J23 : Masturbation

Bucky-scale 🍆🍆
Aziraphale était parti se promener Dieu sait où pendant la sieste du démon. Sieste qui durait depuis deux jours à en croire la montre, toujours à son poignet. Pas étonnant qu’il soit sorti prendre l’air au bout d’un moment ! L’ange était certainement en train de fureter dans le magasin de Maggie ou même, probablement parti déjeuner chez Justine vu l’heure ! Crowley s’était endormi tout habillé sur le sofa de la librairie, juste à côté du bureau de l’ange. Le roman que celui-ci avait commencé quand le démon s’était assis dans le petit canapé était refermé sur le secrétaire, à côté de deux autres livres…
Le démon s’étira de tout son long en bâillant de contentement. Il avait bien dormi. Il était heureux. Mieux que ça, après deux jours d’abstinence, Aziraphale allait lui faire l’amour comme une bête à son retour ! Oui, Crowley avait toutes les raisons de se réjouir.
Il se tourna et se retourna d’impatience dans le sofa en pensant à son ange, à ses formes, à sa langue, à sa queue large et dégourdie…
Quatorze heures.
Le démon avait une érection des plus douloureuses. Aziraphale devrait être rentré, qu’est-ce qu’il foutait, nom de Diable ?
Justine avait dû le convaincre de prendre un dessert, suivi d’un thé gourmand, à tous les coups ! Le démon ferma les yeux, espérant retomber dans le sommeil, mais en vain. Tout ce qu’il avait en tête se résumait à des boucles blanches, deux boules et un chibre angélique !
Quinze heures.
Si encore cet emmerdeur s’était acheté un téléphone… Mais non, bien sûr… Crowley aurait bien appelé le restaurant directement, mais ça faisait vraiment désespéré ! Aziraphale ne manquerait pas de se moquer de lui en lui rappelant à quel point il était débauché. C’était complètement vrai, mais le petit bâtard angélique allait s’en servir contre lui et le faire supplier… Pas que ça lui déplaise ceci-dit !
Il desserra sa ceinture en cuir de serpent et déboutonna son jean.
Tant pis pour l’ange, il n’avait qu’à pas le faire patienter !
Pas la fourche de Satan que c’était bon… Il poussa un long gémissement de soulagement en basculant ses hanches contre sa main, glissée sous son shorty en dentelle rouge.
— Eh bien, eh bien… Je m’absente quelques heures et je te retrouve en train de te toucher, mon rossignol… Tu es réellement insatiable, pauvre créature !
La voix amusée d’Aziraphale le fit sursauter. Il n’avait fait aucun bruit en rentrant, à moins que ses gémissements ne les aient couverts… Comme s’il s’était brûlé, Crowley retira sa main de sa lingerie :
— C’est toi, mon ange… Je… Tu n’étais pas là quand je me suis réveillé !
Le ton de reproche dans la voix du démon fit sourire Aziraphale, qui posa son cardigan sur le dossier de son fauteuil, qu’il tira ensuite pour l’installer en face du sofa et s’asseoir tranquillement dessus :
— Je t’en prie, continue ! l’invita-t-il, en s’adossant confortablement et en sortant ses petites lunettes, qu’il posa sur son nez.
Crowley ricana :
— Viens plutôt t’installer près de moi, lui dit-il, en tapotant l’assise du canapé.
— Je ne plaisantais pas, mon cher, et ce n’était pas une option ! Continue ! ordonna-t-il, de sa voix de baryton.
— Ngk… Mais, mon ange… tenta de protester le démon, les joues rouges.
L’idée était incroyablement érotique et intime. Crowley ne s’était encore jamais masturbé devant l’ange. Ni devant qui que ce soit d’ailleurs…
— Et baisse ce pantalon, je veux voir ! poursuivit Aziraphale, en croisant ses jambes.
Avec des gestes fébriles, le démon fit descendre son jean sur ses genoux avant de glisser à nouveau une main tremblante dans son shorty. Allongé, le dos reposant à moitié sur l’accoudoir du canapé, Crowley avait basculé sa tête en arrière, incapable de regarder Aziraphale tandis qu’il se caressait devant lui.
— Incroyable… Je te l’ai déjà dit, mais je suis indigne d’une telle perfection ! s’émerveilla le libraire.
— Ngk… Aziraphale, ferme-la !
— Allons, ne sois pas timide ! Montre-moi comment tu as fait sans moi pendant six-mille ans…
— Putain… grogna le démon, en redressant son visage coloré et balayé par ses cheveux.
— Montre-moi… insista Aziraphale, d’une voix délicieusement directive.
— Ngk…
Tout en plaquant une main sur sa bouche, le démon se masturbait maintenant frénétiquement de l’autre, descendant sa main sous ses boules, avant de remonter sur son gland pour insister sur son frein. Il étouffa un cri en sentant un liquide frais se matérialiser sur son sexe. L’ange venait de miraculer du lubrifiant pour faciliter ses gestes et lui apporter plus de confort. Le gel avait déjà trempé la dentelle de sa lingerie lorsqu’Aziraphale poursuivit, d’une voix sourde :
— Toi et moi, nous savons qu’il te faut plus que ça pour jouir, mon étoile… Je t’ai dit de ne pas être timide ! Montre-moi comment tu faisais quand tu étais réduit à imaginer ce que c’était que d’avoir ma queue en toi…
— Aziraphale, sale bâtard angélique !
L’ange se leva pour s’approcher, sans quitter des yeux Crowley, puis se planta devant lui. Il se pencha ensuite pour poser une main sur le bas-ventre du démon, qui se figea. Il descendit ensuite sa main sur l’élastique du shorty et Crowley retira immédiatement sa propre main, pensant, à tort, que l’ange allait le masturber. Avec un haussement de sourcil amusé, Aziraphale glissa une main dans le sous-vêtement, puis une deuxième, ce qui fit gémir le démon. Avec un sourire, l’ange déchira alors brutalement le shorty, avant de retourner s’asseoir royalement dans son fauteuil :
— Baise-toi comme il faut, Crowley ! ordonna-t-il, sereinement.
Excité au-delà du possible par l’attitude de l’ange, Crowley porta une main sur son sexe et descendit timidement l’autre vers son intimité. Sous l'œil lubrique d’Aziraphale, il écarta ensuite ses jambes et ne fut pas surpris de le voir agiter ses doigts pour miraculer davantage de lubrifiant. Tout en se masturbant, il glissa un doigt, puis un deuxième dans ses fesses, sa respiration se faisant de plus en plus laborieuse tandis qu’il devinait l’érection de l’ange, à travers son pantalon.
— Oh, mon cher… Ce n’est pas assez, n’est-ce pas ? Il te faut plus… constata Aziraphale, en voyant le démon se tortiller comme un beau diable.
Se levant à nouveau, l’ange revint devant Crowley, qui s’immobilisa aussitôt. Il fit disparaître le jean et les bottines du démon, puis leva tendrement ses jambes pour s’asseoir sur le sofa. Il reposa ensuite délicatement ses longues jambes sur ses cuisses après avoir posé un baiser sur ses chevilles :
— Laisse-moi t’aider…
— Putain oui, Aziraphale, baise-moi ! supplia le démon, ses longues mèches rousses en partie plaquées par la sueur sur son front.
L’ange fit claquer sa langue en secouant négativement sa tête, avant de matérialiser un imposant godemiché entre ses mains :
— Ceci est la copie exacte de ma queue, sers-t’en pour te donner du plaisir !
Il tendit l’objet au démon, qui s’en saisit en déglutissant avec peine. Le jouet était, en effet, l’exacte réplique de l’angélique pénis, de son gland à sa base, représentant parfaitement ses testicules, en passant par chaque veine gonflée de sa verge. Alors que Crowley le présentait devant son entrée, l’ange agita ses doigts et du lubrifiant gicla par le méat du jouet, pour glisser sur toute la longueur du phallus en latex.
Incapable, à présent, de regarder ailleurs que dans les yeux clairs de l’ange, voilés par le désir, Crowley titilla son intimité avec la réplique du gland de l’ange, avant de se pénétrer avec. Il resta quelques minutes à entrer et sortir le faux gland, tout en se caressant et en soupirant de plaisir :
— Putain, mon ange…
— Je t’ai dit de ne pas être timide, Crowley… Tu aimes quand c’est rapide et profond, n’est-ce pas ?
— Ngk…
— Entre-le en entier ! ordonna l’ange, en manipulant la jambe droite du démon pour la poser sur le sommet du dossier, derrière ses épaules, tandis que Crowley repliait sa jambe gauche pour appuyer son pied sur la cuisse de son partenaire.
Il s’exécuta et se pénétra jusqu’à la garde du jouet en criant de ravissement.
— Bien… Maintenant, baise-toi vite et fort ! Aucun mot ne peut rendre hommage à ta beauté lorsque tu jouis et il me tarde de me repaître de ce spectacle à nul autre pareil… Chaque orgasme que tu atteins éclipse tes chefs-d'œuvre cosmiques, mon faiseur d’étoiles !
Le démon obéit avec plaisir. Il ne ressentait plus aucune gêne devant l’enthousiasme de l’ange et son excitation évidente !
Il y avait quelque chose de grisant dans cette expérience. L’ange était littéralement à deux doigts de lui, avec une érection certainement encore plus douloureuse que la sienne, il aurait pu lui sauter dessus et soulager ses instincts les plus primaires, pourtant il restait d’un calme olympien, à lui prodiguer louanges et consignes licencieuses, reniant son propre plaisir, moins important à ses yeux que celui du démon.
— Tu aimes ça quand je te baise à fond, n’est-ce pas ? demanda-t-il, en observant avec délectation le démon se pénétrer de plus en plus fébrilement, ses jambes tremblantes et tout son frêle corps tendu à l'extrême. Tu en as besoin…
— Oui, Aziraphale… soupira Crowley d’une voix brisée, le visage crispé.
— C’est ça que tu as imaginé pendant six-mille ans ? Moi, en train de te posséder sur ce canapé ?
— Oui ! Putain, oui, mon ange ! Sur ce canapé, sur le tapis, dans ton lit, sur ton bureau, sur ce putain de portail céleste… J’ai rêvé de ta grosse queue dans mon cul partout dans cette librairie ! Je me suis branlé en pensant à toutes ces possibilités pendant six putains de millénaires…
— Bien… J’aime l’idée que tu te sois donné du plaisir en pensant à moi ! As-tu pensé à quelqu’un d’autre ?
— J… Jamais… bégaya Crowley, deux larmes s’échappant des commissures de ses yeux reptiliens.
— Tant mieux, j’aime que tu n’obtiennes du plaisir que par moi… Par ma queue, ma langue, mes mains ou mes ordres ! Maintenant fais-toi venir, mon rossignol ! Je veux voir ton plaisir… ajouta Aziraphale, d’une voix de velours.
— Je veux… Ngk… Je veux te voir aussi, mon ange… S’il te plaît… supplia Crowley.
Avec un nouveau haussement de sourcil amusé, Aziraphale fit disparaître son pantalon et son caleçon tartan, libérant son sexe. Le seul. L’unique. Rien que sa vue fit saliver le démon et lorsque le libraire l’empoigna à pleine main pour se masturber de concert avec lui, Crowley ne pu détacher ses yeux du spectacle et se cambra violemment sur le sofa alors qu’il laissait enfin son plaisir se répandre dans son corps… Et dans sa main !
Il mit quelques instants avant d’être en capacité d’ouvrir à nouveau les yeux et de se remuer suffisamment pour voir qu’Aziraphale, lui, n’avait pas bougé d’un iota. Une main toujours gainée autour de son sexe, il regardait le démon de ses yeux pétillants et plein d’amour, frôlant la dévotion.
— T… T’as pas joui ? balbutia Crowley, cherchant encore son souffle.
— Oh non, mon amour… Je te laisse récupérer un peu et après, j’aimerais que tu prennes ton corps de femme ! susurra l’ange, d’une voix déterminée.
— Pour… Pourquoi faire ?
— Pour que tu me montres comment tu as fait jouir ta corporation féminine pendant ces six derniers millénaires…
— Ngk ngk…