J11 : Horns/Tails
Bucky-scale 🍆🍆
Pour tromper l’ennui de cette journée d’automne particulièrement interminable (la pluie et le froid amenaient beaucoup de clients à la librairie) pendant laquelle Aziraphale refusait obstinément de mettre tout le monde dehors, Crowley avait élaboré un petit jeu.
L’ange avait des idées de grandeur depuis qu’il était libéré de toute obligation, aussi avait-il décidé d’animer des ateliers d’écriture, des lectures dans les maisons de retraite et il avait même embarqué Crowley dans des ateliers de lectures de contes pour enfants. Comble de l’horreur, il avait pour ambition de créer une librairie ambulante et s’était mis en quête d’acheter un camion. Un camion. La Bentley ? Partager sa place avec un vulgaire utilitaire ? Jamais ! Avait pensé Crowley. Sauf qu’il avait pensé la même chose de l’atelier de lecture pour les gosses… Il avait également dit “jamais” à la nouvelle lubie d’Aziraphale de respecter ses horaires d’ouverture… Quand l’ange lui faisait les yeux doux, Crowley avait beaucoup de mal à lui refuser quoi que ce soit, c’était un fait. Mais devoir se soumettre à diverses contraintes, comme les mortels, avait également quelque chose d’excitant ! L’attente, cette délicieuse torture rendait souvent leurs retrouvailles encore plus savoureuses.
Crowley, n’ayant aucune envie de chercher une bétaillère sous la flotte, avait eu la brillante idée de se miniaturiser en tiny-démon, avec toute la panoplie (paire de cornes, queue, petite fourche et combinaison en spandex rouge vif) et s’était assis sur l’épaule gauche d’Aziraphale. Il s’était naturellement rendu invisible aux Humains et s’amusait à souffler à l’ange les réponses qu’il devrait donner aux questions de ses clients…
— Où sont les livres de Conan Doyle ? demanda une vieille dame, sans préambule.
— Dans ton cul !
— Ahem, au fond, à droite, chère madame, répondit poliment l’ange.
— Arthur Conan Doyle… précisa la cliente, d’une voix haut perchée.
— Qu’est-ce qu’elle croit la vieille tongue ? On prenait l'apéritif avec Houdini et lui, à compter les points pendant qu’ils s’engueulaient…
— Oui, je… J’avais bien compris, Madame… C’est toujours au fond, à droite…
Une fois la cliente disparue dans les étagères du fond de la boutique, Aziraphale marmonna :
— Si tu n’arrêtes pas, je vais te jeter une poignée de sel !
— Tu sais très bien que ça marche pas toutes ces conneries d’Humains, mon ange…
— Voilà quelqu’un, chut !
La porte se referma sur Mr Brown, qui replia soigneusement son parapluie pour le déposer dans le porte-parapluie en fonte à tête de canard de l’entrée. Il scruta alors la librairie, tout en s’approchant nerveusement d’Aziraphale pour lui tendre une main :
— Mr Fell, bien le bonjour !
— Serre pas sa main, l’angelot ! Ça se trouve il se l’est pas lavée depuis la dernière fois qu’il a pissé !
— Mais chut à la fin ! grommela Aziraphale, en serrant la main moite du vendeur de tapis.
— Pardon ?
— C’est comme si t’avais serré sa bite… Beurk…
— Ahem… Bonjour, Mr Brown, c’est… Ce n’est pas souvent que je vous vois ici… répondit l’ange, en essuyant machinalement sa main contre son pantalon.
— Moui… Vous n’étiez pas souvent ouvert, il faut dire… Vous êtes, euh… Seul ? demanda Brown, de plus en plus nerveux.
— Eh bien… Eh bien, non, j’ai… Il y a une autre cliente qui… bafouilla Aziraphale, en se tournant vers les bibliothèques, d’où sortit la vieille dame.
Elle posa bruyamment un livre sur le comptoir en fixant le libraire :
— Il parle de votre homme de confort !
— P… Pardon ? s’étonna Aziraphale, en se glissant du côté de la caisse enregistreuse en laiton, chinée par Crowley dans un vide-grenier.
— Le grand rouquin habillé moulant, comme les filles de chez Mrs Sandwich ! Il travaille pour elle ou c’est un indépendant ? s’enquit la vieille femme.
— Ca, c’est sûr que cette petite combi est pire que moulante…
— Il doit y avoir un malentendu, Crowley n’est pas du tout… Ce n’est pas mon homme de confort, en aucun cas ! s’offusqua l’ange, les joues rouges. 20.15£, je vous prie.
— C’est quoi un homme de confort ?
— Nous sommes au vingt-et-unième siècle, Mr Fell, vous avez tout à fait le droit de chercher un peu de, euh… Compagnie auprès d’un de ces escort-boy… Faute de mieux… rétorqua Mr Brown, en s’approchant, la moustache frétillante.
— Mais… Mais pas du tout… bégaya Aziraphale, confus.
— Attends, elle m’a traité de pute, la vieille bique ? C’est ça, un homme de confort ?
— On dit sex-worker ! souffla Aziraphale au démon.
— Oui, si vous préférez… Escort, homme de confort, travailleur du sexe… C’est du pareil au même ! répondit Mr Brown, en s’accoudant au comptoir pour lisser sa moustache.
— Il s’est cru au pub, Moustache ?
— Bon du coup, il est parti tortiller du cul plus loin la tapette à longues jambes ? demanda la cliente.
— Je… Je ne vois pas trop en quoi cela vous concerne et je vous trouve très impolie… lui répondit l’ange, en encaissant le billet, tendu nonchalamment par la vieille femme.
— Dis-lui que c’est un bon jour pour mourir aujourd’hui ! Les chrysanthèmes sont magnifiques cette année…
— Il n’est pas toujours très agréable ! Il se croit un peu tout permis pour un… Pour un “employé”, si vous voyez ce que je veux dire… Il ose donner des conseils ! Comme s’il savait lire… ajouta la cliente, en levant les yeux au ciel.
Outré, Aziraphale lui tendit rageusement son Sherlock Holmes.
— Il serait peut-être temps pour vous d’arrêter de vivre comme un saltimbanque, Mr Fell ! Il y a, dans le voisinage, de charmants célibataires… dit-elle, avec un clin d'œil pour Mr Brown, tandis qu’elle se dirigeait vers la sortie. A un de ces jours, messieurs, bonne journée.
Au moyen d’un petit claquement de doigts démoniaque, une flaque d’huile se matérialisa sur le perron de la librairie, mais après une petite acrobatie, la cliente réussit à garder son équilibre et à s’éloigner, en maudissant les cantonniers fainéants et bien trop payés de Soho.
— Pis elle se fera pas un col du fémur la morue !
Encore estomaqué, Aziraphale se tourna vers le vendeur de tapis :
— Que… Que puis-je faire pour vous, Mr Brown ?
— Je me disais que… Avec vos nouvelles activités, il serait peut-être bon que nous nous rencontrions pour discuter des, euh… Des subventions que l’Association des Commerçants de Wicker Street pourrait vous obtenir auprès des autorités ! Autour d’un bon repas, peut-être ?
— Intéressant ce qui se passe ici quand je suis pas là …
— Hum… Cela ne me semble pas… Pas très formel comme entrevue, répondit Aziraphale, de plus en plus mal à l’aise.
— Dis-lui que ta pute n’est pas d’accord !
— Voyons, ce n’est qu’un repas et un bon verre de vin… Enfin pour vous, parce que moi, je suis allergique aux sulfites ! Je suis allergique au gluten également, mais Justine propose des plats gluten-free…
— Ouais, elle propose même des plats sans nourriture !
— Vous aimez bien aller chez Justine, n’est-ce pas ? Je vous y ai déjà vu avec votre, euh… Enfin bref ! Aller au restaurant avec un homme respectable vous changerait sûrement, Aziraphale. Je peux vous appeler Aziraphale ? poursuivit Mr Brown, tout sourire.
— Mais bien sûr, tu peux te pendre aussi !
— Non ! Oui… Je ne sais pas, euh… Je pense qu’il y a un malentendu, Mr Brown… Crowley n’est pas mon homme de confort !
— Me fais pas passer pour un Saint non plus, vu tout ce que tu me fais et tout ce que je te fais…
— C’est juste votre assistant-libraire alors ? demanda Mr Brown, clairement sceptique.
— Crowley est beaucoup plus que ça !
— Votre prostitué-support émotionnel ?
— Faudrait le présenter à Shax celui-là …
— C’est mon fiancé ! proclama fièrement Aziraphale.
Mr Brown et Crowley le fixèrent avec des yeux ronds, avant que le vendeur de tapis ne se décompose :
— Ah… Eh bien il y avait effectivement, un malentendu… Je… Ahem, peut-être qu’un petit repas pour me faire pardonner… insista Mr Brown.
Aziraphale fronça ses sourcils en voyant tiny-Crowley se diriger vers le vendeur de tapis, sa petite fourche brandie devant lui. Avant qu’il n’ait eu le temps de réagir, le démon plantait rageusement sa fourche dans l’entrejambe de Mr Brown, qui étouffa un cri :
— Aïe !
— Du balai, l’excité de service ! Le monsieur t’a dit non !
— Un problème, Mr Brown ? demanda Aziraphale, en réprimant un sourire.
— N… Non, je… Je viens de me souvenir que j’ai rendez-vous avec une cliente ! Je vais… Je vais vous laisser…
Crowley enfonça une nouvelle fois sa fourche dans les parties du vendeur de tapis, qui grimaça, en portant une main à son entrejambe :
— Aïe ! Eh bien, au revoir, Mr Fell…
— Brochette de phallus de harceleur…
— Bonne journée, Mr Brown ! le salua joyeusement Aziraphale.
Une fois la porte refermée et miraculeusement verrouillée derrière le commerçant, Crowley reprit sa taille normale d’un claquement de doigts. L’air désorienté, il abaissa sa fourche en se tournant vers Aziraphale :
— Fiancé ? Tu… Tu lui as dit ça pour te débarrasser ? C’est… C’était bien joué, mon ange !
Le libraire s’approcha d’un pas souple pour saisir la fourche et la jeter sur le côté, devant le regard vide du démon. Il caressa ensuite les cornes torsadées plantées sur son crâne avec dévotion :
— J’aime beaucoup ces cornes, mon cher…
— Ça fait partie de ma tenue d' “homme de confort”, plaisanta le démon.
— Moi, je trouve qu’elles vont très bien à mon fiancé !
— Attends, mon ange… T’étais sérieux ? demanda Crowley en penchant sa tête, faisant glisser ses longues mèches de part et d’autres de ses cornes.
— Qu’est-ce que tu en dis ? Je t’accorde que… Ce n’est pas très orthodoxe comme demande…
— J’ai été bien des choses depuis ma création, mais… Je n’ai jamais été le fiancé de qui que ce soit ! Je suis pas sûr d’être qualifié pour le poste, mon ange !
— Ah oui ? C’est curieux parce que… Ta charmante combinaison là , elle dit tout le contraire ! répondit Aziraphale, en approchant sa bouche de celle de Crowley.
— C’est… Ngk… C’est le spandex ça…
— Ca te fait bander d’être mon fiancé, n’est-ce pas ? demanda le libraire, en posant un baiser dans le creux de l’épaule du démon.
— Ca ou cette manie de me parler de façon aussi obscène quand tu t’excites, mon ange, je suis partagé…
L’ange le mordit suffisamment fort pour laisser l’empreinte de ses dents au milieu des tâches de son, dans le creux de son cou.
— Ngk…
— On dirait bien que tu aimes aussi ça quand je te marque, mon fiancé… insista Aziraphale, en portant une main au sexe de Crowley, dont l’érection était évidente au travers de la combinaison ridicule qu’il portait.
— Putain, mon ange…
Sans crier gare, Aziraphale s’agenouilla devant le démon et ménagea une ouverture dans le spandex, par laquelle il libéra le sexe de Crowley, qui se dressa fièrement devant sa bouche.
— Aziraphale, qu’est-ce que tu fais ?
Pour toute réponse, l’ange prit l’érection du démon en entier dans sa bouche, ne s’arrêtant que lorsque son nez fut enfoui dans les bouclettes rousses de son pubis.
— Ngk… Aziraphale… gémit Crowley, les jambes flageolantes, en plongeant ses mains dans les cheveux du libraire.
— Mhmmm ?
— Putain, Aziraphale, j’ai envie de toi ! Maintenant ! Je crois que je suis… Ngk… Un peu trop excité par ce nouveau statut, l’autre qui te tourne autour et le fait que tout le voisinage me prenne pour ta pute !
— Ah oui ? Et que veux-tu, mon cher fiancé ? demanda Aziraphale, en léchant ses testicules.
— Tu le sais très bien, espèce de bâtard angélique !
— Dis-le !
— Je veux… Ngk… Je veux ta bite dans mon cul ! Là , t’es content ? gronda Crowley.
Aziraphale se remit debout pour fixer les yeux jaunes du démon avec un petit sourire :
— Assez, j’avoue ! J’aime bien te l’entendre dire…
Crowley leva les yeux au ciel, en même temps que ses doigts. L’ange le stoppa en posant une main sur son bras :
— Ne songe même pas à ôter tes cornes, ta combinaison ou ta queue… Je vais juste agrandir l’ouverture que j’ai faite pour me laisser l’accès à ton charmant petit trou étroit !
— Tu recommences à être obscène, mon ange, se moqua Crowley.
— Ce qui est obscène, c’est ce que je m’apprête à faire à ton cul !
— Ngk Ngk…
Au moyen d’un nouveau miracle, le spandex se déchira pour ouvrir une large fente, dans laquelle l’ange passa une main pour enfoncer deux doigts dans le démon, tandis qu’il soulevait sa longue queue à la base, avec son autre main :
— Là … Là , ma merveille… C’est obscène la façon dont tu te dilates juste sous mes doigts… Il n’y a même pas besoin de lubrifiant à ce stade !
— Aziraphale ! Ton langage…
— Maintenant, je vais te baiser si tu n’y vois pas d’inconvénient… poursuivit l’ange, en retirant ses doigts et en relâchant sa queue.
— Oh putain… haleta Crowley, en se laissant tomber sur ses genoux, les mains posées à plat sur les cuisses de l’ange.
— Oh non, mon cher petit démon ! Nous allons tout de suite passer aux choses sérieuses… Je crois qu’avec cette queue, je vais devoir te prendre par-derrière, suggéra Aziraphale, en caressant le tatouage du démon.
— Bordel, mon ange, si tu continues à parler comme ça, je vais venir avant même que tu me touches !
— Penche-toi sur mon bureau ! Je t’assure que tu vas venir, mais pas avant que je t’aie touché… poursuivit Aziraphale, en offrant sa main à Crowley pour l’aider à se relever.
Après avoir posé un baiser sur le dos de sa main, l’ange lui caressa le dos pendant que Crowley se penchait sur le secrétaire en bois. Aziraphale occulta ensuite les fenêtres et tamisa les lumières de la librairie grâce à un petit miracle et baissa son pantalon sur ses chevilles.
— Je m’en fous que tout le monde nous voit ! De toute façon, ils savent tous que je suis ta pute !
— Je ne vais pas faire l’amour à mon fiancé devant tout Soho tout de même… ricana Aziraphale.
Crowley tourna légèrement sa tête :
— Je croyais que tu voulais me baiser ? Tu me feras l’amour une autre fois !
— Ce n’est pas très romantique… sembla soudain hésiter l’ange.
— Tu seras romantique plus tard ! Pour l’instant, j'ai envie que tu me baises, mon ange !
— Très bien, très bien… Tes désirs sont des ordres ! répondit Aziraphale, en se penchant sur son dos pour saisir une de ses cornes d’une main, tandis qu’il empoignait sa queue démoniaque de l’autre.
— Si tu me tiens comme ça, mon ange, commença à le prévenir Crowley, pantelant.
Il ne termina pas sa phrase, interrompu par la pénétration de l’ange, qui s’enfonça centimètre par centimètre, en se cramponnant aux attributs du démon.
— Tu es un modèle de perfection sous toutes tes formes, Crowley, je pourrais jouir rien qu’en te regardant…
— Mhmm… Ngk… J’ai dit une autre fois le romantisme, Aziraphale ! gronda le démon, en se tortillant de plaisir.
— C’est vrai… Excuse-moi ! répondit Aziraphale, en le pénétrant jusqu’à la garde. C’est ça que tu veux ?
— Oh putain oui, Aziraphale, oui !
L’ange cambra le dos de Crowley en tirant sur une de ses cornes tout en le maintenant fermement par la base de sa queue et commença une série de va-et-vient de plus en plus profonds et rapides, tandis que le démon se cramponnait aux bords du bureau.
— C’est ça que tu veux ? répéta l’ange, d’une voix profonde.
— Putain, oui ! Baise-moi comme un homme de confort ! Et parle-moi mal, ajouta Crowley, à bout de souffle.
— Je crois savoir comment te rassasier… Je vais ravager ton petit trou à plaisir et me vider à l’intérieur… Et toi, tu vas jouir en même temps ! Compris ? gronda l’ange, en tirant sur sa corne d’un coup sec, pour le cambrer davantage.
— Compris, compris, bordel fais ça, Aziraphale, ravage-moi, mais…
— Mais ? demanda l’ange, en s’immobilisant.
— J’ai la queue sur ton livre, je crois ! Mon autre queue, rigola Crowley.
— Pas grave ! Ça le rendra encore plus intéressant avec ton goût dessus… répondit l’ange d’un air décontracté, en reprenant son pilonnage.
— Tu vas… Oh putain… Tu vas me laisser souiller un de tes précieux livres ?
— Rien n’est plus précieux que ton plaisir, mon cher ! Maintenant, jouis pour moi… susurra Aziraphale, en sentant le démon trembler contre lui.
Tandis que le corps de Crowley se contractait une dernière fois autour de son sexe, avant qu’il se laisse mollement retomber sur le bureau, l’ange laissa son propre orgasme se libérer. Lorsqu’il se retira, laissant l’évidence de son plaisir couler le long de la combinaison en spandex, Aziraphale aida une nouvelle fois Crowley à se redresser, puis le fit asseoir sur le secrétaire, en tenant ses mains.
— Je peux retirer ma panoplie de petit démon d’épaule maintenant ? demanda Crowley, avec malice.
— C’était vraiment une bonne idée, finalement ! Et non, tu vas garder tes cornes et ta queue pour la nuit, c’est très pratique… En revanche, tu peux enlever ta combinaison si tu le souhaites, elle est aussi ravagée que ton cul à présent !
— Aziraphale… Tu vas me refaire bander si tu continues à me parler comme ça ! gronda Crowley, en levant les yeux au ciel.
— Mais c’est le but… J’aurai le droit d’être romantique tout à l’heure au moins ?
— J’aime bien tes deux facettes, mon ange… Le côté angélique et le côté bâtard ! A égalité, je crois bien…
— Eh bien dans ce cas… Je te propose d’être romantique et bâtard à tour de rôle, qu’en dis-tu ?
— J’en dis que c’est une bonne idée !
— Tu ne m’as toujours pas donné ta réponse à ma demande de fiançailles au fait, remarqua Aziraphale, en haussant un sourcil.
— L’usage voudrait que tu demandes ma main à mes parents, plaisanta Crowley.
— Ne me mets pas au défi ! Tu sais que je suis capable de tout, y compris d’aller demander ta main à Dieu !
— Je pense qu’Elle te l’a déjà accordée en nous laissant la vie sauve…
— Dans ce cas… Il ne me reste qu’à te prouver que je suis capable de remplir mon devoir conjugal ! rigola Aziraphale.
Il glissa ensuite ses mains sous les cuisses de Crowley, pour le porter contre lui. Après avoir passé ses bras derrière le cou de l’ange et ses jambes autour de ses hanches, le démon posa un chaste baiser sur ses lèvres :
— Tu comptes me porter jusqu’à la chambre ? demanda-t-il, en remuant sa queue à la manière d’un chat.
— Je dispose encore de ma force d’Archange, ne l’oublie pas ! Ton cul va s’en rappeler lui, en tout cas… ajouta-t-il, espiègle.
— Nom de Diable, Aziraphale, dépêche-toi de me monter à la chambre et ensuite remonte-moi dessus ! Avec tes ailes, ton auréole, tout le bordel…
— Avec plaisir…