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Chapitre 6 : Tirer le Diable par la queue

Par bucky1984

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J11 : Horns/Tails


Bucky-scale 🍆🍆


Pour tromper l’ennui de cette journĂ©e d’automne particulièrement interminable (la pluie et le froid amenaient beaucoup de clients Ă  la librairie) pendant laquelle Aziraphale refusait obstinĂ©ment de mettre tout le monde dehors, Crowley avait Ă©laborĂ© un petit jeu. 


L’ange avait des idĂ©es de grandeur depuis qu’il Ă©tait libĂ©rĂ© de toute obligation, aussi avait-il dĂ©cidĂ© d’animer des ateliers d’écriture, des lectures dans les maisons de retraite et il avait mĂŞme embarquĂ© Crowley dans des ateliers de lectures de contes pour enfants. Comble de l’horreur, il avait pour ambition de crĂ©er une librairie ambulante et s’était mis en quĂŞte d’acheter un camion. Un camion. La Bentley ? Partager sa place avec un vulgaire utilitaire ? Jamais ! Avait pensĂ© Crowley. Sauf qu’il avait pensĂ© la mĂŞme chose de l’atelier de lecture pour les gosses… Il avait Ă©galement dit “jamais” Ă  la nouvelle lubie d’Aziraphale de respecter ses horaires d’ouverture… Quand l’ange lui faisait les yeux doux, Crowley avait beaucoup de mal Ă  lui refuser quoi que ce soit, c’était un fait. Mais devoir se soumettre Ă  diverses contraintes, comme les mortels, avait Ă©galement quelque chose d’excitant ! L’attente, cette dĂ©licieuse torture rendait souvent leurs retrouvailles encore plus savoureuses. 


Crowley, n’ayant aucune envie de chercher une bĂ©taillère sous la flotte, avait eu la brillante idĂ©e de se miniaturiser en tiny-dĂ©mon, avec toute la panoplie (paire de cornes, queue, petite fourche et combinaison en spandex rouge vif) et s’était assis sur l’épaule gauche d’Aziraphale. Il s’était naturellement rendu invisible aux Humains et s’amusait Ă  souffler Ă  l’ange les rĂ©ponses qu’il devrait donner aux questions de ses clients…   


— Où sont les livres de Conan Doyle ? demanda une vieille dame, sans préambule.

— Dans ton cul ! 

— Ahem, au fond, à droite, chère madame, répondit poliment l’ange.

— Arthur Conan Doyle… prĂ©cisa la cliente, d’une voix haut perchĂ©e. 

— Qu’est-ce qu’elle croit la vieille tongue ? On prenait l'apĂ©ritif avec Houdini et lui, Ă  compter les points pendant qu’ils s’engueulaient… 

— Oui, je… J’avais bien compris, Madame… C’est toujours au fond, Ă  droite… 


Une fois la cliente disparue dans les Ă©tagères du fond de la boutique, Aziraphale marmonna : 


— Si tu n’arrĂŞtes pas, je vais te jeter une poignĂ©e de sel ! 

— Tu sais très bien que ça marche pas toutes ces conneries d’Humains, mon ange… 

— VoilĂ  quelqu’un, chut ! 


La porte se referma sur Mr Brown, qui replia soigneusement son parapluie pour le dĂ©poser dans le porte-parapluie en fonte Ă  tĂŞte de canard de l’entrĂ©e. Il scruta alors la librairie, tout en s’approchant nerveusement d’Aziraphale pour lui tendre une main : 


— Mr Fell, bien le bonjour !  

— Serre pas sa main, l’angelot ! Ça se trouve il se l’est pas lavĂ©e depuis la dernière fois qu’il a pissĂ© ! 

— Mais chut Ă  la fin ! grommela Aziraphale, en serrant la main moite du vendeur de tapis. 

— Pardon ? 

— C’est comme si t’avais serrĂ© sa bite… Beurk… 

— Ahem… Bonjour, Mr Brown, c’est… Ce n’est pas souvent que je vous vois ici… rĂ©pondit l’ange, en essuyant machinalement sa main contre son pantalon. 

— Moui… Vous n’étiez pas souvent ouvert, il faut dire… Vous ĂŞtes, euh… Seul ? demanda Brown, de plus en plus nerveux. 

— Eh bien… Eh bien, non, j’ai… Il y a une autre cliente qui… bafouilla Aziraphale, en se tournant vers les bibliothèques, d’oĂą sortit la vieille dame. 


Elle posa bruyamment un livre sur le comptoir en fixant le libraire : 


— Il parle de votre homme de confort ! 

— P… Pardon ? s’étonna Aziraphale, en se glissant du cĂ´tĂ© de la caisse enregistreuse en laiton, chinĂ©e par Crowley dans un vide-grenier.  

— Le grand rouquin habillĂ© moulant, comme les filles de chez Mrs Sandwich ! Il travaille pour elle ou c’est un indĂ©pendant ? s’enquit la vieille femme. 

— Ca, c’est sĂ»r que cette petite combi est pire que moulante…   

— Il doit y avoir un malentendu, Crowley n’est pas du tout… Ce n’est pas mon homme de confort, en aucun cas ! s’offusqua l’ange, les joues rouges. 20.15£, je vous prie.

— C’est quoi un homme de confort ? 

— Nous sommes au vingt-et-unième siècle, Mr Fell, vous avez tout Ă  fait le droit de chercher un peu de, euh… Compagnie auprès d’un de ces escort-boy… Faute de mieux… rĂ©torqua Mr Brown, en s’approchant, la moustache frĂ©tillante. 

— Mais… Mais pas du tout… bĂ©gaya Aziraphale, confus. 

— Attends, elle m’a traitĂ© de pute, la vieille bique ? C’est ça, un homme de confort ? 

— On dit sex-worker ! souffla Aziraphale au dĂ©mon. 

— Oui, si vous préférez… Escort, homme de confort, travailleur du sexe… C’est du pareil au même ! répondit Mr Brown, en s’accoudant au comptoir pour lisser sa moustache.

— Il s’est cru au pub, Moustache ? 

— Bon du coup, il est parti tortiller du cul plus loin la tapette Ă  longues jambes ? demanda la cliente. 

— Je… Je ne vois pas trop en quoi cela vous concerne et je vous trouve très impolie… lui rĂ©pondit l’ange, en encaissant le billet, tendu nonchalamment par la vieille femme. 

— Dis-lui que c’est un bon jour pour mourir aujourd’hui ! Les chrysanthèmes sont magnifiques cette annĂ©e… 

— Il n’est pas toujours très agrĂ©able ! Il se croit un peu tout permis pour un… Pour un “employé”, si vous voyez ce que je veux dire… Il ose donner des conseils ! Comme s’il savait lire… ajouta la cliente, en levant les yeux au ciel. 


Outré, Aziraphale lui tendit rageusement son Sherlock Holmes


— Il serait peut-ĂŞtre temps pour vous d’arrĂŞter de vivre comme un saltimbanque, Mr Fell ! Il y a, dans le voisinage, de charmants cĂ©libataires… dit-elle, avec un clin d'Ĺ“il pour Mr Brown, tandis qu’elle se dirigeait vers la sortie. A un de ces jours, messieurs, bonne journĂ©e. 


Au moyen d’un petit claquement de doigts dĂ©moniaque, une flaque d’huile se matĂ©rialisa sur le perron de la librairie, mais après une petite acrobatie, la cliente rĂ©ussit Ă  garder son Ă©quilibre et Ă  s’éloigner, en maudissant les cantonniers fainĂ©ants et bien trop payĂ©s de Soho. 


— Pis elle se fera pas un col du fĂ©mur la morue !   


Encore estomaquĂ©, Aziraphale se tourna vers le vendeur de tapis : 


— Que… Que puis-je faire pour vous, Mr Brown ?

— Je me disais que… Avec vos nouvelles activitĂ©s, il serait peut-ĂŞtre bon que nous nous rencontrions pour discuter des, euh… Des subventions que l’Association des Commerçants de Wicker Street pourrait vous obtenir auprès des autoritĂ©s ! Autour d’un bon repas, peut-ĂŞtre ? 

— IntĂ©ressant ce qui se passe ici quand je suis pas là… 

— Hum… Cela ne me semble pas… Pas très formel comme entrevue, rĂ©pondit Aziraphale, de plus en plus mal Ă  l’aise.   

— Dis-lui que ta pute n’est pas d’accord ! 

— Voyons, ce n’est qu’un repas et un bon verre de vin… Enfin pour vous, parce que moi, je suis allergique aux sulfites ! Je suis allergique au gluten Ă©galement, mais Justine propose des plats gluten-free… 

— Ouais, elle propose mĂŞme des plats sans nourriture ! 

— Vous aimez bien aller chez Justine, n’est-ce pas ? Je vous y ai dĂ©jĂ  vu avec votre, euh… Enfin bref ! Aller au restaurant avec un homme respectable vous changerait sĂ»rement, Aziraphale. Je peux vous appeler Aziraphale ? poursuivit Mr Brown, tout sourire. 

— Mais bien sĂ»r, tu peux te pendre aussi ! 

— Non ! Oui… Je ne sais pas, euh… Je pense qu’il y a un malentendu, Mr Brown… Crowley n’est pas mon homme de confort ! 

— Me fais pas passer pour un Saint non plus, vu tout ce que tu me fais et tout ce que je te fais… 

— C’est juste votre assistant-libraire alors ? demanda Mr Brown, clairement sceptique. 

— Crowley est beaucoup plus que ça ! 

— Votre prostituĂ©-support Ă©motionnel ? 

— Faudrait le prĂ©senter Ă  Shax celui-là… 

— C’est mon fiancĂ© ! proclama fièrement Aziraphale. 


Mr Brown et Crowley le fixèrent avec des yeux ronds, avant que le vendeur de tapis ne se dĂ©compose : 


— Ah… Eh bien il y avait effectivement, un malentendu… Je… Ahem, peut-ĂŞtre qu’un petit repas pour me faire pardonner… insista Mr Brown. 


Aziraphale fronça ses sourcils en voyant tiny-Crowley se diriger vers le vendeur de tapis, sa petite fourche brandie devant lui. Avant qu’il n’ait eu le temps de rĂ©agir, le dĂ©mon plantait rageusement sa fourche dans l’entrejambe de Mr Brown, qui Ă©touffa un cri : 


— AĂŻe ! 

— Du balai, l’excitĂ© de service ! Le monsieur t’a dit non ! 

— Un problème, Mr Brown ? demanda Aziraphale, en rĂ©primant un sourire. 

— N… Non, je… Je viens de me souvenir que j’ai rendez-vous avec une cliente ! Je vais… Je vais vous laisser…


Crowley enfonça une nouvelle fois sa fourche dans les parties du vendeur de tapis, qui grimaça, en portant une main Ă  son entrejambe : 


— AĂŻe ! Eh bien, au revoir, Mr Fell… 

— Brochette de phallus de harceleur… 

— Bonne journée, Mr Brown ! le salua joyeusement Aziraphale.


Une fois la porte refermĂ©e et miraculeusement verrouillĂ©e derrière le commerçant, Crowley reprit sa taille normale d’un claquement de doigts. L’air dĂ©sorientĂ©, il abaissa sa fourche en se tournant vers Aziraphale : 


— FiancĂ© ? Tu… Tu lui as dit ça pour te dĂ©barrasser ? C’est… C’était bien jouĂ©, mon ange !  


Le libraire s’approcha d’un pas souple pour saisir la fourche et la jeter sur le cĂ´tĂ©, devant le regard vide du dĂ©mon. Il caressa ensuite les cornes torsadĂ©es plantĂ©es sur son crâne avec dĂ©votion : 


— J’aime beaucoup ces cornes, mon cher… 

— Ça fait partie de ma tenue d' “homme de confort”, plaisanta le dĂ©mon. 

— Moi, je trouve qu’elles vont très bien Ă  mon fiancĂ© ! 

— Attends, mon ange… T’étais sĂ©rieux ? demanda Crowley en penchant sa tĂŞte, faisant glisser ses longues mèches de part et d’autres de ses cornes. 

— Qu’est-ce que tu en dis ? Je t’accorde que… Ce n’est pas très orthodoxe comme demande… 

— J’ai Ă©tĂ© bien des choses depuis ma crĂ©ation, mais… Je n’ai jamais Ă©tĂ© le fiancĂ© de qui que ce soit ! Je suis pas sĂ»r d’être qualifiĂ© pour le poste, mon ange ! 

— Ah oui ? C’est curieux parce que… Ta charmante combinaison lĂ , elle dit tout le contraire ! rĂ©pondit Aziraphale, en approchant sa bouche de celle de Crowley. 

— C’est… Ngk… C’est le spandex ça… 

— Ca te fait bander d’être mon fiancĂ©, n’est-ce pas ? demanda le libraire, en posant un baiser dans le creux de l’épaule du dĂ©mon.  

— Ca ou cette manie de me parler de façon aussi obscène quand tu t’excites, mon ange, je suis partagé… 


L’ange le mordit suffisamment fort pour laisser l’empreinte de ses dents au milieu des tâches de son, dans le creux de son cou. 


— Ngk…

— On dirait bien que tu aimes aussi ça quand je te marque, mon fiancé… insista Aziraphale, en portant une main au sexe de Crowley, dont l’érection était évidente au travers de la combinaison ridicule qu’il portait.

— Putain, mon ange… 


Sans crier gare, Aziraphale s’agenouilla devant le dĂ©mon et mĂ©nagea une ouverture dans le spandex, par laquelle il libĂ©ra le sexe de Crowley, qui se dressa fièrement devant sa bouche. 


— Aziraphale, qu’est-ce que tu fais ? 


Pour toute réponse, l’ange prit l’érection du démon en entier dans sa bouche, ne s’arrêtant que lorsque son nez fut enfoui dans les bouclettes rousses de son pubis.


— Ngk… Aziraphale… gĂ©mit Crowley, les jambes flageolantes, en plongeant ses mains dans les cheveux du libraire. 

— Mhmmm ? 

— Putain, Aziraphale, j’ai envie de toi ! Maintenant ! Je crois que je suis… Ngk… Un peu trop excitĂ© par ce nouveau statut, l’autre qui te tourne autour et le fait que tout le voisinage me prenne pour ta pute ! 

— Ah oui ? Et que veux-tu, mon cher fiancĂ© ? demanda Aziraphale, en lĂ©chant ses testicules.  

— Tu le sais très bien, espèce de bâtard angĂ©lique ! 

— Dis-le ! 

— Je veux… Ngk… Je veux ta bite dans mon cul ! LĂ , t’es content ? gronda Crowley. 


Aziraphale se remit debout pour fixer les yeux jaunes du dĂ©mon avec un petit sourire : 


— Assez, j’avoue ! J’aime bien te l’entendre dire… 


Crowley leva les yeux au ciel, en mĂŞme temps que ses doigts. L’ange le stoppa en posant une main sur son bras : 


— Ne songe mĂŞme pas Ă  Ă´ter tes cornes, ta combinaison ou ta queue… Je vais juste agrandir l’ouverture que j’ai faite pour me laisser l’accès Ă  ton charmant petit trou Ă©troit ! 

— Tu recommences à être obscène, mon ange, se moqua Crowley.

— Ce qui est obscène, c’est ce que je m’apprĂŞte Ă  faire Ă  ton cul ! 

— Ngk Ngk… 


Au moyen d’un nouveau miracle, le spandex se dĂ©chira pour ouvrir une large fente, dans laquelle l’ange passa une main pour enfoncer deux doigts dans le dĂ©mon, tandis qu’il soulevait sa longue queue Ă  la base, avec son autre main : 


— Là… LĂ , ma merveille… C’est obscène la façon dont tu te dilates juste sous mes doigts… Il n’y a mĂŞme pas besoin de lubrifiant Ă  ce stade ! 

— Aziraphale ! Ton langage… 

— Maintenant, je vais te baiser si tu n’y vois pas d’inconvĂ©nient… poursuivit l’ange, en retirant ses doigts et en relâchant sa queue. 

— Oh putain… haleta Crowley, en se laissant tomber sur ses genoux, les mains posĂ©es Ă  plat sur les cuisses de l’ange. 

— Oh non, mon cher petit dĂ©mon ! Nous allons tout de suite passer aux choses sĂ©rieuses… Je crois qu’avec cette queue, je vais devoir te prendre par-derrière, suggĂ©ra Aziraphale, en caressant le tatouage du dĂ©mon. 

— Bordel, mon ange, si tu continues Ă  parler comme ça, je vais venir avant mĂŞme que tu me touches ! 

— Penche-toi sur mon bureau ! Je t’assure que tu vas venir, mais pas avant que je t’aie touché… poursuivit Aziraphale, en offrant sa main Ă  Crowley pour l’aider Ă  se relever. 


Après avoir posĂ© un baiser sur le dos de sa main, l’ange lui caressa le dos pendant que Crowley se penchait sur le secrĂ©taire en bois. Aziraphale occulta ensuite les fenĂŞtres et tamisa les lumières de la librairie grâce Ă  un petit miracle et baissa son pantalon sur ses chevilles.   


— Je m’en fous que tout le monde nous voit ! De toute façon, ils savent tous que je suis ta pute ! 

— Je ne vais pas faire l’amour à mon fiancé devant tout Soho tout de même… ricana Aziraphale.


Crowley tourna lĂ©gèrement sa tĂŞte : 


— Je croyais que tu voulais me baiser ? Tu me feras l’amour une autre fois ! 

— Ce n’est pas très romantique… sembla soudain hĂ©siter l’ange. 

— Tu seras romantique plus tard ! Pour l’instant, j'ai envie que tu me baises, mon ange ! 

— Très bien, très bien… Tes dĂ©sirs sont des ordres ! rĂ©pondit Aziraphale, en se penchant sur son dos pour saisir une de ses cornes d’une main, tandis qu’il empoignait sa queue dĂ©moniaque de l’autre. 

— Si tu me tiens comme ça, mon ange, commença Ă  le prĂ©venir Crowley, pantelant. 


Il ne termina pas sa phrase, interrompu par la pĂ©nĂ©tration de l’ange, qui s’enfonça centimètre par centimètre, en se cramponnant aux attributs du dĂ©mon. 


— Tu es un modèle de perfection sous toutes tes formes, Crowley, je pourrais jouir rien qu’en te regardant… 

— Mhmm… Ngk… J’ai dit une autre fois le romantisme, Aziraphale ! gronda le dĂ©mon, en se tortillant de plaisir. 

— C’est vrai… Excuse-moi ! rĂ©pondit Aziraphale, en le pĂ©nĂ©trant jusqu’à la garde. C’est ça que tu veux ?  

— Oh putain oui, Aziraphale, oui


L’ange cambra le dos de Crowley en tirant sur une de ses cornes tout en le maintenant fermement par la base de sa queue et commença une sĂ©rie de va-et-vient de plus en plus profonds et rapides, tandis que le dĂ©mon se cramponnait aux bords du bureau. 


— C’est ça que tu veux ? rĂ©pĂ©ta l’ange, d’une voix profonde. 

— Putain, oui ! Baise-moi comme un homme de confort ! Et parle-moi mal, ajouta Crowley, à bout de souffle.

— Je crois savoir comment te rassasier… Je vais ravager ton petit trou Ă  plaisir et me vider Ă  l’intĂ©rieur… Et toi, tu vas jouir en mĂŞme temps ! Compris ? gronda l’ange, en tirant sur sa corne d’un coup sec, pour le cambrer davantage. 

— Compris, compris, bordel fais ça, Aziraphale, ravage-moi, mais…

— Mais ? demanda l’ange, en s’immobilisant. 

— J’ai la queue sur ton livre, je crois ! Mon autre queue, rigola Crowley.

— Pas grave ! Ça le rendra encore plus intéressant avec ton goût dessus… répondit l’ange d’un air décontracté, en reprenant son pilonnage.

— Tu vas… Oh putain… Tu vas me laisser souiller un de tes précieux livres ?

— Rien n’est plus prĂ©cieux que ton plaisir, mon cher ! Maintenant, jouis pour moi… susurra Aziraphale, en sentant le dĂ©mon trembler contre lui.   


Tandis que le corps de Crowley se contractait une dernière fois autour de son sexe, avant qu’il se laisse mollement retomber sur le bureau, l’ange laissa son propre orgasme se libĂ©rer. Lorsqu’il se retira, laissant l’évidence de son plaisir couler le long de la combinaison en spandex, Aziraphale aida une nouvelle fois Crowley Ă  se redresser, puis le fit asseoir sur le secrĂ©taire, en tenant ses mains. 


— Je peux retirer ma panoplie de petit dĂ©mon d’épaule maintenant ? demanda Crowley, avec malice. 

— C’était vraiment une bonne idĂ©e, finalement ! Et non, tu vas garder tes cornes et ta queue pour la nuit, c’est très pratique… En revanche, tu peux enlever ta combinaison si tu le souhaites, elle est aussi ravagĂ©e que ton cul Ă  prĂ©sent ! 

— Aziraphale… Tu vas me refaire bander si tu continues à me parler comme ça ! gronda Crowley, en levant les yeux au ciel.

— Mais c’est le but… J’aurai le droit d’être romantique tout à l’heure au moins ?

— J’aime bien tes deux facettes, mon ange… Le cĂ´tĂ© angĂ©lique et le cĂ´tĂ© bâtard ! A Ă©galitĂ©, je crois bien… 

— Eh bien dans ce cas… Je te propose d’être romantique et bâtard à tour de rôle, qu’en dis-tu ?

— J’en dis que c’est une bonne idĂ©e ! 

— Tu ne m’as toujours pas donnĂ© ta rĂ©ponse Ă  ma demande de fiançailles au fait, remarqua Aziraphale, en haussant un sourcil. 

— L’usage voudrait que tu demandes ma main à mes parents, plaisanta Crowley.

— Ne me mets pas au dĂ©fi ! Tu sais que je suis capable de tout, y compris d’aller demander ta main Ă  Dieu ! 

— Je pense qu’Elle te l’a dĂ©jĂ  accordĂ©e en nous laissant la vie sauve…    

— Dans ce cas… Il ne me reste qu’à te prouver que je suis capable de remplir mon devoir conjugal ! rigola Aziraphale.


Il glissa ensuite ses mains sous les cuisses de Crowley, pour le porter contre lui. Après avoir passĂ© ses bras derrière le cou de l’ange et ses jambes autour de ses hanches, le dĂ©mon posa un chaste baiser sur ses lèvres : 


— Tu comptes me porter jusqu’à la chambre ? demanda-t-il, en remuant sa queue Ă  la manière d’un chat. 

— Je dispose encore de ma force d’Archange, ne l’oublie pas ! Ton cul va s’en rappeler lui, en tout cas… ajouta-t-il, espiègle. 

— Nom de Diable, Aziraphale, dĂ©pĂŞche-toi de me monter Ă  la chambre et ensuite remonte-moi dessus ! Avec tes ailes, ton aurĂ©ole, tout le bordel… 

— Avec plaisir… 






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