Nina Black - Heart Attack (Tome 1) par

0 point(s) avec 1 review(s) sur 0 chapitre(s), moyenne=0/10
Deviation / Fantastique / Mystère

14 Chapitre 14 : Bataille de boules de neige

Catégorie: K+ , 1924 mots
0 commentaire(s)

Infos avant la lecture :

  • Tous les passages en gras indiquent un discours en anglais.
  • Les noms des personnages et des lieux sont dans la langue originelle.
  • Les personnages n'ayant pas été inventés par J.K. Rowling n'existent pas dans la réalité, cela reste une fiction.

Bonne lecture à vous !

__________________________________________________________________________________________________


_ Je m’appelle Katniss, j’ai un jumeau qui s’appelle William, j’ai bientôt quin… Non... Je déteste les nombres ! J'ai bientôt quatorze ans et j’apprends le français avec ma demi-sœur Nina. C’est bien comme ça ?

Depuis une heure Nina faisait apprendre à Katniss le français afin de l’occuper. En effet, c’était la seule solution pour lui éviter une crise de panique dû à la venue de Cedric. Depuis huit heures du matin elle s’activait un peu partout dans la maison et posait un millier de questions à sa famille. « Ce jean est bien ? », « Je me parfume avec ce parfum ou celui-là ? », « Tu crois que ce que j’ai préparé à manger va lui plaire ? ». Mais quand la sonnette retentie Katniss oublia son cours particulier de français et accouru à la porte.

Elle en revint les joues rosies en compagnie de Cedric Diggory, son petit ami depuis deux ans. Celui-ci dépassait Katniss d’une tête, ses cheveux bruns étaient blanchis par la neige qui tombait de nouveau, ses yeux gris brillaient en reflétant les lumières douces de la maison. Derrière eux, se trouvait un homme qui devait être son père comme on pouvait s’en douter par sa taille qui était, elle aussi, plus importante que la moyenne.

_ Amos ! Cedric ! s’exclama Lena qui débarquait de la cuisine. Vous êtes pile à l’heure pour le dîner !

Sans plus tarder, les six personnes s’installèrent à table où se trouvait une belle dinde. Katniss, assise à côté de Cedric, ne cessait de rougir. La main droite de celle-ci, ainsi que la main gauche de Cedric étaient enfouies sous la table ; certainement en train de se serrer l’une et l’autre. William jetait continuellement des regards taquins aux deux tourtereaux et Nina s’imaginait ce que sa sœur pouvait bien avoir en tête pour glousser d’une telle façon.

La nuit était déjà tombée, Nina avait laissé Katniss et Cedric et se trouvait en compagnie de William dans la chambre de ce-dernier.

_ Dis Will, tu sais qui sont les garçons qui me « regardent », demanda la jeune fille.

_ Comment ça ?

_ En fait, Kate m’a dit que certains garçons me regardent comme Cedric la regarde.

_ Ah, ça ! Bah… moi je te regarde en ce moment !

_ T’es bête !! Je parle des autres garçons !

_ Je le sais, idiote, rit William, mais je n’en sais rien ! Tu n’es pas laide donc oui, il doit y avoir des garçons qui te regardent… Mais je ne fais pas gaffe !

_ Et toi, il y a des filles que tu regardes ?

William ne répondit rien, son esprit divagua vers quelques ombres de filles, mais vers aucune lumière. Il se rappelait d’une fille qui lui avait offert un cadeau le jour de son anniversaire, mais elle ne l’attirait pas.

_ Non, je ne regarde personne. Enfin, pour le moment.

La jeune fille fut surprise de voir le regard déçu de son frère. Il était beau, il était intelligent, attentionné, fort. C’était surprenant pour Nina que personne ne voulait de lui.

_ Tu sais Will, moi, je t’aime, déclara Nina, ce qui fit sourire son frère.

_ Je t’aime aussi, dit-il en français.


Katniss et Cedric étaient assis sur un banc à la lisière du bois. Elle avait la tête posée sur l’épaule de son amoureux quand quelque chose de froid et de blanc s’éclata dans ses cheveux. Un pouffement se fit entendre de derrière elle et lorsqu’elle se retourna elle vit deux formes s’éloigner en courant : Nina et William.

_ Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Cedric à Katniss.

_ Attends deux minutes, je reviens.

Et elle partit en courant dans la direction qu’avaient pris les deux ombres. Elle déboucha dans la clairière au moment où deux autres boules de neige foncèrent dans sa direction. Elle se baissa juste à temps pour les éviter et ramassa de la poudreuse. Elle visa à droite et la boule atteignit le manteau de Nina. Cette-dernière fonça sur sa demi-sœur et la fit tomber. Au même instant William reversa un seau de poudreuse sur la tête de ses deux sœurs. Trahie, Nina changea de cible et s’agrippa au dos de son frère pour le faire tomber en avant. Katniss, qui riait aux éclats, sauta sur les deux qui étaient en train de se battre sur le sol enneigé.

_ Vous êtes insupportables vous deux, cria Katniss, on ne peut pas rester tranquille deux secondes avec vous !

_ On voulait un peu mettre de piment dans votre couple, se justifia William.

_ Enfin, on voulait surtout vous embêter, rectifia Nina.

_ Ça, j’avais compris !

Les trois rirent d’une même voix. Tout à coup une énorme boule de neige les éclaboussa, c’était Cedric qui l’avait lancé. En réponse il en reçut trois d’un même mouvement. Pendant une demi-heure on pouvait entendre des rires, des cris venant de la clairière. Mais quand Amos cria que le déjeuner était prêt la bataille cessa.

_ C’est moi qui aie gagné, s’écria William.

_ Toi ?!, non c’est moi, contre-attaqua Cedric.

_ Enfin arrêtez de vous battre les gars, tout le monde sait que c’est moi, corrigea Nina.


La journée continua à se dérouler dans la bonne humeur. C’étaient ça, les vraies vacances. Aucun ennui, de la naïveté et de l’amusement. Hogwarts semblait à cet instant loin et Nina profita pleinement cette pause familiale.

Mysti débarqua dans la maison alors qu’ils mangeaient. Trois lettres étaient accrochées à ses pattes. Nina les prit et donna un petit biscuit à sa chouette. Cette-dernière hulula de joie en revoyant sa maitresse. Dans la première lettre se trouvait de l’argent que Lena devait déposer dans le coffre-fort de Nina qui se trouvait dans la Gringotts Bank. Dans la seconde lettre, il y avait des biscuits français que la jeune fille fit goûter à sa famille, ainsi qu’à Amos et à Cedric. La troisième lettre était des encouragements pour le deuxième trimestre.


La veille de repartir pour Hogwarts, la jeune fille, qui voulait voir ce que faisais Katniss, surpris une conversation entre celle-ci, Lena et William.

_ N’oublies pas de les prendre comme le médecin te l’a prescrit, rappela Lena à sa fille.

_ Oui maman.

_ Tu es sûre que tu ne veux pas en parler à Nina ? demanda William.

_ Oui, Will, car elle s’inquié…

_ Qu’est-ce que je dois savoir ? intervint Nina à la surprise des autres.

_ Oh, rien, rien d’important.

Nina n’ajouta rien, mais cela ne voulait pas dire qu’elle ne s’inquiétait pas pour sa sœur. Le regard suspicieux, la Gryffindor se dit que si celle-ci ne voulait rien lui dire, c’était sûrement parce qu’elle avait ses raisons.


Le quai était empli de familles qui disaient au revoir aux jeunes sorciers. Katniss, William et Nina montèrent dans le train après avoir dit au revoir à Lena. Katniss et William partirent dans le compartiment de Cedric, tandis que Nina cherchait Katie. Mais ce fut sur Fred et George qu’elle tomba, ceux-ci portèrent des pulls en laine certainement tricotés par leur mère. Ils se mirent ensemble dans un compartiment et furent rejoins peu de temps après par Lee et Katie. Se racontant leurs vacances, mangeant des sucreries achetées à « la dame au chariot », ils ne virent pas passer les huit heures de train.

De retour dans la Grande Salle, les élèves reprirent leurs habitudes. Nina s’assit au côté gauche de George qui lui-même était à gauche de son jumeau. Katie et Lee étaient face à eux. Lia Walter se joignit à eux juste le temps de quelques minutes et retourna à la table des Hufflepuff. Mais soudainement, Hagrid, le garde-chasse débarqua avec grand bruit.

_ C’est horrible, c’est terrible, c’est affreux, s’égosilla-t-il en panique, Fang a disparu. Mon chien a disparu !

_ Allons, allons, Rubeus, rassura le professeur Dumbledore d’une voix calme, il ne doit pas être très loin votre chien.

_ Mais jamais Fang ne se permet de ne pas venir à mes appels. Surtout que j’avais pour lui un bon steak.

À l’instant même où Hagrid avait prononcé cette phrase un énorme chien baveux accouru vers son maitre. Cette arrivée déclencha les rires de toute la Grande Salle et les larmes d’Hagrid.

_ Ne refait plus jamais ça mon Fang ! Tu m’entends ! Je me suis fait du mouron pour toi, vilaine bête !

Puis d’un air gêné, il s’excusa pour cette intervention sans importance auprès du professeur Dumbledore et repartit, accompagné de son chien, affamé à l’idée du steak que lui avait préparer son maitre, à sa hutte.


_ Tiens, Nina, tu ne nous avais pas promis, à moi et à Fred, d’aller dans le bureau de Filch, déclara George d’un air malicieux.

Nina essaya de porter son attention sur l’un des tableaux de la salle commune des Gryffindor pour éviter la question de George. Elle n’aurait jamais dû promettre ça aux jumeaux, le soir de leur défaite. La jeune fille n’avait en effet aucune envie de se faire punir une fois de plus. Qui plus est que sa résolution de l’année 1991 était d’avoir un comportement exemplaire en cours.

_ Nina…, insistèrent les jumeaux.

Fort heureusement le professeure McGonagall passa le portrait de la Grosse Dame. Cela surpris tous les élèves car il était très rare qu’elle fasse son apparition dans la salle commune et quand c’était le cas, ce n’était jamais pour quelque chose de plaisant.

_ Je voudrais que vous vous rassembliez tous ici, s’il-vous-plait.

La tension était palpable, jamais la salle commune n’avait été aussi calme. On aurait même dit que le feu avait cessé de crépiter.

_ J’ai quelques mots à vous dire, dit-elle sérieusement.

Son regard furieux fit cesser la respiration de plusieurs Gryffindor.

_ Gryffindor vient de perdre tous les prestiges que la maison peut apporter, dit-elle si froidement que l’on aurait préféré qu’elle hurle, la fierté de Godric Gryffindor est bafouée et c’est de votre faute à tous ! La maison vient en effet d’atteindre les moins dix-huit points. Vous vous rendez compte ?! Nous sommes dans les nombres inférieurs ! Elle fit une pause. Je tiens donc à vous prévenir que chacune des bêtises que vous faites à partir de cet instant sera puni très sévèrement, jusqu’à l’exclusion de l’école. Maintenant, tous au lit !

Surpris et refroidis, tous les élèves, y compris les septièmes années, s’exécutèrent.

0 commentaire(s)

Laisser un commentaire ?