Conjonction

Chapitre 5 : Périastre

Par alex.bluebell

Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.


Note de l'auteur : Et voilà… le dernier chapitre de Conjonction est en ligne.

Petite note avant lecture : ce chapitre contient une scène intime, mais non graphique.


À l’origine, Gravité devait être un simple one-shot. Mais je n’ai pas réussi à me résoudre à quitter Asa et Anthony ainsi. Alors Orbite a vu le jour. Et finalement, les laisser là devenait impossible pour moi… c’est ainsi que Conjonction est née, en cinq chapitres.

Ce dernier chapitre a été difficile à écrire, je l’avoue. Je me suis mis beaucoup de pression, parce que je voulais qu’il soit à la hauteur de toute la saga, de ce qu’elle représentait pour moi, et de l’attachement que vous avez pu lui porter.

J’espère sincèrement avoir réussi à leur offrir la fin qu’ils méritaient.


*****


 

NB : En astrophysique, le périastre est le point d’une orbite où deux corps s’approchent au plus près. Ils ne se heurtent pas forcément : parfois, ils trouvent dans cette proximité même une nouvelle forme d’équilibre.


*****

 

Anthony l’aida à se redresser et lui tendit la main. Asa s’emmêla un peu, encore étourdi. Il le guida jusqu’à sa chambre et ne relâcha sa main que pour allumer la lampe de chevet. La lumière était douce, chaude. Rassurante. Elle dessinait un halo tendre et propice à la langueur. Asa se sentit trembler lorsque son regard tomba sur le lit aux draps défaits. Pourtant, il n’avait pas peur. Il avait envie d’aller sur ce lit, ses draps verts l’appelaient, et il voulait sentir l’odeur d’Anthony tout autour de lui.

Anthony ne le quittait pas des yeux, guettant le moindre doute ou la moindre hésitation.

« Tu es sûr ? »

Asa lui sourit et hocha la tête. Sa gorge était trop nouée pour laisser échapper le moindre mot. Le sourire d’Anthony se fit plus langoureux. Il commença alors à déboutonner sa chemise, très lentement. La bouche d’Asa s’assécha au fur et à mesure que la peau de son torse se dévoilait. Il fut surpris de la trouver si tentante et à quel point il désirait la toucher. L’embrasser.

La chemise tomba au sol. Anthony resta immobile un instant, comme s’il laissait à Asa le temps de s’habituer à cette nouvelle nudité. Asa suivit du regard la ligne de ses épaules. Le jeu de lumière, entre clair-obscur, qui dessinait les traits de ses muscles secs et qui suivait le mouvement irrégulier de sa respiration. Il fut surpris par la force de son envie : toucher, embrasser, apprendre ce corps qu’Anthony lui offrait avec une confiance presque tremblante. On sentait une habitude dans ces gestes, mais l’éclat dans ses yeux chocolat semblait montrer une vulnérabilité inattendue. Comme s’il n’avait jamais fait ça. Comme ça. Asa déglutit peut-être trop bruyamment et le sourire d’Anthony devint plus provocateur et sûr de lui.

 

Anthony s’attaqua alors à son pantalon. Une décharge électrique parcourut la colonne vertébrale d’Asa, tandis que le vêtement finissait par terre, lui aussi. Il fut surpris de ne ressentir aucun doute, aucune crainte. Dans la lumière douce, Anthony ne pouvait plus vraiment dissimuler l’intensité de son désir. Le souffle d’Asa se brisa et ses mains tremblèrent. Il n’avait jamais vu un homme aussi beau. Sa chevelure de feu en bataille, l’ombre de sa barbe qui lui donnait un air adorablement négligé. Son sourire en coin, à la fois timide et brûlant.

« À toi ? » demanda Anthony doucement.

Asa hocha la tête en déglutissant. Une légère crainte lui serra le cœur. Son propre corps lui semblait beaucoup moins attirant et il ne put ignorer  la peur de le décevoir. Une sorte de crampe à l’estomac qui le fit frissonner. Mais il n’avait plus rien à cacher. Même ses pensées les plus douloureuses et intimes.

« Tu es tellement… »

Sa voix se tut dans un murmure. Il baissa les yeux, se sentant un peu honteux.

« Et moi, je ne sais pas si… »

« Asa… Tu es parfait pour moi. »

Il y avait tant de conviction dans sa voix, tant de chaleur dans son regard, qu’Asa sentit le soulagement calmer le battement douloureux de son cœur. Il esquissa un sourire timide.

« Je peux ? » demanda Anthony avec douceur.

« Oui… »

Il s’approcha lentement, comme pour s’approcher d’une biche sans lui faire peur. Le cœur d’Asa battait jusqu’au bout de ses doigts et un frisson le saisit lorsqu’Anthony posa une main sur son torse.

La main d’Anthony ne descendit pas. Elle resta là, posée contre lui, chaude et immobile, comme s’il voulait d’abord lui laisser le temps de s’habituer à ce contact.

Asa baissa les yeux vers cette main sur son torse. Il avait imaginé qu’il se sentirait maladroit, peut-être même ridicule. Mais Anthony le regardait comme s’il découvrait quelque chose de précieux qui méritait un respect absolu.

« Je te regarde depuis des semaines, Asa », murmura Anthony. « Tu crois vraiment que je pourrais être déçu maintenant ? »

Une part de son être – cachée, secrète – frissonna. Au lieu de répondre, il prit la main d’Anthony et la guida jusqu’au premier bouton de sa chemise. Anthony comprit.

 

Il ne se précipita pas pour autant. Ses doigts défirent le premier bouton avec une lenteur presque douloureuse. Puis le suivant, et Asa sentit sa respiration se suspendre à chacun de ses gestes. Pourtant, quelque chose en lui s’apaisait. Anthony ne le déshabillait pas comme on découvre un corps à juger, mais comme on s’approche d’un quelque chose de presque sacré.

La lumière douce, les murs blancs qui captaient la lueur de la lune, le silence immobile et à la fois brûlant… Un souffle s’échappa de la bouche d’Asa et cela signifiait son abandon total.

Alors Asa cessa peu à peu de surveiller ce qu’il devait cacher. Il se concentra sur la chaleur des mains d’Anthony, sur la douceur de son regard, sur cette façon qu’il avait de revenir toujours à ses yeux avant d’aller plus loin.

Et lorsque la pudeur le saisit encore, Anthony l’embrassa jusqu’à ce qu’elle devienne moins lourde. Pas disparue. Simplement mêlée au reste.

 

Peu à peu, les vêtements glissèrent tous au sol. Asa se sentit rougir lorsqu’Anthony recula un peu pour le regarder. Son regard le dévorait et ne cachait pas qu’il aimait ce qu’il voyait. Asa luttait pour ne pas couvrir la preuve de son désir, le regard un peu fuyant.

« Tu es magnifique, Asa… » murmura Anthony.

Leurs regards se croisèrent et il sut qu’il était sincère. Il y avait de l’admiration dans ses yeux, de la fierté qui se battait avec la brûlure du désir. Les muscles d’Asa se détendirent et il put sourire sans trop rougir. Anthony s’approcha et captura ses lèvres dans un baiser passionné.

 

Sans rompre le contact, il l’entraîna dans le lit. Asa s’attendait à une pointe d’anxiété, mais les lèvres d’Anthony lui faisaient tout oublier. Jusqu’à la peur, la pudeur ou le doute. Son odeur était imprégnée dans le coton des draps et lui tournait la tête. Il referma les mains sur le tissu, dernier rempart dérisoire avant de céder tout à fait. Anthony lui mordilla les lèvres, recueillant son souffle avec une ferveur presque sérieuse, désarmante.

 

Alors Asa se laissa emporter par les caresses de plus en plus appuyées et fiévreuses de l’homme qui lui faisait perdre la tête. Il n’avait même plus honte des gémissements qui lui échappaient lorsque les caresses d’Anthony devinrent plus sûres, plus profondes, comme s’il avait compris ce que le corps d’Asa n’osait pas encore demander.

Asa s’accrocha aux épaules d’Anthony, comme une ancre qui le stabilisait. Ou comme s’il se refusait à lui laisser la moindre occasion de se dérober. Son poids sur lui, la chaleur de son corps qui se mêlait à la sienne, sa bouche avide, ses mains aux caresses si brûlantes, les baisers parsemés sur son corps… Chaque geste attisait son désir qui aspirait à plus de plaisir. Tout cela lui faisait perdre la tête. Lorsqu’Anthony murmura son prénom comme une prière, un vertige le saisit. À la fois doux et renversant.

Il comprit qu’il n’avait pas à chercher le bon geste, le bon mot, la bonne manière de faire. Anthony ne lui demandait que lui, simplement lui. Bouleversé, Asa trouva les lèvres d’Anthony pour un baiser passionné dans lequel il essaya de transmettre tout le plaisir qu’il ressentait et qui tenait plus à quelque chose d’ineffable. Aucun mot n’était assez fort pour décrire tout ce qui se bousculait en lui.

 

Les caresses se firent plus pressantes et précises. Anthony rompit délicatement le baiser et chercha son regard, le souffle court.

« Tu en as envie ? » demanda-t-il, la voix rauque.

« Oui… »

Il n’y avait plus aucune crainte en lui et son ton convaincu arracha à Anthony un sourire en coin qui ne cachait pas son émotion.

Asa s’abandonna alors à lui, à sa chaleur, à cette confiance nouvelle qui rendait chaque geste plus simple et plus bouleversant. Le plaisir monta par vagues lentes, profondes, jusqu’à effacer les derniers restes de peur.

Il savourait cette nouvelle manière de ressentir son corps. Chaque nerf était à vif, chaque geste le bouleversait et attisait une force - une puissance un peu sauvage et sombre - en lui qu’il ne connaissait pas. Et qui était renversante. Délicieuse et enivrante. Il n’y avait plus qu’Anthony contre lui, autour de lui, avec lui, en lui — et cette certitude douce, presque vertigineuse, qu’ils ne cherchaient plus à se rejoindre. Dans les brumes du plaisir, une pensée surgit, un peu irrationnelle, que le destin les avait enfin amenés à se trouver.

 

 

*****



Le silence était uniquement brisé par leurs souffles saccadés. Anthony peinait à retrouver une respiration normale. Il ressentait dans tout son corps une sorte de langueur chaude. Des frissons de plaisir parcouraient doucement sa peau, hérissant les poils de ses bras.

 Asa était blotti contre lui, encore haletant. Anthony savourait le contact de sa peau chaude et un peu moite. Son souffle brûlant balayait son torse. Il le serra plus fort dans ses bras alors qu’il avait l’impression que son cœur se battait pour se frayer un chemin hors de sa poitrine. Il enfouit son nez dans sa chevelure, caressa sa nuque, respirant son odeur. Tous ces gestes l’apaisaient profondément et prolongeaient en lui cette sensation de complétude qu’il n’avait jamais connue jusque-là.

 

Lentement, ses pensées refaisaient surface, comme si elles avaient été noyées par la déferlante qui les avait emportées au loin. Il était presque difficile de revenir à soi, d’assembler une idée après l’autre pour obtenir une pensée cohérente.

Asa.

Une certaine urgence le saisit : et s’il avait mal fait ? Avait-il été trop intense, ou trop brusque, ou trop rapide ? Anthony avait longuement veillé au bien-être d’Asa. Mais il devait avouer qu’à un moment, le contrôle avait cédé et il avait laissé libre cours à la passion qui brûlait dans ses veines et qui avait fini par réclamer davantage d’intensité.

 

Alors il redressa d’une main le visage d’Asa pour croiser ses yeux. Il n’aurait pas supporté de le voir gêné, déçu, blessé ou mal à l’aise. Avait-il été à la hauteur ? Est-ce que, pour la première fois de sa vie, cela n’avait pas été du sexe sans lendemain mais… une manière de dire que l’on aime ?

 

Le bleu des yeux d’Asa était clair et limpide comme un ciel d’été sans nuage. Les traits de son visage étaient détendus et son sourire indolent. Anthony fut surpris par le soulagement qu’il ressentit. Les yeux d’Asa papillonnèrent un instant et Anthony ne put retenir un sourire ému. Il embrassa avec délicatesse ses paupières, ses cheveux et puis ses tempes. Asa poussa un léger soupir de contentement. Le sentir si proche de lui, autant physiquement qu’émotionnellement, était nouveau pour lui. Et il se surprenait à adorer cette sensation qui réchauffait son cœur.

« Bonjour toi… » murmura doucement Anthony.

Asa s’étira et Anthony put contempler la cambrure de son corps qui lui assécha la bouche. Il se sentait bien, vraiment, vraiment bien. Complet. Mais, en entendant le léger gémissement de plaisir d’Asa, Anthony se dit qu’il ne se lasserait jamais d’Asa. Et qu’il adorait voir le libraire s’abandonner à lui. Une expérience qu’il comptait réitérer encore et encore. Il s’attendait à ce que cette pensée l’angoisse, lui, le scientifique obsessionnel solitaire. Mais il n’y avait que la sensation étrange d’être enfin rentré à la maison.

« Bonjour toi… » répondit Asa, d’une voix si tendre et un peu endormie.

Il enfouit son visage dans son torse, comme s’il souhaitait prolonger le sommeil. Anthony le serra alors plus fort contre lui, s’abreuvant plus encore dans une tendresse bouleversante de leur nudité et de la chaleur de leurs peaux l’une contre l’autre.

 

Asa semblait apaisé, heureux, satisfait. Mais une légère inquiétude gâchait un peu le plaisir d’Anthony. Il savait qu’Asa s’était livré à lui sans retenue ni doute. Il lui avait accordé toute sa confiance, il s’était abandonné entre ses bras. Mais il craignait encore de ne pas avoir été à la hauteur de ce moment si important dans la vie d’Asa. Dans leur vie. Dans leur début de relation… Sérieuse ? Arriverait-il vraiment à vivre cela ? Une relation qui survit au lendemain, qui perdure ? Et qu’il souhaitait qu’elle ne se termine jamais ?

Tout cela était trop nouveau pour lui. Il se sentait si vulnérable, à cet instant. Il aurait aimé lui dire qu’il était profondément troublé par leur relation, qu’il n’avait jamais vécu cela. Cette intimité, une tendresse qui devenait désir sans pour autant effacer cette douceur. Mais sa gorge se nouait à l’idée de prononcer un seul son. Cette idée accéléra brusquement son cœur et Asa s’en rendit compte.

 

Il releva des yeux un peu brouillés par le sommeil, les sourcils dressés comme des points d’interrogation.

« Tout va bien ? » demanda-t-il d’une voix prudente.

« Oui, oui, bien sûr… » répondit Anthony d’un ton un peu évasif.

Il ne savait pas s’il était prêt à lui confier toutes les pensées qui pouvaient le tourmenter. Asa se redressa pour planter son regard dans le sien.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? »

Anthony se racla la gorge. Il aurait bien détourné les yeux, mais le regard bleu azur d’Asa le retenait aussi efficacement que des chaînes. Il se mordilla les lèvres, hésitant. Il aurait aimé se dérober, faire une plaisanterie, détourner le sujet… Mais Asa le regardait et il semblait attendre une réponse. Finalement, Anthony soupira. Il caressa doucement le dos d’Asa, savourant la chaleur de sa peau nue, comme pour se donner le courage de continuer.

« Je veux être sûr que… eh bien… je veux dire… je ne veux pas que tu regrettes. Je veux que tu te sentes bien…. Avec moi…. Après… Tu sais… « ça ». Enfin, tu vois ce que je veux dire… » bafouilla-t-il difficilement.

C’était une partie de la vérité. Cette inquiétude-là rongeait son corps alors qu’il repensait au moment où la douceur avait laissé place à quelque chose de plus avide d’intensité.

Asa se pencha et déposa un léger baiser sur ses lèvres. Aussi doux que les ailes d’un papillon. Et Anthony ressentit un poids énorme se lever de ses épaules.

« Anthony… je… enfin je ne vais pas vanter ta performance. » plaisanta Asa d’un ton léger et un peu moqueur.

Anthony cacha son visage dans la douce chevelure d’Asa. Pour une fois, c’était lui qui rougissait. Bien sûr, ils n’allaient pas faire un compte rendu de cette première fois entre eux. Bien qu’une partie de lui aurait aimé être sûr qu’il n’avait pas fauté et qu’il avait donné à Asa autant que celui-ci lui avait offert.

« Anthony, je… enfin, je ne sais pas comment dire ça sans que ça fasse cliché mais… c’était… délicieux. Je ne pensais pas pouvoir ressentir ça. »

Le rouquin le guida pour qu’il échoue sa tête contre son torse. Ses yeux le troublaient alors que le sentir contre lui l’apaisait. Son cœur battait vite encore. Et une pensée le traversa. Il ne voulait pas qu’Asa parte. Il ne voulait pas que ce soit une parenthèse comme tous ces hommes de passage. Il avait toujours gardé une réserve, une distance avec les autres. Il n’avait jamais laissé quelqu’un s’approcher si proche de son cœur. Quelqu’un qui le délivre de ses chaînes, une à la fois, le libérant peu à peu. Des chaînes dont il n’avait jamais eu conscience avec Asa.

« Asa… Reste… » murmura-t-il sans même y réfléchir.

« Je ne vais nulle part, il est tard, j’ai sommeil… et tu es si confortable… »

La voix d’Asa portait déjà la langueur du sommeil. Anthony inspira profondément, gravant son odeur dans son cœur.

« Non, je veux dire… Ne pars jamais. »

Il n’avait jamais demandé ça à personne, mais là, il savait que c’était ce qu’il désirait profondément. Il ne pouvait plus se passer d’Asa. Comment pouvait-il lui dire ? Il ne s’était jamais senti aussi démuni face à l’absence de mot qui exprimerait tout ce qui se bouleversait en lui.

« Tu connais le périastre ? »

« Hm… » souffla Asa.

« Le périastre, c’est quand l’orbite de deux corps s’approche si près et trouve une forme d’équilibre parfaite. Ils ne se heurtent pas. Ils gravitent l’un à côté de l’autre. C’est l’harmonie la plus totale que peuvent avoir deux corps célestes. »

La lumière douce éclairait le plafond et le regard d’Anthony se perdit un instant dans sa chaleur. La lueur de la lune, découpée par les persiennes, éclairait le blanc des murs, donnant une impression magique, presque onirique. Il y puisait un courage qu’il ne soupçonnait pas avoir. Il sentait la respiration d’Asa devenir plus profonde encore et il remonta le drap sur lui avec délicatesse.

« Là, maintenant, ce lit, tous les deux… C’est notre périastre… »

Il ne sut pas si Asa l’entendit, et au fond ce n’était pas grave. Le monde d’Anthony venait de se renverser, une véritable révolution lente mais inexorable qui avait commencé lors de cette rencontre dans la librairie jusqu’à ce moment. Il serra Asa contre lui, et pour la première fois, Anthony n’eut plus peur du lendemain. Dans le silence tendre de la chambre, il comprit qu’il n’avait pas chuté : il avait simplement trouvé son orbite.





Publié sur Fanfictions.fr.
Voir les autres chapitres.

Les univers et personnages des différentes oeuvres sont la propriété de leurs créateurset producteurs respectifs.
Ils sont utilisés ici uniquement à des fins de divertissement etles auteurs des fanfictions n'en retirent aucun profit.

2026 © Fanfiction.fr - Tous droits réservés