Des mondes fracturés par

0 point(s) avec 1 review(s) sur 0 chapitre(s), moyenne=0/10
Deviation / Aventure / Drame

6 Chapitre 6 : Une aide inattendue… et originale

Catégorie: G , 3935 mots
0 commentaire(s)

Lorsque Henrik et Ingrid retournèrent voir la famille Katchowski, ceux-ci eurent beaucoup moins mal à se laisser convaincre.

Le visage encore tuméfié que Ingrid avait refusé de soigner aidant beaucoup à leur argumentation.


Cette entrevue finit, la famille promis que Piotr serait sur les bancs de Beauxbatons à la prochaine rentrée et comme promis Henrik retourna au ministère au plus vite qu’il puisse, pendant qu’Ingrid resta à Varsovie afin d’aider du mieux qu’elle pouvait les habitants.


Malheureusement ce qu’il avait présagé arriva...


Après un entretien avec son directeur, Domnhall Stevenson, ce dernier lui rappela les règles internationales du secret magique et de l’importance de garder la frontière entre le monde magique et non-magique intacte.

Pour lui c’était une question de balancement du monde, encore une de ces explications extravagantes dont Henrik était maintenant habitué.

Il lui rappela également les sanctions qu’il encourait s’il continuait à utiliser la magie contre des moldus dans cadre autre que ses missions.


Malgré tout, dans les mois suivants, il ne baissa pas les bras et chercha en vain toutes les aides au sein du ministère qu’il pourrait avoir. A chaque parchemin envoyé par hibou à Ingrid, il se faisait un devoir de rester positif.


En effet la situation ne s’améliorait pas à Varsovie et les dernières nouvelles reçues étaient particulièrement préoccupantes.

Bien que à l’origine ses craintes étaient toutes destinées à Ingrid, il commençait à avoir de l’empathie pour ses gens, maltraités sans vraiment aucune raison.

Il y voyait un parallèle avec la situation de sa mère, juste née sous une condition autre que celle voulue par certaines personnes bien trop jugées importantes.


Heureusement pour lui, il n’était pas le seul au ministère a tenter de trouver des solutions.

Son coéquipier et grand ami Septimus l’aidait du mieux qu’il pouvait.


Lui aussi connaissait les conséquences de faire des choix de vie non « conformes » à ce que la société voulait.

En choisissant Septimus pour époux, sa femme Cendrella Black fut elle aussi déshonorée par sa famille. Cette dernière jugeait Septimus et son amour des moldus comme impur pour la race des sorciers.


Ingrid de son côté continuait son travail de fond à Varsovie, elle apportait le maximum de soin que les conditions auxquelles elle faisait affaire lui permettaient.

Les allemands n’y allaient pas de main morte envers ces gens. Malheureusement les coups, n’étaient pas les seules agressions auxquelles il faisait face. Des meurtres primaires commençaient à voir le jour.


Cependant, le taux de personne devenant complètement folle du jour au lendemain et le nombre de « crise cardiaque » en hausse commença à l’inquiéter. Non pas qu’il était impossible, vu les conditions que ce genre de choses arrivent, mais la vitesse à laquelle elles arrivaient la faisait douter. C’était comme si ces personnes avaient été sous l’influence... d’un sort.


Quand elle fit part de ses doutes à Henrik, ce dernier ne se fit pas prier pour aller s’enquérir sur le champ auprès de son directeur.


« Avez-vous la moindre preuve de ce que vous avancez Henrik ? Et qui est cette source dont vous parlez sans cesse ? » répondit ce dernier, son impatience concernant cette affaire commençant à monter.


« Domnhall, vous savez très bien que je ne peux malheureusement pas vous donner son nom, quant aux preuves, j’ai peur qu’elles ne s’appuient seulement sur les présomptions de ma source. Je sais que c’est peu, mais je lui donnerai ma vie. Ma confiance en elle est infinie. »


« Henrik ! Je commence à en avoir assez de vos sottises ! Vous venez me voir avec zéro motif, vous me demandez d’interagir dans des conflits moldus ! De transgresser quasiment toutes les règles du code internationale du secret magique juste parce que vous connaissez quelqu’un qui a une suspicion ! » Henrik n’avait jamais vu son directeur lui parler sur ce ton, ce qui le rendait encore plus effrayant.

Puis, revenant sur un ton plus laconique auquel il avait l’habitude, il continua « moi qui pensait que vous étiez un agent aguerri, il semblerait qu’il manque encore quelques heures à votre formation... Si vous ne voulez pas vous attirer plus d’ennuis, je vous conseille fortement de vous en tenir à vos missions pour interagir avec les moldus et de ne pas ébruiter vos folles théories. En ce moment le ministère est sur ses gardes avec ces conflits moldus et attirer l’attention de mauvaise manière ne serait pas une bonne idée »


Bien entendu Henrik fit fi des recommandations de sa direction et continua de chercher le maximum d’aide qu’il pouvait.


Un jour alors qu’il était assis à son bureau, perdu dans ses pensées, qui allaient souvent vers sa chère et tendre, Septimus débarqua soudain, tel un hypogriffe sur un rat.


«Henrik ! Henrik ! »


« Oui je suis là Septimus » répondit ce dernier redescendant de ses pensées, dans un ton ironique.


« Tu connais Mc Malosh ?! Le sorcier qui travaille au département du secret magique ! » dit Septimus ne reprenant quasiment pas son souffle entre chaque mot.


« Oui il m’est familier, mais qu’est-ce que ce vieux sorcier a t’il de si important pour que tu me sortes aussi soudainement de mes pensées ? »


Sans baisser d’intensité dans sa voix Septimus continua « il m’a parlé d’un journaliste français, Marcel Belacceuil éditeur du journal français le sorcier enquiquineur. Ce journaliste investigue depuis quelques temps sur des prétendues enlèvements de moldus ainsi que des agissements suspicieux de moldus qui se rapprocherait de sort ou autres incantations ! Ça pourrait être une première piste ! Si on arrive à prouver que les moldus se rapproche du secret sorcier peut être qu’ils voudront agir !»


Par cette dernière phrase, il eut d’un coup toute l’attention d’Henrik.

Il fallait absolument rencontrer ce journaliste et ce faisant ils prirent le premier carrosse pour Paris.


Bien que cette ville fût sujette à l’émotion pour Henrik, il ne perdit pas de temps à flâner et se dirigea, en compagnie de Septimus directement chez Mr Belacceuil.


Ce dernier habitait dans le quartier sorcier, dans une maison en bois, soit très abîmée par le temps, soit très négligée. Heureusement que l’homme était sorcier, parce que le toit n’aurait pas tenu autrement que par magie et on avait l’impression que à chaque brin de vent, la maison entière pouvait céder.


Quand les deux comparses frappèrent à la porte, une voix féminine grave cria soudain en français « Bouge-toi bougre de troll, tu as du monde qui attend à la porte par la barbe de Merlin ! » La même voix continua « Tu vas te dépêcher oui ! Ce n’est pas possible d’être aussi lent qu’un Géant ! »


Quand Mr Belacceuil ouvrit la porte, il mit un coup de baguette magique sur celle-ci et la voix s’arrêta aussitôt.


« Oui voyez-vous ma femme m’a quittée il y a maintenant quatre années, et quand j’ai trouvé cette porte j’ai sauté sur l’occasion, je me suis dit que c’était ce qui se rapprochait le plus d’elle » dit-il un large sourire aux lèvres devant les regards médusés de Septimus et Henrik.

Décidément ce sorcier était définitivement original et le spectacle n’était pas fini.


Marcel Belacceuil était un grand sorcier maigre. Il était habillé à la mode moldus, enfin tentait de l’être. Son veston n’étant pas forcément le meilleur choix pour aller avec son bas de pyjama.


Il avait le crâne reluisant et des courts cheveux d’un brun pur, lui protégeait les côtés de la tête. Son visage était marqué par de grosses cernes sous les yeux et une moustache touffue tout aussi noire que ses cheveux complétait l’aspect général du personnage.


L’intérieur de sa maison était tout aussi extravagant. Divers objets dont Septimus et Henrik ne connaissait pas l’existence traînaient un peu partout.


Marcel les fit entrer tout en scrutant les environs afin d’être sûr que ces derniers n’étaient pas suivis.

« Pensez-vous que nous puissions être suivi? » demanda Septimus l’air inquiet, c’était sa première « mission » sur le terrain.


Toujours scrutant les horizons à la recherche du moindre indice, les sourcils froncés et les plis du front fortement visible le français répondit du coin des lèvres: « avec ces gredins du ministère on ne sait jamais... »


Puis, aussi soudainement qu’il était apparu plus tôt, son visage changea pour afficher une attitude complètement détendue.

« Bon allons-nous réchauffer auprès d’un bon feu » dit-il l’air vraiment enjoué.


Cet homme était visiblement « original ». Il posait sans cesse des questions sans queue ni tête à une vitesse folle, sans vraiment en attendre des réponses « Ils sont sympas vos patrons ? Il fait beau en Angleterre ? Le voyage était sympa, pas trop turbulents les sombrals ? »


Quand les trois hommes furent assis autour d’un bon feu, l’homme se calma quelque peu. Puis, dans une vitesse de parole cette fois-ci bien plus compréhensible il commença :


« Oui excusez-moi pour l’attitude de tout à l’heure, mais je suis sous pression constante du ministère français, voyez-vous mes articles dérange. Il n’y a pas moins de trois mois, j’ai réussi à prouver que certains employés se servait dans la salle des objets magiques confisqués, pour les revendre à prix d’or au marché noir. Ça ne leur a pas vraiment plu, d’être affiché de la sorte à la vue de tout le monde. Mais vous n’êtes pas ici pour écouter mes histoires abracadabrantesques alors que puis-je faire pour vous aujourd’hui ? »


« Tout d’abord Mr Belacceuil, je vous remercie d’aussi bien nous accueillir, vous faites honneur à votre nom. » commença calmement Henrik avant de continuer « nous avons appris que vous étiez journaliste »


« Oui exactement » répondit aussitôt Marcel


« Nous avons pris le soin de lire quelques-uns des articles de votre journal et pensons que vous pourriez-nous aider sur une affaire confidentielle sur laquelle nous enquêtons.


« Aucun problème » répondit tout aussi rapidement le français.


« C’est plus précisément à propos de votre dernière enquête sur les disparitions de moldus, pourriez-vous nous en parler plus longuement ? » demanda poliment Henrik.


« Oui bien sûr »


« Quand avez-vous commencé à vouloir enquêter ? Ces moldus étaient-ils reliés ? Où avez-vous repérer ces disparitions ? » demanda poliment Henrik, voyant que son hôte ne répondait pas tout de suite.


« Oui tout ça » répondit le journaliste un large sourire s’affichant toujours sur son visage en regardant un à un ses hôtes.


Les deux comparses le regardèrent attentivement attendant la suite de sa réponse sans vraiment comprendre ce qu’il se passait. Cet homme était vraiment étrange.


« Non mais votre enquête ? Où en êtes-vous ? » redemanda Septimus à son tour.


« Ah oui l’enquête ! Sur les cracmols ? ». Marcel donnait soudain l’impression de revenir sur terre.


« Les cracmols ?! Vous voulez dire les moldus » réagit soudain Henrik


« Oui oui on parle bien de la même enquête ! Très compliquée à réaliser. Comment pourrais-je le dire facilement ? » continua t’il en cherchant comment tout assembler dans son esprit.


« Si vous pouviez commencer par le début, à savoir ce qui vous a conduit à commencer l’enquête, ce serait un bon début » demanda très intrigué Henrik par la remarque du journaliste.


« Alors oui le début ! J’enquêtais sur des possibles connivences entre géants et sorciers. Voyez-vous je pensais que les sorciers laissaient ces derniers attaqués éhontément des villages moldus et sorciers pour créer un climat de terreur et donc renforcer l’emprise des ministères sur les villages sorciers reculés de l’est. »


Pendant l’explication qui semblait trop saugrenue, Henrik jeta un coup d’œil inquiet à Septimus, de toute évidence cet homme était paranoïaque et inventait des histoires sans dessus dessous.

Néanmoins ils le laissèrent continuer.


« Mais en faisant mes recherches, je me suis rendu compte que les moldus qui disparaissent avaient tous en commun de croire au même dieu, ou d’être de même sexualité, de même parti politique. Mais il y avait autre chose également de très intéressant.

Celle-ci je l’ai découvert en épluchant les presses sorcières locales à la recherche d’indice sur des corrélations d’attaques.

A chaque fois que des disparitions moldus avaient lieu en masse, les cracmols des alentours disparaissaient également comme par …enchantement »


Mr Belacceuil continua son explication. Selon sa théorie, ceci serait orchestré par les grandes familles sorcières suprématistes, aidées par certains ministères.

Ces familles profiteraient du conflit moldu pour faire le ménage à leur façon et se débarrasser des cracmols, sûrement en leur lançant des sortilèges oubliettes et en les déplaçant. Le coup serait parfait, n’ayant aucun pouvoir, ils se fonderaient dans la masse des autres moldus expropriés.


« Mais comment sauraient-ils où se trouve les sorciers dénués de pouvoirs magiques ? Vous remarquerez que je n’ai pas utilisé le terme cracmol qui me répugne. » demanda Henrik, qui commençait à trouver son histoire pas aussi farfelue qu’il l’aurait cru.


« Ce n’est pas très compliqué, ces infos sont disponibles dans tous les ministères européens » s’exclama Marcel, content de voir qu’ils commençaient à trouver son histoire plausible.


« Mais vous délirez ! Jamais des ministères ne ferait ça, ce serait horrible ! Je veux bien croire qu’ils sont capables de politiques peu… disons populaires, mais de là à garder un registre de sorcier non né magique, je n’y crois pas une seule seconde. Il ne faut pas croire à toutes les sornettes de pseudo complot que l’on entend de partout ! » commenta Septimus sur un ton qui laissait transparaître son impatience.


Mr Belacceuil se leva d’un bond, l’air grave.


Mais contrairement à ce pensait Septimus et Henrik qui s’attendait à se voir raccompagner à la sortie suite à la dernière remarque quelque peu désobligeante de Septimus, Marcel lança un simple et limpide:


« Suivez-moi messieurs. »


Ils les accompagnèrent dans une pièce fermée à l’étage dans laquelle, il écrivait ses articles. Il y avait là sa plume scripte, une bibliothèque débordant de journaux moldus et sorciers du monde entier et également un gramophone moldu.


« Écoutez Mr Belacceuil, si nous avons offensé avec notre dernière remarque, veuillez accepter nos plus plates excuses » commença Henrik en lançant un regard assassin à Septimus. De toute évidence, il n’était pas encore prêt à des missions de terrain, trop émotionnel.


Le journaliste agissait comme si l’entendait pas et alluma son gramophone sur un air de jazz que Henrik connaissait bien, il s’agissait du même air qui était joué dans le bar où Ingrid l’avait embrassé la première fois.


Puis il se tourna vers ses deux invités : « Vous pouvez garder vos excuses Mr Saström, je comprends très bien que vous avez du mal à me croire. Si je faisais des enquêtes faciles à comprendre et correspondant aux attentes du ministère, je ne travaillerais pas en solo mais à la gazette du sorcier. Non voyez-vous ce qui m’effraie c’est les oreilles à rallonge du ministère qui traîneraient dans les parages, eux qui aimeraient tant me censurer » dit-il en scrutant les environs à travers la fenêtre.


Puis il continua : « Maintenant, je viens de faire la première étape de toute investigation, je vous ais exposer les faits. Si vous le voulez bien passons à la deuxième... les preuves »


Il finit cette phrase tout en commençant à fouiller dans les journaux qui étaient soigneusement rangés dans des étagères.


« Pour regrouper les preuves, mon cheminement était simple, j’ai répertorié sur une carte les villages où disparaissaient moldus et ceux des disparitions de cracmols. »


A chaque fois qu’il prononçait ce mot, Henrik tressaillait.


« Et qu’elle n’a pas été ma surprise ! »


Il attendit cinq petites secondes afin que ses invités comprennent bien l’importance de sa découverte.


« Il y a une corrélation quasi parfaite entre les disparitions de moldus et les disparitions cracmol au niveau géographique ! » leur dit-il, l’air à la fois fier de son travail et inquiet de la situation.


« Que voulez-vous dire ?! » demanda aussitôt Henrik très inquiet.


« A chaque fois qu’une grosse masse de disparition moldus apparaît à un coin de l’Europe, les familles sorcières des alentours abritant des cracmols disparaissent ou sont victimes « d’accident » »


Devant le regard inquiet d’Henrik et encore peu convaincu de Septimus, il continua en déroulant une carte sur la petite table devant eux et en sortant les journaux qu’il avait mis de côté auparavant.


« Premier village que j’ai recensé » commença t’il en pointant une ville tchèque sur la carte.

« Kromeriz. Novembre 1939, 200 moldus sont emmenés on ne sait où, et dans les mêmes jours, 2 familles sorcières disparaissent dans un village sorcier non loin de là » dit-il en s’appuyant sur un avis de recherche, un tout petit carré rédigé dans l’une des dernières pages d’un journal sorcier tchèque.

Puis il continua son argumentation « Une troisième est retrouvée à moitié mangée par des loups-garous. Et encore pour retrouver ces infos, il faut regarder seulement dans les presses locales. Le ministère fait tout pour taire ceci.

Je continue, village de Radaia, même chose, des moldus sont transportés ailleurs et des sorciers vivant dans la forêt de Hoia Baciu disparaissent dans les jours suivants » dit-il en re déposant d’autre journaux, roumains cette fois-ci, sur la table.


Soudain le sang de Henrik se glaça.


Il pensait reconnaître Ator Sekublak, un sorcier d’Europe de l’Est très proche de Nicolaï Vilipescu en photo sur un journal moldus dans le même uniforme que les soldats qui avaient attaqués Ingrid.


Ça ne fait pas de sens se dit-il, ce devait être une erreur.

Il prit le journal et observa de plus près. La ressemblance était frappante mais la photo trop floue pour être sûr et certain.


Il s’empressa de demander « Pensez-vous que des sorciers puissent se cacher au milieu des moldus qui enlève ces gens ? »


« Mais enfin Henrik tu ne vas pas t’y mettre toi aussi » réagit vivement Septimus.

« Ok peut être que ça fait beaucoup d’indices mais quand même, des sorciers qui aideraient des moldus et le ministère ne serait pas au courant ? Voyons ! » continua t’il.


« Mr Weasley ! » interrompit Marcel « On n’a jamais dit que le ministère ne serait pas au courant. »


« Donc ils laisseraient des sorciers disparaître et d’autre aider des moldus sans réagir ! Je veux bien que l’on en soit seulement à l’étape d’assemblage de preuves mais ne tirons pas de conclusion aussi hâtive. » renchérit Septimus, toujours très sceptique sur les explications.


« Vous savez malheureusement, tous les sorciers ne sont pas tous ouvert sur la question moldus comme vous. Des suprématistes, il en existe à l’extérieur et à l’intérieur du ministère. »


« Oui mais attendez comment sauraient-ils où se trouve ces cracmols ? Je ne crois pas une seule seconde que de telle existe. Désolé Henrik pour le terme utilisé. » glissa t’il voyant son ami et coéquipier tiquer lors de la prononciation du mot.


« La question n’est pas est-ce que le ministère a demandé une telle liste, mais plutôt est-ce que quelqu’un au sein du ministère l’aurait produite avec des informations officielles. » Lui repondit le sorcier français.


« Et j’en reviens au même point, comment sauraient-ils si une personne est cracmole ou non ? Ce n’est pas une question qui est posée habituellement. Et je ne pense pas qu’il existe de liste. Imaginez les retombées pour le ministère si les gens apprenaient qu’ils étaient fichés »


« Vous êtes allé à Poudlard n’est-ce pas ? » coupa Marcel toujours sur un ton calme et serein.


Puis il se tourna vers Henrik « Et vous à Durmstrang. C’est bien ça ? »


« Oui effectivement. » répondit ce dernier ne comprenant pas vraiment où il voulait en venir.


« Donc si je résume, moi étant allé à Beauxbatons, nous avons à nous trois, côtoyé les trois plus grandes écoles sorcières d’Europe. Est-ce que l’un de vous a-t-il eu comme camarade un sorcier n’ayant aucun pouvoir magique ? »


« Non effectivement » admit Septimus.

« Non plus, et malheureusement il n’aurait mieux pas valu » répondit Henrik à son tour.


« Voilà votre calcul est simple ! » Mr Belacceuil avait pris un air enjoué, et attendit cinq secondes pour que nos deux amis Brism comprennent son cheminement à leur tour.


« Il leur suffit donc d’avoir une connaissance au sein de l’équipe ou de se procurer directement les registres de naissance de sorcier et les comparer aux admissions dans les divers écoles sorcières. »


En jouant sa dernière carte, il venait de laisser pantois Septimus, qui ouvrit la bouche pour argumenter, mais aucun son n’en sortir.

De toute évidence le dernier argument du journaliste avait fait mouche.


« Mais il faut absolument en avertir le ministère si c’est vraiment le cas ! » Septimus venait de retrouver sa parole.


Ce ne fut pas Mr Belacceuil qui répondit à Septimus mais Henrik sur un ton qui laissait paraître son inquiétude et sa réflexion.


« Malheureusement non Septimus. Parce que prévenir le ministère, sans savoir qui est impliqué, reviendrait à condamner définitivement ces pauvres bougres. Vu que l’on ne sait pas où ils sont. Et je suppose que ces gens sont même assez malins pour avoir kidnappé quelques sorciers de la famille de certains employés, pour pouvoir faire pression. Je suppose que c’est aussi pour cette raison que vous n’avez pas encore publié quoique ce soit sur cette affaire. »


« C’est malheureusement exact. Je suis à la fois content et triste de ne pas être le seul à arriver aux mêmes conclusions. » rajouta Mr Belacceuil en baissant les yeux.


Henrik et Septimus restèrent encore quelques longues minutes à discuter de tout ceci et les trois sorciers se promirent de se tenir au courant des avancées de chacun.


Au moment où le journaliste les raccompagna sur le pas de la porte, Henrik ne put s’empêcher de demander.


« Mr Belacceuil, puis-je vous poser une dernière question ? »


« Bien entendu »


« Comment savez-vous que nous ne sommes pas justement des sorciers impliqués dans ces événements ? Pourquoi nous faire assez confiance pour nous révéler tout ceci ? »


« Oh vous savez, mes années d’investigation et la vieillesse m’ont enseigné une chose. Il faut faire confiance à son instinct. Et celui-ci ne m’a encore jamais trompé » répondit tout de suite Mr Belacceuil en souriant.


0 commentaire(s)

Laisser un commentaire ?