J2 : Clothed / VĂȘtu
Un orage se dĂ©chaĂźnait sur Londres, par cette soirĂ©e Ă©touffante dâĂ©té⊠Aziraphale, imperturbable, lisait derriĂšre son bureau, une tasse de chocolat chaud posĂ©e devant lui, tandis que Crowley, lui, faisait les cents pas dans la librairie :
â Je mâennuie !
â Pourquoi nâouvrirais-tu pas une bouteille de vin ? Câest bien ce que tu fais quand tu tâennuies, dâhabitude !
â Câest ce que je fais tout le temps, mon angeâŠ
â Mmmmm, eh bien bois et laisse-moi finir ma lecture, veux-tu ?
PlutĂŽt que de dĂ©boucher une bouteille de ChĂąteauneuf du Pape, le DĂ©mon, dâhumeur taquine, se percha sur lâaccoudoir du fauteuil de la PrincipautĂ© :
â Tu lis quoi ?
â Mmmm ? La derniĂšre encyclique du Pape !
Dâun claquement de doigts, Crowley enflamma la lettre :
â Câest chiant ! Faisons autre chose !
LâAnge sâempressa de lĂącher la papier enflammĂ©, avant de lâĂ©teindre miraculeusement :
â Mais enfin Crowley, quâest-ce qui te prend ?
â Jâai envie de toi, mon ange !
â Aooow⊠Il fallait le dire plus tĂŽt, mon cherâŠ
Aziraphale posa ses petites lunettes sur son bureau, avant de se tourner vers le Démon :
â Te souviens-tu de cette nuit dâorage, au pays de Luz ?
â Mmmm⊠La cave de Job ?
â La premiĂšre fois que tu mâas tentĂ©, vil dĂ©monâŠ
â Tu as mangĂ© le quart dâun bĆuf cette nuit-lĂ !
â Et toi, tu as bu la moitiĂ© du vin de Job, je te rappelleâŠ
â Je me rappelle ta dalmatique toute blanche⊠Mon petit ange si purâŠ
â Hun⊠Plus si pur que ça ! Je me rappelle aussi ton allure, mon cher Bildad le ShuhiteâŠ
â Sa barbe te manque, mon ange ?
â Pas que la barbe, mon cher⊠Voudrais-tu ? Je reprendrai bien un peu de Shuhite !
â Alors, câest ton jour de chance !
Lâinstant quâAziraphale se lĂšve de son fauteuil et se retourne, le DĂ©mon avait repris son apparence de Bildad, les lunettes en moins. LâAnge sourit en dĂ©visageant lâĂ©paisse chevelure rousse maintenue par le bandeau rouge et noir, ainsi que la barbe aux proportions bibliques, dĂ©corant le sourire diabolique de Crowley/Bildad :
â Je parie que tu tâes toujours demandĂ© si jâavais la mĂȘme toison plus bas, en ce temps-lĂ âŠ
â Suis-je si transparent ?
â La tentation et le vice sont ma spĂ©cialitĂ©, aprĂšs tout⊠Je suis un DĂ©mon ! Alors, tu veux voir ?
â En fait⊠Tu te souviens de ce que tu avais dit Ă Sithis ?
â Euh, oui⊠Pourquoi, tu as envie de mâarracher trois cĂŽtes ?
â Non ! En revanche, je passerais bien mes mains sous ton affriolante tuniqueâŠ
â OoooohâŠ
Le DĂ©mon mit ses mains sur ses hanches pendant quâAziraphale tendait dĂ©jĂ les siennes vers les couches de tissus rouges et noirs qui recouvraient le corps Ă©lancĂ© du DĂ©chu. LâAnge commença par glisser une main sous la tunique pour caresser la fine toison fauve recouvrant le torse de Crowley :
â Mmmm, il semblerait que tu sois moins garni par iciâŠ
Le DĂ©mon ne rĂ©pondit rien, il se contentait de sourire Ă Aziraphale en sâefforçant de rester parfaitement immobile, Ă sa disposition. Il arqua cependant un sourcil lorsque lâAnge passa son autre main dans lâĂ©paisse barbe recouvrant son menton. Aziraphale se mit Ă caresser tendrement le visage du DĂ©mon, Ă©cartant ses longues mĂšches pour sâattarder sur le petit serpent devant son oreille droite, en revenant Ă chaque fois plonger ses doigts dans la barbe roussĂątre.
â Elle te plaĂźt ? susurra le DĂ©chu.
Ce fĂ»t au tour de lâAnge dâarquer un sourcil perplexe :
â Si elle me plaĂźt ?
Aziraphale dĂ©laissa momentanĂ©ment la barbe et le torse de Crowley pour passer ses mains derriĂšre sa tĂȘte et lâinciter Ă se pencher lĂ©gĂšrement, afin de poser un chaste baiser sur ses lĂšvres :
â Tu es magnifique, mon Bildad !
Le Déchu se pencha à nouveau et captura les lÚvres de la Principauté, puis fit glisser sa langue à la rencontre de la sienne dans un baiser de plus en plus pressant :
â Et si on enlevait toutes ces Ă©paisseurs pour passer aux choses sĂ©rieuses ? proposa-t-il, aprĂšs avoir lentement relĂąchĂ© la lĂšvre infĂ©rieure de lâAnge.
â Jâai une meilleure idĂ©e ! Tu vas garder toutes ces Ă©paisseurs et je vais passer mes mains en dessous, sur chaque poil de ton corps, en te caressant avec toute lâattention que tu mĂ©ritesâŠ
â Je neâŠ
â Chut ! le coupa lâAnge, en le faisant taire avec un nouveau baiser.
Aziraphale profita de ce que le DĂ©mon sâabandonne aux assauts de sa langue avide, pour replonger ses mains sous les robes de Crowley. Il caressa Ă nouveau les fins poils de son torse, pour descendre ses doigts le long de son abdomen et jusquâĂ arriver Ă une toison plus dense.
Le DĂ©chu poussa un lĂ©ger soupir Ă©touffĂ© dans la bouche de lâAnge lorsquâil sentit la chaleur de sa main rencontrer ses poils pubiens. Il se cambra dĂšs lors que les doigts de lâAnge effleurĂšrent la peau son scrotum, affermie par lâexcitation :
â Mon angeâŠ
AprĂšs avoir libĂ©rĂ© la bouche du DĂ©mon, Aziraphale posa un baiser au creux de son cou. Baiser qui devint suçon. Suçon qui devint morsure⊠Crowley cherchait dĂ©sespĂ©rĂ©ment son souffle, en proie Ă lâembrasement de ses sens par les soins de lâAnge qui ne lui laissait aucun rĂ©pit, mordillant et lĂ©chant le creux de son cou, tout en empoignant son sexe, durcit par le plaisir.
â Aziraphale, je vais venirâŠ
â Tout va bien mon cher⊠Jâai trĂšs envie de sentir ta sĂšve se rĂ©pandre dans ma main !
Crowley nâĂ©tait pas encore tout Ă fait Ă lâaise avec lâidĂ©e dâĂȘtre autorisĂ© Ă ressentir du plaisir, Ă mĂ©riter du plaisir, aussi lâAnge avait pris lâhabitude de le rassurer aussi souvent que nĂ©cessaire pendant lâamour.
Passant un bras autour de la taille fine du DĂ©mon pour le plaquer contre lui, Aziraphale continuait, de sa main libre, Ă choyer le sexe de Crowley. Il promenait ses doigts tour Ă tour sur ses boules, dans ses poils et le long de sa verge gonflĂ©e dâardeur, sans quitter du regard les pupilles fendues qui lui faisaient face.
LâAnge ne voulait pas rater le spectacle du superbe visage du DĂ©chu, dont les traits se contracteraient brusquement et les yeux jaunes se perdraient dans les brumes de lâorgasme dâun instant Ă lâautre !
Sentant le DĂ©mon trembler, Aziraphale redoubla dâattention pour mieux masturber sa glorieuse verge. Le DĂ©chu se cramponna au cardigan dâAziraphale alors que, dans un grognement sourd, il jouit dans la main de l'Ange et dans ses robes, Ă bout de souffle.
Ravi, Aziraphale sortit sa main de sous la tunique pour porter un de ses doigts souillĂ© Ă la bouche du DĂ©mon, qui le lĂ©cha sans aucune hĂ©sitation, fixant ses yeux humides sur les pupilles claires de lâAnge.
Aziraphale promena ensuite sa langue le long de ses doigts, savourant le goĂ»t de Crowley, avant de lâembrasser Ă nouveau :
â Jâaime beaucoup quand tu restes habillĂ©, mon cher !
***** đ J'avoue que j'en ai profitĂ© pour mettre en avant mon amour pour Bildad đ€đ . Ă demain mes petits pĂ©cheurs â€ïž *****