Préambule : Chaque histoire de ce Kinktober peut être lue indépendamment des autres, elles ne s’inscrivent pas dans une suite ! Tous les prompts (sauf un) se déroulent post S3 et en dynamique (tous, sauf un) Top/Dom Aziraphale-Bottom/Sub Crowley. J’ai également mis en place une Bucky-scale pour le degré d’assaisonnement des prompts 😏.
Échelle que voici :
🍆 NSFW level Principauté (peut être lu au travail ou dans les transports en commun, salles d’attente, etc)
🍆🍆 NSFW level Chérubin (peut être lu dans les espaces susmentionnés, à vos risques et plaisirs)
🍆🍆🍆 NSFW level Séraphin (ne peut absolument pas être lu en public)
J1 : Wings. Save a horse, ride a demon !
Bucky-scale 🍆
— Arrête de bouger, l’angelot !
Crowley nettoyait les ailes du libraire depuis plus d’une heure et l’ange piaffait d’impatience :
— Je suis en retard pour ouvrir la librairie, Crowley !
— Pffff, me fait pas rire ! Cette librairie n’a aucun horaire et tu ne vends jamais le moindre livre… Mais arrête de bouger nom de Diable ! Tes plumes sont toutes froissées, qu’est-ce que t’as foutu ?
— Je crois… J’avais les ailes toutes ankylosées l’autre jour et je les ai déployées pour les dégourdir un peu, sauf que…
— Sauf que ?
— Eh bien, je me suis assoupi tel quel ! Entre deux étagères…
Le démon stoppa ses gestes :
— Attends… Toi, tu t’es assoupi entre deux étagères ? Monsieur je-ne-dors-jamais-moi-je-lis ?
— Tu m’avais épuisé ! se défendit Aziraphale avec véhémence.
— Moi ? Mais enfin de quoi m’accuse-t-on encore ?
— Tu m’avais mis au défi de tenir la librairie toute la matinée avec toi sous ta forme reptilienne, planqué sous le comptoir, je te rappelle !
— Ah oui ! Ce jour-là… Je m’étais régalé de toi et de tes gémissements étouffés pendant que tu tentais désespérément de renseigner tes clients ! Je crois que la vieille n’a pas dû se remettre de ta réponse… répondit pensivement le démon, un sourire narquois aux lèvres.
— Qu’est-ce que… Que lui ai-je répondu ? Je ne me rappelle même pas qu’elle m'ait posé une question… Seigneur…
Crowley tiqua à Sa mention.
— Ngk… Elle t’avait demandé le titre de ce bouquin, là… Celui de Terry Pratchett… Les dragons de château-croulant… Je l’aurais bien renseignée, mais j’avais la bouche pleine !
— Et qu’est-ce que… Qu’est-ce que j’ai répondu, Crowley ? s’affola Aziraphale.
— Pas sûr que tu veuilles le savoir, mon ange… Tu lui as dit “Les dragons de château-baisant”...
— Non !
— Siiiiii… C’était hilarant ! répondit Crowley, plié en deux.
— Oh, Seigneur… se lamenta l’ange.
— Arrête ! Même Elle, Elle a dû bien se marrer ! Ça me fait penser… Il faudrait recommencer, mais avec tes ailes déployées !
— Certainement pas ! Et d’ailleurs, on ne recommencera rien du tout, on arrête les paris démoniaques, mon cher ! répondit Aziraphale, déterminé.
— Mais bien sûr… maugréa Crowley, sceptique. C’est le bordel tes plumes, j’en ai ras-la-crinière ! Vous êtes catastrophiques vous les anges…
Le démon déploya ses ailes pour les exposer fièrement à Aziraphale :
— Tu vois, mon ange ? Ca, ce sont des ailes entretenues ! Je ne comprends même pas qu’Elle ne vous foudroie pas en voyant comme vous ne prenez pas soin des ailes qu’Elle vous a données, c’est lamentable ! Même les Humains feraient mieux…
Aziraphale se tourna dans son fauteuil et ne put que constater l’état des ailes impeccablement soignées du démon. Chaque plume d’ébène était parfaitement ordonnée, lisse et brillante ! Alors qu’il détaillait le plumage de son ténébreux partenaire, son regard se fit soudain plus gourmand…
— Déshabille-toi, je vais te prendre ! dit-il simplement, de sa voix de baryton.
— Pardon ? demanda Crowley, interdit.
— Je vais te prendre. Maintenant ! précisa l’ange, en faisant disparaître ses ailes tandis qu’il se levait lentement pour écarter son fauteuil avec soin.
— Tu… Je… bafouilla le démon, en regardant Aziraphale replier soigneusement ses petites lunettes pour les poser sur l’étagère derrière lui.
Le libraire le dévisagea ensuite du bout de ses rémiges jusqu’à ses pieds nus en haussant un sourcil hautain :
— Et alors, on a perdu sa langue ?
— Mais… Mon ange, je n’ai pas terminé… rétorqua Crowley, en repliant ses ailes.
— Ha, ha ! Garde tes ailes ! Tu as raison, elles sont magnifiques… Je vais les caresser pendant que tu crieras mon nom ! expliqua calmement l’ange, en se rapprochant pour toucher le foulard argenté du démon.
— Tu veux que je garde le foulard aussi ? demanda Crowley, avec un sourire insolent.
Aziraphale agita ses doigts et le démon se retrouva en tenue d’Adam.
— Pas besoin de foulard pour cette fois… Tes ailes ! ordonna-t-il, en posant un baiser brûlant dans le cou du démon.
Dans un bruissement sourd, Crowley déploya à nouveau ses ailes, tout en penchant sa tête pour offrir son cou à l’appétit de l’ange, qui y déposa plusieurs marques d’amour.
— Tu es… Tu es beaucoup plus habillé que moi… bégaya Crowley, dont le corps tout entier réagissait avec zèle aux stimuli de l’ange.
Aziraphale porta une main au sexe dressé du démon, lui arrachant un soupir, tout en lui susurrant à l’oreille :
— Je vais garder mes vêtements, mon cher. Ouvre mon pantalon et penche-toi devant moi, vil démon infernal ! Il y a une certaine partie de mon corps qui n’est pas froissée du tout…
Crowley s’exécuta et déboutonna le pantalon beige, déformé par une grosse protubérance, avec des gestes fébriles, sans quitter l’ange des yeux, puis darda sa langue fourchue :
— Laisssse-moi jouer avec, mon ange… siffla-t-il.
— C’est moi qui vais jouer avec ! Contre le bureau, tentateur, mais ne t’inquiète pas, tu vas en profiter…
Le démon s’appuya contre le bureau avec des gestes alanguis, en pointant fièrement son postérieur en direction d’Aziraphale. L’ange recouvra les doigts de sa main droite de lubrifiant au moyen d’un petit miracle pragmatique et caressa l’entrée de Crowley tandis que son autre main effleurait les plumes fuligineuses avec des gestes révérencieux. Après avoir cambré son dos pour aller à la rencontre des doigts angéliques, le démon chatouilla le nez d’Aziraphale avec la pointe de son aile :
— Je ssssuis prêt, mon ange… déclara-t-il, haletant.
— Eh bien, eh bien… Laisse-moi le temps d’admirer tes plumes si bien entretenues ! Je prends note…
— Tu parles ! Tu prends… Ngk… Tu prends note de rien du tout, tu adores me laisser lisser tes plumes, gros menteur ! Je croyais que tu me prenais ?
Aziraphale interrompit la diatribe du démon en le pénétrant jusqu’à la garde et Crowley écrasa son poing sur le bureau :
— Putain ! Putain, mon ange, ce que t’es… Large ! Par les mamelons de Lilith…
L’ange s’immobilisa, de peur de blesser son partenaire, mais Crowley s’agita au bout de son membre viril :
— Mais bordel, pourquoi t’arrêtes ?
— Je ne veux pas te faire mal…
— Impossible, je suis plus que prêt, tu le sens bien, non ? Je La soupçonne de m’avoir créé exprès pour toi… Sur-mesure pour ton gabarit…
— J’aime assez cette idée ! s'enorgueillit l’ange.
— Baise-moi, Aziraphale ! le pressa le démon, déjà au bord de l’orgasme.
— Très bien, très bien… abdiqua l’ange en reprenant son pilonnage avec constance, tout en saisissant le sexe du démon de sa main lubrifiée pour le masturber sur le même rythme.
— Putain, putain, putain, mon ange…
Aziraphale caressait de sa main libre les ailes qui battaient désormais furieusement de chaque côté du démon :
— J’ai l’impression de monter Pégase ! s’émerveilla-t-il.
Heureusement pour lui, Crowley jouit au même instant, criant le nom d’Aziraphale, comme anticipé par l’ange, qui vint en même temps. Une fois que le libraire posa sa tête entre les omoplates du démon en reprenant son souffle, celui-ci tourna brusquement sa tête :
— La prochaine fois que tu me compares à un foutu canasson, je te crève un œil avec une plume !
— Hé, Pégase est un cheval divin ! se défendit Aziraphale, en posant de doux baisers sur les ailes du démon.
— Je suis pas un cheval et j’ai rien de divin !
— Alors ça, je…
— Tu sais, les Humains ont coutume de dire “sauvez un cheval, montez un cow-boy”, alors embrasse-moi, cow-boy, qu’on passe à la suite ! le coupa Crowley.
Alors qu’Aziraphale se retirait avec précaution pour que le démon puisse se tourner vers lui, Crowley ricanait :
— J’en ai mis partout sur ton bureau, ça va pas faire très sérieux pour tes clients !
— Pas de clients aujourd’hui ! J’ai un démon à satisfaire… Toute la journée ! Qu’en dis-tu, mon cher ?
— Et tes plumes ? demanda Crowley, espiègle, en entrelaçant ses doigts derrière le cou de l’ange.
— Ça risque de les froisser encore plus ! Demain, tu vas y passer des heures… répondit l’ange, faussement embarrassé.
— Tu avais tout prévu depuis le début, avoue ! Mon ange dépravé…
— Mhmm… Possible, roucoula Aziraphale, en posant ses mains sur les hanches minces et nues du démon.
— Tu es diabolique…
Tandis qu’un nouvel Arrangement se scellait pour la journée par un baiser passionné, Crowley claqua des doigts et l’écriteau sur la porte de la librairie afficha “Revenez dans deux jours, ce sera peut-être ouvert”.
NDA : Cover, photos et blabla sur le forum du site bien sûr 😉