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Chapitre 5 : Icône (pas très Orthodoxe)

Par bucky1984

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Bucky-scale 🍆🍆🍆


C’était une journée pluvieuse et froide d’automne. Une de celles qu’affectionnaient particulièrement Aziraphale et Crowley, retranchés dans la chaleur douillette de la librairie. Le démon s’était octroyé une sieste, bercé par le bruit de la pluie et des pages d’un livre, tournées par Aziraphale, tandis qu’il sirotait un chocolat chaud agrémenté de chantilly. La lumière tamisée des lampes Tiffany, éparpillées aux quatre coins de la librairie et le plaid tartan en laine dont il s’était recouvert avaient fait le reste… 


Deux heures plus tard, il pleuvait toujours et le démon n’avait pas osé utiliser ses pouvoirs pour interrompre les précipitations, préférant annuler la sortie à St James. Son nouveau statut n’était pas encore très clair et bien qu’il ait conservé tous ses pouvoirs depuis l’échec du Second Avènement, il se gardait de les utiliser ! Avant, il n’était soumis par l’Enfer à aucun quota de miracles démoniques, mais maintenant qu’il ne dépendait plus de ce camp-là, il hésitait… D’ailleurs, il ne savait pas franchement à quel camp il appartenait depuis. Celui des Humains, avait-il clamé haut et fort. Mais il n’était pas devenu mortel pour autant ! Pas plus qu’Aziraphale qui, lui, se permettait régulièrement d’utiliser quelques miracles frivoles. 


Curieusement, Crowley se satisfaisait de se débrouiller comme ceux qu’il avait protégés à travers les âges, en défiant tout à la fois Dieu et le Diable. L’Humanité. Ce “projet” sur lequel travaillait Aziraphale la première fois que leurs chemins s’étaient croisés, alors qu’il était encore un ange. Depuis que sa mémoire lui avait été rendue, il se souvenait pourquoi il avait aimé les Humains dès le début. Dès le début, mais pas tout le temps…  

Le plus compliqué était de garder son calme au volant ! Il aimait les Humains, mais pas lorsqu’il les voyait conduire… Pour le reste, il devait bien admettre que ranger la librairie, préparer son thé à Aziraphale ou encore nettoyer la Bentley “à l’humaine” avait son petit charme. 


Il regardait l’ange feuilleter son livre avec révérence, ses petites lunettes perchées sur son nez compact et arrondi qui lui donnait un charme enfantin. De quel droit était-il aussi beau ? 


— Tu crois que t’as tous les droits ? demanda soudain le démon. 

— Tous les droits… Sur toi, tu veux dire ? Ça me paraît évident… répondit Aziraphale avec espièglerie, sans lever son angélique nez de son satané bouquin. 

— Je parle de tes pouvoirs, imbécile ! 


Aziraphale reposa soigneusement son livre, en y glissant une plume noire en guise de marque-page, puis se tourna enfin vers Crowley, toujours avachi dans le canapé : 


— Eh bien… Je pense que oui… répondit-il pensivement. J’ai fait sauter l’amende de Nina l’autre jour et j’ai guéri Madame Sandwich de son infection urinaire et… commença à énumérer l’ange, non sans son habituelle fierté d’avoir rendu service.

— Je te parle pas de tes p’tits miracles à la con, mon ange ! 

— Je ne vais pas créer une étoile non plus, je n’ai jamais su faire ce genre de choses, c’est… C’était ta partie, Crowley ! 

Ngk… Je sais pas moi… Tes ailes ? Tu les as toujours ? T’as vérifié ?   

— Ma foi non… avoua le libraire.

— Ben essaye ! l’encouragea Crowley, en se redressant vivement pour s’asseoir. 


Avec une moue perplexe, l’ange se leva et ferma brièvement ses yeux. L’instant d’après, une majestueuse paire d’ailes blanches aux reflets grisés encadrait son corps replet. Leur bruissement fit se soulever les mèches rousses du démon, qui retombèrent mollement devant ses yeux jaunes ébahis.


— Wahoo… Elles sont encore plus belles qu’avant ! s’émerveilla Crowley. 

— Cela répond-il à ta question, mon cher ? s’amusa l’ange, en faisant disparaître les ailes encombrantes. 

— Ton auréole ! Tu crois que tu l’as encore ? poursuivit le démon, tout excité. 

— Pourquoi toutes ces questions maintenant ? s’étonna Aziraphale.

— Parce que je m’emmerde ! J’ai fini de dormir, j’ai besoin de me dépenser, mais on peut pas sortir !  

— Mhmmm… Oui, ça me paraît légitime… concéda l’ange. 


Fermant à nouveau ses yeux sous son effort de concentration, il mit plus longtemps à faire apparaître un cercle au-dessus de sa tête, nimbé de lumière divine, qui aveugla momentanément Crowley, qui dut détourner le regard. Aziraphale tendit ses bras pour se saisir de sa couronne céleste et l’examina avec tendresse : 


— Il semblerait qu’Elle m'ait laissé tous mes attributs…   


Crowley se leva du canapé d’un bond élastique pour s’approcher et tendre une main hésitante.


— Crowley, que fais-tu ? s’affola l’ange, en écartant son auréole. 

— Je veux la toucher ! 

— Non ! C’est trop dangereux, on ne sait pas… 

— Laisse-moi la toucher, mon ange ! 

— Et si ça te faisait du mal ? 

— Il n’y a aucune partie de toi qui puisse me faire du mal, Aziraphale… répondit Crowley, confiant. 


Réticent, l’ange finit toutefois par tendre ses bras pour présenter son auréole au démon. D’un geste assuré, Crowley tendit un doigt vers la couronne, tandis que l’ange fermait ses yeux, plus crispé que jamais. Le silence qui s’ensuivit ne fut pas pour le rassurer, sans ouvrir les yeux, il s’empressa de demander : 


— Ça pique ? Ça brûle ? 

— Pas du tout… 


Lorsqu’il rouvrit un œil timide, Aziraphale constata que le démon caressait l’auréole, un air de ravissement plaqué sur son visage, d’ordinaire stoïque.   


— Ça… Ça ne te fait rien ?   

— Oh que si, mon ange ! C’est… C’est merveilleux… Je ressens… Je ressens tout ton amour… répondit Crowley, d’une voix étranglée. 


Aziraphale tendit l’auréole à Crowley pour qu’il s’en saisisse et se pencha pour l’embrasser, le prenant au dépourvu. L’auréole rayonnait entre les mains crispées du démon pendant qu’Aziraphale l’embrassait à pleine bouche, passant ses propres mains dans la chevelure rousse ébouriffée. 


— J’ai… Une… Idée… Crowley… marmonna l’ange, entre chaque baiser enfiévré.  

— J’en… Ai… Plusieurs… Mais… Aucune… N’est… Dans… La… Bible ! répondit le démon.


Aziraphale étouffa un rire dans la bouche du démon et il les déshabilla au moyen d’un petit miracle désinvolte. Crowley passa ses mains dans le dos de l’ange et, agrippé à l’auréole, il frotta son sexe contre celui d’Aziraphale, en tortillant ses hanches de façon indécente. L’ange s’obligea à reculer son visage pour couvrir la bouche du démon avec sa main : 


— Laisse-moi te montrer mon idée avant de me montrer les tiennes, mon cher ! 


Crowley opina du chef, son regard safrané voilé par le désir. 


— Donne-la-moi ! demanda l’ange. 


Avec un sourire mutin, Crowley saisit la main de l’ange pour la porter à son sexe.


— Mhmmm… Intéressant, mais je pensais plutôt m’occuper de ton cul en premier lieu ! Donne-moi mon auréole, précisa-t-il, avec un sourire carnassier. 

Ngk… Ce que j’aime quand tu me parles comme ça, mon ange salop… répondit le démon, en s’écartant pour tendre la couronne divine à son propriétaire. Tu vas la garder sur ta tête pendant que tu me fais l’amour ? Pour que j’aie le sentiment d’être baisé par une icône ? 

— Mieux que ça ! 


Avec un haussement de sourcil espiègle, Aziraphale réduisit la circonférence de son auréole entre ses mains, pour venir la placer à la base de son sexe fièrement dressé devant le regard ébahi du démon : 


— Les Humains appellent ça un anneau pénien !   

— Du coup, c’est plutôt une auréole pénienne… commenta Crowley, en passant sa langue sur ses lèvres. A quoi ça sert ? 

— Tu vas bientôt le savoir ! Veux-tu que nous montions dans notre chambre ? 

— Pourquoi faire ? Le tapis de chez Brown, c’est bien ! répondit le démon, en s’asseyant aux pieds de l’ange. 

— Tu es si impatient… 


C’était plus un compliment qu’autre chose. Aziraphale s’assit en face de lui et après une nouvelle série de baisers passionnés pendant lesquels ils se masturbèrent mutuellement, l’ange manipula Crowley pour le mettre à quatre pattes. Souple et docile comme il l’était, le démon s’empressa de s’appuyer sur ses coudes pour présenter son entrée aux projets d’Aziraphale, quels qu’ils soient... 


Sitôt que l’ange écarta ses fesses, Crowley poussa un gémissement rauque et sitôt que sa langue vint le lécher avec avidité, il émit une succession de soupirs et de petits cris de plaisir qui résonnèrent tel un chant séraphique aux oreilles d’Aziraphale !   


— Tu étais déjà prêt avant que je ne commence, ma merveille de dépravation ! s’émerveilla l’ange, en enfonçant un doigt dans l’entrée brûlante du démon, qui se cambra.

— Putain, mon ange… Tu sais comment me rendre fou ! 


Aziraphale retira son doigt pour se pencher sur le dos du démon, en prenant soin de masturber son érection dans la fente de Crowley. Il lui susurra à l’oreille, tandis qu’il présentait deux doigts à la bouche du démon, qui les suça goulument.


— Je n’ai encore rien fait… 


Tandis que Crowley relâchait ses doigts, l’ange les enfonça dans le démon en mordant le creux de son épaule. 


Aziraphale… cria Crowley, haletant. 

— Oui ? demanda l’ange, l’air innocent.

— Putain, Aziraphale, arrête de me torturer et prends-moi ! 

— J’adore quand tu me supplies, mon étoile… 

— Putain de salop ! rigola Crowley.

— Juste un peu… précisa l’ange, en retirant ses doigts. 


Il entreprit de se masturber à nouveau contre l’entrée de Crowley, giflant par moment ses fesses avec son érection. 


— Tu vas me torturer encore longtemps ? grogna le démon, en se déhanchant désespérément contre le sexe de l’ange. 


Après avoir miraculé une généreuse quantité de lubrifiant le long de sa verge, Aziraphale s’enfonça dans le démon avec une lenteur exaspérante. Crowley se tortillait impatiemment jusqu’à ce que l’auréole vienne frapper son entrée, une fois le large sexe de l’ange entièrement englouti par ses fesses. Il s'immobilisa alors, stupéfait par les sensations de plaisir extatique et d’amour passionnel qui l’envahirent. 


— Putain, mon ange… C’est… Incroyable ! bafouilla-t-il, obligé de fermer les yeux pour se concentrer. 

— Je dois dire que j’ai l’impression d’être particulièrement… Viril ! souffla timidement l’ange. 

— Je parlais pas de ça, mais… Oui, putain, t’as un vrai pied de chaise à la place de la queue ! 

Oh… Et… Ça va ? Tu préfères que je me retire ? s’inquiéta aussitôt Aziraphale, dont la nature angélique n’était jamais bien loin de sa nature lubrique. 

— Jamais de la vie, mais… Je vais venir vite ! le prévint Crowley. 

— Oh, mais attends ! Les Humains ont eu une idée ingénieuse… Ils ont ajouté une petite option sur ce genre d’accessoire… Regarde ! déclara fièrement l’ange, en agitant ses doigts.


La petite “auréole pénienne” se mit alors à vibrer contre l’anus du démon, qui se cambra de plus belle : 


Ngk Ngk… Nom de… Putain de… bégaya-t-il, tandis que l’ange accélérait ses va-et-vient.


Aziraphale se retirait et s'enfonçait jusqu’à la garde, en restant à chaque fois quelques secondes pour faire vibrer l’anneau contre l’anus de Crowley. Submergé par ses sensations, le démon ne pouvait plus se concentrer sur autre chose et il finit par s’abandonner à son orgasme dès lors que la main d’Aziraphale se referma sur son sexe, jusque-là négligé. 


— Là… l’encouragea l’ange, en restant enfoncé jusqu’à la garde et en continuant ses caresses jusqu’à ce que le sexe du démon cesse de palpiter dans sa paume. 

— Merci, mon ange… réussit à articuler Crowley, dans les brumes de l'extase.  

— Est-ce que… Je peux ? demanda Aziraphale, avec hésitation. 

— De toute façon, si tu ne jouis pas, tu vas te décorporer avec une bite pareille ! plaisanta le démon, en se remuant au bout de l’érection de l’ange, lui arrachant un grognement animal. 


A la surprise de Crowley, Aziraphale se retira et ôta sa petite auréole, qu’il lui tendit.


— Tu… Tu veux que je la tienne pour toi ? s’étonna Crowley, le visage tourné vers l’ange.

— Mets-la dans ta bouche, je voudrais essayer quelque chose… répondit l’ange, avec un sourire facétieux.

— Ok…   


Crowley acquiesça avant de glisser le petit anneau dans sa bouche pendant que l’ange recommençait à se masturber frénétiquement contre son entrée. Sans tarder, il se recula pour viser l’intimité du démon, mais alors qu’il jouissait avec force, sa semence jaillit de son auréole pour inonder la bouche de Crowley, en même temps qu’un sentiment d’amour ineffable. Surpris et épaté, le démon se laissa volontiers envahir par les sentiments de l’ange, transmis par son auréole, tandis que l’évidence de son plaisir coulait dans sa gorge. 


Oh, ça… Ça a marché ? s’étonna Aziraphale. Je suis désolé… ajouta-t-il, un peu honteux. 

— Ne le soit pas ! Surtout pas, mon ange… J’ai tout aimé ! Que dis-je… Savouré… Avoua Crowley, après avoir ôté l’anneau de sa bouche pour le garder au creux de sa main et en se redressant pour s’asseoir en tailleur. Tu… Tu m’aimes vraiment à ce point-là ? demanda-t-il, soudain plus sérieux.


L’ange fronça les sourcils, soucieux : 


— Pourquoi en doutes-tu ? 

— Je… C’est juste… C’est très intense… Ce que j’ai ressenti… 


Aziraphale l’attira à lui et s’allongea sur le dos, le serrant contre son ventre rebondi : 


— Eh bien si tu en doutais, maintenant ce n’est plus le cas ! Mon auréole est divine, elle ne saurait mentir… Je t’aime, Crowley ! A ce point-là ! N’en doute plus jamais où on devra recommencer cette petite démonstration… 

— Ce serait dommage, répondit le démon, en posant un baiser dans le cou de l’ange. 


Il agita ensuite la petite auréole devant le nez d’Aziraphale : 


— Je crois que je suis encore envahi de doutes, mon ange… 






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