Bucky-scale 🍆🍆
Inspiré par un ou deux (ou 1000…) glorieux fanarts de la fabuleuse Gleafer 🩷.
Aziraphale s’était absenté depuis la veille, prétextant une bourse aux livres anciens alors qu’il était en fait parti, en Bentley, à l’Edinbugh’s Romance Fiction Festival. La route s’était globalement très bien passée, en faisant abstraction de cette femme, que l’ange avait pris, à tort, pour une autostoppeuse alors qu’elle était en réalité une prostituée… Aziraphale avait insisté pour expliquer à la jeune femme que ses charmes le laissaient indifférent, mais il avait utilisé un vocabulaire un peu trop ampoulé et avait tellement rougi que la prostituée avait compris le contraire et entreprit de déboutonner son pantalon pour lui administrer un peu de réconfort buccal ! La Bentley, fidèle à son démon, n’avait pas du tout souscrit à cette initiative et avait brutalement freiné, envoyant l’impudente dans la boîte à gants, au plus grand soulagement de l’ange, qui l’avait ensuite déposée à Edinburgh en lui offrant un ticket de loterie gagnant pour se faire pardonner du malentendu. Et de la bosse…
Crowley avait refusé de le suivre si la voiture devait rester jaune, mais ni Aziraphale, ni la Bentley n’avaient cédé, aussi le démon était-il resté à Soho, relativement content, cependant, à l’idée de s’octroyer deux jours de sieste. Depuis qu’ils avaient déjoué cette énième Apocapotage, Crowley dormait très peu, trop occupé à s’adonner, avec son ange, à tous les fantasmes sexuels qu’il avait dû refouler pendant plus de six mille ans…
Lorsqu’il se gara devant la librairie, en fin d’après-midi, Aziraphale avait fait le plein de littérature érotique et se sentait d’humeur joueuse, tout à la joie de retrouver son démon. Le panneau de la porte affichait curieusement, un “ouvert”, qui fit sourire Aziraphale, d’un sourire aussi amusé qu’étonné.
— Daddy est rentré ! clama-t-il joyeusement, en refermant la porte derrière lui et en tournant la pancarte, y faisant apparaître un “fermé pour quelques jours”.
Avant de partir pour l’Ecosse, Crowley lui avait fait part de ce nouveau kink, qu’il souhaitait explorer dès son retour, et Aziraphale avait eu l’occasion de se documenter sur le sujet pendant ces deux jours… Crowley s’approcha vivement pour lui sauter au cou :
— Enfin ! Tu m’as manqué, Daddy Angelot…
— Hmmpffff… souffla l’ange, en passant ses mains sous les cuisses du démon pour le soutenir. Heureusement que tu es un poids-plume, Crowley !
Le démon enfoui son visage dans le cou d’Aziraphale pour y poser un baiser.
— Je me suis tellement emmerdé que j’ai ouvert la librairie cet après-midi… avoua-t-il.
— A ce point-là ? plaisanta l’ange, en posant à son tour un baiser dans les cheveux du démon.
— A ce point-là ! confirma Crowley, en se laissant tomber pour se remettre debout et porter une main à l’entrejambe du libraire. Mais maintenant que t’es là, on va pouvoir s’amuser, Daddy Angelot…
Aziraphale haussa un sourcil amusé, mais mit une tape sur la main entrepreneuse :
— Sois un bon garçon et prépare-moi un thé d’abord, mon cher, veux-tu ?
— Ngk… grimaça le démon, clairement contrarié.
— Agrumes, vanille, épices s’il te plaît ! répondit joyeusement l’ange, en posant son cardigan en laine sur le dossier de son fauteuil.
Tandis que Crowley se dirigeait, d’un pas traînant, vers la petite cuisine de l’arrière-boutique, la sonnerie du téléphone fit sursauter l’ange. Il hésita à répondre, mais, se disant que le démon en aurait bien pour quelques minutes, se décida à décrocher le combiné :
— Librairie AJZ Fell, que puis-je faire pour vous ?
— Monsieur Fell ?
— Lui-même…
— Je suis venue tantôt vous acheter “L’Abbaye de Northanger” de Jane Austen… répondit une voix agacée à l’autre bout du combiné.
— Hum… L’édition originale ? s’inquiéta Aziraphale, en s’asseyant lourdement dans son fauteuil.
— Non, non… Votre assistant m’a dit que l’édition originale n’était pas à vendre… Il n’a pas été très agréable d’ailleurs, soit-dit en passant…
— Hum, oui, euh… Quel est le problème, chère madame ?
— Le problème ? J’ai déjà lu ce roman il y a longtemps, mais je ne me rappelle pas y avoir jamais vu d’illustrations pornographiques ! Le vôtre en est rempli…
— De… Des… Quoi ? s’étrangla l’ange.
— Des organes génitaux ! Certains sont monstrueux… Et il y a des scènes entre Catherine et Henry qui n’existent pas dans le roman ! Ils se livrent à des… Des obscénités sans nom ! C’est un scandale, monsieur Fell !
— C’est un malentendu, chère madame, je vous en prie, venez la semaine prochaine, je vous l’échangerai volontiers !
— Je n’ai pas dit que je voulais l’échanger, je tenais juste à vous prévenir que c’est un scandale ! Je repasserai tout de même la semaine prochaine…
— Entendu, je… Je m’occuperai de vous personnellement ! Et comptez sur moi pour faire des remontrances à mon associé, chère dame…
— Voilà ! Au revoir, monsieur Fell…
Pendant qu’Aziraphale raccrochait rageusement le téléphone, le démon revenait, portant le mug ailé de l’ange, qu’il posa sur le bureau :
— Ton thé, Daddy Angelot ! Il est tiède, comme ça tu le boiras plus vite…
— Je viens d’avoir un appel d’une cliente très mécontente, Crowley ! Apparemment, tu lui as vendu un livre illustré qui ne devrait pas l’être… Cela t’évoque-t-il quelque chose ? demanda l’ange, en écartant nonchalamment ses cuisses.
— Ah, la vieille bique ? Elle était tellement chiante que je me suis dit qu’un peu de fantaisie la détendrait ! Et puis je me faisais tellement chier, mon ange… Tu bois pas ton thé ?
— As-tu profané d’autres ouvrages ?
— Uniquement ceux de Jane Austen ! Tu veux voir ? s’enthousiasma le démon, fier de lui.
— Daddy Angelot n’est pas content du tout, Crowley ! Tu as été vilain pendant mon absence… répondit Aziraphale, en détachant les boutons de ses manches pour les retrousser lentement.
— Tu n’as pas idée… J’ai dessiné des grosses bites partout et je leur ai fait faire des trucs vraiment dégueulasses, Daddy… Je n’ai pas été sage du tout !
— Tu sais ce qui arrive aux méchants garçons dans cette librairie, Crowley ?
— Putain, j’espère, mon ange ! Tu vas me punir avec ta queue de Daddy Archange Suprême ? J’en rêve depuis deux jours… rétorqua fébrilement le démon, en claquant des doigts pour se retrouver nu comme un ver.
— Je ne crois pas non… répondit Aziraphale en tapotant sa cuisse droite, sans quitter Crowley des yeux.
Le démon se jeta volontiers aux pieds du libraire, qui s’amusa de sa ferveur :
— Dieu sait comme j’aime te voir sur tes genoux, mais je ne pensais pas à ça… Penche-toi sur mes genoux que je te mette une bonne fessée plutôt !
— Oh… souffla le démon, surpris. C’est… C’est tellement humiliant, mon ange, ajouta-t-il, les joues empourprées.
Aziraphale caressa le petit serpent lové sur sa joue :
— Je ne ferai rien que tu ne souhaites pas… Si tu es d’accord, je serai très doux, ne t’inquiète pas !
Le démon lui offrit alors un sourire narquois, retrouvant un peu de son assurance :
— N’y pense même pas, Daddy Angelot ! Les démons comme moi ont besoin d’une main ferme… Un autre truc bien ferme aussi, si possible…
— Très bien… Sur mes cuisses alors, vilain garçon !
Crowley s’empressa de se pencher sur les cuisses charnues de l’ange avec un soupir de contentement tandis qu’Aziraphale caressait tendrement son dos, pour descendre ses mains sur ses fesses nues.
— Tu es une merveille, Crowley… souffla-t-il, émerveillé.
— Non, je suis… Ngk… Je suis un vilain garçon, Daddy Angelot ! N’oublie pas que…
Clac.
Une claque ferme et rapide lui coupa la parole.
— Putain de… Daddy ! haleta le démon, en retournant son visage vers celui, sévère, d’Aziraphale.
Clac. Clac.
Deux autres fessées, plus fortes, lui furent administrées et les fesses délicates de Crowley prirent une couleur délicieusement rosée. Il se tortilla sur les cuisses de l’ange, impatient :
— Je crois que je vais décorer tes précieux livres plus souvent !
Clac. Clac. Clac.
— Je te sens, Crowley… Tu es aussi dur que moi, à présent ! C’est ça que tu veux, vilain garçon ?
Clac. Clac. Clac. Clac.
— Plus fort, Daddy Angelot, plus fort ! Utilise tes deux mains comme si j’étais ton Bongo Démon !
Aziraphale haussa un sourcil amusé.
Clac/Clac. Clac/Clac. Clac/Clac.
— Putain, Daddy… cria Crowley, en se cramponnant à la jarretière de chaussette de l’ange et en se frottant frénétiquement contre ses cuisses. J’ai le cul en feu !
— Pas que le cul, mon cher…
— Tu bandes comme un putain d’âne qui se serait envoyé une tablette de Viagra, Daddy, prends-moi bordel ! Qu’est-ce que t’attends ?
— Certainement pas ! Voilà ce qui arrive quand on transforme toute une collection de romans en porno !
— Ha ! Dit celui qui revient juste d’un festival de littérature érotique, tu croyais que je t’avais pas cramé ? Avoue que tu vas créer une section entière de livres cochons dans la librairie ! Même Satan doit être fier de toi à…
Clac/Clac. Clac/Clac. Clac/Clac. Clac/Clac.
— Ngk… Ah… Daddy… gémit le démon, essoufflé.
— Sois un gentil garçon, Crowley !
— Nom de… J’en peux plus, Aziraphale ! supplia le démon.
— Je suis sûr que tu peux jouir simplement en étant corrigé par ton Daddy Angelot, mon étoile filante !
— Ngk…
— Qu’est-ce que c’était ? Il t’en faut un peu plus, mon petit Bongo Démon ? susurra l’ange, en se penchant sur son oreille.
Clac/Clac. Clac/Clac. Clac/Clac. Clac/Clac. Clac/Clac.
— Daddy… implora Crowley, d’une voix à peine audible.
— Sois un bon garçon et jouis pour moi ! commanda l’ange, d’une voix profonde et sensuelle, qui fit craquer les dernières résistances de Crowley.
Clac.
Dans un ultime râle, le démon se répandit sur les cuisses d’Aziraphale, avant de s’écrouler de tout son poids dans le fruit de son plaisir. Pendant que Crowley récupérait de l’intensité de son orgasme, l’ange soufflait tendrement sur la peau meurtrie de ses fesses brûlantes :
— Je pourrais effacer l’empreinte de mes mains sur tes fesses naturellement, mais je pense que le souvenir de ta transgression serait trop vite oublié… Si tu as du mal à t'asseoir pendant plusieurs jours, tu retiendras peut-être la leçon, qu’en dis-tu ?
— Je t’interdis de m’enlever cette délicieuse douleur, mon ange !
— Lève-toi !
Crowley commença à se redresser, mais pour mieux se glisser entre les cuisses, toujours écartées et désormais souillées de l’ange, sur lesquelles il darda sa langue fourchue :
— Je dois te nettoyer avant, Daddy ! C’est ce que font les gentils garçons…
— Mais pas les Bongos Démons ! Lève-toi, c’est moi qui vais te nettoyer…
— Oh bordel… La prochaine fois que tu pars, je redécore tous les livres de la librairie ! promit le démon, alors que la bouche gourmande d’Aziraphale se posait sur son bas-ventre pour dévorer les reliefs de son plaisir.