Fanfiction Gdcp

Chapitre 9 : suite

2252 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 03/08/2026 17:21

— Stop ! s’écria Tam sur la rive opposée, les bras en croix pour appeler à lui toutes les ombres à proximité. Raven fit un pas en avant pour se détacher du groupe. 

— C’est rien, promit-elle. Ils sont avec moi.

D’un geste de la main, Tam projeta les ombres par-dessus la rivière.

— Pourquoi as-tu amené tes copains ici !

— Nous ne vous voulons aucun mal, dit M. Forkle d’un ton calme. Inutile de recourir à vos petits tours de magie noire.

— Ce n’est pas un tour, contrairement à votre déguisement, rétorqua Tam. Je vous interdis d’approcher tant que je ne vous aurai pas tous lus.

Keefe s’écarta des ombres.

— Hors de question.

— Tu fais ce que te dis Tamou, toi, ordonna Raven

— Tamou ? demanda Tam, un sourcil levé 

— Tamou, annonça Raven

— D’accord…. ?

ALLEZ JE VAIS LIRE SES PENSÉES !! 


“ ELLE M' A DONNÉ UN SURNOM 😱 “ 


Bah alors il cache bien ses pensées ce petit coquin ! 


— Tamou ? Et non je n’écouterais jamais Mister Frangette, répliqua le jeune homme.

— Jolie frangette par contre, dit Raven. 


“ ELLE AIME MA FRANGE 😱 “ 


JE L ADORE, pensa Raven


— Quand on refuse, c’est qu’on a de la noirceur à cacher, déclara Tam, impassible. 

— Peut-être n’ai-je tout simplement pas envie de laisser un psychopathe me coller son ombre dans le cerveau, rétorqua Keefe. Surtout un type avec une frange argentée. Qu’est-ce que tu as fait, tu as planté ta tête dans un chaudron après y avoir fait fondre les boucles de ton uniforme ?

— Jaloux, marmonna Raven

— Mon pendentif d’identification, à vrai dire. J’ai fait fondre la chaîne après avoir arraché le cristal pour le jeter à la figure de mon père. Ainsi, si jamais je lui refais face, il verra combien sa cage dorée me manque.

STYLISHHHHH 

L’Empathe détourna les yeux, pour une fois à court de munitions. (BAH ENFIN LAISSE TAMOU TRANQUILLE TOI ) 

— Nous perdons du temps, dit M. Forkle. Je comprends votre méfiance, monsieur Song, mais...

— Comment connaissez-vous ce nom ?

— C’est moiii, chantonna Raven ( Bah quand même je dois connaître mon futur nom de famille !! En plus Raven Song ça sonne bien…. ) 

— Tout doux. Je connais votre nom parce que je suis prudent, tout comme vous. Je me renseigne toujours sur mes interlocuteurs avant de leur rendre visite.

— Tout ce que vous savez, ce sont les mensonges du Conseil, ricana Tam.

— Croyez-moi, mes recherches ne s’arrêtent pas au Service des identités, loin de là. C’est pourquoi je sais que votre sœur a été bannie après avoir en partie inondé l’Atlantide... même si la faute en revenait à vos parents. Jamais ils n’auraient dû emmener une Hydrokinésiste débutante sous la mer. Autant amener un Rafaleur face à un ouragan et espérer qu’il ne touchera pas au vent ! Je sais aussi que votre père a tenté de convaincre tout le monde que vous aviez un an de plus que Linh, mais que votre sœur et vous refusiez de jouer le jeu. Je sais que vos résultats au concours d’entrée de Foxfire étaient brillants, et ceux de Linh plus impressionnants encore. Pourtant, vos prestations à Exillium sont, au mieux, médiocres. Vous refusez de vous appliquer durant vos leçons, et vous vous êtes brisé des os à plusieurs reprises car vous avez pris des risques inconsidérés. J’ai aussi rencontré votre père à plusieurs reprises. Il ne m’a pas fait bonne impression.

Tam baissa les bras, ébahi. Les ombres se dissipèrent.

— C’est bien la première fois que j’entends quelqu’un dire du mal de mon père.

— Vous n’avez pas rencontré les bonnes personnes, décréta M. Forkle. Ne vous méprenez pas : tous les adultes ne sont pas comme lui. Alors, où se cache votre sœur ?

Tam hésita un instant avant d’agiter la main. Les ombres qui entouraient quelques arbres laissèrent paraître Linh.

— Oh, on dirait de l’anti-éclipse, constata Biana. Comment tu fais ?

— Jtexplique après Biana, dit Raven 

— J’ai une proposition à faire aux jumeaux Song. Si vous voulez bien ?, l’interrompit M. Forkle. 

Il désigna la rivière qui les séparait.

D’un geste, Linh souleva l’eau en arche avant de prendre son frère par la main pour l’attirer vers l’autre rive.

( PAS TOUCHE LA MAIN DE MON MARI TOI 😭 MÊME SI T'ES SA SOEUR JE JALOUSIE ) 

“ J’aurais préféré que ce soit Raven..” pensait Tam

— Alors, qui êtes-vous ? demanda Tam, ses yeux plissés rivés sur M. Forkle et son visage boursouflé aux froisselles.

—  M. Forkle, dit Raven. Et voici mes amis : Keefe,Dex, Biana et… Fitz, je pense… (J'veux le tarter mais c’est un détail..)

Linh les salua, timide, avant de se présenter.

— J’adore tes cheveux, lui dit Raven.

L’Hydrokinésiste tira sur ses longues mèches et en effleura les pointes argentées.

— Ma coiffure est moins revendicative que celle de mon frère. J’ai fait fondre mon pendentif pour me rappeler ce qui arrive quand je perds le contrôle.

— Assez parlé de nos cheveux, dit Tam. Que faites-vous ici ?

( MAIS NONNNN PARLEZ DE VOS BEAUX CHEVEUX 😭 ) 

— Nous sommes venus vous faire une offre.

M. Forkle se tourna vers Raven, qui leur expliqua les dispositions prises par le Cygne Noir auprès des nains.

— Où est le piège ? demanda aussitôt le Ténébreux.

M. Forkle esquissa un sourire.

— Il n’y en a pas. Le roi Enki et moi avons tout préparé. Tout ce qu’il vous demande, c’est, tant que vous vivrez là-bas, de respecter ses lois... qui ne sont, d’ailleurs, pas très différentes de celles des elfes, si ce n’est qu’elles sont un peu moins restrictives.

Tam ne cessait de cligner des yeux, soupçonneux.

— Pourquoi nous aidez-vous ?

— Parce que quelqu’un se doit de le faire. (M. Forkle s’approcha d’un pas, ses traits adoucis.) Je mets un point d’honneur à tenter de redresser les torts que j’observe dans mon monde.

Linh s’essuya les yeux.

— Jamais nous n’aurions pu en espérer autant.

— On ne m’enlèvera pas de l’idée que vous nous tendez un piège, maugréa Tam.

— Hmmm, tu délires, lui dit Raven.

— S’il te plaît, murmura Linh à son frère. Je n’en peux plus de vivre ici.

Elle parcourut la clairière mourante de Bois-Sauvage du regard. Ses yeux s’emplirent de larmes.

Tam tira sur sa frange avec un soupir.

— On peut toujours essayer.

— Sage décision, approuva M. Forkle. Si l’arrangement ne vous convient pas, nous pourrons toujours en changer. Voulez-vous de l’aide pour faire vos bagages ?

Linh secoua la tête.

— Nos affaires sont toujours prêtes, au cas où. Donnez-nous cinq minutes

— Bon... dit le Ténébreux, qui se mit à tourner autour de M. Forkle. Raven vous a répété tout ce que je lui ai dit hier, pas vrai ?

— En effet. J’ai regretté de ne pas vous avoir parlé, à votre sœur et à vous, lors de ma dernière venue.

Tam se figea.

— Quand ?

— Il y a quelques semaines, lorsque j’enquêtais sur l’épidémie. Je crains que mes recherches n’aient été aussi superficielles que celles du Conseil... Une erreur que j’ai à cœur de rectifier.

— Je ne me rappelle pas vous avoir vu, déclara Tam.

— Parce que je ne tenais pas à être aperçu. Impossible de mener les vies que je mène sans maîtriser l’art de la dissimulation.

Le Ténébreux jeta un regard à Raven.

— Tu as raison. Il va me falloir du temps pour apprécier ce type.

— Il m’a aussi fallut du temps , lui assura-t-elle.

— Je l’espère. (L’ombre du jeune homme glissa sur celle de Raven. Il murmura :) J’ai confiance en toi, personne d’autre. Peu importe mon sort, mais s’il arrive quoi que ce soit à Linh…

 — Juste en moi ? Bien, et il n’arrivera rien à Linh, rassure toi répondit Raven.

Keefe laissa échapper un soupir excédé.

— Moi qui croyais avoir en horreur les messes basses des Télépathes… Maintenant les Ténébreux et que ce soit bien clair, dit-il à Tam, le président du fan-club de Foster, c’est moi. Et nous n’acceptons pas de nouveaux membres.

Les joues du Ténébreux s’empourprèrent.

— Je serais plus qu’un membre de son fan-club, dit-il à Keefe.

— Comment ça “plus qu'un membre de son fan-club” ? marmonna Keefe

— T’inquiètes

Il jeta à Raven un regard à la dérobée, qui n’échappa pas à Keefe dont le coeur se serra de jalousie lorsque Raven regarda en retour Tam..

Linh traversa le lit du cours d’eau, chargée de deux petits sacs et d’un long cylindre d’où dépassaient des montants.

— Vous n’aurez pas besoin de vos tentes, lui dit M. Forkle.

— Je l’espère, dit-elle, mais je me sentirai plus tranquille avec une solution de repli. De plus, nous nous efforçons de ne jamais laisser trace de notre passage.

— Tu vas inonder le campement ? lui demanda Raven.

Avec un hochement de tête, elle leva les bras pour conjurer une tempête au-dessus de leur ancien foyer. Une fois les nuages en place, elle tapa dans ses mains. La tempête éclata d’une pluie tellement drue que les arbres se courbèrent sous l’impact.

Le torrent afflua vers la rivière. Linh agita les mains avant qu’il ait pu faire déborder le cours d’eau : elle effaça la tempête encore plus vite qu’elle ne l’avait créée.

— Impressionnant, dit M. Forkle. Vous maîtrisez votre talent presque aussi bien que Raven.

— J’ai appris à créer des points fixes, expliqua-t-elle. De minuscules gouttes de stabilité au cœur du désordre, et je me concentre sur elles afin de garder le contrôle. Mais plus la quantité d’eau est importante, plus elle échappe à ma volonté.

— Bien entendu, dit M. Forkle. L’eau est un élément, non moins volatile que le feu ou l’air. Tout ce qu’on peut espérer, c’est précisément ce à quoi vous parvenez : une victoire contenue. Je connais peut-être quelqu’un capable de vous aider.

— Qui donc ? demanda Sophie.

— Moi évidemment, dit Raven s’attirant un regard ennuyé de Sophie

— Ne brûlons pas les étapes. (M. Forkle plongea la main dans sa poche pour en tirer deux chaînes simples surmontées d’une petite étoile en magsidienne.) Les nains m’ont donné ces pendentifs. Ils vous emmèneront à votre nouveau domicile et vous serviront de laissez-passer. Prenez-en grand soin, ne les ôtez sous aucun prétexte. Le roi Enki a promis de vous envoyer des provisions cet après-midi. Si vous manquez de quoi que ce soit, donnez-en une liste à Sophie à Exillium, et je veillerai à ce qu’on vous livre les produits en question.

— Vous ne venez pas avec nous ? demanda Linh, qui venait de passer le pendentif à son cou.

— Non. Il s’agit de votre vie. Nous ne nous en mêlerons pas plus.

Le soulagement de Tam fut de courte de durée.

— Mais avant votre départ, j’ai une requête pour monsieur Song, ajouta M. Forkle.

— Je sentais bien un piège ! s’écria-t-il, comme s’il attendait cette révélation depuis le début. Et ne m’appelez pas par ce nom.

— Très bien, dit M. Forkle. Je vous assure que je ne tente pas de vous piéger, Tam. Vous êtes libres de partir tout de suite si vous le désirez : le choix vous appartient. J’espère malgré tout que vous examinerez ma requête et accepterez de lire la sombrume de Bois-Sauvage.

— Vous voulez que je lise un tas d’arbres malades... dit lentement Tam.

— Si vous êtes d’accord, acquiesça M. Forkle.

— Je peux d’ores et déjà vous dire que le taux sera excessif, puisqu’ils agonisent, rétorqua le Ténébreux.

— Ce qui paraîtrait logique dans le cas d’une épidémie. Or, comme je le disais, je souhaite approfondir mes précédentes investigations. Cette fois, je tiens à ne rien laisser passer.

— Jpeux l’aider, proposa Raven en faisant des formes aqueuses 

Dans un haussement d’épaules, Tam étira son ombre avec Raven et laissa les ténèbres envelopper la clairière d’un manteau brumeux.

— Je ne comprends pas... dit-il au bout de quelques instants.

— Moi non plus, dit Raven, sérieuse pour une fois.

— Voilà qui confirme mon impression, dit M. Forkle. Je vous remercie, vous m’avez été d’une grande aide.

— Un instant, dit Tam alors que le vieil elfe sortait son éclaireur. Comment avez-vous su que nous ne détecterions rien ?

— Je n’en savais rien. J’espérais que ce soit le cas.

— Pourquoi ? demanda Raven. 

— Que l’épidémie se nourrit de sombrume. Et que cet indice nous rapproche, espérons-le, du remède.



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