Océane Black - Heart Attack (Tome 1) par

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Deviation / Fantastique / Mystère

7 Chapitre 7 : Le Professeur Snape

Catégorie: G , 1988 mots
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Infos avant la lecture :

  • Tous les passages en gras indiquent un discours en anglais.
  • Les noms des personnages et des lieux sont dans la langue originelle.
  • Les personnages n'ayant pas été inventés par J.K. Rowling n'existent pas dans la réalité, cela reste une fiction.

Bonne lecture à vous !

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Ce mardi matin-là Océane avait eu du mal à se lever. Elle dormait encore devant son bol de céréales et elle ne s’aperçut pas que la salle s’était quasiment vidée et que les seuls élèves de première année qui restaient étaient elle et Katie qui l’attendait impatiemment :

_ Hey, Océane ! Dépêche-toi de manger, on est à la bourre.

Ce n’était jamais bien vu par les professeurs de ne pas arriver à temps, mais rien n’était pire que d’être tardif au cours de potions. Océane décida de laisser sa nourriture, elle aurait faim, mais tant pis, il valait mieux faire un malaise qu’être en retard au cours du professeur Snape.

Katie et Océane descendaient le plus vite qu’elles pouvaient, Katie trébuchant à plusieurs reprises, mais lorsqu’elles arrivèrent dans le cachot qui était maintenant une salle de cours, elles s’aperçurent qu’elles n’avaient pas été assez vite.

_ C’est de TA faute, s’énerva Katie.

_ Si tu n’étais pas tombée on serait à l’heure, contre-attaqua Océane.

Entrant le plus doucement possible, les deux filles essayèrent de ne pas se faire remarquer par le professeur Snape. Celui-ci était occupé à réprimander Luc Moon qui avait commencé sa potion avant la fin des explications.

_ C’est intolérable et dangereux, pesta-t-il de sa voix terriblement froide, vous venez de faire perdre à votre maison cinq points et, dit-il d’un ton glacial, si mesdemoiselles Bell et Black pensent que je ne les avais pas vu entrer en retard, elles se trompent. Gryffindor perd dix points de plus.

Katie déglutissait et toutes les deux se firent petites tout au long du cours. Heureusement, la potion d’Océane s’avéra être la meilleure et –à contrecœur, on le savait- le professeur Snape accorda dix points pour cette réussite. Du coin de l’œil la jeune fille vit le visage dégouté de Lucifia et cela empli son cœur de joie. Alors qu’elle s’apprêtait à sortir, le professeur Snape l’interpella. Faisant un geste à Katie pour dire qu’elle n’avait pas à s’en faire elle resta plantée devant son bureau.

_ J’ai une lettre du professeure McGonagall à vous donner. Je tiens à vous rappeler que samedi à neuf heure je vous veux devant mon bureau, aucun retard ne sera toléré, prévint-il en détachant chacune des syllabes comme il avait l’habitude de le faire.

Prenant la lettre Océane sortit. Katie et Lucy l’attendaient. Elles lurent ensemble le contenu.

 

Miss Océane Black,

Je tiens à vous voir devant mon bureau directement après votre cours de vol. Nous devons parler de certaines petites choses.

Professeure McGonagall.

 

_ Mais qu’est-ce que j’ai encore fait, se demanda Océane qui pensait que le sort s’acharnait sur elle.

_ Elle doit certainement vouloir te parler de ce qu’il s’est passé dans la Grande Salle, répliqua Lucy.

Le cours de vol s’annonçait terrible, l’automne ayant commencé très tôt cette année-là, il pleuvait sans cesse et le sol était boueux. Pour couronner le tout, Océane arriva pour la deuxième fois de la journée en retard car elle était tombée la tête la première dans de la boue. Ne faisant aucune remarque, le professeure Hooch l’accepta dans son cours et détailla sa tenue maintenant salie. Cela fit rire Claire, Cormac et les Slytherin qui partageaient le cours avec eux. Pour le deuxième cours de l’année, ils devaient essayer de faire tout le tour du terrain de Quidditch en volant à basse altitude et faible vitesse. Lorsqu’ils furent autorisés à le faire les élèves décolèrent dans les airs. C’était Katie et Luc qui se débrouillaient le mieux. Tous les deux faisaient de belles courbes pour les virages et freinaient ni trop brusquement ni trop lentement. Pour Océane, les choses ne se passaient pas aussi bien. Ces lunettes étaient tellement mouillées qu’elle ne voyait pas à cinq mètres, donc elle cogna trois ou quatre fois Lucy qui était juste devant elle. Exténuée, le professeure Hooch la pria de redescendre et de rester à ses côtés. La professeure était une femme pleine d’entrain et c’était elle qui arbitrait les matchs dont celui de samedi prochain opposant les Hufflepuff aux Ravenclaw. À cause de sa retenue, Océane ne pourrait pas y aller et cela rendit l’humeur de la jeune fille d’autant plus maussade.

 

Fatiguée et mouillée de la tête aux pieds, Océane prit la direction du bureau du professeure McGonagall qui l’avait convoquée. Elle se demandait à quelle sauce elle allait encore être cuisinée. Mais étonnamment c’était une McGonagall plutôt souriante (enfin si on peut le dire) qui l’invita à entrer.

_ Asseyez-vous, l’invita McGonagall en lui tendant une tasse de thé que la jeune fille trouva extrêmement bienvenue. J’avais quelques questions à vous poser à propos de votre intégration à Hogwarts, en effet vous êtes notre première élève qui vient de l’étranger et je me demandais si vous arriviez à comprendre les cours et les personnes.

_ Oh, oui, j’ai quelques amis et je les comprends très bien, pour les cours c’est un peu plus dur mais je m’en sors. Quand je ne comprends pas, il y a toujours quelqu’un qui accepte de m’aider. Ma mère avait toujours insisté sur mon apprentissage de l’anglais… je comprends maintenant pourquoi…

_ Je vous demande ça, car si jamais un jour vous vous sentez dépassée n’hésitez pas à venir me voir ou voir les autres professeurs. Tout le corps enseignant est au courant de vos origines françaises. J’ai également appris que vous ne connaissiez pas votre histoire personnelle, je veux dire… votre père, vos frères et sœurs.

_ Ça ira merci, je suis capable d’absorber bien plus de choses. Et puis comme je vous l’ai dit, j’ai des amis prêts à m’aider en toutes circonstances. Katniss et William en font partie.

_ Bon très bien dans ce cas. Une dernière chose, j’aimerais que vous évitiez de vous battre ainsi. Une école n’est pas un lieu pour ce genre… d’activités, déclara-t-elle sur un ton plein de reproches, voilà tout ce dont j’avais à vous faire part, maintenant allez rejoindre vos amis dans la Grande Salle.

 

Le samedi, alors que tous les élèves partirent en direction du match, Fred, George et Océane allèrent vers les bureaux des professeurs McGonagall ou Snape. Devant celui de Snape se trouvait déjà Lucifia Salamander. Volontairement, les deux filles s’évitèrent du regard et, lorsque le professeur Snape ouvrit violemment la porte, les deux sursautèrent.

_ Vous allez m’aider à nettoyer la salle de classe de potions, lança-t-il sans préambules, et sans magie… Cela devrait être simple pour vous, Mademoiselle Black.

C’est ainsi que les deux filles s’activèrent en silence et sans rechigner. Lucifia avançait d’une lenteur exaspérante, elle ne savait même pas manier un simple torchon. Alors que le professeur Snape était absorbé dans la correction des devoirs rendus par des élèves de cinquième année, Océane tomba sur un livre rempli de photos datant des années soixante-dix. Discrètement, Océane l’ouvrit. Dedans on y voyait un jeune homme au teint cireux, malgré le temps on pouvait toujours reconnaitre le professeur Snape. Il portait l’habit des Slytherin et malgré son uniforme miteux il semblait quand même plus heureux que de nos jours. À côté de lui se trouvait une fille de son âge aux cheveux roux et très souriante, elle portait l’uniforme de Gryffindor. Sur une autre photo on pouvait voir la même jeune fille, plus loin, elle lisait au bord du lac près du château d’Hogwarts. Elle se retournait et saluait le photographe de la main avec le même sourire. Sur des dizaines de photos on pouvait apercevoir la même fille qui grandissait au fur et à mesure que les pages se tournaient. La dernière photo était déchirée, on y voyait la même femme en train de rire aux éclats et un bout de lettre qui disait :

 

Ait jamais pu être ami avec Gellert Grindelwald. Personnellement, je crois qu’elle a un peu perdu la tête !

   Avec toute mon affection,

Lily                                                           

 

Océane se demanda alors qui était cette Lily pour le professeur Snape. Était-ce la même Lily que la femme qui avait été tué par le mage noir dont le nom ne doit pas être prononcé ? La jeune fille réalisa alors, sans grande surprise, que le professeur Snape devait cacher un énorme côté de sa personnalité, sûrement le meilleur. Il semblait que son cœur était enfermé dans cet album photos poussiéreux.

_ Il me semblerait vous avoir demandé de ranger, non pas de fouiller, reprocha le professeur Snape en détachant froidement chacune des syllabes.

Sans même oser le regarder, Océane s’activa dans le rangement et s’efforça de ne pas regarder l’album photos de nouveau.

C’est seulement à treize heures que les deux filles furent libérées de leur retenue. Sans prendre le temps de regarder Lucifia, Océane prit la direction de la Grande Salle. Elle avait une faim terrible. En cours de chemin elle croisa les jumeaux Weasley et leur fit part de ce qu’elle avait découvert sur leur professeur de potions.

_ De toutes manières, commença Fred, cette femme n’aurait jamais pu aimer un homme aussi laid que lui.

_ À part si elle aussi était laide, compléta George.

Les deux garçons rirent tellement qu’Océane ne put s’empêcher de se joindre à eux. Les garçons, eux, lui firent part de ce qu’ils avaient dû faire pour leur retenue. Ils avaient dû nettoyer les toilettes des filles où se trouvait un fantôme du nom de Myrtle Warren, renommée par les élèves « Mimi Geignarde ». Elle était nommée ainsi car elle se mettait très rapidement à pleurer, provoquant parfois des inondations. C’est pour cela que la plupart des jeunes filles d’Hogwarts évitait au maximum d’aller dans ces toilettes qui étaient pourtant les plus grandes et propres.

 

En rentrant dans la Grande Salle, Océane se cogna dans une personne qui marchait à reculons. Reconnaissant la robe d’un violet vieilli et les longs cheveux argentés Océane prit l’air le plus innocent qu’elle pouvait et s’apitoya en excuses :

_ Oh, je vous prie de m’excuser, professeur Dumbledore. Je ne vous avais pas vu.

Mais le directeur d’Hogwarts ne répondit pas et Océane regarda ce qu’il faisait.

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