Rollercoaster

Chapitre 2 : Les Mystères du Rosaire

Par bucky1984

Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.



Les Mystères du Rosaire


Aziraphale était parti se promener dans Soho, à la faveur des prémices de l’automne, afin de trouver quelques éléments de décoration pour la librairie. Depuis qu’il avait vu que Nina - à l’image de la majorité des commerçants de Whickber street - avait décoré son café, l’ange s’était mis en tête d’en faire autant. Il fallait dire que depuis qu’il animait des séances d’écriture et des groupes de lecture, la librairie était de plus en plus fréquentée. Il avait trouvé, par le biais de ces activités, un moyen de partager son amour des mots d’une façon ludique et surtout, qui ne le dépouillait d'aucun livre… Crowley, pour sa part, affectionnait ces petits groupes, qui profitaient de l’intimité de ces réunions pour se raconter ragots et petits secrets, qu’il écoutait avec amusement, lové sous sa forme animale sur le bureau de son ange. C’est ainsi qu’il avait appris que monsieur Arnold fréquentait avec assiduité l’établissement de madame Sandwich, ou encore que monsieur Brown faisait quelques raccourcis sur sa déclaration fiscale… 


Toujours était-il que le démon avait refusé d’accompagner Aziraphale, trop occupé qu’il était à s’adonner à sa troisième sieste de l’après-midi. Il fut tiré de son sommeil par l’alarme de son portable, qui sonnait chaque jour à dix-sept heures. Il s’étira donc mollement et tendit un long doigt manucuré vers l’écran tactile pour inhiber la sonnerie tout en grognant et se décida à s’asseoir dans le canapé. Si tant est que “s’asseoir” soit le terme adéquat à la position complexe qu’il venait d’adopter… Après une série de bâillements à s’en décrocher la mâchoire, Crowley se leva et se dirigea vers la cuisine à pas sautillants. Avec des gestes méticuleux et pleins d’attention, il commença son rituel.

Mettre l’eau à bouillir dans la vieille bouilloire : fait.

Sortir le thé en vrac à la bergamote : fait.  

Préparer un plateau avec une tasse en porcelaine fleurie, une élégante cuillère en argent et un pot de miel : fait. 


Il avait pris cette habitude en emménageant avec Aziraphale suite à son retour du Paradis, préparer le thé de l’ange et se délecter de le regarder le siroter jusqu’à la dernière goutte, avant de s’essuyer avec application la commissure des lèvres.


Ajouter sa serviette de table monogrammée AF : fait. 


— Manque quelque chose… marmonna-t-il en observant le plateau, tout en passant une main dans ses cheveux (courts en ce moment et coiffés en hérisson). La bouffe ! ajouta-t-il, avec un sourire amoureux. 


D’un claquement de doigts, une généreuse tranche de brioche se matérialisa sur le plateau, posée sur une assiette à dessert assortie à la tasse. C’était parfait ! Toutefois, Crowley fronça les sourcils. Non. Il manquait encore quelque chose… Il avait ramené des petits chocolats de Suisse la semaine passée et il en restait encore. Rien n’était trop beau pour Aziraphale, aussi se mit-il à la recherche de la boîte dans les placards de la petite cuisine.


— Bordel, qu’est-ce que j’en ai foutu… 


Après avoir fouillé le dernier placard, il entreprit de passer en revue le plan de travail quelque peu surchargé. 


— Faut vraiment qu’on s’occupe de retaper cette cuisine, maugréa-t-il, en ouvrant un tiroir. Bingo


La précieuse boîte était là, allez savoir pourquoi… Lorsqu’il la souleva, ses sourcils se fronçèrent à nouveau sur ses yeux jaunes. 


— Putain, mais c’est quoi ça encore ? 


Posant la boîte avec précaution sur le plan de travail, Crowley sorti l’objet de sa contemplation pour le détailler entre ses longs doigts aux ongles vernis du même jaune que ses iris. Il s’agissait d’un chapelet, relativement banal, aux perles en bois clair et terminé par un petit crucifix doré. 


— Serais-je en train de t’interrompre en pleine prière, mon cher ? 


Aziraphale avait parlé doucement, pourtant Crowley sursauta comme un enfant pris la main dans le sac et lâcha hâtivement le chapelet, qui s’écrasa contre le plan de travail. 


— Aziraphale, souffla le démon, en se tournant légèrement.  

— Je ne voulais pas t’effrayer, ajouta l’ange avec une grimace amusée, en s’approchant pour poser son cabas sur la table. 

— C’est juste… Que je t’avais pas entendu rentrer ! Je cherchais les chocolats et je suis tombé sur ça, qu’est-ce que ça fout dans le tiroir ? demanda Crowley, en reprenant contenance. 


Il s’en voulait d’avoir parfois des réactions aussi exagérées ! Mais il fallait dire qu’il était passé par des moments difficiles et que ses nerfs avaient été mis à rude épreuve, et bien que l’ange soit revenu depuis plusieurs mois maintenant, le fantôme de son absence, lui, avait du mal à se dissiper. 


— Aucune idée ! répondit sincèrement Aziraphale, avec une moue concentrée. En revanche, je le trouvais parfaitement à sa place, entrelacé dans tes doigts… 


La température changea du tout au tout en une fraction de seconde ! Aziraphale s’était mis à le regarder avec ces yeux-là… D’un regard qui suffisait, à lui seul, à le mettre à nu, dans tous les sens du terme ! 


— Je… Je t’ai préparé ton thé, bredouilla Crowley, d’un air qu’il voulait convaincant.


Fin de partie. Il avait perdu ! Aziraphale fit deux pas de plus dans sa direction et déjà, le démon sentait ses jambes flageoler…  


— Comme c’est aimable à toi, mon cher ! Cependant, je le devine bouillant et j’ai une petite idée pour occuper le temps l’instant qu’il refroidisse… 

— Une… Ngk… Une idée, tu dis ?

— Oui ! Le chapelet est embelli par tes mains, mais il le serait encore davantage… À un endroit un peu plus stratégique…

— Ah oui ? Et où au juste ? demanda Crowley, qui se prenait au jeu. 

— Autour de ton cou !


Crowley ne s’attendait pas à cette réponse, mais elle attisa sa curiosité naturelle. Il haussa un sourcil amusé. 


— Mon foulard ne te plaît plus ?

— Oh que si, mais le chapelet ferait une laisse tout aussi efficace, non ?

— Un brin plus blasphématoire comme modèle, mon ange, susurra Crowley en venant contre lui, tout en lui tendant le chapelet. 

— Pour un démon, c’est de bonne guerre… répondit Aziraphale en saisissant l’objet de dévotion entre ses mains. Allons dans le salon, nous y serons mieux pour… Communier


Le démon ne se fit pas prier pour le suivre jusqu’au canapé qu’il avait quitté peu de temps auparavant. Avant de s’y asseoir, Aziraphale déshabilla Crowley avec délicatesse et enfila le chapelet autour de son cou gracile. Il observa avec avidité la petite croix venir se nicher au creux de sa poitrine, habillant au passage ses clavicules de fines perles en bois d’olivier, s’accordant à merveille avec ses innombrables taches de son. Aziraphale saisit alors le chapelet d’une main pour exercer une très légère pression dessus.


— Déshabille-moi, ordonna-t-il d’une voix calme. 

Ngk… 

— Sans me quitter des yeux, précisa tranquillement l’ange, avec un sourire espiègle. 

— Putain, souffla le démon.

Tsss Tsss, le réprimanda Aziraphale, en tirant sur les perles. Pas de grossièretés avec cet objet sur toi ! 


Crowley entreprit d’ôter un à un les vêtements de l’ange, tout en soutenant son regard clair et affamé. Il faillit baisser les yeux plusieurs fois en cherchant à déboutonner le pantalon d’Aziraphale ou encore pour lui enlever ses chaussettes tartan, mais les délicieuses pressions exercées sur sa “laisse” l’en dissuadèrent avec efficacité ! 


— Tes yeux sont merveilleux, mon cher, je veux me noyer dedans ! 


Une fois entièrement nu, Aziraphale s’assit au ralenti sur le canapé, invitant le démon à s'agenouiller entre ses cuisses en maintenant une pression idéale sur le chapelet. Crowley posa ses mains à plat sur les cuisses charnues de l’ange, tout en lui souriant d’un air narquois. 


— Tu n’avais pas besoin de cet objet pour me guider jusqu’ici, tu le sais très bien ! Je connais ma place, ajouta le démon, en promenant une main audacieuse sur l’entrejambe durci de son partenaire. 


La respiration d’Aziraphale se fit plus bruyante lorsque les longs doigts de Crowley se refermèrent délicatement autour de son sexe pour le masturber. Ses yeux toujours plongés dans ceux de l’ange, Crowley fit couler un filet de salive sur son gland pour faciliter ses mouvements. 


Aziraphale poussa un grognement étouffé et dut faire un effort pour ne pas fermer brièvement ses yeux tant le plaisir montait en lui. 


— Tu es obscène ! dit-il dans un sourire. 

— T’es pas mal non plus ! 

— Tu n’as encore rien vu… 

— Il faut dire que mon champ de vision est limité à tes yeux, Aziraphale, lui rappela le démon avec malice.

— Très bien… Dans ce cas je t’autorises à baisser les yeux un instant ! 


Avec régal, Crowley abaissa le regard sur le sexe large et dressé de l’ange, dont les veines saillantes témoignaient de l’excitation. Il sentit alors la main qui tenait le chapelet se relâcher et faire glisser l’objet au sommet du crâne du démon pour ensuite en orner son érection. Sous le regard brûlant de Crowley, l’ange enserra ses testicules et la base de son sexe dans la parure de perles. 


Wahoo… Ce que t’es obscène comme ça, mon ange ! Est-ce que je peux égrainer ce chapelet en récitant les prières que je veux adresser à ta grosse… Sainteté… 

— Je t’en prie, répondit Aziraphale, amusé. 


Crowley se pencha alors sur l’entrejambe comprimé de l’ange et fit à nouveau glisser un filet de salive sur son gland hypersensible. 


— Je crois en toi, Saint Phallus Tout Puissant, je crois en la communion de nos corps, en ta Sainte Erection, à l’éveil des péchés et au mélange de nos chairs. Amen, conclut-il, avant de prendre le gland de l’ange dans sa bouche et de faire tourner sa langue fourchue tout autour. 


Aziraphale renversa sa tête en arrière et le démon l’entendit soupirer lourdement. 


— Continue…

— Que ton nom soit sanctifié, que ta volonté soit faite dans ma bouche comme ailleurs, donne-moi mon jus de ce jour. Laisse-moi entrer en tentation et ne me délivre surtout pas du mal ! Amen, souffla-t-il, en descendant plus bas sur le sexe de l’ange, lui arrachant un gémissement. 

— Continue…

— Je vous salue, testicules lourds et bien pleins, vous êtes bénis entre tous et votre Sainte Sève est bénie. Amen, marmonna Crowley, en les léchant avidement chacun leur tour.

— Regarde-moi quand tu fais ça, ordonna brièvement l’ange, en écartant davantage les cuisses. Continue… 

— Gloire au phallus, aux testicules et à leur sève maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen, poursuivit le démon, en descendant jusqu’au pubis d’Aziraphale pour le prendre entièrement en bouche. 

— Je crains qu’une telle dévotion ne me fasse pas tenir des siècles, soupira Aziraphale, en passant une main dans les cheveux de Crowley, tout en tirant plus fermement sur le chapelet pour appliquer une pression aussi douloureuse qu’excitante autour de ses parties. 

— C’est pas grave, mon ange, je crève d’envie d’avaler ton vin de messe, là tout de suite ! 

— Tu es une petite chose dépravée, mon rossignol ! 

— Dans ce cas, tu devrais me laisser prier encore un peu plus ! Tu sais… Pour mon salut… 

— Qui suis-je pour te refuser ça ? s’amusa Aziraphale. 


A la quatrième récitation du chapelet, Aziraphale relâcha la parure de perles tandis que ses mains se crispèrent dans les courtes mèches de Crowley pour l’empêcher de parler et maintenir ses lèvres scellées autour de son sexe. Il accompagna les mouvements de tête du démon et poussa ses hanches en avant pour s’enfoncer un peu plus dans sa bouche. Dans un râle de plaisir qu’il ne prit pas la peine de réprimer, il se répandit alors sur la langue de Crowley en chantant ses louanges. 


Après avoir poussé un gémissement de contentement, le démon essuya ses lèvres sur le dos de sa main : 


Amen…  






Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.

Les univers et personnages des différentes oeuvres sont la propriété de leurs créateurset producteurs respectifs.
Ils sont utilisés ici uniquement à des fins de divertissement etles auteurs des fanfictions n'en retirent aucun profit.

2026 © Fanfiction.fr - Tous droits réservés