Bucky-scale 🍆🍆🍆
La journée avait été pluvieuse et plutôt chiante du point de vue de Crowley, qui avait dû tenir le café de leurs amies, contaminées par le COVID ; une invention de Shax, qui lui avait permis de gravir plusieurs échelons d’un coup dans la hiérarchie infernale… Sauf que Crowley n’était pas un garçon de café, n’ayant ni la fibre commerçante, ni la fibre sociale. Il avait toutefois passé un bon moment en servant Madame Sandwich et quelques-unes de ses filles, venues chercher leur café matinal. La maquerelle avait, comme toujours, insisté pour lui proposer un CDI avec cinq semaines de congés payés, une couverture mutuelle et des tickets-restos, que le démon avait poliment refusé, sans s’offusquer. Après tout, Madame Sandwich n’avait fait qu’enfoncer une porte ouverte en déclarant que le démon avait davantage l’étoffe d’un travailleur du sexe que d’un barista !
Il avait passé le reste de la journée à dormir, avachi au comptoir, se trompant dans les commandes et versant quelques additifs dans certaines boissons, comme celle de Mr Brown, dont le latte s’était vu gratifier d’une dose substantielle de laxatif… N’ayant pas eu envie de s’emmerder à rendre la monnaie, il avait fait des comptes ronds toute la journée et Nina allait sûrement l’insulter copieusement quand elle aurait la force de revenir, mais Crowley en avait vu d’autres ! Il avait donc fermé le café trois heures avant l’heure affichée sur la porte, claqué la porte au nez du livreur, et traversé la route le séparant de la librairie en courant, n’ayant pas envie, non plus, de s’emmerder à miraculer une météo plus clémente…
— Tu rentres tôt… constata l’ange, sans prendre la peine de lever le nez de son livre.
— J’en avais ras-la-fourche… répondit Crowley, en posant ses lunettes de soleil sur le comptoir.
— Je ne crois pas que ce soit comme ça que ça fonctionne, mon cher… Tu n’avais pas de clients ?
— Beaucoup trop, au contraire ! Je comprends pourquoi t’as ouvert une librairie, ça attire vachement moins de monde… maugréa Crowley, en se jetant sur le canapé.
Aziraphale sourit au-dessus de son ouvrage :
— Tu finiras par trouver ta voie ! Pourquoi ne pas devenir fleuriste ? Après tout, tu as la main verte, même si tes méthodes sont… Disons, discutables…
— Ngk… Fleuriste ? Je sais pas, mon ange, c’est pas un peu cliché ? Madame Sandwich veut m’offrir un job…
Le libraire ricana, en tournant son visage vers lui :
— Je m’en doute, elle ne manque jamais une occasion ! Note que ça pourrait être excitant de payer pour tes services…
— Mhmm… Le vieux libraire qui va aux putes ? C’est un peu moins cliché, encore que… répondit pensivement le démon.
— Ça pourrait être l’Archange Suprême Aziraphale qui s’offre un peu de bon temps avec un ténébreux travailleur du sexe de Soho, pour se soustraire à ses obligations… Tu pourrais être mon cinq à sept… proposa l’ange, en haussant un sourcil joueur.
— Continue… souffla Crowley, en se redressant.
Aziraphale se leva pour se diriger avec une lenteur calculée vers lui, tout en détachant son nœud papillon pour le mettre dans sa poche :
— Entre deux missions divines, je pourrais venir sur Terre et chercher un peu de réconfort entre les cuisses d’un Duc de l’Enfer déchu, réduit à se prostituer pour éviter de dormir dans sa voiture…
— Je serais désavoué et sans-le-sou… Tu serais nanti de l’autorité divine… poursuivit Crowley, intrigué.
— Tu serais obligé de soumettre ton corps à ma volonté, sous peine d’être foudroyé ou changé en statue de sel !
Tout en remuant ses doigts, Aziraphale changea ses vêtements contre un costume blanc immaculé tandis qu’il vint se planter devant le démon.
— Que puis-je faire pour Votre service, Archange Suprême ? demanda Crowley, en appuyant ses coudes contre le dossier du sofa et en écartant les jambes de façon indécente.
L’ange tendit une main, qu’il resserra autour de la fine écharpe argentée pendue au cou du démon. Il tira dessus avec une force mesurée, de sorte à faire redresser le visage de Crowley, qui déglutit avec peine.
— Même l’Enfer n’a pas voulu de toi, vil démon… Tssss… Si tu avais été un ange, j’aurais fait de toi mon assistant à tout faire… Mais comme tu n’es qu’un prostitué, je vais réduire ton corps à ma merci ! Je vais t’utiliser de toutes les façons possibles et me vider en toi et sur toi toute la nuit avant de regagner le Paradis au petit matin, les couilles vides et la bite épuisée…
— Putain, mon ange, ce que tu m’excites !
— Ton rôle, Crowley, ton rôle ! le reprit Aziraphale, en tirant sur le foulard d’un coup sec.
— Ngk… Ah oui… Mon Archange, je suis le temple de Votre plaisir ! Laissez-moi Vous satisfaire et Vous vénérer, mais ayez pitié de mon pauvre corps qui a servi le plaisir d’autres hommes toute la journée…
D’un nouveau mouvement de doigts, le démon se retrouva nu sur le canapé, à l’exception de son foulard, que l’ange tenait toujours fermement dans sa main.
— Avec cette position dévergondée, je pense que ton corps n’a pas encore été assez abusé… Remédions à ça ! proposa l’ange, en se penchant pour capturer les lèvres de Crowley.
Le démon darda sa langue fourchue avant de l’entremêler à celle d’Aziraphale, qui saisit alors fermement sa mâchoire dans sa large main et gronda :
— Je vais trouver un meilleur usage de cette petite langue impertinente !
De sa main libre, il ouvrit la braguette de son pantalon pour libérer son érection, qu’il présenta ensuite à la bouche du démon, en relâchant sa mâchoire :
— Prends-la en entier ! ordonna-t-il d’une voix sourde.
Brûlants de désir, les orbes mordorés de Crowley soutenaient son regard tandis que sa langue s'enroulait autour du gland gonflé de l’ange. Il chatouillait tantôt le frein, tantôt le méat d’Aziraphale, des deux pointes de sa langue fourchue et ne s’obstinait à refermer ses lèvres qu’à la base de son gland, tentateur et provocant, comme le favorisait sa nature.
Après s’être amusé quelques instants de cette effronterie, l’ange passa une main dans la courte chevelure rousse et saisit brutalement une poignée de cheveux pour immobiliser l’impudent tandis qu’il s’enfonçait jusqu’à la garde. Étouffant ainsi les gémissements de Crowley, il tira légèrement sur la poignée de cheveux pour redresser le visage du démon, tandis que son gland heurtait l’arrière de sa gorge :
— Remarquable cette mâchoire de serpent, si encline à s’élargir à souhait… Quand l’Archange Suprême te donne un ordre, tu dois obéir, mon cher ! Si je dis en entier, c’est en-en-tier ! précisa-t-il, en appuyant chaque syllabe d’un aller-retour, se retirant complètement pour le pénétrer à nouveau jusqu’à l’arrière-gorge. Compris ? finit-il par demander, en se retirant à nouveau.
Deux larmes s’échappaient des commissures de ses yeux, tandis que Crowley répondait, d’une voix enrouée :
— Oui, Archange Suprême !
— Bien… Vas-tu te laisser baiser la bouche comme un gentil petit démon de plaisirs, maintenant ?
Avec une étincelle malicieuse dans l’oeil, le démon rétorqua :
— Je ne suis pas gentil… Archange Suprême !
Le regard clair de l’ange se voila alors de désir :
— Dans ce cas, c’est ta gorge que je vais baiser jusqu’à l’inonder de ma sagesse divine… Pour commencer…
Le sourire satisfait que lui offrit Crowley le conforta dans sa décision et l’ange plaqua une main contre sa gorge :
— Ouvre ! gronda-t-il.
Crowley ouvrit grand la bouche et tira sa langue, tout en fixant l’ange.
— Très bien… Regarde-moi tout le temps que tu me suces et jusqu’à ce que tu aies avalé la dernière goutte de ma sève, est-ce bien clair ? Et interdiction d’utiliser tes mains !
— Très clair, Archange Suprême ! répondit le démon, en s’empressant de prendre goulument Aziraphale en bouche.
La main de l’ange ne quitta pas la gorge de Crowley, pendant que le démon s’appliquait à remplir le rôle qu’Aziraphale lui avait attribué (en même temps que sa bouche), ses mains posées à plat sur les cuisses du libraire.
Aziraphale aimait sentir la mince gorge du démon se dilater à chaque coup de rein et il resserra davantage sa prise à mesure que son corps se tendait sous les soins experts de sa langue, aussi fourchue que dévouée. Il sentit avec délectation les déglutitions répétées de Crowley se répercutant dans la paume de sa main tandis qu’il s’efforçait de garder le contact visuel avec lui pendant que l’orgasme lui arrachait un soupir rauque. Lorsqu’il retira enfin son sexe de la bouche haletante du démon après un dernier soubresaut de plaisir, il aperçut avec satisfaction deux minces coulées translucides s’échapper des commissures de ses lèvres. Il suivit du regard sa liqueur séminale s’écouler le long de la gorge délicieusement meurtrie de Crowley pour s’écraser ensuite dans les courbes gracieuses de ses clavicules et finir sa course, aspirée par son mince foulard.
— N’avais-je pas dit jusqu’à la dernière goutte ? demanda-t-il alors, inflexible.
— Vous m’avez noyé sous un Déluge de foutre, Archange Suprême… se dédouana le démon, tout en se caressant.
— Et tu te touches alors que je ne t’en ai pas donné l’autorisation ? Tsssss… Je ne sais pas si la nuit suffira à t’apprendre où est ta place, démon…
— Et où est ma place, Archange Suprême ? insista le démon, en se masturbant ouvertement et en poussant des gémissements obscènes.
— Au bout de ma queue ou sur tes genoux ! Le mieux étant les deux à la fois…
— Montrez-moi, Archange Suprême !
— Ça ne se recharge pas comme une arbalète, petit démon débauché ! Mais je pense qu’il convient d’attacher ces mains baladeuses en attendant que je sois en mesure de poursuivre ton éducation… A genoux ! commanda l’ange, en sortant son nœud papillon de sa poche. Tu peux toujours me vénérer…