Eris Quod Sum par

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Univers Parallèle / Fantasy / Drame

2 COMPARTIMENT D

Catégorie: T , 1604 mots
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Mark me guide fièrement à travers les différents compartiments du train. Nombreux étaient ceux qui avaient déjà pris place sur les sièges et dans les cabines. Nous étions parmi les derniers à monter à bord. Cependant, Mark me semblait confiant et pleine d’assurance. Il avait l’air de savoir où aller, comme s’il avait réservé des places à nos noms. Sur notre chemin, nous rencontrons Joshua Hartfield, notre préfet-en-chef, qui se dirigeait quant à lui vers la tête du train, où l’attendait les préfets et préfets-en-chef des autres maisons. Nous échangeons chacun une rapide poignée de main avant de reprendre notre route. En poussant la porte menant vers un compartiment adjacent, Mark se fait soudainement surprendre par sa petite-amie, Wendy Bloomberg, une élève de Poufsouffle. Celle-ci s’agrippa sauvagement à son cou et lui déposa un long baiser sur les lèvres afin de marquer leurs retrouvailles. Je fronce les sourcils et pris un air moqueur :

« Bon, mademoiselle Bloomberg ce n’est pas tout ça, mais j’aimerais bien que vous me rendiez mon ami s’il vous plait ! On est plutôt pressé. »

Les deux se retournèrent vers moi en grimaçant avant d’esquisser un léger sourire. Wendy m’enlaça en riant avant de finalement nous laisser passer. Assis non-loin se trouvait son petit frère, Todd, qui a le même âge que Sam et rentre donc lui aussi en quatrième année. Nous lui faisons un bref signe de la tête qu’il ignore volontairement. Mark ricana un moment avant de m’entraîner à nouveau avec lui vers l’arrière du train. Avant d’entrer dans un compartiment à cabines, j’ai pu repérer ci et là quelques visages familiers. Il y avait, entres autres, Isaac Owlsley, le petit malin de notre maison sur qui on peut toujours compter, et Eugene Lombard, véritable tête d’ampoule bien souvent désagréable tellement il la ramène sans que l’on ne lui demande quoi que ce soit. C’est d’ailleurs le seul chez nous à avoir obtenu la mention Optimal dans plus de dix BUSE en fin de cinquième année. Une fois à l’intérieur du compartiment à cabines, Mark m’indique qu’il ne reste plus beaucoup de chemin à parcourir. Je remarque que le couloir est presque aussi étroit que dans les autres wagons, ne laissant presque de la place que pour la largeur d’une seule personne. D’ailleurs, la vendeuse de friandises avait déjà entamé son premier aller-retour dans le train avec son chariot et nous obligea à nous réfugier dans l’une des cabines pour la laisser passer. Nous tombons alors nez-à-nez avec Robert Galloway, le capitaine de l’équipe de Quidditch de Pouffsoufle, accompagné des frères Wilcox, jumeaux batteurs peu bavards réputés pour leur brutalité pendant les rencontres. Je peux en être témoin personnellement, j’ai d’ailleurs arrêté de compter le nombre de Cognards qu’ils m’ont balancés à la figure à chaque fois que l’on jouait contre eux. La rivalité qu’impose la compétition a fait que nous ne nous sommes jamais vraiment appréciés, même si je trouve que ces types presque aussi arrogants et détestables que ceux de Serpentard. J’ai donc très peu d’estime envers eux. Le temps que la sorcière exécute son passage dans le couloir, un silence peu confortable s’était installé dans la cabine. Mark essaya tant bien que mal de détendre l’atmosphère :

« Ça roule, les mecs ? »

Bien évidemment, aucune réponse ne sortit de leur bouche. Ils gardaient cette espèce de regard vide et agissaient comme si nous n’étions pas là. Ils étaient tous les trois assis dans la même position : le dos légèrement courbé, les jambes impeccablement pliées à la verticale sur lesquelles reposaient leurs coudes, et les doigts de leurs mains étaient croisés. Une fois le champ libre à l’extérieur de la cabine, Mark et moi nous empressons de sortir dans le but de mettre fin à cette situation qui commençait à devenir un peu trop embarrassante. Pas commode ces bonhommes, avait l’air de penser Mark en mordant ses lèvres et haussant les sourcils. Soudainement, une légère secousse nous indiqua que le train venait tout juste de démarrer. J’ouvre instinctivement la première fenêtre disponible à proximité et observe méticuleusement les quelques familles encore présentent sur le quai. Je balaye chaque individu du regard mais ne parvient pas à trouver mes parents. Étaient-ils déjà partis ? Peut-être. Mark m’empêcha d’en être certain et m’invita à le suivre de plus belle. Je jette néanmoins un dernier et vif coup d’œil vers l’extérieur tout en refermant la fenêtre avant de finalement empiéter son pas. On arrive enfin au fond du couloir quand Mark me montre l’écriteau au-dessus de la porte du prochain wagon :

« On y est, annonce-t-il en souriant, compartiment D. »

Alors que je m’apprêtais à rentrer avec lui, je remarque du coin de l’œil la présence de mon ex-petite-amie, Eloise Davenport, derrière la vitre de la cabine située juste à côté de nous. Elle était là, assise en train de discuter et de rigoler avec son amie de longue date Carol Haynes. J’ai pensé à elle tout l’été, la scène de notre séparation me hantait parfois l’esprit. Je me rends compte qu’elle me manque et à quel point j’ai été définitivement stupide l’année dernière. Le Quidditch était si important pour moi que j’ai involontairement provoqué ce sentiment d’abandon chez elle, et quand j’ai dû choisir entre ma passion et son amour, je n’ai pensé qu’à moi-même et me suis davantage concentré sur le sport. Aujourd’hui, il ne me reste plus que des regrets, mais je sais que jamais je ne pourrais revenir en arrière. Désormais, j’essaye tant bien que mal d’oublier tout ça et de passer à autre chose. Je détourne du regard lorsqu’elle me surprend en train de l’épier. Mark poussa la porte du compartiment D et me laissa passer en premier. Il referma aussitôt la porte derrière nous avant de s’adresser aux personnes présentes dans le wagon en criant de manière théâtrale :

« Votre attention s’il vous plaît ! Regardez ce que je vous ramène là : un Tom Bronks bien menu, pour le plaisir de vos yeux ! »

Tous se retournèrent et se levèrent en m’acclamant et en tapant des pieds sur le sol. C’était bien évidemment le reste de mes coéquipiers de Quidditch, et ils avaient visiblement l’air d’être bien en forme ce matin ! Adam Parker, notre capitaine, lui aussi poursuiveur, est le premier à venir me serrer la main.

« Content de te revoir, cap’ ! lui dis-je en posant ma main sur son épaule.

– Moi aussi, je suis rassuré de voir que notre meilleur buteur soit bel et bien présent et en bonne santé. »

Alors qu’il vient à peine de s’écarter, la haute Rachel Greer vient m’accueillir dans ses bras avec force. Elle occupe le troisième et dernier poste de poursuiveur dans l’équipe. Elle avait toujours cette impressionnante carrure d’athlète. Je remarque aussi que ses longs cheveux bruns étaient coiffés en queue de cheval, comme si elle était déjà prête pour la compétition à venir. C’est une fille qui a un fort caractère et qui sait se faire entendre. Si Adam porte le brassard de capitaine, c’est bien pour son habilité à trouver les bonnes stratégies pour chaque match et à diriger la formation. En revanche, quand il s’agit de motiver les troupes, c’est sur Rachel qu’il nous faut le plus souvent compter. Elle a en outre elle aussi un petit frère, Eli, qui rentre en troisième année. Ce fut ensuite au tour de Caleb Dawson de venir m’accueillir. Il est notre second batteur de l’équipe. C’est peut-être le plus réservé de l’équipe mais une fois sur le terrain, il est diablement efficace. Vient ensuite Tobias Nielson – que l’on surnomme tous Tobey – notre gardien charismatique qui sait très bien divertir le public malgré son poste, de par ses arrêts bien souvent spectaculaires qu’il a l’habitude de nous sortir lors de situations pourtant désespérées. Enfin, il ne restait plus que la taquine Alice Miller, notre attrapeuse, douée et très agile. Toute souriante, elle vient m’enlacer avant de déposer un léger bisou sur ma joue droite. En se retirant, elle rejette presque machinalement sa longue mèche rebelle blonde derrière l’une de ses oreilles. Après quelques courtes secondes durant lesquelles chacun de mes partenaires me dévisageait, Mark me prit férocement sous son coude :

« Alors, j’espère que l’on ne t’a pas trop manqué depuis tout ce temps, hein ? dit-il en se moquant. Prêt pour une dernière année ?

– Et comment que je suis prêt, lui répondis-je avec assurance. »

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