Au nom de l'amitié
Chapitre 1 : Au nom de l'amitié
3400 mots, Catégorie: M
Dernière mise à jour 30/11/2025 23:31
Tirage, Caractéristique 9 (Femme), Lieu 7 (Sauvage), Objectif 13 (Amitié), Objet 9 (Cristal), Rencontre 1 (Écailles) et Obstacle 1 (Monstre)
Au nom de l’amitié
Il était une fois dans une petite ville, dans un certain royaume vivait une jeune femme, Mélinda Gordon. Elle avait un don singulier, celui d’interagir avec les fantômes, ou les esprits errants comme les appelaient sa grand-mère maternelle. Elle était mariée à un ambulancier de la ville, Jim Clancy, et depuis plusieurs années déjà, mère d’un garçon adorable, Aiden, qui hérita de son don. Elle était l’amie et bonne connaissance d’un professeur universitaire, Richard Payne, qu’elle n’avait pas revu depuis son congé sabbatique, il y a plus de cinq ans.
Notre histoire débute par une belle journée d’août, la petite brune surveillait son fils âgé de sept ans qui jouait dans le parc de la ville. Des lunettes de soleil sur le nez, elle pensa en ajustant les plis de sa robe verte :
« Depuis longtemps, je n’ai pas eu des nouvelles de mon ami Richard. Où est-il ? Perdu dans la forêt amazonienne ou au Tibet ? Je commence à me faire du souci pour lui ! Sans nouvelles depuis autant d’années ! Que lui est-il arrivé ? »
Elle ouvrit un livre de contes pour enfants qu'elle lisait pour endormir son fils lorsqu’il était plus jeune. De l’ouvrage illustré sortit une forme fumeuse et translucide. Elle se précisa sous ses yeux. La médium le détailla : un jeune homme aux cheveux châtain foncé et aux yeux noirs, semblables à de l’onyx, avança avec prestance et élégance vers elle. À chaque pas, son manteau bleu royal serti de perles et de galons d’or s’agitait, comme mû par un vent invisible, dévoilant sa fine chemise de lin ornée de fil d’argent et ses pantalons en soie.
— Je suis Mélinda Gordon-Clancy, qui êtes-vous ?
« Il semble sortir tout droit d’un conte ! Étrange ! » songea-t-elle en fixant avec une lueur de curiosité le nouveau venu.
Celui-ci, relevant fièrement la tête et levant sa main droite ornée de bagues, s’exclama :
— Je suis le Prince Franz von Deutschland… Mais tout le monde a oublié mon nom !
Il renifla bruyamment l’air autour de lui, son regard se ternit.
« Effectivement, jamais entendu ce nom ! » réfléchit la médium en prenant note dans un recoin de sa mémoire le nom du singulier esprit.
— …Je suis plus connu pour être le mari de la Belle au Bois Dormant…
« Ah ! Voilà que des personnages des contes existent en plus ! » pensa la jeune mère avec un petit sourire narquois.
— Et votre ami, qui est également le mien, par l’entremise d’une connaissance commune, Richard Payne, vous demande de venir le voir. Il a besoin de votre aide ! Lui, l’homme de science, a besoin du cristal qui est caché dans votre pendentif en or.
Il pointa du menton le collier de la jeune femme. La mine de la médium se transforma et ses yeux reflétaient son inquiétude.
— Où est Rick ? Pourquoi ?
— Suivez-moi ! Il est dans la Forêt Noire, non loin de la Grotte. Je connais l’endroit pour l’avoir traversé dans ma jeunesse… Avant de me marier, bien sûr. Là-bas, des monstres de toutes sortes guettent dans l’ombre : dragons avares qui cumulent des richesses en espérant trouver la pierre philosophale, loups affamés, géants végétariens qui manifestent contre le changement climatique avec ferveur, oiseaux de feu agressifs pour protéger leurs rejetons, vieilles sorcières cannibales qui cherchent des tofus ! Bref, une jungle ! Êtes-vous prête ?
— Mon fils, je ne peux le laisser seul, murmura la jeune femme. Et comment me défendre contre des monstres ! Moi et les armes, c’est deux mondes !
Ses grands yeux bruns se ternirent d’inquiétude.
— Sinon qu’est-il arrivé à Richard pour qu’il sollicite mon aide ?
— Il est dans un état critique depuis plusieurs jours, gravement blessé par un Dragon ! s’alarma le défunt en agitant ses mains.
« Oh ! L’affaire est grave, Rick est blessé ! Je ne peux pas laisser un si bon prof dans un si mauvais état au milieu d’une jungle ! Alors qu’il m’a maintes fois aidé avec les énigmes des défunts ! Quelle ingrate amie je serais ! » réfléchit-elle.
— Laissez-moi m’occuper de votre fils, siffla un serpent aux écailles dorées apparu de nulle part à ses pieds. Et je vous conseille de me suivre. Je suis l’un des gardiens de cette forêt. Endroit sauvage, dangereux ! Mais qui n’est pas si complexe lorsque vous comprenez le principe de fonctionnement !
Le reptile doré se faufila dans l’herbe pour rejoindre le gamin dans le parc. Aiden l’écouta sagement et approuva d’un signe de tête. Il courut jusqu’à sa mère, suivi par l’ophidien.
— Maman, bonne chance pour aider ton ami. Je vais revenir à la maison !
— Sois prudent mon ange !
Et le fils s’éloigna de sa mère, jusqu’à disparaître de son champ de vision. Elle fixait encore l’horizon, lorsque le reptile s’exclama :
— Allons-y ! Le temps est compté ! Alors on se dépêche !
« En plus, j’ai mon cousin, le redoutable Dragon Tricéphale qui m’attend pour prendre un thé à 15 h 00 ! » pensa l’animal.
Le fantôme princier et la médium approuvèrent d’un signe de tête.
— Prenez votre collier ! ordonna Franz. Ouvrez le fermoir du pendentif et vous trouverez le cristal. Ce minéral est magique : il guérit toutes les maladies et tous les maux possibles et imaginables, en plus de servir de portail voyageur pour arriver dans la Forêt.
— Comment est-ce possible ?
— Ne vous posez pas de question et faites comme Votre Altesse vous l’a dit ! répliqua l’animal. Je vous attends à l’entrée de la Forêt.
Et le serpent disparut mystérieusement dans une lumière dorée. Incrédule, Mélinda obtempéra et, à l’instant où elle libéra un minuscule morceau de cristal, celui-ci s’agrandit et dégagea une lumière aveuglante. Elle ferma les yeux et ressentit un zéphyr lui caresser les bras.
***
Soudain, elle ouvrit les yeux. Son regard balaya l’horizon : une géante forêt aux arbres pluricentenaires qui s’étalait à perdre de vue où des sifflements d’animaux divers, allant des pépiements des moineaux, aux hurlements des loups, en passant par d’autres sons impossibles à identifier et inquiétants, résonnaient au loin. Mélinda, tenant puissamment le cristal dans sa main, demeura immobile, médusée par la menace latente de l’endroit.
Franz, à sa droite, lui demanda :
— Est-ce qu’on y va ? Parce que Richard n’a pas l’éternité à attendre !
Le serpent rampa rapidement devant la jeune femme et lui ordonna :
— Je connaîs un passage qui nous amènera vers la Grotte où se trouve votre ami ! Venez !
Mélinda emboîta le pas de l’animal, le suivant sur la sente de terre battue créée par le piétinement centenaire des animaux.
Plus ils avancèrent, plus les branches bloquaient la lumière du jour et plus le cristal scintillait, illuminant le chemin. Ce qui évita à la médium de marcher sur des têtes de reptiles, de recevoir un coup de griffes de jaguars enragés en manifestation ou des rapaces au bec crochu de se déposer sur sa tête. Mélinda s'essoufflait de plus en plus de la marche forcée. En plus des feuilles et des épines des plantes les plus exotiques qui lui fouettaient les chevilles et lacérèrent les jambes.
***
Après plusieurs heures de marche, dans la noirceur la plus totale où seules les écailles du guide reflétaient la lumière de l’artefact magique.
La jeune mère s’arrêta net lorsqu’un rugissement parvint à ses oreilles. Elle se retourna et s’immobilisa. Ses jambes tremblèrent. Son souffle fut court. Ses yeux étaient aussi grands que ceux de la chouette. Un monstre se dressait devant elle : un dragon à neuf têtes aux écailles écarlates et au regard reptilien jaune qui fixait avec intensité la femme. Le serpent doré se redressa, battit des ailes minuscules dorés qui apparurent dans son dos et affirma :
— Mon cousin grec ! Ladon, pourquoi viens-tu ? Tu veux prendre du thé avec mon cousin russe ? Un peu de changement du cidre ?
Pour toute réponse, l’interpellé rugit et cracha du feu, brûlant des branches d’arbre.
Mélinda recula de quelques pas, suppliant silencieusement son compagnon rampant de l’aider. Franz, se matérialisa aux côtés de la médium et commenta, dégainant son épée invisible :
— Il n’est pas civilisé, ce cousin de Serpent doré ! Je ne sais pas ce qu’il veut ! Mais je sais ce qu’il faut faire avec des monstres ! Les tuer !
Il s’avança vers le Dragon avec une lueur de détermination dans le regard.
— Dans ma jeunesse, j’ai croisé le fer avec l'une de ses espèces !
Il brandit son bouclier.
— J’ai mal au ventre ! Je ne vous laisse pas passer vers ma demeure, surtout pas la mortelle ! Sinon, je la mange, affirmèrent les têtes à l’unisson.
Des sueurs froides coulèrent le long du dos de la médium. Elle inspira profondément l’air et s’avança vers le dragon.
— Dragon, l’avisa-t-elle. Je viens en paix. Je ne prends ni trésor, ni prince, ni princesse. Je suis une femme mariée et l’or et les pierres précieuses ne m’intéressent pas.
Le Dragon sourit, dévoilant des rangées de dents aussi acérées que celles d’un requin. Il étira l’un de ses longs cous pour être à quelques centimètres de la brune.
— Attends, cousin ! surgit le serpent entre eux, protégeant Mélinda et forçant la tête à reculer. Tu ne peux pas ainsi poser un ultimatum à ma protégée ! Je te rappelle que tu ne manges pas de viandes humaines depuis que tu es né, donc ne fais pas peur inutilement !
— Je ne la laisse pas passer ! s’entêta le dragon. Et la Grotte est ma résidence estivale !
L’esprit errant pourfendit à droite et à gauche des cous, en vain, sans résultat ou changement, comme si un courant d’air chatouillait le monstre polycéphale.
« C’est une folie ! » paniqua la médium en son for intérieur en scrutant son environnement. « Comment affronter un dragon ! Un pourparlers, ça peut marcher ! C’est comme pour une entente autour d’un prix aux enchères ! Il faut de la patience et c’est une partie de mon métier ! Rien à perdre d’essayer ! »
Elle s’avança avec une lueur de détermination dans le regard et affirma calmement malgré l’agitation de son cœur qui battit à tout rompre.
— Dragon, avant toute décision, je vous propose un marché, une entente. Nous sommes civilisés et les dissidences peuvent se régler à l'amiable. Discutons plus en détail du contrat et des clauses. Je n’accepte rien à la légère sans connaître l’engagement des deux parties.
Le fantôme, la bouche entrouverte d’étonnement, hurla :
— Mais que faites-vous ? C’est de la pure folie ! Aucune discussion possible, hormis l’épée !
Le serpent doré l’intima de se taire et promena son regard de son cousin à la petite brune et marmonna :
— Il faut se dépêcher ! Richard ne peut attendre trop longtemps !
Les têtes du Dragon murmurèrent des paroles contradictoires :
— J’accepte ! dit l’une.
— Je refuse !
— J’ai faim !
— C’est quoi l’entente ?
— J’ai soif !
— Pourtant, s’offusqua une autre tête, tu as déjà bu des tonnes de litres de vodka avec ton cousin allemand et mangé des tonnes de hamburgers avec ton cousin américain !
— Telle n’est pas la question, entonnèrent en chœur deux têtes.
« Je vais essayer le tout pour le tout » songea la jeune mère en soupirant. « J’ai Richard à aider, le pauvre ! Il doit être grièvement blessé et chaque seconde compte ! »
Mélinda, exaspérée, lança le cristal dans les airs. L’une des têtes l’attrapa dans sa gueule, et la médium affirma solennellement :
— Dragon, vous vous engagez à me partager ce cristal en deux. La moitié pour vous et l’autre pour moi. Vous gardez ce morceau à vie, je ne le réclamerai jamais et, en échange, je peux traverser tranquillement cette forêt pour aider un ami ou quiconque dans le besoin, peu importe le temps et votre humeur. Vous vous engagez à tenir parole…
Un parchemin sortit de nulle part apparut devant elle.
— En signant ce contrat en présence de témoins, Franz von Deuntchland et le Serpent Doré, vous attestez le respect des clauses mentionnées !
Le dragon apposa sa griffe en guise de signature, sans même lire le document. À cet instant, un tonnerre au loin éclata, scellant le serment et la promesse. Le monstre s’éleva dans les airs avec la moitié du cristal dans l’une de ses gueules accompagné d’un vacarme assourdissant des autres têtes qui se disputaient la possession de la précieuse panacée.
La médium expira l’air qu’elle retenait dans ses poumons de frayeur et fixa l’autre moitié du cristal. Franz l’observait, les yeux aussi grands que des soucoupes volantes, et bredouilla :
— Je ne comprends plus rien moi ! L’entente pacifique mieux que les armes ! Les temps ont changé définitivement !
Puis il ajouta, les bras croisés :
— Je pense que ce dragon a uniquement besoin de consulter un psy ! Il semble très instable !
— Dépêchons ! ordonna le serpent. Nous avons encore quelques mètres et nous y sommes !
Les compagnons se mirent en marche, malgré la fatigue de la jeune mère.
***
Quelques heures plus tard.
Mélinda, qui se servait du cristal pour éclairer son environnement, ressentit ses jambes devenir de plus en plus lourdes par l’effort. Au moment où elle voulut demander une pause, Franz lui hurla :
— C’est ici ! C’est ici qu’est notre ami Richard !
La médium observa l'environnement. À sa gauche, devant une ouverture de noirceur qu’était la Grotte, se trouvait, allongé, son ami. Ce dernier ressemblait à la Belle au Bois Dormant et seule sa respiration indiquait une forme d’existence. Son complet beige était sali par endroit et ses cheveux blonds en bataille.
« Des traces d’une horrible lutte ! » déplora son amie.
— Je dois l’aider ! Mais comment le faire lorsque je ne me connais pas en médecine ! se lamenta-t-elle. Arh ! Si seulement Jim était là ! Il saurait quoi faire ! Moi, je ne peux rien !
— Vous n’avez nullement besoin de connaissance, gente dame, ajouta le serpent. Vous n’avez qu’à donner entre les mains de votre ami ce cristal avec l’intention pure de l’aider et le tour est joué !
Elle approuva d’un signe de tête et s’approcha à pas feutré vers Richard, avec une pensée pour sa prompte guérison. Elle remit entre ses doigts le précieux artefact.
Mélinda scruta son ami qui ouvrit péniblement les yeux quelques minutes plus tard, comme si le rayonnement du cristal le réchauffait et que la magie s’opérait en accéléré.
— C’est bien vous, mon amie des États-Unis, Mélinda Gordon ? s’écria-t-il en enlaçant l’objet magique.
— Oui, en personne !
Le professeur se leva et donna une accolade amicale à la médium avant de revenir à sa position initiale.
— Merci infiniment, tu m’as sauvé ! Je suis guéri ! proclama-t-il.
— De quels maux ? bredouilla-t-elle. Qu’est-ce qui t’es arrivé pour que tu sois ici ? De quel mal souffrais-tu ? Une terrible lutte avec le Dragon ?
Il baissa les yeux et chuchota :
— Après mon voyage en Asie, je suis venu ici pour affronter un Dragon. Je souhaite tant épouser la princesse qu’il garde prisonnière, une charmante femme ! Et j’ai raté de peu la victoire ! Stupide !
Il leva ses poings dans les airs en un geste désespéré.
— Et comment l’as-tu combattu, si tu ne sais manier aucune arme ?
— Justement, les armes sont vaines ! C’est un concours d’intelligence et d’endurance !... Disons-le ainsi ! Le dragon avait douze têtes, neuf têtes, ou trois, je ne me rappelle plus…
— Ah ! siffla le serpent. Ne me faites pas rire, monsieur le professeur ! J’ai tout vu ! Après autant de verres d’alcool, il est certain que les hallucinations arrivent ! Mais je peux vous confirmer que c’est mon cousin grec qui garde votre princesse prisonnière ! Et il a neuf têtes !
Le professeur approuva du chef et continua.
— Après la joute intellectuelle, dans laquelle, j’ai gagné…
— C’est un grand mot, professeur ! l’interrompit le serpent.
— Oui, j’en suis conscient, mais il faut bien la nommer ! La joute intellectuelle est la sempiternelle question dont tout le monde connaît la réponse, la même depuis des millénaires. « Quel est l’animal à quatre pattes le matin, à deux le midi et trois le soir ? » L’homme, ou l’être humain, bien sûr.
Le professeur se tut.
— Le Dragon a imposé une autre lutte… enchaîna Franz. Avec l’épée, notre ami l'a vaillamment battu !
— Honoré prince, s’exclama Richard en riant une fois que la médium lui a rapporté les paroles du fantôme. C’est beaucoup moins reluisant que ce que tu dis !
Le professeur baissa les yeux et rougit de honte.
— Le Dragon et moi nous sommes livrés à un concours de beuverie, continua-t-il. Pendant plusieurs jours, nous n'avons fait que trinquer. Et c’est de là que je suis tombé dans un coma éthylique ! Et j’ignore où est le Dragon.
— Mon cousin à des maux de ventre, précisa le serpent. Et il est certainement revenu à sa résidence principale en Grèce avec la princesse. Heureusement, Mélinda Gordon est venue avec le cristal ! Ainsi, Richard Payne est guéri au lieu d’avoir une affreuse gueule de bois dans quelques jours !
— Richard, s’exclama la médium. Je suis ravie que tu sois sain et sauf ! Préfères-tu revenir dans notre ville ? Le congé sabbatique est terminé depuis longtemps, non ?
— Mais je ne peux pas abandonner ma princesse entre les griffes de ce Dragon ! gémit-il. Quel héros je fais ! Ne pas revenir avec elle ! Et toute une beauté en plus !
— Si tu ne viens pas, Richard, alors à bientôt, conclut Mélinda. Mais sois prudent, mon ami. Je ne veux pas te perdre, tes connaissances sur l’occulte me sont précieuses ! Et bonne chance pour délivrer ta femme !
— Merci, je vais garder ce cristal et je vais mieux me préparer à affronter n’importe quel imprévu et mal de ce monde !
Et les amis se donnent une dernière accolade. Franz se dissipa dans les airs avant que la médium puisse lui demander un supplément d’information. Le serpent somma :
— Maintenant, je vais vous ramener chez vous ! Dans le parc ! Fermez les yeux !
Il entonna un chant ancien dans une langue inconnue, alors que la brune gardait obstinément les yeux fermés.
***
Un peu plus tard, dans le parc de la ville.
Mélinda ouvrit les yeux et porta la main à son pendentif, rassurée qu’il soit à son cou. Elle l’ouvrit et un cristal dormait avec un petit mot.
« Mélinda Gordon, j’ai substitué le morceau de cristal de mon cousin grec. Le voici à sa place ! Votre ami, le Serpent Doré »
La médium sourit à ce mot et revint chez elle, heureuse du dénouement inattendu.