IK J27 : Overstimulation
Le plus dur est derrière
Octobre touchait à sa fin et annonçait un hiver plutôt rude à en croire la météo ! La pluie battante avait laissé place à un froid mordant, propice à de longues siestes pour Crowley, qui, dans sa forme animale ou humaine, s’accordait plusieurs heures de sommeil par jour. Bercé par le doux bruissement des pages de livres et les pas de l’ange lorsqu’il se levait pour se faire un chocolat chaud - en caressant tendrement la tête du démon au passage - il rêvait de sa nouvelle vie. Et aussi parfois, de sexe !
Tandis que le jour se mourait dehors, le démon se réveilla, après une sieste prolongée qui avait duré tout l’après-midi. Son bâillement sonore éveilla l’ange de sa torpeur.
— Eh bien ? Tu te réveilles enfin ?
— Nah ! Ça fait longtemps que je suis réveillé, mentit Crowley, sans conviction.
— Ah bon ? Donc tu étais conscient lorsque tu suppliais Furfur de te remplir la bouche pendant que, je cite, “mon ange me prend” ?
— Ngk… Je vois pas de quoi tu parles, l’angelot ! répondit le démon, en essayant de faire disparaître l’érection qui déformait encore son jean trop serré.
Aziraphale se figea en arrivant devant le sofa, les mains sur les hanches.
— Que vois-je ? Encore en train de te caresser ?
— Co… Comment ça encore ? s’étrangla Crowley.
— Tu n’as cessé de te frotter contre les coussins du canapé en gémissant, mon cher… Un spectacle des plus ravissants je dois dire, ajouta le libraire, d’une voix de velours.
— Tu… Je… J’étais pas responsable de mes actions ! Je dormais ! se dédouana Crowley, en se redressant d’un bond.
— Certainement… concéda l’ange, avec compréhension, en saisissant une bague dans un des tiroirs de son bureau.
— Qu’est-ce que c’est ?
— Te souviens-tu de cette bague démonique, qui appartenait aux zombies ?
— Euh…
— Elle leur a servi à invoquer ce cher démon des Réquisitions en 1941…
— Où… Où tu veux en venir ? bégaya Crowley.
Pour toute réponse, Aziraphale glissa la bague à son doigt avec un sourire et actionna le bijou, en tournant la pierre sur son serti.
— Putain ! Aziraphale ! s’affola Crowley.
Aussitôt, Furfur, récemment nommé nouveau Représentant Plénipotentiaire de l’Enfer sur Terre par Shax, la nouvelle Seigneur de l’Enfer, se matérialisa dans la librairie, enveloppé dans un brouillard vert-de-gris. Drapé dans une robe de chambre en satin vert et argent, un air stupéfait plaqué sur les traits fins de son visage, il fixa tour à tour Aziraphale et Crowley.
— Mais enfin c’est quoi votre problème ?
— Bonsoir, mon cher Furfur, le salua l’ange, affable, en s’asseyant sur le sofa, à côté d’un Crowley interdit. Je vous en prie, asseyez-vous !
— Qu’est-ce que vous manigancez encore, tous les deux ? demanda Furfur, méfiant, en regardant partout autour de lui. Où il est votre Jésus nouvelle version ?
— Endormi !
— Si vous m’avez invoqué pour faire babysitter comme la dernière fois parce que vos copines vous ont lâchés et que la tenancière du bordel a refusé, je vous préviens tout de suite… s’emporta Furfur, en pointant un doigt accusateur vers le couple.
— Pas du tout, mon cher Furfur, n’ayez crainte ! l’interrompit Aziraphale, en levant une main. Il dort chez un copain ce soir !
— Alors quoi ? C’est encore pour tenir la caméra pendant que vous baisez comme des chiens pour que je descende l’enregistrement dans la cellule du Métatron ? soupira le Représentant de l’Enfer.
— Non, non ! Cette fois-ci, nous avons besoin de vous pour une affaire sérieuse, déclara Aziraphale.
— Oh… Eh bien, allez-y, je n’ai pas toute la soirée !
— Il se trouve que mon mari a eu des pensées déplacées vous concernant pendant son sommeil…
— Des… Des pensées déplacées ? répéta Furfur, en fixant Crowley avec avidité.
— Ngk…
— Absolument ! Des pensées impures, que je me dois d’exaucer, en tant qu’époux dévoué à son plaisir, ajouta l’ange, en caressant le genou de Crowley.
— Poursuivez… l’encouragea Furfur, d’un moulinet du poignet.
— Je pense que Crowley a un fantasme inavoué, expliqua Aziraphale, en faisant signe au démon de prendre place sur le petit canapé.
Furfur s’exécuta, intrigué, et vint s’asseoir à côté de Crowley, qui semblait fébrile au milieu des deux autres hommes.
— Raconte m’en plus, rayon de soleil, l’encouragea Furfur d’une voix suave, en posant une main délicate sur l’autre genou de Crowley.
— Je… Ngk… J’ai juste fait un rêve érotique, pas de quoi en faire toute une histoire !
— Oh, mais si, au contraire ! Il y a de quoi en faire une histoire, tu ne trouves pas, mon rossignol ? Toi, moi et ce cher Furfur… Tant de possibilités… répondit Aziraphale, avec un petit sourire à l’adresse des deux démons.
Furfur parut soudain embarrassé :
— Ce qu’il y a c’est que… Je ne suis pas censé… Fraterniser avec vous deux ! Mes ordres sont stricts à ce sujet…
— N’ayez crainte, mon cher ! Cet endroit n’est plus une Ambassade du Paradis ! Ce qui se passe ici reste à notre discrétion, expliqua Aziraphale, en se penchant sur le cou de Crowley pour y poser un baiser brûlant.
— Ngk…
Furfur sembla rassuré :
— Oh ! Dans ce cas…
D’un geste élégant, il écarta les pans de sa robe de chambre, qui glissèrent mollement sur son torse et ses cuisses et découvrirent un large sexe, dont le début d’érection émergeait de la toison pubienne, telle une promesse des plus convaincantes.
Le regard curieux de Crowley s’attarda dessus, tandis que l’ange continuait ses caresses buccales dans le creux de son cou, y faisant s’épanouir de plus en plus de marques d’amour. Furfur, après une brève hésitation, se pencha à son tour sur Crowley et fit disparaître ses vêtements d’un claquement de doigts.
— Tu seras plus à l’aise, ma belle étoile, susurra-t-il ensuite à son oreille, avant d’en mordiller le lobe.
— Ngk… Furfur… A… Aziraphale… bredouilla Crowley, en passant ses mains dans les cheveux de l’ange - dont les vêtements venaient de s’évaporer - et du démon.
Tandis qu’il entremêlait dans ses longs doigts, les boucles blondes d’un côté, et les mèches grises disciplinées de l’autre, il sentit une main caresser son sexe. Machinalement, il écarta ses cuisses et pencha sa tête en avant. Furfur avait délaissé son oreille et léchait désormais son téton gauche avec ardeur, tout en caressant son sexe et ses testicules. Toutes les parties de son corps étant à présent stimulées, Crowley réalisa qu’il risquait de jouir bien trop vite ! Il s’ébroua donc et se dégagea doucement des bouches gourmandes de ses partenaires.
— Où vas-tu, mon rossignol ? demanda l’ange, tandis que Crowley se laissait glisser au sol, devant le sofa.
— Pas loin, mon ange !
Furfur se rapprocha pour s’asseoir à la place de Crowley, laissant sa robe de chambre s’étaler aussi lascivement que lui, tandis qu’il s’installait juste à côté du libraire, le regard rivé sur les cheveux roux de son ancien collègue, qui s'agenouillait religieusement entre les cuisses de l’ange. Le genou de Furfur effleura celui d’Aziraphale au moment où la main de Crowley se posait dessus et le Représentant de l’Enfer sur Terre se sentit transporté au Septième Ciel. Abandonnant toute réserve, il poussa un profond soupir en observant l’ange pénétrer la bouche de Crowley avec une infinie douceur, les yeux rivés dans les iris ambrés de son amant. Il tendit une main hésitante dans la chevelure de feu qu’il se mit à caresser en même temps que son membre viril et sourit à Crowley, qui lui accorda enfin son attention.
— Tu es encore plus magnifique ainsi, Crowley ! souffla-t-il, en accompagnant les mouvements de tête du démon avec sa main.
Aziraphale avait momentanément basculé sa tête en arrière et Furfur délaissa les mèches rousses de Crowley pour tendre sa main vers la mâchoire de l’ange, qu’il longea de ses longs doigts, réclamant son attention. Sans un mot, tandis que son visage se tordait d’une grimace de plaisir, Aziraphale observa les lèvres de Furfur, revendiquant ce qui serait sien le temps d’une nuit. Scellant la promesse d’une soirée de luxure, leurs langues s’entremêlèrent avec fougue pendant que celle de Crowley se mouvait lentement le long de la verge durcie de l’ange.
— Vos lèvres sont divines, Archange Suprême… finit par lâcher Furfur, le souffle court.
— Ex Archange Suprême, corrigea Aziraphale. Crowley ? Nous avons un invité, mon amour, ajouta-t-il sensuellement.
Crowley recula docilement sa tête, libérant le sexe de l’ange, mais, regrettant déjà son poids sur sa langue, il se déplaça sur ses genoux pour venir s’installer entre les cuisses de Furfur. Il observa avec insistance le visage d’Aziraphale qui l’encouragea d’un sourire, tout en posant à son tour une main dans ses cheveux. Avec précaution, l’ange caressa toute la longueur du sexe tendu de Furfur avec sa main gauche, avant de le saisir par la base, tout en approchant le visage de Crowley avec sa main droite.
— Nous sommes très impolis, mon rossignol ! Honneur aux invités… ajouta Aziraphale, en guidant la bouche de Crowley sur le gland de Furfur.
Les doigts fermement refermés sur les mèches flamboyantes, il s’assura de diriger l’érection de Furfur jusque dans la gorge de Crowley :
— C’est bien, mon amour… En entier… Voilà…
Furfur poussa un cri rauque, tandis que le nez de Crowley s’enfonçait dans sa toison pubienne, en même temps que son sexe s’enfonçait dans sa bouche brûlante. Le souffle court, il observa avec ravissement les doigts d’Aziraphale, agrippés aux mèches rousses, imposer la cadence à Crowley, reculant puis avançant son visage de sorte à sortir complètement le sexe de Furfur de sa bouche avant de l’y enfoncer à nouveau jusqu’à la garde. Avec extase, il sentit l’autre main de l’ange se glisser sous sa robe de chambre pour caresser sa nuque, avant de se pencher sur lui pour l’embrasser à pleine bouche.
— Alors, mon cher Représentant de l’Enfer sur Terre ? Que dites-vous de cette petite visite diplomatique ? demanda le libraire, en relâchant ses lèvres.
— Que… Hum… Vous avez le sens de l’hospitalité finalement…
Avec un sourire satisfait, l’ange reporta son attention sur Crowley, dont le maquillage s’était mis à couler sous l’effort.
— Il me semble qu’il manque encore quelque chose par rapport à ton rêve, mon amour… finit par susurrer Aziraphale, en caressant le visage du démon avec tendresse.
L’ange s’ébroua et se se pencha en avant pour encourager Crowley à s’interrompre et alors que ce dernier relâchait le sexe de Furfur, Aziraphale s’empara de sa bouche pour l’embrasser, ne lui laissant aucun répit, tandis que Furfur lui caressait le dos langoureusement. Après ce baiser brûlant, Aziraphale se leva du petit canapé pour contourner Crowley et vint s’agenouiller derrière lui, sur son tapis persan. Le visage tourné par-dessus son épaule, Crowley l’observa lui sourire, tout en lui caressant le dos et les fesses. Sans crier gare, l’ange plongea alors entre ses fesses pour lécher son intimité, tandis qu’il glissait une main sous sa fine hanche pour masturber son sexe douloureux.
— Putain, mon ange ! cria le démon, en se crispant.
— Oui ? répondit innocemment Aziraphale, en relevant la tête pour glisser un doigt à la place de sa langue dans la fente accueillante du démon.
— Ngk…
Aziraphale ôta ensuite son doigt et se repositionna correctement derrière Crowley, avant de frotter son gland contre son anus.
— Notre invité, mon amour ! le réprimanda Aziraphale, d’une voix indulgente.
Furfur se pencha pour embrasser Crowley à pleine bouche, mordillant au passage sa lèvre inférieure :
— C’est si bon de te voir comme ça ! Ça te plaît ? susurra-t-il ensuite à son oreille.
— Continue de me baiser, je te répondrai après ! souffla Crowley, avant de pousser un gémissement en sentant l’ange s'enfoncer en lui centimètre par centimètre.
— Comme tu veux, ma belle étoile ! répondit Furfur, en saisissant fermement, mais sans violence, une poignée de cheveux auburn dans sa main.
Il s'en servit pour guider la bouche de Crowley sur son sexe et le pénétra de concert avec Aziraphale, basculant ses hanches à la rencontre des lèvres délicates de son ancien collègue, en même temps que l’ange basculait ses hanches contre ses fesses. Tandis que Furfur se retirait et essuyait une larme le long de la joue de Crowley, celui-ci émit un léger sanglot :
— Je… Je peux pas…
Aziraphale ralentit alors le rythme punitif de ses pénétrations et relâcha ses hanches, qu’il avait cramponnées avec force, pour se pencher sur le dos de Crowley et caresser ses cheveux :
— Mais si, mon amour ! Sois un bon garçon, je sais que tu en es capable… l’encouragea-t-il, en posant une série de baisers sur son dos.
— Oui… Oui, mon ange… répondit Crowley, en saisissant le sexe de Furfur à la base pour le remettre dans sa bouche.
— Bien… le félicita Aziraphale, en se redressant.
— Tu es si bon pour nous, Crowley, ajouta Furfur, en plongeant une main dans ses cheveux flamboyants. Tu vas me faire venir, ajouta-t-il d’une voix étranglée.
Tout en observant le corps de Furfur se crisper sur le canapé et cramponner les cheveux de Crowley pour baiser sa bouche avec application, Aziraphale reprit un rythme punitif et manœuvra les hanches de Crowley pour s’enfoncer en lui avec vigueur. Le démon poussait des gémissements de plaisir étouffés, tandis que son corps était utilisé de toutes parts, comme dans ses fantasmes les plus fantaisistes. Bientôt, il sentit le sexe de Furfur pulser dans sa bouche, se répandant sur sa langue alors qu’il poussait un cri animal en fixant l’ange, qui se vidait à l’unisson dans son intimité.
A peine eut-il terminé d’avaler la semence de Furfur, que celui-ci se pencha pour l’embrasser à nouveau à pleine bouche et se goûter sur sa langue, tandis que l’ange relâchait ses hanches meurtries pour se retirer à son tour. Il se régala un moment du spectacle du trop-plein de son sperme, s’échappant de l’anus de Crowley pour couler mollement sur ses testicules, puis se releva afin de venir s’asseoir à nouveau sur le canapé.
Lorsque Furfur mit fin au baiser avec Crowley, Aziraphale s’empara des lèvres du Représentant de l’Enfer pour l’embrasser à son tour, tout en poussant des soupirs de contentement en le goûtant sur sa langue. Furfur avait passé un bras derrière le dos du libraire et une main dans ses boucles blondes en s’abandonnant à son baiser pendant que l’ange caressait distraitement son sexe et ses testicules. Lorsqu’ils mirent fin à leur baiser, ils tournèrent leurs visages vers Crowley, docilement agenouillé à leurs pieds, qui les observait en se masturbant.
— Il me semble que quelqu’un n’a pas encore joui dans cette pièce, n’est-ce pas, mon cher Furfur ? demanda l’ange, en caressant le visage de Crowley, qui posa un baiser dans le creux de sa main au passage.
— En effet, très cher ! Il est temps d’y remédier…
Ils se levèrent alors du canapé et aidèrent Crowley à s’y installer confortablement, avant de lui écarter les cuisses et de se glisser au sol. L’un après l’autre, ils se mirent à sucer avidement son sexe et à lécher ses testicules, tout en glissant un doigt dans son anus pour masser sa prostate. Les bras tendus sur le dossier du sofa, Crowley, pantelant, gémissait sous les soins de ses partenaires. Lorsqu’il jouit à son tour - dans la bouche d’Aziraphale - celui-ci embrassa aussitôt Furfur et la semence de Crowley dégoulina de leurs bouches pour couler le long de leur gorge et s’étaler sur leurs torses, au milieu de leurs toisons poivre et sel.
Hagard de plaisir, Crowley les observa ensuite se redresser et s’asseoir de chaque côté de lui, avant de l’embrasser chacun leur tour, puis de partager un baiser fébrile à trois, tandis qu’il portait une main à leurs sexes, en train de durcir à nouveau.
— Je… Je me demandais si votre hospitalité pourrait se poursuivre jusqu’au matin… Il fait froid dehors, bégaya Furfur, haletant.
— Qui sommes-nous pour vous refuser ça ? La librairie est grande, tout comme notre lit, nous avons la place de vous loger ! Je me disais qu’un bon bain ne nous ferait pas de mal, qu’en dites-vous, mes chers démons ?
— Que la baignoire n’est pas assez grande, mon ange…
— Qu’à cela ne tienne ? Un petit miracle et elle le sera ! Nous pourrions refaire l’amour dedans en sirotant un verre de Châteauneuf-du-Pape…
— Vous m’avez convaincu, souffla Furfur, avant de faire un suçon dans le cou de Crowley, qui se mit à gémir sans retenue.
— Ngk… Ok… Va pour le bain à trois…