation lors des guerres pour étendre l’empire valyrien, chaque dragon valant à lui seul une armée.


Pendant un court instant, le silence se fit. Puis...


« Tu pense que les Targaryen se préparent à la guerre ? » Le ton de Brandon était devenu très sérieux, loin de l’insouciance qu’il avait manifesté plus tôt.


« Pour le moment, je n’en suis pas sûr. » Torrhen était incertain. «  Mais je crains que ces rumeurs sur les seigneurs-dragons ne cachent quelque choses de beaucoup plus sérieux et grave, et je préfère pour le moment tourner mon regard et nos maigres moyens disponible vers le Sud. »


Brandon s’apprêta à protester pour argumenter, mais Torrhen n’avait pas fini.


« Mais tu as raison sur un point, La situation ces derniers temps est devenue très étrange, et avec cette lettre sur ce qui passe au-delà du Mur, nous allons devoir garder un œil sur le Mur et les terres du Grand Nord, même si nous ne pouvons pas le faire nous même pour le moment. » Brandon se détendit aux mots de son roi.


Torhhen regarda la carte du Nord qui recouvrait un des murs du solaire« J’enverrais un corbeau aux Mormonts et aux Umber pour leur demander de redoubler de vigilance face aux possibles raids des Sauvageons et d’essayer de capturer et d’interroger l’un d’entre eux si jamais ils le peuvent pour en savoir plus. »


« Et pour la Garde de Nuit ? » demanda Brandon.


Après tout, ils avaient assez d’effectifs pour résister à n’importe quel groupe de sauvageons un peu trop téméraires, mais ils avaient souvent des problèmes de fournitures, ainsi qu’un besoin constant de nouvelles têtes.


« J’enverrais un message aux Seigneurs du Nord pour leur demander d’envoyer à Winterfell leurs prisonniers qui ont choisis le Noir. Pour ce qui est des fournitures, nous verrons, mais ce ne sera que le strict minimum dans le meilleur des cas. » Sur ceux, Torrhen prit du papier et commença à écrire une lettre-réponse à la Garde.


Cependant, Brandon ne semblait pas entièrement satisfait.


« Frère, laisse-moi allez au Mur. » La proposition de Brandon prit de cours Torrhen sur le moment. « Tu l’a dit, tes yeux doivent être tournés vers le Sud et notre peuple, et je comprends l’importance de ta décision. Mais je sens que les événements qui se passent au-delà du Mur sont beaucoup trop importants pour que notre maison n’en détourne. Tu es occupé à gérer Winterfell et le royaume, dans ce cas, laisse moi être tes yeux vers le Grand Nord et m’occuper de cette affaire pour te soulager de cette tâche.


« Mes yeux, heum... » En temps normal, Torrhen aurait dit non. Avec la fin de l’Hiver et le début de l’Eté, il avait besoin de toutes les personnes compétentes disponibles à Winterfell pour assister, dont Brandon. Mais bien que Brandon soit un guerrier et un commandant compétent, il n’était pas indispensable pour la reprise de fin d’Hiver.


Et avec la fin de l’Hiver et le départ des habitants de la Ville d’Hiver, le village ne nécessiterait plus autant d’entretien et de soin de leur part, et qui faisait que Brandon n’était plus obligé d’administrer la ville, ne lui restant que ses tâches de maître d’armes, de patrouilleur et autres que faisait Brandon avec les gardes et soldats.


C’est cette absence d’agenda chargé pour Brandon, qui poussèrent Torrhen à un compromis.


« Six mois. » Face au regard surpris et intrigué de son demi-frère, Torrhen développa. « Dans six mois, les recruteurs de la Garde de Nuit vont passer à Winterfell pour essayer de récupérer de nouveaux membres, à ce moment, si j’estime que plus rien à Winterfell et dans les environs ne nécessite ta présence urgemment, je te laisserais accompagner les recruteurs pour que tu puisse aller enquêter au Mur pendant plusieurs mois, mais pas avant, et jusqu’à cette date, tu devras rester à Winterfell et m’assister, tu as bien compris ? »


Brandon sembla vouloir argumenter davantage, mais ses mots se coincèrent dans sa gorge face au regard de glace et au visage fermé de Torrhen. C’était dans ce moments-là, que Brandon se rappelait que son demi-frère n’était plus le prince avec lequel il avait grandi, mais le Roi du Nord et chef de la maison Stark, et que sa parole faisait loi. Baissant la tête, il acquiesça.


« Bien Tu peux y aller. » Alors que Brandon allait sortir, Torrhen l’arrêta. « Attends ! » Il lui donna le paquet de lettres qu’il avait écrit. « Va donner ces lettres au mestre, qu’il les envoie par corbeaux aux seigneurs respectifs dans l’heure. Je dois avoir leurs réponses au plus vite. »


Brandon acquiesça de nouveau, pris les lettres que lui tentait son seigneur et roi, et quitta le solaire, se dirigeant vers la tour du mestre.


Tandis que Brandon sortit du bureau, Torrhen le regarda avec une lueur de respect. Dans ces moments, son demi-frère pouvait être très têtu mais il ne l’échangerait pour rien au monde, il restait un de ses plus grands soutiens et un allié de poids. Si cela n’avait tenu qu’à lui, il aurait légitimé son frère depuis longtemps, mais pour une raison étrange, Brandon avait toujours refusé ses propositions de prendre le nom Stark, disant qu’un Snow avait plus de marge de manœuvre. Torrhen avait respecté son choix, mais il serait damné si il ne trouvait un moyen de récompenser son frère pour touts les services, l’aide et le soutien qu’il lui apportait depuis toutes ses années.


Tandis qu’il rangeait son bureau pour se préparer à sortir, il entendit du bruit dehors. Intrigué, il regardait par la fenêtre de son solaire.


Par la fenêtre, Torhhen avait une excellente vision sur la cour de Winterfell. A cette heure, les gardes de la maison s’entraînait sur des mannequins ou entre eux, que ce soit à la lance, à l’épée ou à l’arc, afin de garder leur réflexes et leurs compétences affûtés pour répondre au moindre appel et problème. Mais ce n’était pas les seuls qui s’entraînait.


En plein milieu de la cour, entouré d’une douzaine de gardes Stark qui les encourageait et de Rossel, le maître d’armes de Winterfell pour les encadrer, il pouvait voir son fils aîné et héritier Brandon, âgé de dix ans, et son second fils Alaric, âgé de huit ans, étaient en train de s’entraîner dans la cour avec des épées émoussés. Bien que leur style de combat était encore un peu brouillon, Torrhen pouvait déjà voir chez son aîné les débuts de quelques bonnes bases de combat, bien qu’il fallait encore les peaufiner.


A la vision de ses deux fils aînés, un petit sourire se dessina sur le visage de Torrhen. Mais en même temps la conscience froide de ses responsabilité lui pesa sur les épaules. En tant que roi du Nord, son devoir était de veiller sur ses sujets et de les aider à prospérer, et cela s’appliquer à sa famille. C’était une leçon que son défunt père lui avait enseigné jeune, à lu et Brandon, et il la tenait à cœur. Pour sa famille et pour son peuple, Torrhen était prêt à tout, même à renoncer à la couronne.


Mais l’heure n’était pas à de telles question. Même si l’avenir semblait incertain, Torrhen l’affronterait.


« Quoi qu’il arrive, » il se détourna de la fenêtre, retournant à son bureau. « Si jamais il s’agit d’une menace, qu’elle vienne du Grand Nord ou du Sud, je ferai en sorte que le Nord soit prêt à braver la tempête, comme il l’a toujours été. »

« Après tout, l’Hiver arrive... »

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Crocs de Givre, au même moment


« Ah la vache ! » Ai-je soufflé en m’arrêtant un instant pour reprendre mon souffle, car la pente que je venais de monter était particulièrement raide.« J’espère que je vais bientôt arriver dans le vrai pays au delà du Mur, ça va faire... »

J’ai compté avec mes doigts. « Un mois au moins que je suis arrivé dans ce monde, et je les ai entièrement passés à marcher dans les Crocs de Givre. Je pensais pas que le trajet serait si long et difficile. »


Malheureusement, pas d’autre trace humaine depuis la dernière fois, mais je ne décourageais pas. Ma dernière découverte n’avait montré que j’étais sur la bonne route, donc j’ai continué dans la direction approximative que j’avais trouvé.


Je n’avais non plus reforgé de nouvelles choses depuis ma tortue de forge, non pas que je n’avais pas d’inspiration, mais je ne voulais pas gaspiller mon minerai stellaire, ni m’encombrer avec une arme ou un outil supplémentaire. A la place, lors des pauses que je ne donnais de temps à autre, je continuais à tenter d’améliorer mes maigres pouvoirs divins en m’inspirant de toutes les techniques d’éveil qui me venaient à l’esprit grâce à mes connaissances de mon monde, bien que la technique qui marchait le mieux jusqu’à présent restait la méditation, pour canaliser l’étincelle que je sentais en moi, et essayer de l’attiser doucement.


Mes derniers progrès ne permettaient maintenant d’invoquer des petites flammes du bout des doigts en les claquant et d’englober ma main dans des flammes avec une chaleur équivalent à celle d’une torche. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était mieux que rien. J’avais essayer de reproduire une des attaques d’Ornn qui me semblaient pas trop dur, à savoir cracher un petit torrent de flammes, mais à part un peu de fumée, je n’y arrivais pas encore.


Après avoir repris mon souffle, je me suis remis à marcher, ajustant ma prise sur ma pelle pour qu’elle ne me morde pas trop l’épaule. Il valait mieux que je continue, je dois proche de la sortie de ces maudites montagnes.


D’autant plus que j’avais l’impression bizarre d’être suivi...

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Finalement, après plusieurs heures de marches supplémentaires, tandis que je continuais de serpenter à travers les montagnes, le chemin a fini, après m’avoir passé dans un défilé étroit, par s’ouvrir complètement, m’offrant une vision spectaculaire. J’ai failli lâcher ma pelle et mon enclume sous le choc.


La vue était… disons que si la vue à l’Ouest des Crocs de Givre était déjà incroyable, alors celle à l’Est, et depuis les Crocs de Givre, étaient époustouflantes.


Devant moi, je pouvais voir l’ensemble des terres au-delà du Mur, et c’était comme dans la Série, avec un peu plus de forêt. Vers le Sud, il y avait une immense forêt enneigé qui s’étalait dur des dizaines de kilomètres : la Forêt Hantée, la grande forêt qui recouvrait tout le Sud de ces terres. Mais plus on remontait vers le Nord, plus la forêt s’éclaircissait jusqu’à laisser place à d’immenses landes et plaines à moitié gelés parsemés de bosquets plus ou moins plus qui faisaient office de petites forêts, avant qu’un prolongement de montagnes issus des Crocs de Givre ne fasse barrage a l’extrême Nord. Vers la limite ou la forêt s’éclaircissait, je pouvais distinguer une sorte d’immense colline qui semblait jaillir de la verdure, sa hauteur surplombant les plus grands arbres. Pas de doute, ce devait être le Poing des Premiers Hommes.


Derrière moi, l’immense obstacle et galère qu’avait été les Crocs de Givre se dressait, formant un immense rempart naturel montagneux qui coupait cet endroit des Terres de l’Hiver Eternel. En la regardant, j’étais très content d’avoir enfin pu en traversée la traversée.


Si je regardais fixement vers l’Est, je croyais pouvoir distinguer les reliefs de la Mer Frissonnante, la Mer qui bordait tout l’Est de L’au Delà du Mur, mais à peine, la mer était vraiment trop loin.


Et vers le Sud… je pouvais distinguer sans trop de peine le Mur, grâce à ce qui devait être un mélange de ma vue divine et de la taille gigantesque du rempart de glace. Mais le rempart de place restait vraiment impressionnant d’aussi loin. La série lui rendait bien justice car je ressentais, même d’aussi loin, l’écrasante taille et démesure de cette construction. Ah, c’est sûr, un tel rempart, ça n’a certainement pas été construit pour des ennemis aussi ordinaires que des humains, je comprends même pas comment les Westerosi pouvaient penser le contraire.


Et ça se voyait aussi qu’il avait pas été construit par des moyens naturels. La seule structure équivalente dans mon monde, c’est la Grande Muraille de Chine, mais cette dernière, bien que plus longue, n’était pas aussi haute, et n’était faite que de pierre et de terre, pas de blocs de glace. Quand je me concentrais assez, de la même manière que je me concentrais lors de mes entraînements pour améliorer mes pouvoirs, je pouvais même, je crois, ressentir depuis le Mur de légères émanations de ce que je pensais être de la magie. En même temps rien d’étonnant sachant que ce Mur avait été construit avec de la magie selon les légendes.

Content de voir que la légende était en fait vrai.


Je pouvais aussi sentir clairement la différence de climat et de température par rapport aux terres de l’hiver Éternel. Alors, il faisait tout de même très froid dans tout les cas, bien que mon métabolisme divin ne me le fasse pas trop sentir, mais si je devais comparer à mon propre monde, à l’Ouest des Crocs de Givre, ce serait le climat du Groenland,vers le Cercle polaire arctique, et à l’Est… ce serait le climat du Sud du Canada. Donc quand même une grosse amélioration.


« Bon, c’est bien bon de m’extasier sur la géographie de l’endroit, mais il faudrait que je me remette en route non. » Après tout, je venais seulement d’accomplir la première étape de mon voyage, il y avait encore tout le reste. J’ai regardé autour de moi et je me suis avancé sur ce qui me semblait le chemin le plus simple pour descendre les montagnes tout en allant vers le Nord. En marchant, j’ai réfléchi à la suite.

Maintenant que j’avais enfin atteint les versants est des Crocs de Givre, je pouvais poursuivre ma route pour aller chez les Thenns. Pour la suite, il fallait que je remonte vers le Nord et que je trouve l’emplacement de la vallée dans les contreforts des Crocs de Givre. D’après ma mémoire des cartes de Game of Thones que j’avais vu, notamment sur cette région, il n’était pas indiqué de passage clair et précis pour entrer dans la vallée, mais si les Thenns étaient capables de rejoindre l’armée de Mance, alors il devait y en avoir une, et une assez grande pour que tout leurs membres puissent, avec en plus les Géants et leurs mammouths, passer sans encontre.


Au moins pour mon malheur, j’ai remarqué que j’étais déjà très au Nord des Crocs de Givre, ce qui veut dire que je n’aurais sans doute pas trop de mal à trouver l’entrée de la vallée, non ?


Oui, ça devrait me prendre trois jours, avec un bon rythme de marche.


Après tout, j’étais un Dieu, et j’avais l’éternité devant moi, donc quelques jours supplémentaires à marcher n’était rien pour moi…


N’est-ce pas ?

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(une semaine plus tard)


« Je retire ce que j’ai dit. Je veux bien être un Dieu et avoir l’éternité devant moi. Mais devoir en passer mes débuts à marcher dans la neige en cherchant mon chemin, ça va bien deux minutes. » Ai-je pensé en pataugeant dans la neige molle.


J’avais quitté les hautes montagnes et je commençais à enfin voir plus d’herbes, de buissons et d’arbres en bosquets, même si le tout était recouvert d’une épaisse couche de neige. Mais toujours aucune trace de civilisation, et je trouvais ça de plus en plus incompréhensible. Il est censé y avoir cent mille Sauvageons nomades pour la plupart dans cet région. Ok l’Au delà du Mur est très grand pour aussi peu de monde, mais quand même, j’aurais dû voir des traces de passage.


« A croire que le campement que j’ai trouvé dans les montagnes était vraiment un coup de chance. » Peut-être que les Sauvageons sont surtout installés dans la Forêt Hantée et près de la mer et des fleuves. Il faut dire que ces montagnes sont vraiment inhospitalières, sans beaucoup d’option pour y permettre de survivre. Les Thenns sont l’unique exception que je connaisse qui ont réussi à s’y implanter, et encore, c’est juste parce que leur vallée est réchauffé par des volcans souterrains .


Mais comment Mance a-il fait pour faire la traversée de ces montagnes sans mourir ? Sachant qu’il était aussi perdu que moi, sans protection contre le froid et sans nourriture, et le gars a réussi à faire le même trajet que moi, du Pays de l’Hiver Éternel au Nord de la foret Hantée en traversant les Crocs de Givre tout seul. Si je croise un jour ce type dans le futur, je vais le féliciter et tout faire pour l’enrôler.


« Bon, au moins, je vais toujours vers le Nord, et je descend un peu plus chaque jour des montagnes, je vais forcement finir par tomber dessus ou sur un groupe de Thenns qui pourraient m’emmener vers la vallée. Enfin, j’espère. »


Il y a cinq jours, en continuant de descendre la montagne, je suis enfin tombé sur un très bonne indice de la direction à prendre : un cours d’eau très large, qui se dirigeait vers le Sud, mais dont la source semblait venir du Nord-Ouest.


Si ma mémoire était bonne, ce cours devait être la Milkwater, le plus grand et le plus important cours d’eau au délà-du Mur, et sa source se trouve non loin de la vallée, donc j’ai fini par la suivre en la remontant. Et au moins, je pouvais enfin me nourrir de poisson, même si les écailler et enlever les arrêtes était une horreur.


Et il y a deux jours, en suivant toujours la rivière, j’avais trouvé une immense percée dans la montagne. Alors ça ne veux rien dire, mais à ma connaissance, des percés pareilles, ça indique les entrées de vallées dans les montagnes, alors dans le doute, je l’ai pris.


Si je devais faire une estimation mentale, je devais être à encore à un ou deux jours de marche de la vallée. Et j’espérais vraiment que mes calculs étaient bons, car ma patience commençait à vraiment être entamer. Pour penser à autre chose, j’ai réfléchi à la suite de mon aventure dans ce monde. Aussi absurde que ce soit, trouver et rencontrer les humains, n’était que la première partie, une fois que je tomberais sur eux, la seconde étape sera de leur parler sans les effrayer et de m’en faire des amis et des alliés.


Pour ça, pas d’inquiétude, j’avais un plan pour ma rencontre avec les Thenns et, de manière plus globale, mes rencontres avec le Peuple Libre. Ce plan était très simple, j’allais approcher les Thenns en tant qu’entité pacifique, et j’allais leur dire que j’étais un...


Soudain, en même réflexion mental, j’ai trébuché à cause d’une pierre qui était caché sous la couche de neige. Perdant l’équilibre, j’ai failli me ramasser dans l’herbe enneigé et n’ai dû mon salut que grâce aux outils que je transportais dans chaque main, m’appuyant notamment sur mon enclume pour éviter de chuter complètement. Jurant à voix basse, je ne suis relevé en maudissant la neige.


Et c’est en relevant la tête, me dépoussiérant de la neige, que je l’ai vu.


Un Marcheur Blanc, à environ une centaine de mètres de lui tout en haut d’une crête abrupte.


Et il me regardait fixement.

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En haut de la crête, le Marcheur regardait sa cible. Après tout ce temps, il avait enfin pu rattraper sa proie.


Pendant un long temps, le Marcheur Blanc avait suivi les traces de cette chose qui était arrivé dans ce monde par la boule de feu dans le ciel. Pendant des semaines, avec son armée de morts, il avait patiemment suivi la piste à travers les montagnes, attendant que la fatigue ralentisse suffisamment sa proie afin qu’elle ne puisse plus lui échapper. Et enfin, après tout de temps, la chose qui avait perturbé toute la magie de ce monde était devant lui.


Et le Marcheur Blanc ne savait pas trop quoi en penser.


Il pouvait voir que ce n’était ni un humain, bien que son apparence en était proche, ni un géant malgré la taille, ni même un Chanteur. En fait, pour le Marcheur, il ressemblait à un mélange étrange entre les trois, bien qu’il ignore d’où peut venir la paire de cornes.


Mais le plus important et stupéfiant pour le Marcheur était la quantité de magie qu’il pouvait ressentir dans cet être. Une très grande partie semblait scellée en lui, d’une manière étrange, ne laissant passer qu’un maigre filet, mais si il devait calculer la quantité de magie que cette être posséderait en entier, plus la pureté qu’il pouvait en sentir… c’était un niveau qu’il n’avait encore jamais ressenti chez un humain ou une autre créature, et il existait depuis une centaine d’années.


La seule fois ou il avait ressenti un tel taux de magie… c’était de la part de son maître, et lui-même n’en n’avait pas utilisé ou dégagé autant depuis la Longue Nuit, d’après ce que les siens les plus vieux lui avaient racontés.


L’Autre comprit alors pourquoi son maître l’avait envoyé ici.


Cette… chose, quelle qu’elle soit, elle devait mourir. Maintenant, avant qu’elle ne récupère plus de puissance et ne soit plus qu’une simple nuisance, mais une vraie menace pour son peuple et leurs plans.


Alors qu’il regarda de nouveau la chose, l’Autre remarqua qu’elle avait repéré, et que son corps et son visage transpirait de choc… et de peur.


Parfait.


Il avait hâte que voir la puissance de cette chose une fois que le combat aurait commencé, comme ça, lorsqu’elle sera retourné et à leur service, il aura montré sa valeur à son roi, en ayant obtenu pour la cause un wight aussi puissant.


Il était temps.


Que la chasse commence...

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« Oh… Mon… dieu. »


C’est tout ce que mon cerveau était capable d’aligner comme pensée alors que je fixais la crête d’un air que je me doutais être confus et stupide. Mais en même temps, c’était compréhensible vu ma situation.


Un Marcheur Blanc ! Il y a un vrai marcheur Blanc juste à quelques centaines de mètres de moi ! Et il m’a repéré en plus. Les seules êtres de ce monde que je voulais éviter à tout prix pour le moment, et je tombe sur l’un d’entre eux.


Bordel, qu’est-ce que je fais ? Fuir ? Il ne rattraperait très vite. Me battre ? Es-ce qu’avec mes maigres progrès sur mes pouvoirs, je peux vraiment affronter un Autre ?


« Mais qu’est-ce qu’un Marcheur Blanc fait ici ? » A cette question, j’avais plusieurs réponses disponible, mais la théorie la plus probable, c’est que l’un d’entre eux a remarqué mon entrée, vu que j’ai atterri à coté de leur territoire, s’est rendu à l’endroit de mon crash et a traqué ma piste depuis.


« Putain, mais qu’est-ce que je fais ?!! »


Pendant un moment, nous nous sommes regardés dans le blanc des yeux. Je n’osais faire un seul geste, de peur de provoquer une réaction. J’envisageai tout les scénarios possibles.


Soudain, le Marcheur leva ses mains, dans un geste qui me semblait familier. Attends, mais c’est le geste dans la série qu’à fait le Roi de la Nuit quand…


J’ai commencé à transpirer de peur, les yeux s’écarquillant. « Oh, pitié, pas ça…. »


Derrière l’Autre, des wights commencèrent à émerger de la brune et s’avancèrent au borde de la crête, d’immondes cadavres mort-vivants de sauvageons dans divers états de décompositions dont la vue me donnait envie de vomir. Je voyais des jeunes hommes, des barbus, des chauves, des femmes, quelques enfants,dont la vue ne donna une sensation étrange dans la poitrine. Certains avaient des armes dans leurs mains, haches, épées, lances, dans divers états de rouille et de pourriture, d’autres n’avaient que leurs mains griffues. Certains étaient torses nus, ne portant pas les lourdes fourrures de leur peuple, et révélant une teinte grise pâle sur le peu de peau et de chair qui leur restait.


Mais le plus menaçant à mes yeux partout tous était très largement le Géant énorme qui se profilait juste derrière le Marcheur, la lueur bleu dans ses yeux morts me fixant.


Occupé que j’étais à dévisager les morts, je faillis manquer le geste du Marcheur Blanc, qui leva un de ses bras, dans laquel se tenait une longue lance de glace… et le pointa lentement vers moi.


« OH non… »


A son geste, les Morts autour de lui se mirent à gémir de plus belle,et, dans un même élan désordonnée, se sont mis à courir vers moi.


Dans mon esprit, toutes mes plans et ma raison s’évaporèrent d’un coup à cette vue, l’instinct primitif de survie me submergea et une seule pensée circulait dans ma tête.


« COURS !!! »


J’ai pris mes jambes à mon cou et je suis parti dans la direction du Nord, vers ce que j’espérais être l’entrée de la vallée des Thenns. Derrière moi, je pouvais entendre les râles et gémissements des Morts alors qu’il descendaient à toute vitesse de la crête, certain s’écrasant au sol dans la neige dans leur course, avant de se relever précipitamment pour foncer dans ma direction.


« Allez, plus vite, COURS plus vite !! »


Malheureusement, j’ai réalisé quelque chose très vite: même si je récupérais un jour tout mes pouvoirs, il y aurait toujours une chose qui me ferait défaut, c’est la mobilité, car si je pouvais courir longtemps, je ne courais pas très vite. En même temps, j’étais immense, je transportais des outils lourds et encombrants avec moi dans les mains et sur moi, j’étais fatigué des jours de marche quasi-incessants et le terrain neigeux me ralentissait encore plus.

Après plusieurs kilomètres à pataugé dans la neige, les morts sur mes talons, j’ai fini par me rendre à l’évidence : je n’allais pas pouvoir les distancer. Tout ce que je faisais, c’était perdre de l’énergie et laisser à découvert mes angles morts en tournant le dos à l’ennemi.


Je n’avais pas le choix, il allait falloir que je me batte. J’ai arrêté ma course, j’ai lâché mon enclume portatif et ma lanterne, les deux ne me serviraient pas dans le combat, trop encombrant, et je me suis mis dans une position de défense, ma longue pelle dans les deux mains.


Devant moi, la horde de wights continuaient à courir dans ma direction, nullement perturbés par mon arrêt soudain, à vue de nez, il devait y en avoir entre vingt et trente. Ça pouvait être faisable, si j’arrivais à me pas me faire déborder.


J’ai inspiré lourdement, j’ai resserré ma prise sur ma pelle, et…


« Allez, on va voir ce que je vaux au combat, et ce que les wights valent au combat. C’est parti !!» Sur ceux, je me suis avancé vers les wights.


J’ai balancé ma pelle dans un arc de cercle vers le wight le plus proche, une femme au visage rongé et avec un bras manquant qui avait pris beaucoup d’avance sur les autres. Elle se prit le plat de ma pelle en plein dans la figure, ce qui l’a fit tomber dans la neige. Mais visiblement ma pelle m’a pas réussi à la tuer, car elle s’est directement relevé et s’est jeté de nouveau sur moi, j’ai renchaîner avec un coup, en lui brisant cette fois la jambe, mais malgré tout elle continua à ramper vers moi, sa jambe ne pouvant la supporter debout.


« Merde, je l’ai manqué, deux fois. Attends, mais je peux même les tuer avec mes outils ? Après tout, il ne sont ni faits d’obsidienne, ni d’acier valyrien. Par contre, c’est du métal stellaire un peu particulier je crois, un peu comme Dawn, l’épée de la Maison Dayne. Alors peut-être... »


Un autre mort en avance s’approcha de moi et tenta de me griffer, un homme barbu avec la moitié du torse arraché, j’ai esquivé et j’ai profité qu’il ait trop forcé mon geste pour envoyer ma pelle dans son torse, cette fois en le frappant avec le tranchant de la pelle. A ma grande satisfaction, le mort, le torse, presque tranché en deux, s’écroula dans la neige et ne bougea plus, le magie qui animait le cadavre s’étant dispersé. Donc le métal ok, maintenant pour d’autres méthodes...


M’approchant du wight femme de tout à l’heure qui continuait à ramper vers moi, j’ai lâché une de mes mains de ma pelle et j’ai matérialisé une flamme dans ma main, voulant tester quelque chose. Depuis mon arrivée ici, mon entraînement avait légèrement porté ses fruits, car la flamme était un peu plus grosse et chaude. Bon ça restait le genre de feu qu’on pourrait éteindre juste en versant un verre d’eau dessus, mais c’était déjà mieux que ce que je faisais au tout début.


« Voyons si les règles de la série et des livres concernant la mise à mort des wights est possible ici. » Et sur ceux, j’ai claqué ma main enflammé en plein dans la figure du wight.


Dès que mon feu toucha le mort, sa peau se mit à s’embraser d’un coup sur son visage se propageant rapidement sur tout son corps. Aussitôt, le wight se mit à hurler, se mettant à convulser et à rouler pour essayer d’éteindre le feu qui le parcourait, sans succès. En quelques secondes à peine, après une dernière convulsion, le mort arrêta de bouger et mourut, le feu calcinant sa carcasse.


« Et le feu, ça marche aussi, très bien. »


Maintenant que je savais que le métal stellaire et le feu était mortel pour les wights, je me suis lancé dans le véritable combat, maintenant que la horde principale m’avait rattrapé. J’ai fait de grands arcs de cercle avec ma pelle pour garder une distance de sécurité avec les wigts. Si un des morts approchait et franchissait cette distance, je lui mettais un coup de pelle tranchante ou le frapper avec le pommeau.


Mais je ne me contentais pas de défendre, j’attaquais aussi.


J’ai transpercé un des morts femmes avec ma pelle, la dégageant du métal avec un geste brusque. Un homme avec la moitié du visage manquant et une épée rouillé tenta de me donner un coup, mais je me suis contenté de lui mettre un coup de pied dans ce qui lui restait de tête, l’explosant avant de l’achever en l’enflammant du poing. Un wight enfant, profitant que je n’étais baissé avec mon geste, se jeta sur mon dos et me mordit l’épaule profondément, entre le cou et la lanière de cuir de mon tablier. J’ai grogné de douleur et de panique, me tortillant dans tout les sens pour le faire descendre, avant de réussir à le choper avec ma main enflammé, à l’arracher et à le lancer sur un autre. Mais je n’ai pas toujours de la chance, et le grand nombre de morts permit à certains d’échapper à ma vigilence et de me porter des coups. Un mort me frappa la jambe gauche avec sa hache, un autre m’érafla le dos avec une lance en bois et plusieurs wights me griffèrent et me mordirent légèrement des zones sur les jambes et le bas du dos et du torse, heureusement, mes vêtements et ma peau épaisse me permirent d’ignorer et de me concentrer.


Mon style de combat était très brouillon et ferait sûrement grincer des dents tout les maîtres d’armes du monde, mais il était suffisant pour la situation. La combinaison de ma pelle en métal stellaire tranchante, de ma force, de ma taille et de mon feu étaient redoutablement efficaces pour renverser ces corps en décomposition à leur état naturel. Au moment ou j’ai fini mon carnage, plus aucun wight n’était debout.


« Voilà , plus de wights. Et pour finir en beauté... » J’ai pris mon immense marteau-enclume au sol, je l’ai soulevé, et je l’ai abattu sur un wight en sol encore en vie qui tentait de ramper vers moi les jambes coupés.


« C’est... tout ? » Je respirai bruyamment, un peu fatigué et essoufflé, et j’ai lâché mon marteau-enclume. « C’était plus facile que j’aurais cru. Après, je suis équipé pour massacrer du mort-vivant. »


Soudain, je sentis le sol trembler légèrement sous mes pieds. Regardant autour de moi, je ne suis figé une demi-seconde en voyant que les vibrations provenait du Géant Mort-vivant, que je n’avais pas encore vu jusqu’à présent, qui s’approcha à plusieurs mètres de moi.


Je l’ai observé en silence.


Alors voilà un Géant… bien qu’ j’avais déjà une certaine idée de ce à quoi pouvait un Géant grâce à la série, le voir en vrai et de plus près était une tout autre expérience. Mesurant presque quatre mètres, il devait de son vivant être un jeune adulte en forme, mais le temps et les blessures avant d’être ramenée à la vie lui avait fait des ravages, notamment au niveau du visage, qui n’avait plus que des restes de peau et de barbe montrant en grande partie le crâne, et du ventre, qui montrait les tripes. Dans une de ses mains, il tenait un immense tronc d’arbre dénudé de ses branches en guise de masse qui devait faire ma taille. Derrière lui, environ une dizaine de wights de touts types armés se tenait, attendait que le grand fasse un geste. Je pouvais ressentir que ce combat allait être beaucoup plus compliqué, si je faisais une seule erreur de jugement et que je me prenais un coup de sa part, j’allais le sentir passer, mais j’ai quand même misé sur mes chances.


J’ai ramassé ma pelle dans la neige, je me suis mis en position, et...


« Allez, amène toi, batard ! »


Lâchant un rugissement venant de cordes vocales pourries en réponse, le Géant se mit à charger vers moi, suivi par les wights. Je me suis tout de suite mis en position de défense. En quelques foulés, le Géant arriva à portée et me lança un coup de tronc d’arbre dans ma direction, que j’ai miraculeusement esquivé dans un déluge de neige soulevé. Ripostant, j’ai foncé sur lui , esquivé le coup de poing qu’il ne lança en me baissant et j’ai explosé son genou avec ma pelle. Le Géant chuta à terre, son genou ne pouvant plus supporter sa masse et son poids. Mais avant que je n’ai pu l’achever, les wights armés arrivèrent, me forçant à reculer et à me détourner du Géant à terre pour me défendre. Malgré leurs armes, ces wights n’étaient que du menu fretin pour moi, et mes coups de pelle n’en débarrassaient aisément.


Malheureusement, je me suis rendu compte trop tard que les wights avaient en faite pour unique objectif de détourner mon attention du vrai danger. Au moment, ou j’ai tourné la tête, le géant mort-vivant s’était déjà relevé, avait réduit la distance et balançait déjà son tronc d’arbre dans ma direction. N’ayant pas assez de temps pour éviter le coup, j’ai levé ma pelle pour bloquer. Mais malgré tout, la force pur que possédait le Géant malgré son état de cadavre m’a fait décollé du sol, m’envoyant m’écraser quelques mètres plus loin dans la neige.


« Ah, il fait mal cet enfoiré. » Ai-je grogné de douleur, heureusement, ma pelle avait encaissé le gros de l’impact, mais j’avais justement prédit que je sentirais ce coup. « Vite, se lever, avant qu’il arrive. » Il fallait que je récupère ma pelle, je l’avais lâché avec le coup. J’ai couru le plus vite possible malgré la douleur vers mon arme, mais malheureusement, je ne fus pas assez rapide. Malgré sa jambe amoché, le Géant arriva vite à mon niveau et m’attrapa avec ses deux mains, me soulevant du sol malgré mon poids et ma taille. Le Géant mort-vivant se mit alors à serrer ses mains, contractant mon torse. J’ai réalisé avec horreur qu’il essayait de faire craquer mes côtes pour me faire mourir d’étouffement !


J’ai tenté de me débattre, j’ai essayé de relâcher son emprise autour de mon torse, mais ces mains mortes avaient une étreinte de fer. J’ai donné des gros coups de pied dans son torse décomposé, mais c’était comme frapper un mur de briques, j’ai même essayé de lui donner des coups de têtes avec mes cornes, mais il me tenait trop loin.


Le Géant se mit à resserrer sa prise autour de mon torse de plus en plus fort. Bien que mon physique divin m’offrait un léger répit, je savais que si je ne trouvais pas quelque chose pour me libérer tout de suite, il allait écraser toutes mes côtes.


« Quelque chose, il faut que je trouve quelque chose. Vite ! Putain, je ne veux pas mourir comme ça, allez !! » Alors que je commençais à avoir du mal à respirer, j’ai enfin eu une idée.


A grand peine, j’ai dirigé ma main vers ma ceinture, j’ai attrapé mon marteau de forgeron que j’avais accroché et, d’un coup puissant et rapide avec ce qui me restait de force, je l’ai balançé en plein dans la tête du géant. Le Mort-vivant se le prit dans ce qui restait de son nez et, sous la force du coup mourut sur le coup, son visage en lambeaux écrasé par la force de mon coup. Son corps s’écroula au sol, ses mains me lâchant, et ces restes se détruisirent en morceaux sur la neige.


J’ai haleté lourdement, ma main tâtant mes côtes douloureuses. Elles ne semblaient pas cassés, mais je n’étais pas à l’abri de côtes fêlés, j’avais mal à chaque inspiration.


« OK, j’ai survécu au Géant mort-vivant. C’est quoi la suite ? » Une main sur mes côtes, je suis allé ramassé mon marteau de forge dans les restes du Géant, pour le brandir de manière menaçante autour de moi afin de décourager des morts de m’attaquer.


Pour me rendre compte que les quelques wights restants autour de moi n’essayaient pas de me sauter dessus, restant là à me contempler. Plus étrange encore, ils se retirèrent, s’éloignant de moi. Je trouvais ça très bizarre, mais je n’allais pas non plus me plaindre de ne plus combattre ces saletés.


« C’est bon ?! » Ai-je crié autour de moi. « Êtes-vous assez satisfaits ?!! »


Soudain, comme un mauvais karma, je sentis le vent se remettre de souffler de plus belle, et, et je ne pensais pas ça possible, le froid se fit encore mordant, à un point que je le ressentais fort malgré ma résistance.


« Moi et ma grande gueule. » Ce froid surnaturel, ça ne voulait dire qu’une chose, une chose que les combats n’avaient faits oubliés et je m’y suis préparé mentalement, serrant mon marteau plus fort et allant récupérer mon enclume portable pour plus de puissance.


IL était là.

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Le Marcheur Blanc regardait le combat, et pour la première fois depuis des millénaires, il ressentit quelque chose : de l’agacement. A son grand mécontentement, cette chose pouvait tenir tête et même repousser ses troupes, avec une facilité qui était déconcertante. Les armes qu’il portait semblait faites d’une matière qui étaient mortel aux wights de la même manière que la pierre noire Même le Géant avait été vaincu, une créature que la plupart des humains ne pourrait pas affronter lorsqu’il serait vivant, et encore moins mort.


Pour lui, cela montrait à quelque point cet être était dangereux. Même les Enfants à leur apogée ne l’était pas tant. Si dans son état actuel, il pouvait autant mettre à mal l’armée de son maître, alors si jamais il prenait en force… leur invasion pourrait être gravement menacé, voire compromise.


Il serra sa lance de glace pure.


Normalement, les méthodes de guerres de son peuple évitaient que les siens n’aillent au contact, sauf exception et pour récupérer plus de soldats, mais au vue de la situation, il n’avait pas le choix.

Puisque la piétaille ne servait à rien, il allait devoir s’en occuper personnellement.

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Je respirais à grand bruit, essayant de me remettre de mes émotions et de mes blessures, notamment mes côtes douloureuses à cause du Géant mort-vivant, quand une brune de neige s’abattit sur moi , recouvrant toute la zone. Même avec ma vue divine, ma vision était limité.


C’est alors que, tel une figure apocalyptique, le Marcheur Blanc que j’avais repéré plus tôt sortit lentement de la brune, se tenant devant moi au milieu des cadavres de ses sbires vaincus, son visage bleu et glacé impénétrable. Il était tout seul, sans wight ni autre Marcheur pour le soutenir, mais je ne pensais pas qu’il en aurait besoin.


Maintenant que j’avais un Autre en face de moi en chair et en os, je pouvais le regarder plus attentivement. Il ressemblait exactement aux Marcheurs telles que montré dans la série. La peau bleu glace, des vêtements et des équipements de cuir gelés qui semblait avoir connu des jours meilleurs, une arme, en l’occurrence une lance, qui était entièrement composé de glace bleuté qui luisait faiblement, un visage ridé et creux, émacié, sans aucune expression faciale. Mais ce que la série n’avait pas rajouté, c’était l’aura de peur et de mort qui se dégageait de lui, comme les Nazguls de Tolkien, qui semblait promettre ma mort dans les pires tourments. Elle était écrasante, et c’est ça que les humains normaux ressentaient en se présence ?! Tout mes instincts me disaient de fuir à toute vitesse en courant. Mais je n’allais pas le faire, car je savais que fuir était inutile face à l’Autre. Mais le pire en plus de son aura étaient ses yeux. Ils ne montraient aucune émotion comme le reste de sa personne, deux blocs de glace bleu qui me fixaient sans ciller, renforçant encore plus mon malaise et ma peur.


Les wigthts avaient été une épine dans le pied, mais n’avaient que leur nombre pour eux. Le Géant avait été un danger plus sérieux, mais j’avais quand même réussir à le battre. Le Marcheur Blanc, lui… était à un tout autre niveau de menace, je pouvais la ressentir dans mes os et dans l’air.


« Je suis... mort. Comment je suis censé le vaincre !!? » Et si ça c’était juste un membre des Marcheurs, alors je ne veux même pas imaginer le Roi de la Nuit. N’ayant pas d’autre option et voyant qu’il continuait à me fixer sans rien faire, j’ai tenté une action.


J’ai chargé le Marcheur Blanc, brandissant mon marteau et mon enclume et fonçant sur lui à toute vitesse. Si j’arrivais à le surprendre en prenant l’initiative, j’avais peut-être une chance. J’ai soulevé mes armes au dessus de ma tête, et je les ai claqué de toute ma force restante sur mon adversaire.


Et à ma grande surprise, le Marcheur, avec un temps de réaction inhumain, brandit sa lance pour bloquer les deux armes à la fois. Et sa lance de glace ne se brisa pas, au contraire, elle supporta l’impact des deux outils en même temps.


« Qu’est-ce que… ? » J’eus à peine le temps d’aligner deux mots, surpris, que le Marcheur Blanc réagit. Il brisa l’engagement entre nos armes en une fraction de seconde, me déséquilibrant, et projeta sa lance en avant dans ma direction très vite. A une seconde près, je réussis à contrer le coup avec mon enclume. L’Autre ramena sa lance avant d’enchaîner avec un autre coup.


Pendant quelques minutes, on avons échangé des passes d’armes, mais très vite, ça devint évident que le Marcheur Blanc était bien meilleur en combat et ne faisait que jouer avec moi, sa vitesse de réaction et d’attaque me mettant en permanence sur la défensive, et j’avais beau essayé de bloquer les coups qui m’arrivait dessus du mieux que je pouvais, je ne pouvais pas tous les bloquer ou esquiver. Une égratignure sur le bras, une autre au poignet, une coup contondant à la cuisse, et d’autres du même genre, mais aucun coup vraiment grave.


« J’ai raison. » J’ai pris une autre blessure légère sur le bras gauche. « Il joue avec moi cet enfoiré, comme un chat qui joue avec sa nourriture. Ses coups ne font pas vraiment mal en soi, mais elle dégage un froid qui lui est très douloureux. »


Puis, subitement, et sans doute parce qu’il s’était lassé de la situation, il réduisit la distance entre nous d’un sprint, lâcha une main de sa lance , passa sous ma garde, et referma la main en un poing fermé dans ma direction.


Ne pouvant réagir à temps, je sentis alors son poing se connecter à mon estomac, ne faisant haleter de douleur. « Bouargg ! » Sous le coup de la douleur, je me suis plié en deux, lâchant mon enclume. Et le Marcheur en profité pour me mettre un autre uppercut dans le menton, me faisant relever la tête sous la violence, avant d’enchaîner avec un coup de pied dans ma poitrine si fort qu’il m’a projeté en arrière dans la neige.


J’ai atterri lourdement sur le sol, mon corps causant un vacarme assourdissant.


« Bon sang... » J’ai craché sur le sol, un truc que je crois être du sang. « Et dire que je trouvais que le Géant frappait fort. » J’ai regardé autour de moi en panique, ma vision floue à cause du coup de poing. « Mon arme, vite, il me faut mon arme. » Mes marteaux étant hors de portée, j’ai rampé du mieux que je pouvais, mes blessures aux bras et au corps ne faisant souffrir dans la neige, tendant la main vers ma pelle à quelques mètres que j’avais laissé, essayant de l’attraper… pour vite crier de douleur alors qu’une botte gelé se heurta à mon flanc, ne repoussant plus loin de mon bras sur le dos.


Le Marcheur Blanc s’approcha, son pied s’appuyant fortement sur ma poitrine pour me maintenir en place. Alors que j’essayais de trouver un repère et de me dégager sans succès, je sentis alors sa lance me transpercer le bras gauche, me faisant hurler de douleur.


« PUTAIN DE MERDE !! » La douleur était atroce, renforcé par le froid que sa lance de glace dégageait. Cette chose devait approcher le zéro absolu. Le froid ne rentrait dans le corps, parcourant mes veines et rentrant en conflit avec la chaleur naturel élevé que je dégageais, ne causant encore plus de douleur.


Le Marcheur blanc retira sa lance de mon bras… puis dans un autre mouvement, avant que je ne puis réagir, il me la planta dans le ventre, en plein dans les tripes.


« DOUAHHHH !!!! » La douleur était trois fois pire ! En plus j’avais l’impression que mes entrailles gelaient !


D’un coup sec, le Marcheur Blanc retira de nouveau sa lance de moi, mais ça m’enleva pas la sensation horrible de froid glacial dans mon bide. Il me regarda de nouveau. Son regard n’exprimait toujours rien, mais si il pouvait contrer des émotions , je suis persuadé qu’il me regarderait avec dédain et mépris.


Il arma une nouvelle fois sa lance, la tenant dans ses mains au dessus de lui à la manière d’un hapon de pêcheur pour plus de force. D’après ce que je pouvais voir de la trajectoire de la lance, il allait me la planter en plein dans le cœur. Et je sentais que je ne pourrais pas survivre à ce coup-là. J’étais fini.


J’ai fermé les yeux, refusant de donner à mon adversaire la satisfaction de voir l’expression de mon visage, et je me suis préparée mentalement à la sensation de la lance de glace qui percerait ma chair.


Mais au fond de moi, une pensée persistait.


« Je ne veux pas mourir... »

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A l’insu de l’Autre et « d’Ornn », quelqu’un les observait, depuis un moment déjà, quelqu’un qui n’était pas de ce monde. Cette personne, c’était la Mort, celui qui avait envoyé notre réincarné dans ce monde.


Et il était actuellement bien embêté.


Après la dernière réunion qu’il avait eu avec un réincarné en devenir, qu’il avait finalement envoyé dans le monde de Demon Slayer, leur discussion lui avait donné l’idée d’aller voir ce que devenait l’avant-dernier réincarné qu’il avait traité. Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes, mais ça lui arrivait parfois, afin de voir comment ils s’en étaient sortis, ce qu’ils avaient faits, en bref voir leur évolution depuis qu’il les avait lâchés dans leurs nouvelles vies.


Et à dire, il ne savait pas trop penser de la situation de ce réincarné.


« Hé bien, je vois que « Ornn » a un petit problème de nécromancien bleu sur les bras. » La Mort contemplait la bataille depuis son bureau. « Comment a-il fait pour se retrouver dans cette situation une heure seulement après la fin de sa période d’invulnérabilité ? C’est la première fois que ça arrive, c’est fou. »


Mais de quoi parlait la Mort ?


En fait, contrairement à ce que les réincarnés pourraient penser, la Mort ne les lâchait pas dans ce nouveau monde sans aucun précaution. Il donnait toujours à chaque réincarné ce qu’il appelait un petit temps d’invulnérabilité, c’est à dire une période au début de leur nouvelle vie ou les réincarnés étaient épargnés des dangers extrêmes de leur monde et ne risquaient pas encore complètement leur vie. Ça évitait qu’ils aient des départs catastrophiques ou qu’ils mourraient au bout de deux mètres, notamment s’ils allaient dans des mondes extrêmement dangereux. Ça ne les empêchait pas de rencontrer des ennemis sur leur chemin, mais disons que ça les préparait à la vraie affaire qui allait arriver.


Un peu comme un joueur qui commence par le mode tutoriel ou il apprenait les bases et ou il ne rencontrait pas vraiment de dangers sérieux avant de se lancer dans la vraie aventure.

Normalement pour « Ornn », sa période s’était arrêté il y a une heure, mais au vu de la situation actuelle, la Mort trouvait un peu dommage qu’il meurt de suite, alors qu’il n’avait pas même pas commencé à faire quoi que ce soit. Il avait vraiment pas eu de chance pour le coup.


Bon, c’est vrai, c’était aussi un peu sa faute à la Mort si il était coincé dans cette merde. Mais c’était juste une plaisanterie, La Mort ne pensait pas vraiment qu’il allait de suite attirer l’attention des Autres sur lui. Mais bon, il l’avait mit dans cette situation, et bien qu’il pourrait le laisser à lui-même, il décida de faire une exception, et de lui donner juste pour cette fois une « seconde chance ».

Le truc, c’était comment l’aider ? Il se trouvait sur un monde sur lequel la Mort n’avait pas le droit d’intervenir directement, ni d’apparaître en personne. Et actuellement, il n’y avait rien autour du réincarné dont il pouvait se servir pour intervenir indirectement.


Il ne restait plus qu’une option pour le sortir de là.


« Bon, je ne devais pas le faire avant qu’il ait remplit les conditions, mais je suppose que je vais faire une exception temporaire pour cette fois, mais ce sera la seule, après, si il lui arrive encore des trucs de ce genre, il devra se débrouiller. » Sa décision prise, la Mort tendit les bras et se concentra.


Faisant appel à ses pouvoirs, il relâcha un instant les sceaux temporaires qu’il avait tissés autour de la magie du réincarné lors de leur pacte, en prenant soin d’éviter les sceaux permanents. Il laissa un moment la magie libéré s’accumuler dans ses mains, avant de refermer de nouveau les sceaux, coupant de nouveau sa magie. Puis, dans un mouvement de lancer, la Mort balança l’orbe de magie pur qu’il avait récupéré et formé dans ses mains vers le bas, en direction de sa cible.


« Voilà, normalement avec ça, il devrait avoir de quoi vaincre le Marcheur Blanc. » La Mort se rassit dans son fauteuil, prêt à assister au spectacle. « Pour ce qui suivra ensuite… espérons qu’il soit assez solide pour l’encaisser. »

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L’Autre ne comprit pas ce qu’il s’est passé.


Un instant, il était au dessus de la « chose » blessé et épuisé, sa lance de glace prête à l’achever et à mettre fin à sa vie après le combat pathétique et décevant qu’elle lui avait fourni plus tôt. Et l’instant d’après… un immense éclair de lumière éclata du ciel, suivi d’une onde de choc qui l’envoya voler en arrière dans la neige à plusieurs mètres malgré sa force et sa constitution. Se relevant rapidement, il pointa sa lance vers l’anomalie et se mit à sprinter vers elle, bien à reprendre son exécution. Mais quand le nuage de neige se dissipa, il s’arrêta sur place, ses yeux glacés essayant d’analyser ce qui se trouvait devant lui.


La créature était devant lui, debout, couvert des blessures causés par sa lance… mais elle n’avait plus rien à voir avec la chose gémissante à l’agonie qu’il allait poignarder. elle avait triplé de taille, atteignant un bon six mètres de haut. La pelle qu’il avait lâché plus tôt était de nouveau dans sa main, la tête en métal planté dans la neige, mais la pelle semblait avoir grandi en même temps que son porteur, avec une hauteur maintenant égale à celle d’un petit arbre, la tête en métal de la taille et de la largeur d’une très grosse ancre. Son corps, ses bras, ses cornes… tout était devenu immense, et toutes les blessures que lui et ses wights avaient fait subir se refermait sous ses yeux à toute vitesse, sans laisser aucune cicatrice. L’aura qu’elle dégageait, au point qu’il pouvait la voir physiquement, avec des couleurs rougeâtres et oranges… on aurait dit… mais ce n’était pas possible, ils n’apparaissaient jamais sous forme physique, même le bienfaiteur de son maître ne s’était jamais manifesté de cette manière.


Mais le pire était ses yeux. D’immenses flaques de lave dorés qui le regardaient fixement sans ciller, irradiant de puissance. Sous le poids de ce regard, Le Marcheur Blanc comprit enfin une chose terrible.


Depuis le début, il affrontait un Dieu. C’était une divinité sous forme physique qu’il traquait depuis tout ce temps. Et il venait de l’énerver sérieusement au point qu’elle prenait maintenant ce combat au sérieux.


Il fallait qu’il parte, vite, qu’il prévienne le Roi…


« Broum !» Le bruit soudain fit tressaillir le Marcheur, sortant de ses pensées, il regarda de nouveau le Dieu. Pour se rendre compte que ce dernier avait bougé et se dirigeait vers lui en marchant.

Il marchait de plus en plus vite, et le bruit provenait de la terre qui se brisait sous ses pas. Jusqu’à charger sur lui, cornes en avant, et la pelle dans ses mains brandie.


Le Marcheur leva vite sa lance pour bloquer le coup de pelle qui arrivait à toute vitesse. Quand les deux armes se sont croisés, sa lance poussa un immense gémissement de protestation. Jetant un coup d’œil à son arme, L’Autre vit avec stupeur que non seulement des légères fissures parcouraient toute la longueur, mais en plus, et il regarda deux fois pour en être certain, son arme avait légèrement fondu à cause de la chaleur. Son arme, faite de glace pure, avait fondu !


La raison ? de la chaleur irradiait de la divinité et de ses armes. De la chaleur !! Une chaleur semblable à celle d’un volcan, atroce pour le Marcheur Blanc, qui préférait le froid, et qui l’affaiblissait et lui faisait tourner la tête. Sans s’arrêter, la divinité enchaîna les coups de pelle à un rythme très rapide, que le Marcheur esquiva ou contra à grand peine, mais chaque coup le fatiguait et le forçait à rester sur la défensive, la chaleur ralentissant ses mouvements.


Jusqu’à qu’il contra une nouvelle fois un violent coup de pelle avec sa lance de glace. Mais ce coup fut pour l’arme fondu et endommagé le coup de trop, la détruisant en morceaux. Sous le choc, le Marcheur perdit une fraction de seconde à contempler les reste de son arme dans ses mains.


La divinité en profita pour lui assener un coup de pelle au visage avec le plat du métal, l’envoyant dans la neige sonné. Le coup en lui-même ne le blessa pas, mais elle lui fit perdre ses repères quelques secondes. En reprenant ses esprits, l’Autre vit que la divinité s’approchait de lui, sa grande taille l’éclipsant totalement. Elle planta sa pelle dans la neige et le regarda, prenant son menton barbue dans une des ses mains presque aussi grandes que son propre corps, semblant réfléchir à son sort. Après un instant à le fixer, la divinité inspira un grand coup, le bruit très fort de sa respiration perceptible pour le Marcheur à terre.


Puis il souffla.


De sa bouche à sa grande surprise sortit une vague de feu immense et brûlante. Le Marcheur n’eut pas le temps d’esquiver et se prit de plein fouet la déflagration de feu que cracha le dieu. Il eut à peine le temps de pousser un cri avant que son corps sous l’effet de la chaleur ne craque et n’explose en des milliers de morceaux de glace.

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Le combat était fini.


La zone était un véritable champ de bataille. La neige était fondu par grandes zones, la terre était retourné, traversé de larges fissures, et de grands rochers qui étaient posés là depuis des siècles avaient été réduits en morceaux. Partout sur plusieurs centaines de mètres, des corps de wights morts étaient dispersés, leurs corps dans divers états, lacérés, enfoncés, certain presque tranchés en deux ou le crâne pulvérisé ou encore des des tas de restes pourrissants, et au milieu du carnage, debout et inébranlable, se tenait le Dieu de la Forge, dans son état divinisé. Il regardait l’endroit ou se trouvait les restes du Marcheur Blanc qu’il venait de tuer. Son visage barbu et ses yeux rougeoyants de pouvoir ne montrant aucune émotion.


Soudain, la divinité parla.


« Sort de ta cachette, je sais que tu es là. »


Pendant une minute, rien ne se passa, et puis, sortant lentement de la neige non loin, un des wights que contrôlaient le Marcheur Blanc tué s’avança lentement jusqu’à s’arrêter à une distance raisonnable d’Ornn. Ce wight ressemblait aux autres, un cadavre d’homme dans la trentaine à moitié décomposé, les vêtements en lambeaux, mais contrairement à ses semblables, le wight resta calme, se contentant de le regarder fixement avec ses yeux bleu glacés, dont la lueur… ressemblaient à celle du Marcheur Blanc.


Ornn le regarda, ne disant pas un mot. Puis il parla, sa voix irradiant de puissance.


« Je sens ta présence à travers ce cadavre. Etrange… » Il frotta sa barbe. « Ce pouvoir... ce n’est pas comme lui. » Il désigna le petit tas de glace et d’eau fondus. « C’est plus puissant, plus pur… J’imagine que tu es le Roi de la Nuit ? »


Le cadavre ne répondit pas, non pas qu’il en possédait la capacité, et se contenta de continuer de le regarder avec ses yeux bleu glacé.


« Ne t’embête pas à répondre, je sais que c’est vraiment toi. » Dit le Dieu, secouant la tête d’agacement. « Bon sang, je savais qu’un jour nous nous trouverions face à face, mais je m’attendais pas à ce que ce soit si tôt. »

Il baissa légèrement la tête pour regarder ses armes-outils. Il semblait en pleine réflexion. « Mais bon, au moins, on va pouvoir mettre certaines choses au clair. »


Il releva la tête et regardant le mort, ses yeux brûlant d’une détermination retrouvé.


« N’essaye pas d’envoyer d’autres de tes lieutenants, ils finiront tous comme lui. » Il montra de nouveau les restes du Marcheur que je venais de tuer. « Soyons clair de suite, je sais que tu as prévu d’attaquer ce continent avec une immense armée de wights et d’Autres, et malheureusement, je n’ai pas actuellement le pouvoir et la puissance nécessaire pour aller te chercher dans l’enfer gelé ou tu te cache et mettre fin à l’existence immonde qui te sert de vie. »


« Mais je sais aussi que tu ne peux pas encore quitter ton terrier pour commencer ta campagne de mort et de désolation. Donc voici ce qui va se passer pour le moment »


« Gardons le statu quo pour le moment. Reste sur ton territoire à l’Ouest des Montagnes, et je resterais sur le mien à l’Est. Et lorsque le moment sera venu pour nous de nous affronter, alors on s’affrontera, et j’espère ce jour-là que tu sera bien préparé, car je le serais, et alors on s’affrontera avec mes alliés pour la survie de ce continent et son futur. » Son pouvoir augmenta encore, la neige à ses pieds fondant en plaque te laissant apparaître le sol.


« Ce sera un combat qui restera dans les légendes, et tu devras prier pour le remporter, car même si je dois y passer, jamais je ne te laisserais toucher un seul des habitants de Westeros tant que je respire ! »


« Sur ce... »


« DÉGAGE D’ICI !!! » Et sur ces paroles, la divinité inspira et cracha un nouveau torrent de flammes qui réduisit le wight en cendres.

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Terres de l’Hiver Éternel, au même moment.


Au plus profond des contrées de l’Hiver Eternel, dans une immense forteresse de glace et de neige,à travers des corridors et des couloirs de glace jusqu’à une immense salle, assis sur un trône de glace, se tenait un être semblable au Marcheur que venait de tuer Ornn. La peau et les yeux bleus glace, des vêtements de cuirs gelés par le temps, la seule différence était un ensemble de petites cornes de glace qui formaient une couronne sur son front et sa tête. Cette seule différence prouvait que ce Marcheur n’était pas comme ces autres semblables, mais en réalité un être encore plus légendaire que les Enfants de la Forêt et le Géants : Le Roi de la Nuit. L’avatar du Grand Autre, le chef des Marcheurs Blancs, et le plus puissant d’entre eux. Pendant des millénaires, la simple mention de son nom et de celle de son peuple était devenue une malédiction parmi les vivants, et bien qu’ils n’aient été aperçus depuis la Longue Nuit, les récits de leurs pouvoirs et de leur cruauté étaient restés vifs.


Mais cela ne voulait pas dire qu’ils n’avaient rien faits pendant tout ce temps depuis leur défaite. Durant les millénaires suivants, ils avaient patientées, menant des raids au delà du Mur pour récupérer des corps frais et renforcés leur armée de wights, tout en prenant soin de se cacher au vue des humains du Sud du Mur et de rester discrets. Tout ça pour que le moment venu, ils puissent fondre sur un Westeros affaibli et ignorant, et prendre leur revanche sans résistance sur les humains ignares qui les avait défaits il y a tous ces siècles.


Mais actuellement le Roi de la Nuit, au vue des récents événements qui venaient de de produire, était pensif.


Dans son esprit, il pouvait ressentir la présence de son bienfaiteur. Le Grand Autre était capable de voir et d’entendre à travers lui, et il avait été présent lorsque le « Dieu » lui avait parlé. Le Grand Autre ne lui avait pas directement dit, mais il avait pu ressentir les quelques parcelles d’émotions que la divinité pouvait transmettre, et elle était unanime : Elle ne le considérait pas comme une aussi grande menace que le Dieu Rouge et son avatar futur, mais le Dieu du feu devait mourir, au plus vite, avant qu’il devienne plus qu’une nuisance.


Avec l’injonction de son bienfaiteur, et ce qu’il avait vu, le Roi de la Nuit devait réfléchir.


La mort d’un de ses lieutenants était fâcheuse, mais pas non plus dramatique. L’Autre en question n’était qu’un des jeunes récemment transformés, envoyés surtout pour les tâches d’éclaireur et de patrouilles, afin d’espionner les terres de humains et récupérer quelques corps. Ils étaient facilement remplaçables, tout comme les wights et le Géant mort-vivant. Non, le vrai problème était la présence de ce nouveau Dieu, qui perturbait la trame du destin déjà établie.


Si on était à quelques mois de leur invasion, Le Roi de la Nuit n’hésiterait pas : il enverrait de suite ses wights et plusieurs de ses Marcheurs pour traquer la divinité et la tuer le pus vite possible, voire même la chasser lui-même pour être certain qu’elle ne puisse résister.


Mais à l’heure actuelle, la Divinité avait raison. A l’heure actuelle, lui et son armée étaient loin d’être prêts pour leur invasion. Très loin même, puisqu’elle était normalement prévu pour dans encore très longtemps, donc la plupart de ses Marcheurs étaient encore en sommeil, attendant qu’il les réveille, et son armée de wights n’avaient pas encore atteint son plein potentiel. Bâcler cet étape et négligez la levée de meilleurs wights risquaient de le doter d’une armée d’invasion non performante.Et se précipiter pour tenter de l’arrêter avait beaucoup de risques non seulement d’échouer, mais aussi de révéler leur présence aux humains du Sud, ce qui était pour le moment hors de question. Il n’était même pas sûr de pouvoir le vaincre aisément au vue des pouvoirs et capacités que ce dernier avait montré en tuant son lieutenant.


Il n’y avait qu’une seule solution qui s’offrait à lui pour le moment.


Le Roi de la Nuit regarda les murs de glace de son palais. Son esprit réfléchissait à des plans et des manœuvres pour lutter à l’avenir contre le Dieu.


Bien, puisque le Dieu voulait qu’il attende, il attendrait. Et pendant cet attente il renforcerait son armée et son pouvoir, continuerait la levée des morts et le réveil de ses frères, et le moment venu...


Le moment venu, ils rencontrera la divinité, ils s’affronteront, il le vaincra, le tuera, il prendra son pouvoir et il l’utilisera pour s’assurer que sa conquête soit absolu, sans que rien ne puisse l’arrêter.


Le visage du roi de la Nuit se tordit en un mince sourire cruel tandis qu’il imaginait ce qu’il pourrait faire avec un tel pouvoir... Car il ne doutait pas qu’il gagnerait.


Après tout, l’avenir de ce monde avait déjà été écrit il y a des millénaires dans le feu et la glace, et rien, ni personne, ne pourrait changer ce qui allait arriver et qui était déjà inscrit dans le marbre..

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Ce que le Roi de la Nuit ne savait pas, c’est que juste après que son espion se soit fait tué, l’immense puissance qui avait gagné Ornn le quitta, le laissant dans un état tel que le Roi de la Nuit aurait pu le tuer facilement là, maintenant, et ainsi enlever de l’équation ce dieu fraîchement arrivé et récupérer sa puissance à son service.


Malheureusement , le roi de la Nuit n’avait plus de wights sur place pour voir ce qui se passait, et il ne lui vint pas à l’esprit d’en envoyer d’autre pour le surveiller, ayant en tête la menace du Dieu. Et c’est comme ça que le roi de la Nuit rata l’une des rares occasions de se débarrasser de ce qui deviendra son plus grand ennemi et adversaire. Et il lui faudra longtemps avant d’une autre occasion se présente.

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« PUTAIN de BORDEL de MERDE ?!! C’était quoi tout ça ? » Alors que je sortais de… mon état « ascensionné » on va dire, j’essayais de mettre de l’ordre dans ma tête tout en jurant à voix haute parce que là , tout venait de s’enchaîner à un rythme trop rapide pour moi.


Honnêtement, je n’ai pas compris ce qu’il s’est passé déjà pendant le combat avec l’Autre. Un instant, le Marcheur Blanc était sur le point de m’achever avec sa lance, et je n’étais préparé à revoir la Mort et à devoir lui expliquer pourquoi j’étais de retour si tôt, et l’instant d’après… j’ai eu comme une sorte d’énorme boost d’énergie qui m’a traversé d’un coup. Et l’effet sur mes pouvoirs et capacités… j’ai directement senti la différence, c’est comme si jusqu’à présent, mes pouvoirs étaient juste un petit feu, et que là, j’avais versé un énorme bidon d’essence dessus pour le transformer en brasier. Avec une telle puissance, vaincre le Marcheur Blanc fut presque trop facile, je me suis presque demandé si c’était moi qui était trop fort, ou alors que le Marcheur était trop faible.


Mais mais ça ne s’est pas fini. Juste après l’avoir tué, alors que je pensais enfin pouvoir souffler après tout ce combat, j’ai vu un mouvement quelque part dans la neige avec mes pouvoirs anplifiés. C’était un wight normal, un cadavre d’un homme barbu au visage émacié et corps atrophié, mais mes nouveaux sens magiques me permettait de voir au delà, et j’ai remarqué la puissance qui contrôlait le corps. Elle était semblable à celle du Marcheur Blanc que j’avais tué, mais à un degré bien supérieur et beaucoup plus puissante. La seule autre fois ou j’avais ressenti une puissance semblable, c’est quand j’étais dans le bureau de la Mort.


Du coup, j’ai compris qui j’avais en face de moi : Le Roi de la Nuit en personne, bien qu’à travers un simple cadavre et pas son vrai corps heureusement.


J’étais inquiet, car au vue de ce que je pouvais ressentir du pouvoir du Roi de la Nuit, même dans ma forme « ascensionné », j’aurais du mal à le vaincre, bien que je pense pouvoir lui tenir tête si le combat est rapide, mais dans un combat d’usure qui s’éternise, je suis beaucoup moins confiant . Maintenant qu’il m’a vu et qu’il connaît mon existence, il va sûrement travailler et comploter pour obtenir plus de puissance et de pouvoir tout en tentant de me mettre des bâtons dans les roues. Je ne sais pas si il va prendre ma menace au sérieux, j’ai d’ailleurs du mal à croire que j’ai même eu le cran de lui en lancer une comme ça au visage, mais espérons que ma forme divine et la menace de notre combat l’ai fait hésiter et va le retenir quelque années au moins.


Tout ces événements ne voulait dire qu’une chose au final, c’est qu’il allait vraiment falloir que j’augmente au plus vite ma puissance pour avoir une vraie chance contre le Roi de la Nuit. Ça voulait donc dire qu’il fallait que je trouve d’urgence la vallée des Thenns pour mettre enfin en marche mes plans.


Cependant, une question me restait en tête tandis que j’allais récupérer mes outils éparpillés dans la zone : l’origine du boost que j’ai reçu.


« Je ne comprends pas, d’où m’est venu toute cette puissance ? La Mort m’avait pourtant dit que la majorité de mes pouvoirs seraient scellés jusqu’à que je remplisse certaines conditions. »


Après, je n’allais pas plus m’en plaindre. Sans ce coup du sort bien placé, je n’aurais pas pu survivre à ce Marcheur, donc je suis plutôt content que…


« AAHHHHH ! »


Soudain, une douleur abominable ne parcourut le corps, ne faisant lâcher mes outils dans la neige. Projeté à genoux sur les mains, je me suis mis à vomir de manière incontrôlable dans la neige, régurgitant mon dernier repas dans la douleur.


« Mais… qu.. qu’est qui m’arrive ? » Nouveaux vomissements, bien que je n’avais plus rien à vomir, alors j’ai vomi à la place un liquide jaune-vert qui je crois était de la bile. La douleur devint trop intense dans mon corps. J’avais l’impression d’avoir été plongé dans une cuve d’acide, mes yeux bouillaient, mon corps était brûlant, et ma gorge s’enroua de crier ma souffrance. A force, la douleur me fit s’écrouler totalement au sol sur le sol. Mais même le contact de la neige froide ne diminua pas la douleur, au contraire elle s’intensifia, des veines sortant sur ma peau.


« AAHHHHH ! PITIÉ, QUE…. QUELQU’UN …. ACHÈVE MES … SOUFFRANCES... »


La dernière chose que je vis avant de m’évanouir sous l’afflux de douleur nerveuse, ce sont des silhouettes qui s’approchait lentement du champ de bataille, mais ma vision était trop floue pour distinguer ce qu’ils étaient vraiment.


« Faites que ce soit des alliés, pitié. » Et sur ceux, je suis tombé dans les pommes.

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Crocs de Givre, vallée des Thenns, trois heures plus tard


A la petite forge de Fiske, Kindra était en train de balayer la zone ou se trouvait l’enclume et la fournaise, actuellement éteinte, avec un balai en poil de chien les résidus de poussière de charbon et de fer dans le sol. Ce n’était pas le travail le plus passionnant de son apprentissage, mais il avait au moins le mérite de ne pas être fatiguant et de lui permettre de réfléchir. Ou bien juste de passer le temps. Pour le moment, vu qu’elle n’avait rien de bien important à faire à la forge et qu’il était lui même occupé sur un travail délicat pour lui enseigner, Fiske l’avait chargé de balayer les détritus, Puis si elle le voulait, elle pourrait s’exercer ensuite au travail du bois pour faire des manches.


Quand elle avait commencé à prendre des leçons avec avec Fiske, elle n’avait pas compris l’intérêt du travail de bois. C’était une apprentie forgeronne, pas une menuisière, et quand elle l’avait fait remarqué à Fiske, son maître l’avait regardé comme si elle venait de l’insulter.


« Un forgeron qui ne sait faire que travailler le métal n’est pas un vrai forgeron. » Lui avait-il dit mystérieusement lorsqu’elle avait insisté. Au début, elle était perplexe quand il lui avait dit ça, mais après plusieurs semaines à se plier et à continuer d’apprendre, elle avait finalement compris. La fabrication en forge ne se limitait pas au travail du métal sur l’enclume. Il y avait aussi les compétences en bois pour faire des manches et des hanses, les compétences en couture et en travail du cuir pour les parties ne nécessitant pas de métal, les compétences en gravures pour les runes… en vérité, le panel de compétences requises était immense, lui faisant tourner la tête quand son maître lui avait expliqué la première fois. Elle allait devoir apprendre tout ça ?!


Elle avait maintenant un respect plus profond pour Fiske et les autres forgerons thenns si ils étaient aussi capables. Ça expliquait aussi pourquoi ils étaient aussi peu nombreux. La plupart des apprentis devaient être dégoûtés et finissaient par jeter l’éponge.


Mais ce ne serait pas son cas, elle tiendrait bon, et terminerait sa formation, même si elle doit suer du sang à la fin.


Jusqu’à présent dans son apprentissage, elle s’était surtout occupé, lorsque Fiske la faisait travailler pour qu’elle s’exerce, des parties secondaires d’une arme ou d’une armure, les manches en bois, les finitions, l’affûtage, les rembourrages en tissus, mais jamais de tout ce qui était métallique, hormis de toutes petites choses, et lors de la fonte de métaux, elle se contentait d’activer le soufflet de la fournaise tandis que Fiske faisait le reste. D’ailleurs, Kindra n’avait encore pas reçu de marteau de forge à elle, empruntant quand elle en avait besoin pour ses exercices de ceux de la forge, qui n’était pas vraiment adapté à sa corpulence et à sa taille. Quand elle en avait demandé un à Fiske, le forgeron avait éclaté de rire, comme si la question était drôle.


« Ce sera ta dernière étape, petite » Fiske s’était alors assis sur un tabouret de sa forge, la regardant d’un air à la fois sérieux et solennel tout en lui expliquant calmement. « Le jour ou tu sera capable de façonner et de concevoir ton propre marteau de forge, alors ce sera le jour ou je n’aurai plus rien à t’enseigner. »


Il lui montra son propre marteau de forge en bronze, massif et aux cotés gravés de runes des Premiers Hommes.


« J’ai moi-même forgé ce marteau quand j’avais moi-même un maître pour m’apprendre notre art .La manière dont je t’enseigne est la même avec lequel j’ai appris. Quand tu forgeras ton propre marteau et que tu seras capable de faire notre métier avec succès, cela vaudra dire que ta formation sera arrivé à son terme. Tu sera une véritable forgeronne thenne et tu pourra ouvrir ta propre forge. » Il s’était ensuite levé. « Mais en attendant, retourne au travail ! Il ne va pas se faire tout seul !! »


Cette discussion avait eu lieu il y a plusieurs mois, et bien que Kindra sentait qu’elle avait appris beaucoup de choses sous la direction de Fiske, et que ses bras s’étaient légèrement musclés avec la pratique, elle savait aussi qu’elle était loin, mais alors très très loin, d’avoir les capacités et les connaissances nécessaires pour tenter de faire un premier essai de marteau.


Mais bon, elle était encore très jeune et avait encore beaucoup de temps pour apprendre et s’entraîner aux divers méthodes, donc elle n’était pas pressé de cette étape.

Tandis qu’elle terminait son balayage, une vague de vent glaciale la toucha , la faisant frissonner.


« Le froid s’est intensifié ces derniers temps. » Pensa-elle en rangeant son balai, se frottant les bras pour se réchauffer légèrement. Dans ces moments-là Kindra était contente de la présence de Kindle, qui était une excellente source de chaleur permanente..


La petite tortue de métal et de feu était devenue une nouvelle constante dans la vie de la petite thenne, rendant ses journées plus agréables. Généralement, Kindle se contentait de la suivre toute la journée, regardant ce qu’elle faisait, et quand elle se mettait au boulot à la forge, elle restait à coté, la regardant travailler avec sa moue de feu adorable. Quand Kindra n’était pas occupé avec ses tâches et son apprentissage à la forge, elle jouait avec Kindle, bien que les options étaient assez limités à cause de la chaleur et des flammes qu’il produisait. Durant ces temps de jeu, Kindra essayait aussi de comprendre les particularités de son compagnon ainsi que le lien qui les unissaient.


Par exemple, elle avait remarqué que la carapace de métal de Kindle possédait une ouverture, sur le dessus de sa carapace, permettant d’accéder à l’intérieur de son corps, qui abritait une immense flamme. Cette même flamme semblait être le cœur de Kindle, la source qui lui avait donné vie, et le rendait si chaud que Kindle était obligé de porter ses gants de forge pour pouvoir le tenir dans ses mains. Mais étrangement, elle tenait mieux la chaleur de Kindle que d’autres, comme Fiske, qui était incapable de le tenir même avec ses gants. En plus de tenir face au froid, Kindra se servait de la chaleur exceptionnelle qu’il pouvait produire pour chauffer son métal lorsqu’elle travaillait sur de petites choses, comme des clous, pour s’exercer seul.


Elle avait aussi remarqué que quand elle était triste ou déprimé, par exemple quand Fiske était trop dur avec elle ou qu’elle ratait à la forge et se morfondait de son échec, la petite tortue se rapprochait toujours d’elle, au point de presque coller sa tête de feu à elle, comme si elle voulait la consoler. Et même en dehors de ces cas, Kindle semblait toujours très affectueux avec elle. Son comportement et leur lien lui rappelait celui que pouvait avoir les Wargs avec leurs compagnons animaux lorsqu’ils en parlaient, mais sans la possibilité de glisser dans le corps de Kindle.


Parfois, lorsqu’elle n’avait pas de travail ou de leçons avec Fiske et qu’elle jouait avec Kindle, elle s’interrogeait, en traçant du doigt les runes rougeâtres sur sa carapace, sur celui qui l’avait conçu, et à ce stade, elle doutait fortement que ce soit un humain. Aucun humain ne pouvait posséder un tel savoir-faire, même ceux au Sud du Mur, qui pourtant savaient forger de l’acier, sans parler de littéralement donner une forme de vie à une créature artificielle.


Et en parlant de Fiske… quand elle avait ramené Kindle à la forge après l’avoir recueilli , il avait donné l’impression d’avoir vu un Autre, vu la réaction qu’il a eu quand elle lui a présenté son petit compagnon. Au début, encore sous le choc, il avait refusé que Kindra garde la créature de métal, mais après beaucoup de supplications et le choc passé, Fiske a fini par céder, ne serai-ce parce qu’il était très curieux du corps métallique de la tortue. La première semaine, il avait été à l’affût des moindres gestes de Kindle, s’assurant qu’il ne soit pas une menace, tout en le soumettant à une série de tests de forge et de résistance afin d’étudier les particularités de son métal. Maintenant, Fiske s’était légèrement détendu à la présence de Kindle, et passait à la place son temps à l’accuser de distraire Kindra de son apprentissage. Mais bien que Fiske ne lui avoua jamais, elle était sûr en réalité qu’il s’était attaché à la tortue de métal à force de la côtoyer.


Bien évidemment, la nouvelle du petit compagnon de Kindra a fini par se savoir dans le village, et elle avait du présenter son compagnon au conseil du village composé des forgerons les plus anciens et les plus compétentes des Thenns, ainsi que du fils du Magnar des Thenns, un grand homme dans la vingtaine chauve au tatouages thennes classiques sur les tempes, de passage dans le village à ce moment pour acquérir de nouvelles fournitures en bronze. Face à Kindle, après le choc initial et une série de tests et d’analyse sur son métal, le conseil avait été très partagé sur le sort de la tortue métallique. Certains voulaient le bannirent et l’envoyer loin de la vallée, estimant qu’il pourrait être un danger avant coureur pour les Freefolks, mais d’autres, notamment parmi les forgerons les plus vieux, estimèrent qu’ils s’agissaient d’un signe des Anciens Dieux, prenant en comparaison son apparition juste après celle de la comète dans le ciel, qui avait provoqué les pleurs des Barrals, événement qui avait fait sensation dans tout le Grand Nord. Ils estimèrent que Kindle devait être une sorte d’envoyé, et que le rejeter pourrait leur apporter de grands malheurs.


Au final, après un vote très serré, qui fut tranché par le fils du Magnar, venu la décision fut de laisser la tortue de métal en vie et de la laisser résider dans la vallée des Thenns, au village des forgerons. Et comme Kindra l’avait trouvé et s’était lié à elle, il fut aussi décidé qu’elle en conserverait la garde et s’en occuperait , mais sous la surveillance expresse de Fiske.


Mais tous s’étaient mis d’accord sur un point, le même que celui de Fiske : Celui qui avait façonné Kindle était un maître absolu dans l’art de la forge. A un niveau qu’aucun d’entre ne pouvait égaler, même dans leurs rêves les plus fous, renforçant encore plus le mystère autour de son créateur.


« Le métal de ta tortue nous est complètement inconnue, Kindra. » Lui avait expliqué Fiske après le conseil. « Ce n’est pas du bronze, ni du cuivre, ni de l’étain, ni aucun alliage que nous n’avons jamais vu de mémoire d’homme. Et pourtant, il est encore plus solide et résistant que même l’acier que peuvent produire les sudistes. C’est un métal complètement nouveau, et quelqu’un, vivant, mort ou même divin pour ce que j’en sais, est capable de le façonner et d’en tirer ce qu’il veut, pour un résultat éblouissant. Et c’est surtout ça qui nous fascine et nous fait peur à la fois. Car tous, moi y compris, donnerions n’importe quoi pour pouvoir connaître ces techniques de forge. »

Se frottant les mains, Kindra alla s’installer dans le petit coin de la forge qu’elle s’était aménagé pour être son propre petit atelier. Une table et quelques outils empruntés, c’était largement suffisant pour qu’elle puisse travailler sur ses exercices.


Mais alors qu’elle s’affairait à un des travaux inachevés, un manche en bois pour une lance, son esprit s’attarda sur le jour ou Kindle avait été jugé par le conseil, et la manière dont s’était notamment comporté le fils du Magnar.


« Il n’arrêtait pas de nous regarder, Kindle et moi, avec ce regard… Ce n’était pas comme le regard des forgerons, plein de fascination et de peur pour Kindle, c’était un regard froid, calculateur, comme il avait des projets cachés pour Kindle. J’aurais pensé qu’il referais parler de lui, peut-être pour apporter la réponse du Magnar, mais en deux semaines, pas un seul signe de vie, ce n’est peut-être pas plus mal. Je ne veux qu’il tourne autour de nous, même s’il nous a aidé. »


D’ailleurs, en parlons de lui, ou était Kindle ?


Elle regardait autour d’elle, mais son petit compagnon de feu et de métal n’était nul part visible dans la forge. Étrange, normalement, il ne s’éloignait jamais trop loin d’elle.


« Fiske, tu n’aurais pas vu Kindle ? » Le forgeron leva les yeux un instant de son travail et regarda autour de lui. « Non, je ne l’ai pas vu. J’espère pour toi qu’il n’est pas parti en vadrouille. » Dit-il avant de retourner à son travail.


« Impossible, ce n’est pas son genre. Bien qu’il avait l’air un peu agité plus tôt.» Elle chercha dans tout les recoins de la forge, mais impossible de le trouver.


Soudain, une étrange odeur monta au narines des deux artisans thenns. Fiske arrêta de nouveau son travail sur le bijou de bronze, posa ses outils sur la table, renifla, et...


« C’est moi ou ça sent le brûlé tout à coup ? » Demanda-il, intrigué.


« De quoi ? » s’arrêtant dans ses recherches, Kindra renifla à son tour. Effectivement, c’est l’odeur du brûlé, mais pourtant rien n’avait été allumé dans le forge aujourd’hui. En plus, l’odeur avait l’air de provenir de…


Elle pâlît en réalisant d’où venait l’odeur et se précipita pour tenter d’éviter la catastrophe. « Oh non, Kindle ! »


« Je vais tellement avoir des ennuis. »

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(Dix minutes plus tard)


Il s’avère que Kindle avait décide de se fourrer une nouvelle fois dans la fournaise de la forge et s’était enflammé dedans, mettant le feu au charbon et au bois qui était entassé dedans. Kindra ne savait pas pourquoi sa tortue aimait autant la fournaise, peut être une histoire de chaleur ou de confort, mais à chaque fois que ça arrivait, ils avaient failli aller tout droit à la catastrophe, le feu menaçant de se propager partout dans l’atelier. Et aujourd’hui était encore le cas.


« Ta fichue tortue a encore foutu le feu à ma forge ! » Cria Fiske. Son visage était noir de suie et sa barbe était fumante aux extrémités. Ils avaient réussi à éteindre de justesse le feu avant qu’il ne soit hors de contrôle, mais sa pilosité faciale avait souffert de la chaleur, et pour lui qui tenait à sa barbe comme à la prunelle de ses yeux, c’était le meilleur moyen de le mettre en colère. « Je commence à en avoir assez de ça!! »


« Ne lui crie pas dessus ! » Lui rétorqua-elle, Kindle dans ses mains gantés. Son visage était aussi couvert de suie. « Il voulait juste aider. » C’était la seule raison qu’elle pouvait voir dans le comportement de sa tortue.


« Ça va faire trois fois cette semaine qu’il se faufile dedans. Si jamais elle recommence, je vais t’interdire de le ramener dans la forge ! » Avec sa barbe qui fumait, la colère de Fiske semblait encore plus importante.  « Il est incontrôlable, cause sans arrêt des problèmes et il ne cesse de te distraire à la forge !! »


« Qu’est-ce qui t’arrive Kindra ? Tu as toujours été un peu ailleurs et facilement distraite, mais au moins, tu écoutais et tu t’exerçais . Depuis qu’il est arrivé, c’est pire que jamais, et en plus tu te relâche dans ton travail ! »


« C’est pas vrai ! » Comment osait-il ?! « Kindle ne me distrait pas ! Je suis toujours appliqué dans ce que je fais. Il se contente juste de m’encourager et de me soutenir, contrairement à certains ! »


« C’est si dur de me féliciter une seule fois ? En un an et demi, il n’a été que dur avec moi, rarement satisfait, toujours à trouver quelques chose à redire à mes travaux,. Si il trouve que je suis si nul que ça, qu’il me le dise clairement ! »


Soudain, en plein dans leur dispute, ils entendirent de l’agitation dehors. Dans une région aussi hostile que le Grand Nord, les signes d’agitation pouvaient être porteur de graves nouvelles. En tout cas, ce n’était jamais bon signe, et nécessitait la plus grande attention.


« On en a pas fini. » Prévint Fiske en la pointant de l’index et en le secouant, avant de sortir de la forge. Kindra, les joues gonflés par l’agacement, le suivit à contrecœur, Kindle dans les bras.


Ils se dirigèrent vers le centre du village, là d’où l’agitation semblait venir. Et ils remarquèrent qu’une bonne partie du village semblaient aussi converger vers cet endroit.


« Hé, qu’est-ce qui se passe ? » Fiske parla à un autre forgeron, un petit barbu chauve que Kindra reconnut comme une des connaissances proches de Fiske.


« Un groupe de chasseur a ramené quelqu’un qui a été attaqué par des wights. » Leur répondit-il.


Comme le village des forgerons étaient situés à l’écart des autres villages Thenns plus peuplés, ils devaient eux-mêmes s’assurer de leur approvisionnement. Donc en plus des forgerons, ils comptaient aussi des chasseurs, des bûcherons, des mineurs, des agriculteurs et autres métiers.


« Et alors, il y a souvent des victimes des wights, pourquoi autant d’agitation ? » Rétorqua Fiske, l’air confus.


« Parce que celle-ci a survécu aux morts. Je sais pas tout, mais les chasseurs sont revenus aussi avec des Géants, donc ça doit être important »


« Des Géants ? » Kindra était surprise par l’information et pour cause : Il n’y avait pas de Géants vivants au village, bien qu’une grosse communauté soit établie dans la Vallée. Les seuls fois ou Kindra avait pu en voir, c’est quand certains, nomades, venaient au village sur leurs mammouths pour échanger quelques fournitures contre de la fourrure et du lait de mammouths.


Arrivant sur la place du village, les deux remarquèrent qu’ils devaient y avoir la moitié des gens du coin réunis, une bonne centaine, qui regardaient tous quelques chose qui leur étaient hors de vue, mais ou se tenait deux Géants. Se frayant un chemin à travers la foule dense, Ils purent enfin apercevoir la source de toute cette agitation.


Là, posé sur un brancard de fortune tiré par une dizaine de chasseurs, se tenait un drôle de personnage. Immense, ce fut la première chose auquel pensa Kindra en le voyant. Même allongé comme il était, il devait faire faire au moins plus de deux mètres et peser plusieurs centaines de kilos, à se demander comment les avaient réussi à le ramener jusqu’à la vallée. Son corps, en plus d’être immense, était trapu et massif, avec des bras et des jambes comme des troncs d’arbres et un torse large, et était habillé de vêtement banals, un pantalon, des bottes et une tunique. Son visage, enfin ce qu’elle pouvait en voir sous l’immense barbe rouge qui en couvrait tout le bas, était très semblable à celui d’un humain. Mais il y avait une chose qui montrait que cette personne n’était pas humaine.


Deux immenses cornes, courbés et massifs, se dressaient sur sa tête tel une couronne au milieu de ses cheveux, aussi de couleur rouge. A cette vue insolite, Kindra entendait la foule marmonné entre elle.


« On aurait un Ancien Dieu qui aurait pris vie... »


« Vous avez vu ces cornes ? »


« Quelle taille ! Il doit avoir du sang de Géant ! »


« Il faut que quelqu’un aille avertir le Magnar ! »


Soudain, Kindra remarqua du mouvement près du brancard. C’était un des chasseurs du village, qui était en train de parler à Jirog, le chef du village et un des meilleurs forgerons. C’était un immense gaillard trapu et musclé, couvert de tatouages et arborant une grande moustache.


« On l’a trouvé non loin du village, inconscient et entouré de wights morts. » Lui expliquait-il. « Il a du se battre contre eux et s’écrouler à cause de blessures, bien qu’on en ait pas vu sur lui, malgré tout ce … sang. » Ajouta-il avec hésitation à la fin.


En effet, Kindra ne l’avait pas vu de suite, mais l’immense personne était recouvert d’une substance qui ressemblait à du sang sur tout le corps, en particulier au niveau du ventre. Sauf qu’elle était certaine que le sang n’était pas de couleur doré.


« On a tenté de le tirer jusqu’ici. » Continua le chasseur. « Mais il était tellement lourd qu’on a dû demandé à mi-chemin à des Géants qui passaient par là pour le transport en échange d’un peu de nourriture. »

Jirog acquiesça, puis se mit à regarder le blessé inconscient, le regard impénétrable et visiblement réfléchissant.


« Amenez- le à la grande salle. » Dit-il finalement au chasseur. « Il y a des pièces qui devraient être assez grande pour l’installer afin qu’il se repose. »


Le chasseur hocha la tête, puis se tourna vers un Géant non loin du brancard, lui parlant dans Ancienne Langue pour qu’il amène le corps. Le Géant hocha la tête avant d’attraper le brancard et de le tirer.


C’est alors, pendant que le corps était tiré, que Kindra remarqua un autre traîneau, tiré par plusieurs Thenns chasseurs, qui transportait ce qui ressemblait à des outils. Une immense pelle de la taille d’un homme, une grosse lanterne allumé , un pilier métallique un gros marteau, qui semblait servir à la forge et une immense masse. Mais le plus fou pour la petite fille, c’est que tous ces outils étaient fait entièrement d’un étrange métal argenté. Un métal argenté qu’elle reconnaissait, puisque son nouveau petit compagnon en était intégralement fait. Et au vue des murmures qu’elle entendait derrière elle, elle n’était pas la seule à l’avoir reconnue.


« Mais tu vas te calmer un peu, toi.» Demanda-elle gentiment à son paquet dans les bras. Depuis qu’il était arrivé sur la place, Kindle n’arrêtait pas de se tortiller dans se bras, agité, sa tête enflammé fixant l’inconnu que les chasseurs avaient ramenés.


« Alors il est vraiment venu. Je ne pensais pas que ce serait si vite. » Une voix âgée résonna juste derrière Kindra. Surprise, elle se retourna.


La voix venait de Dasha, la doyenne des forgerons et l’une des rares femmes forgeronnes parmi les Thenns. C’était une femme douce,au corps légèrement courbé, mais qui n’enlevait en rien à sa stature, ses cheveux blancs cachés sous un épais bonnet surmonté de deux bois de cerf et vêtu de lourdes fourrures brunes. Elle avait été une excellente forgeronne dans sa jeunesse, en témoigne le lourd marteau de forge à sa ceinture, bien qu’elle n’exerçait plus depuis quelques années, ayant laisser sa place ainsi que celle de chef du village à Jirog. Quand Kindra avait présenté Kindle aux forgerons du conseil, Dasha, qui était présente parmi eux, était la seule à avoir eu une réaction aussi étrange que celle du fils du Magnar. Émerveillée, mais aussi sereine, comme si il lui avait apporté une réponse à une question qu’elle seul connaissait.


« Que veux tu dire Dasha ? » Demanda Kindra par curiosité, la voix douce. Dasha avait toujours été gentille avec elle, l’encourageant dans sa voie de devenir forgeronne, et elle avait beaucoup de respect pour l’ancienne forgeronne.


La vielle Thenne lui sourit doucement, le regard pétillant et mystérieux.


« Le Grand Forgeron est arrivé, ma petite, et plus rien ne sera comme avant. Et...» Dasha regarda Kindle allongé dans les bras de Kindra. « Je crois que toi et ton petit ami aurait une place de choix dans ces changements. » Sur ces paroles étranges, elle s’en alla avec la foule, fredonnant.


« Le Grand Forgeron ? Que veut-elle dire ? » Le comportement de Dasha avait perdue Kindra. Elle regarda l’endroit ou avait disparu le brancard de l’inconnu, puis le traîneau contenant les outils en métal argenté, puis elle baissa la tête vers Kindle, qui avait arrêté de se tortiller et qui maintenant la regarder, sa tête de feu arborant un petit sourire. Elle repensa aux paroles de Dasha, et une question lui vint en tête.


« Est-ce que c’est lui qui a forgé et façonné Kindle ? »


La question n’avait pas de réponse pour le moment. Pourtant, au fond d’elle, Kindra sentait que cette dernière annoncerait de grands changements dans la vallée.

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Et c’est tout pour le moment.

Le Canon se met enfin en route, et « Ornn » va enfin interagir avec des humains.

Comme je ne sais pas quand le prochain chapitre sera prêt, voici en attendant pour vous des extraits des futurs chapitres et des événements qui s’y passeront.

A la prochaine.

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« Mais… C’est ma tortue de forge, ça fait un mois que je la cherche, elle est à moi. »

« Kindle n’est à personne , et elle m’a choisit moi pour veiller sur elle. »

« Kindle ?! Tu lui a donné un nom ? et elle t’a choisit ? Intéressant…

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« Vous avez une chance, petits Chanteurs, une chance de réparer vos erreurs, mais surtout… une chance de sauver ce qu’il reste de votre peuple, et de prospérer à nouveau comme au temps de l’Aube. A vous de saisir cette chance. »

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« Tu as le choix, Torrhen, t’agenouiller, ou résister. Chacun sera lourd de conséquences pour toi, tes descendants, et le Nord. Mais quoi que tu décide, sache que je respecterais ton choix. »

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« Apparemment, les Targaryen seraient plus proche des Dieux que des Hommes, mais maintenant que tu voies ce qu’est un vrai Dieu, Aegon Targaryen… pense-tu vraiment être semblable à moi ? »




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