Dans mon cerveau hagard bercé par ton silence
Passent des souvenirs, défilent des images,
Moutonnant dans l’azur comme autant de nuages,
En de cruels échos, témoins de ton absence.
Le ruisseau de ton rire et tes yeux de faïence
Sont lambeaux de mémoire et douloureux mirages.
Dis, quand reviendras-tu en ces verts paysages,
Lassé du Paradis ? Seule cette espérance
Fait s’enchaîner les jours sans que j’en tourne fou.
J’ai ta voix dans l’oreille et ton ombre est partout,
Des trottoirs de Soho jusqu’aux blanches falaises
Où l’accueillant cottage attend sa renaissance,
Toi et moi devant l’âtre comme une évidence.
Haute en sera la flamme, éternelles les braises.