Psychoghost, ou Obsession du passé

Chapitre 2 : Psychoghost, ou Obsession du passé, seconde partie

Par B7B14

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Psychoghost, ou Obsession du passé, Seconde partie




Le couple se rend dans la chambre de Norman et la chambre de sa mère. L'endroit est particulièrement sombre, comme si les ténèbres de l'Enfer avaient élu domicile. Le couple se serre la main, brandissant de l'autre leur lampe de poche, la gorge et le ventre noués par la peur, le regard qui se promène de gauche à droite constamment pour noter tous les détails. En mettant le pied dans la chambre de Norma, Mélinda constate que l'esprit errant a brisé les ampoules des lampes du couloir et de la chambre, laissant le couple dans la noirceur complète.

— Est-ce Norma Bates qui a détruit toutes les ampoules ? l'interroge d'une voix désespérée Jim.

Son épouse approuve d'un geste de la tête.

— Et si elle s'agite autant, ajoute-t-elle d'une voix faible, il doit avoir une raison. Sa chambre nous fournira un indice. Continuons à fouiller... Les tiroirs et l'armoire cachent des réponses.

— Stop ! ne soyez pas trop curieux étrangers !

La chuchoteuse d'esprits sursaute en entendant la lugubre voix féminine de la défunte. Se retournant pour rencontrer ses sombres yeux effrayants, elle recule et murmure à son mari d'une voix blanche :

— Peut-être nous ferions mieux de laisser la chambre pour plus tard.... Je crains d'avoir réveillé des vieux démons...

Le couple sort de la chambre en courant pour arriver dans la cave.


Ouvrant la porte qui grince, Mélinda est attendue par Norma, assise sur la berceuse dans un mouvement de va-et-vient.

— Jim, la berceuse est occupée par la mère... murmure-t-elle.

— Je vais allumer la lumière, lui réplique-t-il.

Lorsque la lumière arrive, le couple constate que l'immense cave au centre de laquelle trône une berceuse en bois et une table en chêne n'est pas vide. Dans un coin, des étages sont remplis de boîtes de carton. Dans l'autre coin, des boîtes de carton ouvertes traînent. Le bas plafond laisse une ambiance de folie et de claustrophobie à la pièce. Le défunt inspecteur se matérialise près de Mélinda et l'informe :

— Ces boîtes cachent des bouteilles de rhum et de whisky.

— Comment le savez-vous, monsieur Arbogast ?

— J'ai le temps de tout observer depuis que je suis défunt, commente l'inspecteur en haussant les épaules.

Jim ouvre l'une des boîtes et s'écrie :

— Mél, il y a du rhum dans ces boîtes !

Ouvrant les boîtes de l'autre côté, il commente :

— Et des bouteilles de whisky... Norman Bates est certainement un alcoolique...

La chuchoteuse d'esprits s'appuyant contre le cadre de la porte, réfléchissant à la situation de Norman, est transportée dans une vision.

Elle dévale les escaliers pour fermer la porte de la cave. Elle hurle jusqu'à perdre l'haleine :

— Maman... Pourquoi t'acharnes-tu sur moi ? Que veux-tu de moi ? Pourquoi toutes ces voix m’obsèdent et me donnent des ordres ? Pourquoi empoisonnez-vous ma vie avec vos paroles ?

— Mon enfant, tu le sais, lui chuchote d'un ton maternel Norma. Je viens de comprendre… Tu n’es pas fou…

— S'il te plaît...Je deviens fou à t'entendre… À vous entendre…

Une cacophonie de voix lugubres et sépulcrales résonne dans ses oreilles, lui donnant mal à la tête.

Elle s'avachit sur la berceuse, prend une bouteille de whisky et vide verre après verre, jusqu'à ne plus entendre clairement les voix des esprits errants...

Entre deux verres, elle lui demande d'une voix pâteuse.

— Veux-tu mon sang, mère ?

— Non ! N’écoute pas ces démons, mon fils ! Et ces voix que tu entends ne sont pas le fruit de ton imagination ! Ce sont des âmes perdues !

— Si tu nous le donnes, nous acceptons, murmurent des voix criardes à l’unisson.

Elle se lève en titubant, se déplace jusqu'à la cuisine, sort un couteau bien aiguisé et part dans la baignoire de l'une des chambres de l'hôtel, se mutilant les poignets, les bras et les jambes.

— Êtes-vous contents, maintenant ?

Soudain, Mélinda observe le spectacle de son corps possédé revenir dans la cave, suivi par cinq sombres et sinistres esprits.


L'antiquaire tremble de tous ses membres de sa vision. Elle fixe d'un air absent son mari. Ce dernier, angoissé, l’enlace et vérifie ses signes vitaux. Hormis un rythme cardiaque accéléré, rien d’inquiétant.

— Mél, qu’as-tu vu de si troublant ? lui demande-t-il quelques minutes plus tard.

— Norman Bates n’a pas été un fou au début, mais quelqu’un qui pouvait entendre les esprits errants… Sauf qu’il ne savait pas comment gérer son don, se noyant dans l’alcool pour se sauver de sa situation… Il ne sait pas qu’il a un don, et a mal à la tête de toutes les voix des défunts… Sa mère s’inquiète beaucoup pour lui et veut l’aider…

Six formes fantomatiques, quatre hommes et deux femmes, se matérialisent sous les yeux de la chuchoteuse d’esprits, la fixant avec avidité, toutes plus effrayantes les unes que les autres avec des vêtements salis de sang, des visages émaciés à la peau blême, au regard brillant de perfidie, rachitiques. L'une d'elles lui murmure :

— Jeune femme, êtes-vous certaine que votre mari vous comprend et vous aime ?

— N'oubliez-pas qu'il peut jouer la comédie ? ajoute une autre.

— Il vous considère certainement comme une folle, une schizophrène ? rit méchamment la troisième.

— Taisez-vous ! leur éructe-t-elle.

Se tournant vers Jim, la voix tremblante.

— Cette cave est hantée ! Quittons-la maintenant ! Ces esprits ressemblent à des loups affamés ! La chambre de Norma Bates nous donnera des réponses ! Allons-y ! Je comprends mieux son avertissement ! J'ai l'impression de devenir un peu folle !

Jim, lueur d'inquiétude dans le regard, tenant son épouse entre ses bras, sort du sordide endroit le plus rapidement possible.


Le couple arrive devant la chambre de la mère de Norman, accueilli par celle-ci.

— Il est exact que je veux apporter un soutien à mon fils, même d’outre-tombe, commente Norma, le regard adouci… Mais j’ai l’impression d’être la responsable de sa personnalité multiple… Suis-je finalement plus méchante et nuisible que je ne le pensais ? se lamente-t-elle.

Mélinda ne commente pas et fouille la chambre de Norma.

Le couple trouve d’étranges lettres dans différentes boîtes. Des vieilles lettres manuscrites, surtout des questions.

— Madame Norma Bates, je ne comprends pas à qui vous adressiez ces lettres ?

— À ces esprits qui hantent l'hôtel que vous venez de voir... Je les ai entendu et mon fils à hériter de mon don. Don qui s'apparente plus à une malédiction ! s'emporte-t-elle, éclatant la lampe sur la table de chevet.

— Jim, ces lettres s’adressent aux six esprits errants de la cave… Elle les entendait et son fils partage ce même don…

— Maintenant, les lettres ont un sens, commente Jim, même si ces esprits restent très étranges et mauvais, dirais-je.

— Je te le confirme.

Se calmant en marchant de long en large de sa chambre, Norma continue, mine pensive.

— Madame, vous semblez avoir des visions de nos vies, non ?

— Oui, il est exact… Et c’est très perturbant !

Mélinda observe avec intérêt la mère de Norman qu'elle considère sous un autre angle, celui d'une malheureuse femme incomprise qui n'a jamais su comment gérer son don.

— Alors je vous épargnerais de si désagréables sensations… commente-t-elle avec un petit sourire gêné… Pauvre de vous ! … Je vous expliquerais tout, puisque vous êtes très entêtée à rester dans cet endroit maudit ! J’ai compris une fois morte que j’entendais les voix des âmes désincarnées… Et mon défunt mari me prenait pour une folle… Nous avons divorcé, parce qu’il ne pouvait plus me tolérer de parler avec ces voix que seule j’entendais… J'essayais de protéger du mieux que je pouvais mon fils qui a hérité mon don, une vraie malédiction ! … Mais j’ai lamentablement échoué ! …

Des larmes perlent les yeux de l'esprit errant, glissant sur sa joue, laissant un sillon indélébile de sa tristesse et de son amour maternel. Ses yeux reflètent toute l'angoisse d'une mère pour son fils, émouvant la chuchoteuse d'esprits jusqu'au tréfonds de son âme.

— ... Je lui ai expliqué maintes fois la situation, mais il s’échappe dans l’alcool et devient un froid assassin… Tuant les jeunes femmes dont il est devenu amoureux… Et maintenant, il est interné dans un asile, traité comme un schizophrène et souffrant d’un trouble de la personnalité multiple !

Une larme perle le coin des yeux de l’épouse de Jim, très ébranlée en son âme d’entendre une si triste histoire.

— Bien déplorable que vous ne saviez pas gérer votre don, commente-t-elle d'une voix tremblante. Ni votre fils ! Pensez-vous que je pourrais essayer de l’aider ? 

Le visage de Norma s'illumine, ravie.

— Oui, oui, pourquoi pas ? s'enthousiasme-t-elle.

La chuchoteuse d'esprits, étonnée du changement de comportement de la mère, ne cache pas son sourire de joie.

— D’accord, je peux me rendre jusqu’à son asile, mais avant, je vais régler le cas de Marion Crane… Que peut-elle bien cacher entre des feuilles de journal qu’elle donnerait à son amant ?

— Je peux vous aider, ajoute Norma. J’ai tout vu… Vous savez, je n’ai rien de mieux à faire que de parcourir toute la maison… Cette jeune femme a gardé de l’argent.. Une quantité importante…

— C’est la somme que je recherchais, s’exclame Arbogast, soudainement apparu à la droite de Mélinda. C’est de l’argent volé ! Plus exactement 40 000 dollars ! Mais comment informer mes collègues ?

— Vous pouvez posséder l’un d’eux pour qu’il conclut sur le vol de l’argent, simple ? lui suggère Norma. Si les sombres esprits peuvent posséder pour fils pour qu'il tue des femmes, vous pouvez bien aider vos collègues !

— Merci, Madame Bates… Et après, je pars dans la Lumière.

Le policier s’en va, laissant Marion rouge de honte, regard baissé. Elle s'évapore rapidement.

— Jim, l'informe Mélinda, Marion Crane a caché, semble-t-il, de l'argent volé qu'elle voulait donner à son amant... La somme sera certainement rendue à son propriétaire... Alors que dire à Sam Loomis ?

— L'informer des intentions de sa maîtresse, lui conseille son mari. Et si elle part dans la Lumière, c'est encore mieux !

Le couple quitte l'hôtel hanté assez rapidement, préférant dormir dans leur voiture.



Trois jours plus tard, Mélinda se rend seule à Fairvale. Arrivé devant la porte de Sam, une charmante maison en bois bien entretenue, digne pour une petite famille, elle frappe à la porte et attend qu'il l'invite à l'intérieur. Le trentenaire l'accueille dans son salon, intrigué de sa visite. Derrière le fauteuil sur lequel est assis Sam, la chuchoteuse d'esprits note la présence de Marion, regard baissé, coupable.

— Monsieur Sam Loomis, j'ai un message important à vous communiquer de votre défunte amante, Marion Crane...

Regard méfiant, trait tendu, son interlocuteur l'observe, essayant de détecter ses intentions, l'intimidant.

— ... Elle est morte en glissant dans la baignoire mouillée pour éviter le coup de couteau du propriétaire d'un hôtel au passage. Elle voulait vous donner une certaine somme d'argent volé pour vous aider financièrement.

Étonné, Sam éclate de rire.

— Madame, vous êtes comique ! Ma Marion ne volerait jamais personne ! Elle est une honnête femme ! Sortez de ma maison au lieu de me raconter des inepties !

Mine renfrognée, Mélinda réplique amèrement :

— Monsieur Sam Loomis, je ne vous dis que la vérité ! C'est un don que j'ai depuis mon enfance et j'ai déjà aidé maints esprits errants à partir dans la Lumière !

Elle se lève et sort de la maison, revenant chez elle.


Sur l'autoroute pour arriver à Grandview, la chuchoteuse d'esprits sursaute en entendant la voix de Marion.

— Merci, Madame Gordon de m'aider... De dire la vérité à Sam... J'avais tellement peur... Et je comprends mieux ma mort... Merci infiniment, je me sens plus légère !

Tournant le regard vers le rétroviseur, Mélinda remarque qu'elle se cache sur le siège arrière.

— Voyez-vous une lumière ? l'interroge-t-elle.

Observant le paysage à l'extérieur, le visage de Marion s'illumine d'un bonheur indescriptible, une larme coule sur sa joue, ses yeux brillent de joie, tout son être est rasséréné.

— Oui, une lumière oh combien merveilleuse ! Mes grands-parents m'invitent ! Au revoir, Madame Gordon.

Elle lance un dernier regard vers la chuchoteuse d'esprits, large sourire aux lèvres, et part dans la Lumière. Mélinda lâche une larme de joie et continue à conduire l'automobile en silence.



Deux jours plus tard, Mélinda arrive à l'asile de White Pine Bay, accueillie par le psychiatre Fred Richman, suivi de son assistant Élie James. Il l'invite dans son bureau et écoute ses explications. Le psychiatre en chef est sceptique et tourne vite au ridicule les propos de la jeune femme, sous le regard inexpressif et la mine sérieuse de son assistant. Une fois que l'assistant est seul avec Mélinda, puisque son supérieur est parti s'occuper précipitamment d'un patient, un large sourire de joie apparaît sur son visage. Élie s'exclame :

— Jeune femme, très intéressante explication ! Venez, je vous accompagnerais auprès de Norman Bates, mon patient ! Je sais que je n'aurais pas le droit, mais je me permets cette entorse pour aider la pauvre mère !

Il serre chaleureusement la main de l'antiquaire.

— Et merci beaucoup pour votre explication ! affirme-t-il sérieusement en baissant la voix. Je comprends mieux ma capacité extraordinaire ! Je suis moins seul... Et je pense qu'après mon stage, j'ouvrirais mon propre cabinet.

Et l'assistant, suivi de Mélinda, passe les corridors blancs de l'asile, puis les différentes chambres, avant d'arriver devant la cellule de Norman.

Ce dernier, visage effrayé, retire ses mains de ses oreilles, fixant d'un regard éteint la nouvelle venue, intrigué.

— Bonjour, Monsieur Norman Bates, je ne veux que discuter un peu avec vous... Concernant votre mère et vous-même.

Le propriétaire de l'hôtel tourne sa tête vers elle, ses yeux, autrefois perçants, sont tendus, fatigués et résignés, son visage hiératique donne un frisson à la nouvelle venue.

— Tous deux avaient un don, celui d'entendre les esprits errants.

Norma à la droite de son fils lui murmure maternellement :

— Mon fils, crois-la. Elle dit la vérité, je ne l'ai compris qu'une fois défunte... Cet hôtel est hanté.

— Je deviens fou, s'alarme Norman, les yeux encore plus grands qu'auparavant. Mère, je le sais bien que tu n'es pas responsable de la mort de ces deux jeunes femmes... Tu ne tueras pas une mouche ! Je suis un bien mauvais garçon !

— Monsieur, l'interrompt sévèrement Mélinda, je vous le dis, vous n'êtes pas un fou, parce que j'ai un don, celui d'interagir avec les esprits errants, les âmes perdues. Et votre mère est l'une d'elles. Les voix que vous avez entendus sont celles des six défunts qui hantent l'hôtel. Ces esprits vous possédaient lorsque vous étiez saoul et vous poussaient à commettre homicide et auto-mutilation ! s'énerve-t-elle.

Norman cesse de la fixer, baissant ses yeux sur ses genoux, puis sur ses bras, silencieux et étonné.

— Je peux vous confirmer, ajoute posément Élie James, que cette jeune femme à raison. Moi-même, je peux entendre les voix des défunts, ce qui est très perturbant, je le reconnais. Je compatis à votre situation confuse, Monsieur Norman Bates. Raison pour laquelle, j'essaie de vous donner le moins possible de médicaments, sans éveiller de soupçon du docteur Richman.

Le patient relève sa tête et chuchote d'une voix atone :

— Ce que vous dites, madame et monsieur, est très intéressant... Mais êtes-vous certains que je ne sois pas réellement un fou ?

— Non, affirment-ils à l'unisson.

Se grattant le menton, pensif, les yeux de Norman brillent soudainement.

— Vous avez peut-être raison ! Donc la voix de ma mère ne serait pas une hallucination, mais tout aussi réelle que vous ne l'êtes devant moi ! ... Et les autres voix sont celles d'âmes perdues...

Les deux interlocuteurs approuvent ses paroles d'un geste de la tête. Agitant ses mains, Norman continue son monologue.

— ... Il faut détruire cet hôtel ! Je le vends ! Rasez-le jusqu'à ses fondations !

Se tournant vers Élie.

— Transmettez mes paroles et ma volonté à ce docteur !

— Madame Gordon-Clancy, s'immisce Norma, je vous remercie d'aider mon fils ! Vous avez réussi là où j'ai échoué ! Je peux enfin partir, l'âme en paix. Je suis bien consciente que mon suicide n'est aucunement justifié, mais je ne pouvais plus entendre ces esprits qui m'ont rendu folle.

Le visage de la mère de Norman est enfin apaisé et radieux, ses yeux s'illuminent d'un feu intérieur, l'abîme a disparu.

— Mon fils, Norman, j'espère que tu trouveras femme et ne négliges pas ton don, maintenant que tu le sais.

— Oui, maman, je te le promets. Bon voyage ! Maintenant, tu me quittes définitivement.

Il lâche une larme, ému.

— Exactement mon fils, ne sois pas attristé ! Sache que je pars l'âme en paix... Je ne me suis jamais sentie aussi heureuse et légère de ma vie.

Les trois vivants opinent du chef.

Norma Bates rentre dans cette divine Lumière qu'elle seule discerne. Mélinda, sourire radieux et larmes de joie, remercie Norman et Élie de leur attention et quitte la cellule et l'asile.

Rentrant chez elle, l'antiquaire est ravie que deux esprits de moins errent parmi les vivants.



Deux semaines plus tard, l'hôtel des Bates est détruit. Et Mélinda ne discerne pas, derrière son dos, les six esprits errants de l'hôtel, très fâchés, la suivre.




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