Evil Brother

Chapitre 4 : Echanges

Catégorie: K+

Dernière mise à jour 08/11/2016 19:31

Première année

Vacances

- Échanges -

 

Lily ne s'ennuyait pas. Non, le verbe « ennuyer » était un euphémisme. Elle mourrait à petit feu. Une fois encore, elle soupira.

- Lily, s'exaspéra sa mère. Ça fait deux semaines que tu es rentrée et tu ne fais que soupirer ! Qu'est-ce qui ne va pas, mon cœur ?

- Mes amis me manque, avoua la petite sorcière dans un souffle.

Sa sœur, assise en face d'elle étouffa un rire moqueur qui ne trompa pas la rouquine.

- Quoi ?! S'emporta-t-elle. Quelque chose ne va pas, Pétunia ?!

- Juste que des amis comme les tiens, je ne vois pas trop comment ça peut manquer, lâcha sa sœur en lui lançant un regard noir.

- Des amis comme les miens ?! Se récria la rousse. Et qu'est-ce qu'ils ont, mes amis ?!

- Ils sont comme toi.

- Comme MOI ?! Ça veut dire quoi, ça ?!

- Ce sont des monstres, comme toi ! Une races pas même humaines qui ne mérite que le mépris ! Tu devrais avoir honte d'en faire parti !

- Tu es juste jalouse de ne pas être allée à Poudlard et de savoir que j'y ai des amis sincères et fidèles ! Arrête, Pétunia, tu vas te couvrir de ridicule !

- Moi ?! Me couvrir de ridicule ?! Ce n'est pas moi qui joue avec un morceau de bois en lançant des étincelles ! Tu échanges les rôles, ma pauvre !

- Les filles, ça suffit, intervint la mère Evans, voyant bien que la conversation dégénérait. Et toi, tu ne dis rien, Harold ?!

Le père de Lily et Pétunia ne releva même pas la tête vers son épouse et continua de suivre son match de football à la télévision, comme si de rien n'était. Mrs Evans soupira et entreprit de débarrasser la table, aidée par sa benjamine, Pétunia étant montée.

- Et tes amis, ils sont comment ? Demanda Mrs Evans.

- Fantastiques ! Et au nombre de trois. Téhana Lewis, James Potter et Sirius Black. En secret, on nous surnomme « Les régnants » parce que dès la première année, nous avons réussi à nous imposer. J'ai entendu deux filles parler de nous comme ça. Je crois qu'ils ne veulent pas que nous le sachions. Téhana dit que c'est parce que si c'était notre surnom officiel, il nous donnerait trop de pouvoir et en ce moment, tout le monde a peur du pouvoir.

- Lily, tais-toi, grogna Harold Evans en augmentant le son de sa télévision. Tu vois bien que c'est la fin du match !

- Désolée papa...

La petite sorcière monta silencieusement dans sa chambre et s'effondra sur son lit. Elle soupira profondément. Elle détestait être chez elle, encore plus quand elle savait qu'elle avait une autre maison, là-bas, à l'autre bout de l'Angleterre. Elle allait s'endormir quand quelque chose la tira du sommeil. Deux coups très légers frappés à son carreau. Elle se leva et vit une chouette, accrochée à son carreau, tenant une lettre dans son bec. Elle cria de joie et se dépêcha vers sa fenêtre. Elle arracha quasiment la lettre au bec de l'oiseau avant de le prendre pour le mettre dans un coin de sa chambre où reposait une coupelle d'eau et de miamhibou. Elle s'assit sur son lit et déchira l'enveloppe.

 

Chère Lily,

Comment vas-tu depuis ces deux interminables semaines ? Je suis désolé de ne pas avoir pu t'envoyer de nouvelles plus tôt mais j'ai d'abord du affronter mes parents qui ne digèrent toujours pas mon admission à Gryffondor. En tout les cas, j'espère que tu ne t'ennuies pas trop chez toi et je sais que James t'as envoyé une lettre il n'y a pas si longtemps. Mais bon, j'imagine que comme pour nous deux, le temps semble s'être étiré, de manière à ce que les jours se transforme en siècle... J'ai faux ? Je suis persuadé que non ! Mais bon, tu m'enverras très rapidement une lettre avec tout le détail de ton début de vacances dès que tu auras finis de lire celle-la, n'est-ce pas ? Au fait, tu savais que Camilla Sanchès m'a envoyé une lettre, l'autre jour ? Elle m'y appelait « mon Roi ». Tu crois que ça veut dire que notre titre de Régnant est officiel ? Si c'est le cas, c'est Téhana qui va être contente ! Moi, ça m'effraie un peu. Que les gens nous traite comme des rois alors que nous sommes bien plus jeune qu'eux est horrifiant, tu ne trouves pas ? James pense que c'est aux autres de choisir et que si ils nous appellent comme ça, c'est qu'ils ont confiance en nous. Je pense surtout que c'est par crainte. Nous sommes, certes, les plus brillants de notre année mais de là à nous appeler Rois et Reines de Poudlard... Il devrait y avoir de la marge. Je ne comprends pas et, comme je te l'ai dit il y a un mois, je crois, je trouve ça exagéré. Même si c'est bien glorifiant !

Quand je suis rentré chez moi, il n'y a eu que Regulus, mon petit-frère qui m'a demandé comment j'allais. Ensuite, ma mère est arrivé et m'a frappé. Puis, mon père est rentré et a clamer que deux mois dans ma chambre ne me feront pas de mal. Aussi, je suis enfermé pour les vacances. C'est Regulus qui, tout à l'heure, a fait glissé sous ma porte des parchemins ainsi qu'une plume qui me permet de t'écrire. Je lui ai d'ailleurs écrit une lettre pour le remercier. J'espère qu'il ne va pas se faire prendre par ma mère. Écris-moi vite une lettre, que je sache comment se passe tes vacances à toi, ma petite fleur !

Avec toute mon affection,

Sirius.

P.s : Aurais-tu des nouvelles de Téhana ? James commence à s'en inquiéter et il est vrai que ce silence inhabituel commence à tracer des rides sur mon front.

 

Lily attrapa rapidement un morceau de parchemin ainsi qu'une plume et commença à écrire frénétiquement.

 

*

 

James avait enfin réussi à s'isoler dans son jardin. Il soupira et lança un regard vers le manoir qui constituait sa maison. Non, c'était trop insupportable d'être à l'intérieur. Avec sa mère hystérique et son père absent, l'air en devenait suffoquant. Il essaya de concentrer ses pensées mais n'y arriva. Il sortit alors de sa poche les deux dernières lettres qu'il avait reçues, venant de Sirius et de Lily. Il les relis et tiqua. Aucun des deux n'avaient de nouvelles de Téhana depuis maintenant un mois. Son inquiétude était, il le savait, injustifié et il savait qu'il était le seul à s'en faire ainsi. Ils connaissaient tous les trois le caractère lunatique de la Lewis. Se peur était injustifiée mais alors, pourquoi s'inquiétait-il autant ? Il avait beau se creuser les méninges, il ne trouvait pas. Soupirant, il s'assit sur un banc en marbre. Il entendit au loin sa mère crier son prénom mais n'y fit guère attention. Il s'allongea et admira le ciel en pleine effervescence. Il faisait très beau, un ciel bleu dégagé brillait au-dessus de sa tête et un soleil sans précédent créait un douce atmosphère de plénitude. Il ferma les yeux et inspira profondément. L'herbe fraichement coupé et le parfum des fleurs vint lui chatouiller agréablement les narines. Mais il n'arrivait pas à se détendre. Résigné, il se leva et repartit vers sa maison – non, manoir. Il entra et immédiatement, sa mère se jeta sur lui.

- Jamesie chéri ! Où étais-tu ?!

- J'étais deho...

- Peu importe ! Je viens de recevoir un hibou de ton père, il rentre ce soir !

- Vraiment ?

Le jeune garçon sentit ses yeux s'illuminer. Le retour de son père annonçait aussi la fin de ce calvaire avec sa mère mais aussi une longue soirée au coin du feu à écouter les histoires de Andrew Potter.

- A quelle heure ?

- Dans une ou deux heures. Vas donc prendre une douche pour avoir au moins l'air d'être propre !

James Potter sourit à sa mère avant de monter quatre à quatre les marches de son escalier. Il lui semblait que la journée n'était pas si nulle que ça, puisque son père rentrait ! Il marcha rapidement dans les couloirs et se jeta quasiment sous sa douche. Quand il ressortit dans sa chambre, un immense hibou l'y attendait. Surpris, il resserra sa serviette autour de ses reins et prit l'enveloppe de son bac avant que l'énorme bête de s'échappe par sa fenêtre laissée ouverte. Il décacheta prudemment l'enveloppe et faillit la lâcher en poussant un cri de surprise.

 

Mon très cher James,

Je suis désolée de ne pas avoir donné de nouvelle avant mais, à vrai dire, je ne savais pas trop quoi écrire. Mais, en plus j'ai la bonne excuse d'être foutrement occupée en ce moment. Je crois que je comprends maintenant mieux l'expression avoir un « emploi du temps de ministre » ! Trêve de plaisanteries. James, ceci est la seule lettre que j'arriverai sans doute à envoyer de tout l'été. Excuse-moi auprès de Lily et de Sirius mais je ne peux expliquer pourquoi. Sache en tout cas que je vais bien et que je suis désolée, tellement désolée, de ne pas pouvoir vous écrire. Je dois aussi vous demander de ne pas m'envoyer de courrier. Ma localisation devant rester secrète, vous ne pourrez de toute façon pas m'en envoyer. J'espère que tu passes de bonnes vacances et je te prie d'envoyer mes amitiés à Lily et Sirius. Pardonne-moi.

Avec tout mon amour,

Téhana L.

 

James sentit son cœur chuter dans sa poitrine [ça doit faire mal >O]. Téhana ne disait absolument, si ce n'était qu'elle n'écrirait pas et qu'ils en devaient plus lui écrire. Rien d'autre. Pas un mot sur ses vacances, encore moins sur sa santé, rien. Il resta perplexe un instant avant de jeter rageusement la lettre par terre. Et lui qui s'inquiétait ! Et tout ce qu'il trouvait en retour, c'était une lettre encore plus inquiétante ! Il regarda par sa fenêtre. Oui, la journée avait été vraiment gâchée.

- Par Merlin, chuchota-t-il dans le crépuscule. Téhana, que ce passe-t-il ! Nous sommes en guerre !

 

 

*

 

Téhana s'extirpa lentement de sa cachette. Elle avait le dos en compote et ses rotules commençaient sérieusement à la faire souffrir. Elle soupira et étira ses jambes. Elle n'aimait pas vivre ainsi mais en avait l'habitude, après onze ans de course contre la montre. Elle replongea dans les tréfonds de la grotte et en sortit un minuscule sac que lui avait confié Dumbledor. Elle bailla et sortit enfin dans la forêt. La rosée avait été déposée tôt ce matin-là et elle pouvait se déplacer pied-nus. Le contact de l'herbe la délassait et elle soupira de complaisance. Poudlard lui manquait. Son dortoir lui manquait. Ses repas lui manquaient. Ses amis lui manquaient. Leurs rires lui manquaient. Elle inspira profondément et se retint de pleurer. Elle se souvenait parfaitement, mot pour mot, de la lettre qu'elle avait envoyé à son meilleur ami, James. Elle se souvenait aussi de sa réponse, cette douloureuse réponse qu'elle trainait avec comme un boulet maintenant. Elle sortit un bout de parchemin brisé à force d'avoir été plié, humide tant on avait pleuré au-dessus.

 

Ma Téhana.

Je suis triste que tu ne puisses pas nous écrire, encore plus de ne pas pouvoir le faire. Mais je vais respecter ton vœux, cette lettre sera la dernière que je t'enverrai cette été. Tu sais à quel point tu me manques, et si tu ne le sais pas, imagine-toi sans la moitié de ton cœur, ça devrait en être à peu près l'équivalant. Cette lettre emporte avec elle les meilleurs sentiments de Lily et Sirius qui, déçus de ton silence s'inquiètent maintenant de cette demande, comme moi d'ailleurs. Mais nous acceptons et respectons tes demandes, tu le sais bien. Sache seulement que nous t'attendrons à la rentrée et que, tous les quatre réunis, nous étendrons notre règne.

Est-ce que tu vas bien ? Qu'est-ce qui t'empêche des lettres, encore plus d'en recevoir ? Que fais-tu de tes vacances ? Tant de questions qui me traverse l'esprit mais que je sais sans réponse. Tu ne m'écriras plus, n'est-ce pas ? Cette lettre que tu m'as envoyé, elle m'a rassuré en premier lieu, parce que j'ai immédiatement reconnu ton écriture, ton odeur, toutes ces marques qui me sont familières. Puis, elle m'a effrayé. Cours-tu un danger ? Je n'ai pas oublié la guerre qui nous couvre, chaque jour un peu plus. Tu-sais-qui rode et j'ai peur qu'il ne cherche à s'en prendre à toi. S'il t'arriverait quoi que ce soit, Sirius, Lily et moi serions anéantis, tu le sais. Si tu cours un grave danger, viens chez moi. C'est le plus sur des refuges. Mon père te protégera. Je t'embrasse. Tu me manques, ma Téhana adulée.

Mon affection la plus profonde,

James.

 

Téhana renifla et sécha les larmes qui avaient commencée à couler, comme à chaque fois. Elle n'allait pas aller chez Andrew et Allie Potter. Elle ne le pouvait simplement pas. Elle ferait alors courir à la famille Potter toute entière un danger qu'ils ne soupçonneraient même pas ! Elle secoua la tête et enfila ses chaussures. Elle regarda le ciel et jugea qu'il était environ sept heure du matin. Téhana s'assit sur un tronc. La journée allait être longue, comme les autres. Elle savait à quoi s'attendre, en sortant de Poudlard. Son déguisement de Téhana Lewis la quitterait alors et elle ne serait plus que Téhana Jedusor, luttant infatigablement pour survivre contre lui. Elle serra contre elle le bout de parchemin usé. Dans trois semaines. Dans trois semaines elle retournerait à Poudlard. Dans trois semaines, elle serait à nouveau libre. Dans trois semaines. Plus que trois semaines. Merlin que c'était long !

 

*

 

Sirius s'ennuyait ferme, dans sa chambre. A l'instar de Lily Evans, il n'avait absolument aucune occupation. Sauf que lui, c'était voulu. Voilà un mois et trois semaines qu'il était enfermé dans sa chambre et il n'y était pas sortit une seule fois, sa salle de bain y étant intégré. Ses repas étaient portés par Kreattur et son frère avait parfois la gentillesse de lui apporter des parchemins vierges ainsi que de l'encre. Il passait le temps à écrire à Lily et James. Heureusement pour lui, leurs stocks de conversation étaient inépuisable. Il ferma les yeux et tenta de se visualiser Téhana dans son esprit. Il se l'imaginait heureuse, épanouie, entourée de gens dont le visage lui était caché mais que elle connaissait parfaitement. Il aimait se l'imaginer ainsi, heureuse et aimée. Mais il savait qu'elle n'avait aucune famille. Il l'avait deviné. Tout dans ses traits le prouvait. Sinon, elle ne serait pas aussi effrontée, forte et solitaire. De plus, l'imaginer seule et triste lui était impossible. Il se faisait du soucis, même s'il ne voulait l'avouer à personne. Savoir Téhana en bonne santé l'avait toujours apaisé. Comme cette fois où elle avait fini à l'infirmerie après une farce de Bellatrix – qui avait ensuite fini à St Mangouste, couverte de furoncles et de plaques rouges non identifiables. Lily, James et lui c'étaient inquiétés sans précédent. Pendant trois jours, ils se relayaient à son chevet, attendant le moindre signe qui leur indiquerait qu'elle allait bien. Puis, un jour, elle avait jaillit de son lit et avait ordonné un combat contre Bellatrix – combat évidement refusé mais qui n'avait pas empêcher l'envoie de la cousine Black au centre hospitalier magique. Sirius joua un instant avec la balle qu'il avait dans la main. Son plafond gris lui rappelait les yeux de son amie. Il se tourna sur le flanc et se força à penser à autre chose. Par exemple à Lily. Elle avait dit dans sa dernière lettre qu'elle avait chez elle l'impression d'être un animal en cage. Sa sœur l'ignorait maintenant tandis que sa mère l'admirait et que son père la regardait parfois comme si il ne savait pas ce qu'elle faisait là. Elle avait dit aussi qu'elle comprenait la rancœur de sa sœur et que ses parents étaient : « Deux espèces de créatures sans cervelles qui se contenaient de regarder, sans jamais agir ». Elle avait aussi avoué qu'elle ne supportait plus l'air confiné de chez elle et qu'elle sortait de plus en plus seule, sans baguette, exposé à beaucoup trop de danger. Quand il avait sût ça, James c'était fâché. De tous, c'était celui qui prônait la sécurité, surement à cause de son père Auror. James, lui, étouffait de sa mère poule. Il avait besoin d'air, d'autre chose mais pas de ça.

- SIRIUS ORION BLACK ! DESCENDS !

Interrompu brutalement dans ses pensée, le jeune Black se trouva hébété et, dans un état second, il se leva et sortit de sa chambre. Il descendit les escaliers et se trouva face à sa mère. Cette femme, pensa-t-il, était vraiment ignoble. Elle puait l'alcool et le tabac. Ses heures perdues, elle les passaient à geindre contre son fils ainé, soit disant honte de la famille. Mais Sirius ne l'écoutait pas. Ne l'écoutait plus. Il la trouvait répugnante, abjecte.

- Alors ainsi, on envoie des lettres ?

Sirius blêmit. Comment savait-elle ? Il avait toujours été si consciencieux ! C'était impossible qu'elle l'ai découvert seule ! A moins que... Il se tourna vers un coin sombre de sa maison et une silhouette se rétracta brutalement, comme brûlée. Regulus.

- Comment oses-tu ?! S'égosilla Walburga Black. Comment peux-tu me faire ça ?! C'est un véritable couteau dans le dos que tu me plantes ! Des lettres ! Alors que tu es en punition ! Et tu ne veux pas du thé, tant que tu y es ?!

- Si gentiment proposé, rétorqua le jeune ténébreux avec ironie.

- INSOLENT !

Violemment, la main de Mrs Black rencontra la joue de son fils qui tituba sur le coup. Le souffle coupé, Sirius recula et regarda sa mère comme si c'était une démente.

- Et après, c'est moi qui ose, grinça-t-il en se relevant la tête haute. Ce n'est pas moi qui en vient à frapper ma propre chaire ! Tu devrais avoir honte d'être aussi futile !

- FILE DANS TA CHAMBRE !

- Avec plaisir !

Rageur, le jeune Gryffondor ne se fit pas plus prier et monta quatre à quatre les marches pour s'enfermer à double tour dans sa chambre. Il s'enfonça dans son lit et fini par soupirer. Maintenant qu'il était découvert, il ne lui restait plus grand chose pour passer le temps. Il regarda le calendrier affiché en face de son lit. De grandes croix noires barraient les jours déjà écoulés. Il soupira avant de se rendre compte qu'il ne restait maintenant plus que deux semaines de vacances. Mais qu'allait-il donc bien pouvoir faire, pendant deux semaines ?

 

*

 

Détrônés et dispersés, la faiblesse les surprend.

 

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