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Chapitre 10 : Je me tiens, tu te tiens

Par bucky1984

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J23 : Masturbation



Bucky-scale 🍆🍆 


Aziraphale était parti se promener Dieu sait où pendant la sieste du démon. Sieste qui durait depuis deux jours à en croire la montre, toujours à son poignet. Pas étonnant qu’il soit sorti prendre l’air au bout d’un moment ! L’ange était certainement en train de fureter dans le magasin de Maggie ou même, probablement parti déjeuner chez Justine vu l’heure ! Crowley s’était endormi tout habillé sur le sofa de la librairie, juste à côté du bureau de l’ange. Le roman que celui-ci avait commencé quand le démon s’était assis dans le petit canapé était refermé sur le secrétaire, à côté de deux autres livres…

Le dĂ©mon s’étira de tout son long en bâillant de contentement. Il avait bien dormi. Il Ă©tait heureux. Mieux que ça, après deux jours d’abstinence, Aziraphale allait lui faire l’amour comme une bĂŞte Ă  son retour ! Oui, Crowley avait toutes les raisons de se rĂ©jouir. 

Il se tourna et se retourna d’impatience dans le sofa en pensant Ă  son ange, Ă  ses formes, Ă  sa langue, Ă  sa queue large et dĂ©gourdie… 


Quatorze heures. 

Le dĂ©mon avait une Ă©rection des plus douloureuses. Aziraphale devrait ĂŞtre rentrĂ©, qu’est-ce qu’il foutait, nom de Diable ? 

Justine avait dĂ» le convaincre de prendre un dessert, suivi d’un thĂ© gourmand, Ă  tous les coups ! Le dĂ©mon ferma les yeux, espĂ©rant retomber dans le sommeil, mais en vain. Tout ce qu’il avait en tĂŞte se rĂ©sumait Ă  des boucles blanches, deux boules et un chibre angĂ©lique ! 


Quinze heures. 

Si encore cet emmerdeur s’était achetĂ© un tĂ©lĂ©phone… Mais non, bien sĂ»r… Crowley aurait bien appelĂ© le restaurant directement, mais ça faisait vraiment dĂ©sespĂ©rĂ© ! Aziraphale ne manquerait pas de se moquer de lui en lui rappelant Ă  quel point il Ă©tait dĂ©bauchĂ©. C’était complètement vrai, mais le petit bâtard angĂ©lique allait s’en servir contre lui et le faire supplier… Pas que ça lui dĂ©plaise ceci-dit ! 

Il desserra sa ceinture en cuir de serpent et dĂ©boutonna son jean. 

Tant pis pour l’ange, il n’avait qu’à pas le faire patienter ! 

Pas la fourche de Satan que c’était bon… Il poussa un long gĂ©missement de soulagement en basculant ses hanches contre sa main, glissĂ©e sous son shorty en dentelle rouge. 


— Eh bien, eh bien… Je m’absente quelques heures et je te retrouve en train de te toucher, mon rossignol… Tu es rĂ©ellement insatiable, pauvre crĂ©ature ! 


La voix amusĂ©e d’Aziraphale le fit sursauter. Il n’avait fait aucun bruit en rentrant, Ă  moins que ses gĂ©missements ne les aient couverts… Comme s’il s’était brĂ»lĂ©, Crowley retira sa main de sa lingerie : 


— C’est toi, mon ange… Je… Tu n’étais pas lĂ  quand je me suis rĂ©veillĂ© ! 


Le ton de reproche dans la voix du dĂ©mon fit sourire Aziraphale, qui posa son cardigan sur le dossier de son fauteuil, qu’il tira ensuite pour l’installer en face du sofa et s’asseoir tranquillement dessus : 


— Je t’en prie, continue ! l’invita-t-il, en s’adossant confortablement et en sortant ses petites lunettes, qu’il posa sur son nez. 


Crowley ricana : 


— Viens plutĂ´t t’installer près de moi, lui dit-il, en tapotant l’assise du canapĂ©. 

— Je ne plaisantais pas, mon cher, et ce n’était pas une option ! Continue ! ordonna-t-il, de sa voix de baryton. 

— Ngk… Mais, mon ange… tenta de protester le dĂ©mon, les joues rouges. 


L’idĂ©e Ă©tait incroyablement Ă©rotique et intime. Crowley ne s’était encore jamais masturbĂ© devant l’ange. Ni devant qui que ce soit d’ailleurs… 


— Et baisse ce pantalon, je veux voir ! poursuivit Aziraphale, en croisant ses jambes. 


Avec des gestes fĂ©briles, le dĂ©mon fit descendre son jean sur ses genoux avant de glisser Ă  nouveau une main tremblante dans son shorty. AllongĂ©, le dos reposant Ă  moitiĂ© sur l’accoudoir du canapĂ©, Crowley avait basculĂ© sa tĂŞte en arrière, incapable de regarder Aziraphale tandis qu’il se caressait devant lui. 


— Incroyable… Je te l’ai dĂ©jĂ  dit, mais je suis indigne d’une telle perfection ! s’émerveilla le libraire. 

— Ngk… Aziraphale, ferme-la !    

— Allons, ne sois pas timide ! Montre-moi comment tu as fait sans moi pendant six-mille ans…  

— Putain… grogna le dĂ©mon, en redressant son visage colorĂ© et balayĂ© par ses cheveux. 

— Montre-moi… insista Aziraphale, d’une voix dĂ©licieusement directive. 

— Ngk…     


Tout en plaquant une main sur sa bouche, le dĂ©mon se masturbait maintenant frĂ©nĂ©tiquement de l’autre, descendant sa main sous ses boules, avant de remonter sur son gland pour insister sur son frein. Il Ă©touffa un cri en sentant un liquide frais se matĂ©rialiser sur son sexe. L’ange venait de miraculer du lubrifiant pour faciliter ses gestes et lui apporter plus de confort. Le gel avait dĂ©jĂ  trempĂ© la dentelle de sa lingerie lorsqu’Aziraphale poursuivit, d’une voix sourde : 


— Toi et moi, nous savons qu’il te faut plus que ça pour jouir, mon Ă©toile… Je t’ai dit de ne pas ĂŞtre timide ! Montre-moi comment tu faisais quand tu Ă©tais rĂ©duit Ă  imaginer ce que c’était que d’avoir ma queue en toi… 

— Aziraphale, sale bâtard angĂ©lique ! 


L’ange se leva pour s’approcher, sans quitter des yeux Crowley, puis se planta devant lui. Il se pencha ensuite pour poser une main sur le bas-ventre du dĂ©mon, qui se figea. Il descendit ensuite sa main sur l’élastique du shorty et Crowley retira immĂ©diatement sa propre main, pensant, Ă  tort, que l’ange allait le masturber. Avec un haussement de sourcil amusĂ©, Aziraphale glissa une main dans le sous-vĂŞtement, puis une deuxième, ce qui fit gĂ©mir le dĂ©mon. Avec un sourire, l’ange dĂ©chira alors brutalement le shorty, avant de retourner s’asseoir royalement dans son fauteuil : 


— Baise-toi comme il faut, Crowley ! ordonna-t-il, sereinement.    


ExcitĂ© au-delĂ  du possible par l’attitude de l’ange, Crowley porta une main sur son sexe et descendit timidement l’autre vers son intimitĂ©. Sous l'Ĺ“il lubrique d’Aziraphale, il Ă©carta ensuite ses jambes et ne fut pas surpris de le voir agiter ses doigts pour miraculer davantage de lubrifiant. Tout en se masturbant, il glissa un doigt, puis un deuxième dans ses fesses, sa respiration se faisant de plus en plus laborieuse tandis qu’il devinait l’érection de l’ange, Ă  travers son pantalon. 


— Oh, mon cher… Ce n’est pas assez, n’est-ce pas ? Il te faut plus… constata Aziraphale, en voyant le dĂ©mon se tortiller comme un beau diable. 


Se levant Ă  nouveau, l’ange revint devant Crowley, qui s’immobilisa aussitĂ´t. Il fit disparaĂ®tre le jean et les bottines du dĂ©mon, puis leva tendrement ses jambes pour s’asseoir sur le sofa. Il reposa ensuite dĂ©licatement ses longues jambes sur ses cuisses après avoir posĂ© un baiser sur ses chevilles : 


— Laisse-moi t’aider…

— Putain oui, Aziraphale, baise-moi ! supplia le dĂ©mon, ses longues mèches rousses en partie plaquĂ©es par la sueur sur son front. 


L’ange fit claquer sa langue en secouant nĂ©gativement sa tĂŞte, avant de matĂ©rialiser un imposant godemichĂ© entre ses mains : 


— Ceci est la copie exacte de ma queue, sers-t’en pour te donner du plaisir !  


Il tendit l’objet au dĂ©mon, qui s’en saisit en dĂ©glutissant avec peine. Le jouet Ă©tait, en effet, l’exacte rĂ©plique de l’angĂ©lique pĂ©nis, de son gland Ă  sa base, reprĂ©sentant parfaitement ses testicules, en passant par chaque veine gonflĂ©e de sa verge. Alors que Crowley le prĂ©sentait devant son entrĂ©e, l’ange agita ses doigts et du lubrifiant gicla par le mĂ©at du jouet, pour glisser sur toute la longueur du phallus en latex. 

Incapable, Ă  prĂ©sent, de regarder ailleurs que dans les yeux clairs de l’ange, voilĂ©s par le dĂ©sir, Crowley titilla son intimitĂ© avec la rĂ©plique du gland de l’ange, avant de se pĂ©nĂ©trer avec. Il resta quelques minutes Ă  entrer et sortir le faux gland, tout en se caressant et en soupirant de plaisir :  


— Putain, mon ange… 

— Je t’ai dit de ne pas ĂŞtre timide, Crowley… Tu aimes quand c’est rapide et profond, n’est-ce pas ? 

— Ngk… 

— Entre-le en entier ! ordonna l’ange, en manipulant la jambe droite du dĂ©mon pour la poser sur le sommet du dossier, derrière ses Ă©paules, tandis que Crowley repliait sa jambe gauche pour appuyer son pied sur la cuisse de son partenaire. 


Il s’exĂ©cuta et se pĂ©nĂ©tra jusqu’à la garde du jouet en criant de ravissement. 


— Bien… Maintenant, baise-toi vite et fort ! Aucun mot ne peut rendre hommage Ă  ta beautĂ© lorsque tu jouis et il me tarde de me repaĂ®tre de ce spectacle Ă  nul autre pareil… Chaque orgasme que tu atteins Ă©clipse tes chefs-d'Ĺ“uvre cosmiques, mon faiseur d’étoiles !  


Le dĂ©mon obĂ©it avec plaisir. Il ne ressentait plus aucune gĂŞne devant l’enthousiasme de l’ange et son excitation Ă©vidente ! 

Il y avait quelque chose de grisant dans cette expĂ©rience. L’ange Ă©tait littĂ©ralement Ă  deux doigts de lui, avec une Ă©rection certainement encore plus douloureuse que la sienne, il aurait pu lui sauter dessus et soulager ses instincts les plus primaires, pourtant il restait d’un calme olympien, Ă  lui prodiguer louanges et consignes licencieuses, reniant son propre plaisir, moins important Ă  ses yeux que celui du dĂ©mon.     


— Tu aimes ça quand je te baise Ă  fond, n’est-ce pas ? demanda-t-il, en observant avec dĂ©lectation le dĂ©mon se pĂ©nĂ©trer de plus en plus fĂ©brilement, ses jambes tremblantes et tout son frĂŞle corps tendu Ă  l'extrĂŞme. Tu en as besoin… 

— Oui, Aziraphale… soupira Crowley d’une voix brisĂ©e, le visage crispĂ©. 

— C’est ça que tu as imaginĂ© pendant six-mille ans ? Moi, en train de te possĂ©der sur ce canapĂ© ? 

— Oui ! Putain, oui, mon ange ! Sur ce canapĂ©, sur le tapis, dans ton lit, sur ton bureau, sur ce putain de portail cĂ©leste… J’ai rĂŞvĂ© de ta grosse queue dans mon cul partout dans cette librairie ! Je me suis branlĂ© en pensant Ă  toutes ces possibilitĂ©s pendant six putains de millĂ©naires… 

— Bien… J’aime l’idée que tu te sois donné du plaisir en pensant à moi ! As-tu pensé à quelqu’un d’autre ?

— J… Jamais… bĂ©gaya Crowley, deux larmes s’échappant des commissures de ses yeux reptiliens. 

— Tant mieux, j’aime que tu n’obtiennes du plaisir que par moi… Par ma queue, ma langue, mes mains ou mes ordres ! Maintenant fais-toi venir, mon rossignol ! Je veux voir ton plaisir… ajouta Aziraphale, d’une voix de velours. 

— Je veux… Ngk… Je veux te voir aussi, mon ange… S’il te plaĂ®t… supplia Crowley. 


Avec un nouveau haussement de sourcil amusĂ©, Aziraphale fit disparaĂ®tre son pantalon et son caleçon tartan, libĂ©rant son sexe. Le seul. L’unique. Rien que sa vue fit saliver le dĂ©mon et lorsque le libraire l’empoigna Ă  pleine main pour se masturber de concert avec lui, Crowley ne pu dĂ©tacher ses yeux du spectacle et se cambra violemment sur le sofa alors qu’il laissait enfin son plaisir se rĂ©pandre dans son corps… Et dans sa main ! 


Il mit quelques instants avant d’être en capacitĂ© d’ouvrir Ă  nouveau les yeux et de se remuer suffisamment pour voir qu’Aziraphale, lui, n’avait pas bougĂ© d’un iota. Une main toujours gainĂ©e autour de son sexe, il regardait le dĂ©mon de ses yeux pĂ©tillants et plein d’amour, frĂ´lant la dĂ©votion. 


— T… T’as pas joui ? balbutia Crowley, cherchant encore son souffle. 

— Oh non, mon amour… Je te laisse rĂ©cupĂ©rer un peu et après, j’aimerais que tu prennes ton corps de femme ! susurra l’ange, d’une voix dĂ©terminĂ©e.  

— Pour… Pourquoi faire ? 

— Pour que tu me montres comment tu as fait jouir ta corporation fĂ©minine pendant ces six derniers millĂ©naires… 

— Ngk ngk… 

 





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