Side stories de Jakyll et Hyde à la Ghost Whisperer
Chapitre 3 : Le rêve prémonitoire de Todd Darger
1762 mots, Catégorie: M
Dernière mise à jour 18/02/2026 13:21
Dans la chambre de Todd Darger et de Stacy Chase/Darlene Wilson, durant la nuit du 8 au 9 mai 2007.
Todd, un grand homme aux cheveux et aux yeux noirs, s'endormit en enlaçant son épouse, Stacy/Darlene. Il l'aimait malgré qu'elle avait changé ses habitudes. De la jolie blonde qu'il avait connu, il devait s'habituer à la voir en brune, même si ce n'était pas le genre de femme qu'il appréciait. Elle portait même des lentilles brunes et des talons hauts. Pour être certaine de ne pas être reconnue par son meurtrier, Stacy-Darlene parlait avec un accent britannique au lieu de sa voix mélodieuse qui l'avait séduit lorsqu'il était un étudiant au Pensionnat de Grandview. Mais bon, il comprenait toutes ses précautions : à cause de Carl Neely, l'homme qui voulait la tuer dans la forêt de Grandview. L'important pour Todd était d'être ensemble et d'être parents de deux adorables enfants, Cassandra, qui aurait quatre ans dans un peu moins d'un mois, et Denis, qui aurait trois ans dans quatre mois. Il ferma ses yeux noirs et sombra aussitôt dans un sommeil profond.
Dans son rêve, il se trouve dans une clairière, apparemment à l'extérieur de la ville de Grandview, entouré de beaucoup de gens qu'il ne connaît pas. À croire que tous les habitants de la ville sont là. Seulement à quelques mètres devant lui, Todd reconnaît Melinda Gordon, sa voisine d'en face, une petite brune vêtue d'un tailleur bleu foncé et d'une chemise blanche sur ses talons hauts, et ses deux fils, Christopher et Jack Clancy, deux adorables garçons de cinq et de quatre ans, vêtus d'un complet bleu marine et d'une chemise blanche. Non loin d'eux se tient Jim, le mari de Melinda, en uniforme d'ambulancier. Tous regardent vers une plate-forme devant eux, sur laquelle est placée une petite table et un microphone. Au pied de la plate-forme, deux policiers scrutent calmement la foule. En regardant autour de lui, le voisin de Melinda remarque que d'autres policiers et ambulanciers sont là, sans doute pour la sécurité des lieux. Au bout d'un certain temps, le maire, Alexander Milio. un cinquantenaire plutôt obèse, comme venu de nulle part, s'avance vers le microphone, qui grésille. Il dit d'un air grave, en tournant sa tête de sa gauche vers sa droite, comme s'il s'adresse à la foule :
« Mesdames et Messieurs, chers habitants de Grandview,
La date d'aujourd'hui, le 11 mai, est déclarée la journée de commémoration de l'écrasement du Trans-Eastern 395, en vol pour Johannesburg, qui est survenu ici même il y a un an jour pour jour, vers 9 h 05. Il y a eu 140 membres du personnel et 450 passagers, soit 590 morts... Nous sommes conscients que plusieurs d'entre vous, chers habitants de Grandview, avez perdu un proche, un frère, une sœur, un époux, une épouse, un père, une mère, un fils ou une fille... »
Une acclamation sourde similaire à un pleur sort de la foule.
Le maire continue :
« Le silence, s'il vous plaît ! »
Il boit une gorgée d'un verre d'eau qui repose sagement sur la petite table puis reprend :
« Nous savons combien il est triste de perdre un proche... C'est pourquoi je tiens à vous dire, chers habitants de Grandview, qu'à partir d'aujourd'hui, la date du 11 mai soit considérée comme un journée tragique pour notre petite ville. À partir d'aujourd'hui, ce sera considéré comme La Grande Commémoration pour notre petite ville de Grandview. Et que personne ne travaille cette journée-là. Ce sera une journée en la mémoire des 590 victimes de l'écrasement du Trans-Eastern 395... »
La foule applaudit bruyamment.
« Qu'il en soit ainsi ! Nous n'oublierons jamais ces hommes, ces femmes et ces enfants morts ici même ! »
Comme une seule personne, la foule crie :
« Non ! Nous ne vous oublierons pas ! Reposez en paix ! Amen ! »
« Merci, chers habitants de Grandview ! Bonne journée à tous ! » dit le maire.
« Bonne journée à vous ! » réplique la foule.
Le maire se retire de la plate-forme, accompagné de deux policiers. Devant lui, à mesure que les gens quittent l'endroit, Todd voit clairement Melinda Gordon, ses deux fils et son mari. Il salue discrètement ses amis d'un geste de main. Puis, tout à coup, une exclamation de surprise s'élève dans la foule. Christopher et Jack s'effondrent à même le sol. Les gens les plus proches d'eux s'écartent. Melinda se penche au-dessus de son fils aîné. Son mari accourt aussitôt pour tenter de les réanimer, secondé par un autre collègue. Quelques policiers observent attentivement les gens autour des enfants, comme s'ils cherchent le coupable. Todd, les yeux rivés sur les ambulanciers, espère qu'ils s'en sortiront vivants. Quelques minutes plus tard, Jim et son collègue se relèvent. Le père, malgré son sérieux, secoue la tête, les larmes aux yeux en murmurant, la gorge nouée : « Deux... décès... »
Il s'approche de sa femme pour l'enlacer par les épaules, la poitrine secoué de sanglots.
Todd se réveilla en sursaut, le cœur battant la chamade.
« Encore le même rêve qu'hier et avant-hier ! » pensa-t-il, angoissé en son âme. « Hors de doute ! C'est un avertissement ! Pour Melinda ! En lien avec la commémoration de l'écrasement de l'avion ! »
Il avait cette certitude, car voilà un mois que les journaux locaux avaient annoncé qu'un événement spécial aurait lieu à la clairière où s'était écrasé l'an passé un avion, le Trans-Eastern 395, en vol pour Johannesburg.
****
Le lendemain matin, Todd réveilla son épouse, lui raconta son rêve. Puis, il décida, vers 9 h 00, d'en informer Melinda, sans lui cacher son inquiétude par rapport au danger qui guette ses enfants. Celle-ci le remercia et il revint chez lui, non sans être inquiet pour Christopher et Jack. Le reste de la journée, il ne cessait de penser à ce danger, et priait avec ferveur pour que les enfants de sa voisine soient saufs.
****
Le 11 mai 2007, vers 13 h 00.
Comme annoncé dans les journaux locaux il y a une semaine, un rassemblement avait été organisé dans la clairière à l'extérieur de la ville de Grandview, où s'était écrasé un avion l'an passé. Tous les habitants de la ville étaient venus. À quelques mètres de lui, Todd reconnut Melinda Gordon, sa voisine d'en face, une petite brune vêtue d'un tailleur bleu foncé et d'une chemise blanche sur ses talons hauts, et ses deux fils, Christopher et Jack Clancy, deux adorables garçons de cinq et de quatre ans, vêtu d'un complet bleu marine et d'une chemise blanche. Non loin d'eux se tint Jim, le mari de Melinda, en uniforme d'ambulancier. Tous regardaient vers une plate-forme devant eux, sur laquelle était placée une petite table et un microphone. Au pied de la plate-forme, deux policiers scrutaient calmement la foule. En regardant autour de lui, le voisin de Melinda remarqua que d'autres policiers et ambulanciers étaient là, sans doute pour la sécurité des lieux. Au bout d'un certain temps, le maire, Alexander Milio. un cinquantenaire plutôt obèse, comme venu de nulle part, s'avança vers le microphone, qui grésilla. Il dit d'un air grave, en tournant sa tête de sa gauche vers sa droite, comme s'il s'adressa à la foule :
« Mesdames et Messieurs, chers habitants de Grandview,
La date d'aujourd'hui, le 11 mai, est déclarée la journée de commémoration de l'écrasement du Trans-Eastern 395, en vol pour Johannesburg, qui est survenu ici même il y a un an jour pour jour, vers 9 h 05. Il y a eu 140 membres du personnel et 450 passagers, soit 590 morts... Nous sommes conscients que plusieurs d'entre vous, chers habitants de Grandview, avez perdu un proche, un frère, une sœur, un époux, une épouse, un père, une mère, un fils ou une fille... »
Une acclamation sourde similaire à un pleur sortit de la foule.
Le maire continua :
« Le silence, s'il vous plaît ! »
Il but une gorgée d'un verre d'eau qui reposait sagement sur la petite table puis reprit :
« Nous savons combien il est triste de perdre un proche... C'est pourquoi je tiens à vous dire, chers habitants de Grandview, qu'à partir d'aujourd'hui, la date du 11 mai soit considérée comme un journée tragique pour notre petite ville. À partir d'aujourd'hui, ce sera considéré comme La Grande Commémoration pour notre petite ville de Grandview. Et que personne ne travaille cette journée-là. Ce sera une journée en la mémoire des 590 victimes de l'écrasement du Trans-Eastern 395... »
La foule applaudit bruyamment.
« Qu'il en soit ainsi ! Nous n'oublierons jamais ces hommes, ces femmes et ces enfants morts ici même ! »
Comme une seule personne, la foule cria :
« Non ! Nous ne vous oublierons pas ! Reposez en paix ! Amen ! »
« Merci, chers habitants de Grandview ! Bonne journée à tous ! » dit le maire.
« Bonne journée à vous ! » répliqua la foule.
Todd Darger regardait autour de lui, aux aguets. Il savait que quelque chose de terrible allait arriver. Tout se déroulait comme dans son rêve. Bien que son cœur cognait fort dans sa poitrine, il s'efforçait de garder son calme, pour ne pas que ses enfants paniquèrent. Il priait en son for intérieur qu'aucun malheur n'arriverait aux fils de Jim et de Melinda.
Le maire se retira de la plate-forme, accompagné de deux policiers. Devant lui, à mesure que les gens quittèrent l'endroit, Todd vit clairement Melinda Gordon, ses deux fils et son mari. Il salua discrètement ses amis d'un geste de main ; ils le saluèrent discrètement en retour. Les garçons s'écartèrent un peu de leur mère. Puis, tout à coup, une exclamation de surprise s'éleva dans la foule. C'était Melinda qui tombait, la face contre le sol. Son mari s'empressa de la réanimer, puis, appela un collègue au moyen de son émetteur-récepteur portatif et une ambulance arriva aussitôt. Jim saisit leurs fils par les mains pour les éloigner de Melinda.
Todd regarda le véhicule jusqu’à le perdre de vue. Il revint au moment présent par sa femme qui serra sa main. Il cligna des yeux, puis s'assura d'éloigner leurs enfants de son amie blessée. Il dit :
— C'est fini, Cassandra et Denis. On revient à la maison.
Et Todd, sa femme et ses enfants revinrent dans leur maison, qui était en face de celle où vivaient Jim et Melinda.