Let there be love~IK 2024

Chapitre 8 : À la pointe de l'épée

Par bucky1984

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Bucky-scale 🍆🍆🍆


Aziraphale, qui n’avait dormi qu’en de rares occasions depuis qu’il avait été affecté à tenir l’Ambassade du Paradis sur Terre, basée à Soho, se rattrapait bien depuis l’échec du Second Avènement. Depuis qu’il cohabitait avec Crowley, les choses avaient changé. Tout avait changé ! Il s’était d’abord laissé tenter par une innocente sieste, la fois où le démon s’était endormi dans ses bras et qu’il n’avait pas voulu le réveiller, dans leur cottage des South Downs. Une autre fois, il avait rejoint Crowley, au beau milieu d’une nuit et d’un cauchemar particulièrement violent, durant lequel il avait entendu le démon crier, puis pleurer. Il l’avait enlacé dans ses bras et serré contre lui, en le berçant de paroles rassurantes et avait fini par s’endormir à nouveau. Le lendemain, il s’était allongé à côté de Crowley pour l’aider à s’endormir et ce qui devait arriver arriva. Il dormît !   

Et par petites touches successives, à force de dormir, il y avait pris goût. Tels des mortels qu’ils n’étaient pas, ils avaient ainsi pris l’habitude d’aller se coucher chaque soir. Quand ils ne faisaient pas l’amour, ce qui était rare, Aziraphale lisait un peu, à la lumière de sa lampe de chevet à pattes de verre, pendant que Crowley scrollait sur son téléphone. Les habitudes des Humains avaient déteint sur eux, mais ils ne s’en plaignaient pas, c’était toujours mieux que d’écouter des chœurs angéliques sous l'œil sévère de Michael ou de se faire torturer dans n’importe lequel des neufs cercles de l’Enfer ! 


La veille, ils s’étaient endormis ainsi ; l’ange avait relu pour la millième fois un conte de Dickens et Crowley, après avoir perdu son temps sur Xitter (une invention de Furfur), s’était endormi sous sa forme animale, lové sur l’oreiller d’Aziraphale, autour de ses boucles blanches. Pour une fois, c’est Aziraphale qui avait marmonné le nom de Crowley dans son sommeil et le serpent, une fois réveillé, avait repris forme humaine pour observer l’ange dans son sommeil. Ce devait être un rêve agréable qu’il faisait ; son visage était détendu et un léger sourire se dessinait au travers de sa courte barbe poivre et sel. Aziraphale s’était découvert et la couverture tartan avait roulé au pied du lit. Endormi sur le ventre, ses fesses rebondies pointées vers le ciel, le spectacle de son corps nu devait être une merveille. Sauf que la vue de Crowley était toujours aussi mauvaise… Dieu lui avait partiellement pardonné certains de ses péchés, mais pas tous. Rancunière comme Elle l’était, Elle lui avait laissé ses yeux reptiliens et la piètre vue qui allait avec ! Qu’importe. Ce n’était pas un prix trop cher à payer pour pouvoir vivre librement son amour avec Aziraphale.

Toujours était-il qu’à part le visage de l’ange, collé au sien, le démon avait beau se tordre le cou dans l’obscurité de la chambre, il ne voyait rien de la divine anatomie d’Aziraphale. Il se redressa sur un coude et tenta une nouvelle fois d'apercevoir les délicieuses vergetures zébrant les flancs et les fesses de l’ange, en vain. 


— Tu as perdu quelque chose ?    


La voix amusée d’Aziraphale le fit sursauter.


— Ma vue ! On voit rien… C’était une idée de qui déjà le concept de nuit ? 

— Hum… Ton groupe de travail, pas le mien ! Ça venait de Saraqael je crois… répondit pensivement Aziraphale, en se mettant sur le dos. 

— Hey ! Pourquoi tu te tournes ? Je voulais regarder tes fesses ! 


Avec un petit rire mi-angélique, mi-bâtard, Aziraphale matérialisa son épée enflammée. Il avait constaté qu’il pouvait l’invoquer à volonté depuis l’Apocabis ! Un nouveau cadeau de Dieu, qu’Elle lui avait laissé, même après son licenciement… 

La lumière divine qui nimbait la courte lame illumina la petite chambre, à l’étage de la librairie.


— Je crois pas que ça serve à ça sur le papier, mais… Je dois reconnaître que c’est efficace ! Même si la lampe de chevet aurait suffi… ajouta Crowley, toujours émoustillé à la vue de son ange tenant son épée à bout de bras, comme si elle ne pesait rien dans le creux de sa main. 


Le démon avait désormais pleine vue sur l’abdomen aux formes généreuses d’Aziraphale, sur les vergetures ornant ses flancs, ainsi que sur son sexe, au repos dans sa toison pubienne aussi blanche et frisée que ses cheveux. 


— Satisfait ? demanda innocemment l’ange. 

— Pas tout à fait ! C’est ton cul que je voulais voir… 

— Demandez et vous recevrez, mon cher… répondit Aziraphale, en lui tendant l’épée divine. 


Jadis, si Crowley avait serré sa main sur la garde de l’arme, il se serait décorporé sur le champ. Il la manipula donc avec révérence et fascination tandis que l’ange se remettait sur le ventre, posant son menton sur ses bras, croisés sur son oreiller jaune. Le démon promena ensuite la lame au-dessus du dos de l’ange, puis sur son postérieur, avant de s’étonner : 


Ngk… T’as gardé tes chaussettes et tes jarretières de chaussettes ?   

— Peut-être bien oui… 

— Tu sais comme ça m’excite, mon ange ! 

— Peut-être bien oui ! 

Ngk… 


Crowley abattit le plat de la lame d’un coup sec sur les fesses charnues, n’ayant pour effet que de faire rire l’ange : 


— Qu’est-ce que tu essayes de faire au juste ? 

— Une fessée divine pour provocation ! Mais ça marche pas… constata le démon, en observant les petites flammes dansant sur l’acier archangélique. 

— Cette épée ne peut me blesser, expliqua l’ange, en remuant ses chaussettes écossaises au-dessus de ses fesses, l’air mutin. 


Le démon effleura la lame du bout du doigt, par curiosité, avant de le retirer précipitamment : 


Aïe… Ben moi, elle peut me faire mal ! 


Il tendit sa main à Aziraphale pour lui montrer le sillon doré que la lame avait tracé sur la pulpe de son doigt. L’ange posa un baiser dessus et la cicatrice s’effaça aussitôt. 


Oh… Ça me donne une idée ! s’enthousiasma-t-il, en se tournant à nouveau, pour s’asseoir au milieu du lit. 

— Toi, tu mijotes un truc, je le sens d’ici ! 

— Allonge-toi sur le ventre, tu veux bien ? demanda l’ange, en reprenant son épée. 


Le regard perplexe du démon allait de la lame au sourire radieux d’Aziraphale : 


— Qu’est-ce que tu comptes me faire ? 

— Rien de définitif, ne t’inquiète pas ! Tu me fais confiance ? 

— On n’en serait pas là dans le cas contraire… répondit Crowley, en s’allongeant sur le ventre, les bras repliés confortablement sur l’oreiller de l’ange. 

— Bien… Ça risque de faire un peu mal, alors si tu veux que j’arrête, tu n’as qu’à me le dire, je compte sur toi, mon rossignol ! expliqua Aziraphale, en s’installant à califourchon sur les fesses de Crowley. 

Ngk… Je sens tes boules et ton mini-angelot sur mes fesses, mon ange, ça m’étonnerait que je me plaigne ! rigola Crowley, dans le creux de ses bras. 

— Mhmmm… 


L’ange passa une main dans le creux des omoplates du démon, en caressant sa peau délicate, parsemée de taches de rousseur, puis posa le bout de la lame sur son omoplate gauche : 


— Je vais commencer ! prévient-il. 

— Vas-y, l’angelot, acquiesça Crowley.


Son sourire se figea lorsqu’il sentit la lame s’enfoncer légèrement dans sa peau. La douleur était cependant supportable, largement supportable même, en comparaison de tout ce qu’il avait subi en Enfer. La sensation de coupure et de brûlure mixée s’atténuait dès que l’ange relevait la lame. Le démon sentait toute la difficulté, pour Aziraphale, d’écrire de sa belle calligraphie, au moyen d’une épée. Car il écrivait, c’était certain. L’ange savait dessiner, et plutôt bien même, mais il était long à cet exercice, or là, la lame se déplaçait rapidement sur la largeur de son dos, d’une omoplate à l’autre. Machinalement, Crowley s’était cramponné à l’oreiller et avait plongé son nez dedans pour inspirer à plein poumon l’odeur de son eau de Cologne. L’odeur de son ange. 

Tandis que le libraire s’appliquait, Crowley le sentait se tortiller imperceptiblement sur ses fesses et son propre sexe se fit plus dur contre le matelas. 


— C’est parfait ! s’exclama soudain l’ange, en faisant léviter l’épée au-dessus du lit pour se pencher et saisir le téléphone de Crowley afin de prendre son dos en photo. Je ne t’ai pas fait trop mal ? demanda-t-il, en zoomant sur ce qu’il venait de tracer. 

— Tu m’as fait bander, mon ange ! Pour tout te dire, j’étais à deux lettres de l’orgasme… 

— Vraiment ? Je peux continuer si tu veux ! se proposa Aziraphale, en montrant la photo au démon. 


De sa plus belle écriture, l’ange avait tracé “A.Z Fell&Co” à l’encre divine sur toute la largeur du dos de Crowley. 


— Joli ! Ça ne te suffit pas de me mordre et de me faire des suçons partout à ce que je vois, constata le démon, son téléphone à la main. 

— J’aime te marquer de toutes les façons possibles ! Mais j’avoue que je n’avais pas encore pensé à l’épée… 

— Tu ne serais pas un peu possessif des fois ? rigola Crowley, en reposant son portable.  

— Je suis amoureux, mon cher ! Et puis, avoue que tu adores être ma propriété… susurra l’ange, en se penchant sur son dos pour se masturber éhontément contre les fesses du démon. Tu veux que je l’efface ? 

Ngk… Certainement pas ! Pas avant que j’aie fini ! 

— Fini ? Fini quoi ? demanda Aziraphale, perplexe. 

— De te bouffer le cul, mon ange ! C’était mon plan à la base, avant que tu te réveilles… répondit Crowley, en se redressant et en faisant claquer l’élastique d’une des jarretières de chaussettes de l’ange.  

— Sûrement pas ! Je vais te bouffer le cul pour pouvoir admirer mon œuvre ! objecta Aziraphale, en faisant léviter le portable du démon.

— Mais… Qu’est-ce que tu fais encore ? 

— Une petite vidéo pour le Métatron ! Ça fait longtemps et puis il doit s’ennuyer en Enfer… 

— Tu… Tu veux vraiment…

— Me filmer en train de te bouffer le cul ? Oui ! A moins que ça te dérange, bien sûr !  


Le démon, amusé et ravi, s’allongea sur le ventre en repliant ses longues jambes sur les côtés pour surélever ses fesses : 


— Au contraire ! Je vais me donner à fond pour divertir ce cher Métatron… 

— Très bien… répondit l’ange, satisfait, en s’agenouillant derrière Crowley. Alors, action ! 


Aziraphale caressa l’inscription qu’il avait faite sur le dos du démon, lui provoquant un frisson de douleur qui le fit gémir d’une façon obscène contre l’oreiller. Avec un sourire, il descendit sa large main sensuellement le long la colonne vertébrale de Crowley et termina sa course par une vigoureuse claque sur ses fesses. Il effleura ensuite l’érection du démon, puis ses testicules, avant d’écarter ses fesses pour admirer son intimité : 


— Ton cul est fait pour moi, Crowley ! De toute la Création, c’est ce qu’Elle a fait de mieux… s’émerveilla Aziraphale. 

— Oh putain oui, blasphème, mon ange ! gémit Crowley, en glissant une main sous son ventre pour se caresser. 

— Le seul blasphème serait de ne pas te faire jouir, mon rossignol ! répondit l’ange, en posant ses mains à la naissance des cuisses du démon, afin de continuer à écarter ses fesses avec ses pouces. 


Il plongea ensuite son visage dans la fente de Crowley pour lécher son intimité avec passion, partant de son scrotum pour remonter jusqu’en haut de la raie de ses fesses, en insistant sur son anus. Il répéta l’opération plusieurs fois pendant que le démon produisait une série ininterrompue de gémissements et de soupirs, qu’il tentait d’étouffer dans l’oreiller. L’ange s’arrêta alors pour se redresser et saisir une poignée de longues mèches rousses pour tirer dessus et obliger Crowley à lever son visage crispé : 


— Je veux entendre ton plaisir ! gronda Aziraphale, avant de libérer sa poignée de cheveux ébouriffés. 


S’il y avait une chose qui émoustillait encore plus Crowley que son langage obscène, c’était quand Aziraphale lui parlait de cette voix grave et profonde, qu’il n’employait que lorsqu’il était contrarié ou excité ! 


— Bouffe-moi le cul, Aziraphale ! supplia-t-il, en lâchant son sexe pour s’appuyer sur ses coudes. 

— Bien, sourit l’ange, en retournant à sa besogne. 


Il accéléra le rythme, pour finir par rester au niveau de son anus et faire tourner sa langue dessus, le pénétrant avec par instants. 


Ngk… Oh putain… J’adore quand tu me baises avec ta langue, mon ange ! 


Crowley se mit à se masturber frénétiquement, pour soulager sa douloureuse érection : 


— Tu voudrais pas me baiser tout court, des fois ? demanda-t-il, haletant. 


Aziraphale s’interrompit, en enfonçant punitivement ses doigts dans ses hanches, y laissant des marques qui ne manqueraient pas de se colorer de mauve dans les prochains jours : 


— Tu vas venir juste par ma langue cette fois ! Toutefois, je t’autorise à te caresser… gronda à nouveau l’ange.


Les yeux du démon roulèrent dans leurs orbites. Il arrivait parfois que l’ange le fasse jouir uniquement en lui parlant, c’était un jeu qu’il réservait à de rares occasions. En principe, c’était dans le cadre d’une punition. Aziraphale lui attachait les bras et les jambes aux montants du lit pour l’empêcher de se toucher et utilisait sa voix de “bâtard sadique”, comme l’appelait Crowley, pour lui susurrer des obscénités sans nom. Il lui racontait tout ce qu’il pourrait lui faire, toutes les façons dont il pourrait le pénétrer, sans jamais l’effleurer la moindre seconde. L’érection de Crowley pouvait durer des heures et son éjaculation, sans aucune forme de contact physique, était aussi éprouvante que laborieuse ! La consolation, après ce genre de séance éprouvante, durait généralement plusieurs jours, pendant lesquels Aziraphale s’employait à mettre en pratique toutes les salaceries énumérées plus tôt, le tout en chantant ses louanges…


Le corps de Crowley se tendit sous la langue experte de l’ange, qui maintenait son bassin en place d’une main de fer, tandis que le démon se masturbait fébrilement, sentant l’orgasme monter en lui en une délicieuse bouffée enivrante. 


— Putain mon ange, je vais te traire la bite toute la journée dès que j’aurai joui ! 

— Pardon ? demanda innocemment Aziraphale, en redressant son visage. 

— T’as très bien entendu ! Je vais branler ta bite entre mes lèvres et téter ton lait toute la journée comme un animal assoiffé ! gronda le démon, le visage crispé. 

Tssss… Qu’est-ce que c’est que ce langage, mon rossignol ? le réprimanda l’ange avec un sourire carnassier.         


Il agita les doigts de sa main droite et l’épée flamboyante se rapprocha du dos de Crowley, en même temps que le téléphone. 


— Apparemment, j’ai oublié d’écrire quelque chose, tu permets ? 

— Écris tout ce que tu veux et fais-moi jouir, Aziraphale ! gémit le démon, en plaquant son visage contre l’oreiller.


La lame traça alors un nouveau sillon doré, cette fois-ci entre ses creux de Vénus. L’écriture fut beaucoup plus rapide que la première et tracée à la hâte. Dès que la lame se releva, l’ange replongea sa langue dans l’intimité du démon, qui hurla, tandis que son plaisir se matérialisait au creux de sa main : 


Aziraphale ! Putain de nom de… bégaya-t-il, pantelant. 


L’ange lui asséna une claque sur les fesses pour l’empêcher de jurer et Crowley s’effondra sur le matelas, épuisé. Le visage noyé sous ses cheveux, Aziraphale repéra toutefois un œil jaune s’ouvrir au travers du rideau auburn : 


— ‘C que t’as écrit ?  

— Ton téléphone a tout filmé ! répondit fièrement l’ange. 


D’un claquement de doigt, le démon avait son portable dans sa main et fit défiler la vidéo de leurs ébats jusqu’à l’instant où l’épée traçait un “Salope” en lettres d’or, juste au-dessus de ses fesses.  


— Évident… rigola le démon. Au moins c’est sûr que le Métatron sera d’accord ! 

— Qu’est-ce que tu as dit ? Je ne peux pas t’entendre à cause de mon érection ! plaisanta Aziraphale, assis sur ses genoux, qu’il écarta pour libérer son sexe, fièrement dressé. 

— Oh pardon, mon ange ! répondit Crowley, en se redressant. 

— On continue de filmer ? demanda le libraire, en dévorant du regard Crowley, qui rampait jusqu’à son entrejambe avec lascivité, pointant son postérieur vers le téléphone, qu’il avait remis en lévitation. 

— Ça aussi, c’est évident ! Je pense que je dois pouvoir m’arranger avec Shax pour qu’elle lui passe en boucle pendant quoi ? Dix ou vingt ans ? 

— Tu plaisantes ? On en fera d’autres d’ici là ! Il faut bien qu’on le divertisse… objecta l’ange, tandis que la bouche du démon se refermait sur lui, capturant son érection dans le velours de ses lèvres. 



 






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