VAVOOM~Ineffable Kinktober 2023💘

Chapitre 18 : Souffler le chaud et le froid

Par bucky1984

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IK J24 : Knife / Injury / Blood~Couteau / Blessure / Sang


~ Petit trigger : blessures corporelles (légères, mais il y a du sang, donc je préfère prévenir), vous me faites confiance ?


Aziraphale préparait la prochaine réunion des commerçants de Wickber Street depuis… Des jours ? Des heures ? Seulement quelques minutes ? Dieu seul le savait, mais ça faisait déjà beaucoup trop de temps aux yeux de Crowley ! Il avait repris sa forme animale depuis que l’Ange s’affairait à ses préparatifs. Il avait l’habitude de le faire pour tromper l’ennui et aussi un peu pour distraire Aziraphale ! De cette façon, il pouvait se lover autour du cou de l’Ange pour profiter de ses caresses et frotter sa tête dans ses boucles blondes. De temps à autre, il se laissait lascivement glisser à ses pieds pour piéger les parties intimes d’Aziraphale dans sa gueule, si aisément extensible… 

Il était justement en train de se livrer à cet exercice lorsque l’Ange s’ébroua en penchant sa tête sur son entrejambe : 

— Crowley, mon rossignol, je n’arrive pas à travailler quand tu me retiens en otage de la sorte ! 

Le Démon lâcha sa proie à contrecÅ“ur pour se dresser entre les jambes d’Aziraphale et darder sa langue en face du visage souriant de l’Ange, qui posa un baiser sur le bout de son nez. Crowley ferma les yeux au contact des lèvres si douces et chaudes de l’Ange sur sa peau écailleuse et froide. Lorsqu'il les rouvrit, il avait repris forme humaine, à genoux entre les jambes d’Aziraphale, les mains posées sur ses cuisses : 

— Joue avec moi ! 

— Joue avec toi-même !

— C’est coquin ça, mon ange ! S’il te plaît…

— À quoi veux-tu jouer, mon cher ? 

— Au vilain démon et à l’ange redresseur de tors… 

— Le vilain démon qui m’empêche de travailler ?

— Celui-là même ! 

— Il mérite une punition, je suis d’accord… 

Aziraphale recula sa chaise, obligeant le Démon à le suivre sur ses genoux, puis se leva et fit apparaître la cravate rouge que Crowley avait portée en 1941, lorsqu’il l’avait sauvé des Nazis, puis assisté lors de son spectacle de magie au West-End… 

— Allonge-toi sur le ventre ! commanda la Principauté.

Lorsque Crowley s’allongea aux pieds d’Aziraphale, il sourit en constatant que le tapis était miraculeusement chaud et confortable. Il posa sa joue gauche dessus et tenta de regarder ce que faisait l’Ange derrière, mais sa vision serpentine était trop altérée et il dut s’en remettre à ses autres sens ! Il entendit le claquement de doigts d’Aziraphale percer le silence de la librairie et sentit immédiatement la chaleur du tapis contre la peau de son torse, de ses bras, de ses jambes et de son sexe… 

— Tu me fais confiance, mon étoile ?

— De toute mon âme, si j’en avais encore une… 

— Ferme tes magnifiques yeux ! 

Crowley sentit la chaleur des cuisses d’Aziraphale de part et d’autres de ses côtes, alors qu’il se tenait au-dessus de son dos, et il redressa sa tête en voyant du coin de l'Å“il l’étoffe rouge. Il sentit ensuite la douceur de la soie de sa cravate glisser sur ses paupières et se nouer derrière sa tête. L’Ange caressa subséquemment ses cheveux courts et y déposa un baiser : 

— J’ai envie de te punir d’une façon un peu particulière aujourd’hui, mon cher ! Bien sûr, on peut arrêter à tout moment, n’est-ce pas…

Devant l’absence de réaction du Démon, Aziraphale lui saisit quelques mèches de cheveux et tira fermement dessus : 

— N’est-ce pas ? insista-t-il.

— Oui, mon ange ! 

— Bien… 

Crowley ne vit pas l’Ange matérialiser un cierge de messe, en revanche, il sentit la morsure de la cire chaude se répandre le long de sa colonne vertébrale. Lorsqu’il se tortilla sur le tapis (plus de surprise que de douleur), Aziraphale se coucha en partie sur son dos pour venir mordre le creux de son cou : 

— Ne bouge pas ! 

Crowley étouffa un gémissement de plaisir en flairant l’odeur de l’eau de Cologne de l’Ange, dont les frisettes lui chatouillaient la joue. Une fois l’empreinte de ses dents imprimée sur la peau de Crowley, Aziraphale se redressa et fit couler une nouvelle traînée de cire brûlante depuis la base de son cou jusqu’à la naissance de ses fesses. L’Ange, de sa main libre, glissa ensuite un doigt sur l’intimité du Déchu pour la caresser, avant de pencher à nouveau le cierge sur son dos. Cette fois-ci, le Démon glapit, puis grogna. 

— Est-ce que c’est trop pour toi, mon cher ? s’enquit la Principauté, en suspendant son geste.

— Non, continue ! souffla Crowley entre ses dents.

L’Ange ne poursuivit toutefois que les caresses qu’il appliquait contre l’intimité de son partenaire, y insérant un doigt et sentant le Démon se tortiller avec délectation. 

— Tu aimes ça ? 

— Ngggk… Oui, mon ange… 

Aziraphale s’interrompit à nouveau pour se pencher et murmurer à l’oreille de Crowley : 

— Ta punition n’est pas terminée, il n’est pas encore temps pour toi de jouir… Retourne-toi ! 

— Non, continue ! protesta le Démon.

— Eh bien, eh bien ? Je crois que tu as oublié qui commande dans cette librairie !

L’Ange asséna une lourde claque sur les fesses de Crowley, qui sursauta avant de coopérer, se mettant à plat dos sur le tapis moelleux, dont les fibres douces caressèrent la peau rougie de ses fesses ! 

— Tu aimes un peu trop les fessées pour un démon ! se moqua gentiment Aziraphale, en constatant l’érection de Crowley.

Le Démon entendit ensuite un nouveau claquement de doigts : 

— Tu as fait disparaître ta bougie, l’angelot ? demanda Crowley, en se redressant sur ses coudes.

— Couché ! commanda Aziraphale, d’une voix ferme et profonde, qui fit accélérer le rythme cardiaque du Démon, qui s’empressa de s’allonger correctement. 

Crowley ressentit un froid piquant glisser sur son torse : 

— Wahoo ! C’est gelé, mon ange ! 

— Ça ne va pas durer, rigola l’Ange.

En effet, la sensation de froid se mua en picotements, puis en brûlure, une brûlure toutefois différente de celle de la cire chaude. Une brûlure qui fit grimacer le Démon ! La douleur était largement supportable, mais elle était complètement inédite pour lui : 

— Putain… Qu’est-ce que c’est ? 

— J’ai fait des glaçons ! 

— Euh… En quoi, si je peux me permettre ? 

— Eau bénite diluée ! Très diluée… 

Ce fut au tour de Crowley de rire de bon cÅ“ur : 

— Et c’est moi, le serviteur des Ténèbres… 

— Arrête de rire, tu es au supplice, je te rappelle ! 

— Ah oui, pardon… 

Le Déchu reprit son sérieux lorsqu’Aziraphale promena un deuxième glaçon sur son torse, qui se liquéfia lentement. Chaque traînée d’eau bénite laissait un mince sillon dont s’échappait le sang de Crowley, qui coulait ensuite le long de ses côtes et venait imbiber goutte après goutte l’épais tapis. Il avait enduré bien pire en Enfer. Tellement pire… Cette douleur n’était qu’un chatouillement désagréable pour lui, il pouvait l’endurer aussi longtemps qu’il plairait à son ange ! Néanmoins, c’est Aziraphale qui s’impatienta le premier, comme souvent… 

— Eh bien ? Je ne t’ai pas encore entendu t’excuser ! Regarde ce que tu m’obliges à faire… 

— Faut-il que je te supplie, mon ange ? demanda le Démon, en desserrant les mâchoires. 

— Si tu veux que je soigne tes blessures…

Crowley redressa rapidement sa tête à l’idée d’être choyé par la Principauté et s’appuya sur ses coudes : 

— Pardonne-moi de t’avoir dérangé tout à l’heure, mon ange… Sois miséricordieux envers moi et soigne-moi… Pitié… 

— Bien… Tu es un bon petit démon, si excité… 



***** La suite demain ! *****




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