Des mondes fracturés par

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Deviation / Aventure / Drame

7 Chapitre 7 : Les affaires sérieuses commencent

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De retour au ministère, Henrik et Septimus durent faire très attention.

Ils étaient maintenant persuadés que celui-ci était corrompu, du moins en partie.


Ainsi ils devaient continuer leurs missions comme de rien n’était en attendant de savoir à qui ils pouvaient faire confiance.


La première étape qu’ils se fixèrent fut de contacter un maximum de famille de cracmol afin de corroborer les faits et au besoin les prévenir de faire attention voir se cacher pendant quelques temps.


« On va utiliser la même technique pour essayer de repérer les familles de sorcier n’ayant pas de pouvoir magique. » annonça Henrik.


« Essaie de te procurer les registres de naissances des cinquante dernières années par tes contacts au département des naissances. Mais fais vraiment attention, ne parle qu’aux personnes dont tu as une confiance absolue. » continua de le prévenir Henrik avant de finir « moi je vais utiliser mes contacts pour récupérer les registres des admissions des trois écoles ».


Septimus fit un hochement de tête et partit sur le champ.


Henrik ne perdit pas de temps et contacta aussitôt les écoles françaises et britanniques prétextant une demande du ministère afin de mettre à jour leurs dossiers.


Même si l’explication était quelque peu bancale, a sa grande surprise, leurs réponses ne se firent pas tarder et point besoin d’ajout d’argumentation.

La liste de Poudlard arriva même avec un parchemin disant « bon courage pour votre recensement. A.P.W.B.D. »


 En ce qui concerna la dernière, connaissant quelque peu la maison, Henrik décida de se déplacer en personne. Il connaissait bien la secrétaire de Durmstrang, Natalia Embrochev. C’était peut-être la seule employée de l’école dotée d’une forme de bonté et elle ne lui refuserait pas une invitation, cette école n’étant accessible que de cette manière.


L’école n’avait pas changé d’un pouce depuis le départ de Henrik une vingtaine d’année plus tôt.

Elle avait toujours cet air austère et froid qui la caractérisait.

Ça n’était pas que des bons souvenirs pour lui malheureusement.


En arrivant, il ne prit pas la peine de se balader dans les couloirs, de se remémorer des souvenirs. Il fonça directement au secrétariat.


Quand il arriva, il reconnut tout de suite la sorcière bien en chair, brune, qui était en train de ranger des parchemins dans des casiers.


« Natalia » commença Henrik, en ajoutant son fameux sourire auquel les femmes n’étaient en général pas insensibles, même s’il n’en avait pas besoin pour amadouer Natalia.


Durant ses six années marquées de railleries savamment orchestrées par Nicolaï, cette dame, pourtant peu chaleureuse au premier abord avait été la seule personne qui ait apporté un minimum d’affection à sa personne. Bien qu’employé de Durmstrang, elle ne goûtait guère à l’attitude et à l’attrait de la direction envers la magie noire et les duels. Aussi, lorsque Henrik se faisait prendre à parti, elle le transférait dans son bureau et le laissait des après-midis entières lire des livres d’histoire de la magie dont il raffolait.


« Oh Henrik ! Ça fait longtemps ! »


« Trop ! » s’empressa-t-il d’ajouter.


« Et que me vaut une visite du célèbre agent de l’artisanat moldus ? Ne me fais pas croire que tu m’as demandé une invitation spéciale pour venir analyser un vase ou je ne sais quoi que ces moldus serait capable de fabriquer. »


« Non, si je suis ici malheureusement, c’est sur ordre spécial du ministère » ajouta-t-il en continuant d’arborer son sourire angélique.

« Voyez-vous ma chère, le ministère britannique aurait besoin des registres d’inscription des cinquante dernières années » rajouta t’il en la regardant bien dans les yeux.


« Ah oui, le ministère britannique s’intéresse aux anciens élèves de Durmstrang maintenant ? Décidément ces registres sont à la mode en ce moment. »


« Qu’est-ce que vous voulez dire ? » demanda précipitamment Henrik, le sourire qu’il arborait s’effaçant de son regard.


« Il n’y a pas plus de quelques mois, ces registres ont également été demandés par le directeur lui-même. Si j’avais su que un jour mon archivage servirait... »


« Le directeur ? Mais que voulait-il bien en faire ? »


« C’était je pense pour des personnes externes, mais... Et puis de toute façon qu’est-ce ça peut bien vous faire ? » demanda t-elle dans le ton sec qui la caractérisait le plus.


« Non mais c’est juste par curiosité, je vous assure » répondit-Il aussitôt.


« Et puis, en quoi le ministère britannique aurait-il autorité ici ? Et qu-est-ce vous voulez faire de ces registres ? »


« Écoutez Natalia, si je vous le demande aujourd’hui, c’est plus en tant qu’ami que en tant d’envoyé du gouvernement. Maintenant quant à la raison pour laquelle j’en ai besoin, le ministère est en train d’effectuer un recens... »


Elle le coupa de suite « écoutez Henrik, vous n’allez pas me faire croire que vous êtes ici simplement pour mes beaux yeux et si je suis comme vous dites une amie, vous auriez au moins la décence de ne pas me mentir. Je vous en supplie, évitez les explications qui ne tiennent pas la route.

Vous savez que je n’ai absolument pas le droit de vous montrer ces documents. Même si j’en avais envie.

Ce sont des listes confidentielles. »


Henrik pensait que ce serait plus facile et pris un air grave, réfléchissant aux options qui s’offraient à lui.


« Maintenant, je vous avoue être très préoccupée par ces listes. Et les personnes qui les ont faits demandées, ne voulaient certainement pas les utiliser pour organiser un bal de fin d’année.

Mais vous savez tout comme moi, que je tiens à ce travail, je ne ferai donc rien qui pourrait le compromettre. »


Elle laissa s’installer un court silence puis rajouta :

« Écoutez, je dois juste aller voir une collègue pour les cinq prochaines minutes et les archives de recensement sont présentes dans le premier tiroir de mon bureau qui ferme très mal, j’espère les revoir quand je reviendrai. » Dit-elle en mettant ces mêmes archives dans le premier tiroir et plaçant un long parchemin et une plume à scripte sur son bureau.


Puis elle se leva et quitta la pièce.


Henrik la remercia du regard et dès qu’elle eue franchit la porte, il tapota de sa baguette sur la plume scripte. Cette dernière se mit tout de suite à l’œuvre et écrivit a une vitesse folle tous les noms présents dans les parchemins.


Ceux-ci en main, il se dirigea vers le garde de la sortie afin de subir le sortilège d’oubliettes, propre à tous les visiteurs de Durmstrang.


Quand il revint au bureau des Brism, Septimus avait déjà commencé à faire le rapprochement entre les registres de naissance et ceux des écoles de Poudlard et Beauxbatons.


« Henrik, il y en a des centaines et des centaines, c’est incroyable ! Certains même de grandes familles ! » dit-il l’air stupéfait, aussitôt que Henrik eut pénétré dans la pièce.


« Et encore... Je crois que l’on va avoir de belles surprises avec ceux-ci aussi » dit-il en tendant le parchemin contenant les admissions de Durmstrang.


« Et quelle sera la prochaine étape ? »


« On va devoir les contacter tout en restant discret » répondit Henrik, pensif.

Puis il continua « Moi je dois retourner voir Ingrid pour lui parler de tout ça et la prévenir. »


Sur ces mots, il s’assit à son bureau et commença à éplucher les différents parchemins, ils se devaient d’être méticuleux et n’oublier personne, des vies étaient sûrement en jeu.


Le lendemain très tôt, il prit le premier carrosse de sombrals, il aimait se lever aux aurores pour décoller et voir le lever du soleil du ciel, ça changeait les esprits et surtout ça lui rappelait sa Ingrid qui ne cessait de lui démontrer que toutes les choses merveilleuses de la vie n’étaient pas forcément magiques.


Dans les semaines qui suivirent, ils contactèrent par hiboux, plusieurs familles concernées, mais ne reçurent aucune réponse. Ils devaient être méfiants.


Henrik profita également d’une de ses missions en Russie, enfin ce qu’il croyait être la Russie, les moldus changeant les noms de leurs pays si souvent, pour faire un détour et aller enquérir Ingrid de ses avancées.

Il lui supplia d’être méfiante, mais à son grand étonnement, elle ne fut pas surprise d’entendre que des sorciers se cachaient au sein des soldats moldus.

En effet, elle avait aperçu plusieurs d’entre eux porter des amulettes ou bracelets magiques, mais avait mis ça sur le compte de la chance. Ils les avaient sûrement trouvés dans des vieilles maisons c’était-elle dit avant d’avoir la version de Henrik.


« Mais d’où viennent ces sorciers ? Qui les commande ? » demanda t’elle, sur un ton très inquiet.


« J’ai bien des idées, mais malheureusement je n’ai pas encore pu faire de rapprochement. Ils ne laissent aucun témoin, ni aucun indice. » répondit Henrik l’air un peu désabusé.

Son enquête stagnait depuis maintenant plusieurs semaines et la situation était loin de s’améliorer à Varsovie d’après Ingrid.


Les soldats étaient de plus en plus violents, pratiquant maintenant des exécutions sommaires dans la rue même.

Les mêmes gens qui portaient l’Etoile, étaient maintenant parqués dans une partie de la ville entourée de mur. Ils ne pouvaient sortir que sur autorisation et devaient absolument revenir sous peine de voir leurs familles se faire emmener on ne sait où.


C’était sans compter la faim qui guettait tous les jours, les maladies qui, malgré les efforts d’Ingrid, se répandaient de plus en plus.

La mort rôdait, assoiffée, prête à emporter des pauvres âmes à chaque coin de rue.


Henrik supplia Ingrid de bien garder son amulette à portée de baguette et de l’activer au moindre problème.

Il l’assura qu’il faisait de son mieux pour faire avancer l’enquête et que le simple fait de la savoir en santé, était pour lui, le plus beau présent de la vie.


Leurs adieux furent déchirants, notamment pour Henrik, qui s’inquiétait plus que jamais pour l’amour de sa vie. Mais il n’avait désormais plus besoin de raison d’être encore plus motivé par cette enquête.

Le destin de son âme sœur était lié à celle-ci.


Quand il revint à son bureau au ministère, Septimus l’attendait, un petit sourire au coin des lèvres.


« J’ai enfin une bien bonne nouvelle » commença t’il.

Puis il lui tendit un sac en soie qui paraissait bien rond et remplit.


Quand il l’ouvrit, la surprise fut grande pour le sorcier suédois.


Le sac était rempli de parchemins postaux, apportés sûrement par hiboux. Ces parchemins étaient des témoignages de familles cracmols qui annonçaient soit que tout allait bien ou malheureusement que des amis à eux avaient disparus.

Henrik les épluchait l’air ébahit, tel un enfant devant ses cadeaux de noël.


Enfin l’enquête avançait !


« Mais comment as-tu fait pour arriver à ça ? » demanda t’il tout excité à son coéquipier, tout en ne levant pas les yeux des lettres.


« Ça ne va pas forcément te plaire. » répondit Septimus en faisant une petite moue.


Levant les yeux, Henrik regarda son coéquipier « Écoute Septimus, je vais être honnête avec toi, vu les résultats d’aujourd’hui, rien ne pourra m’atteindre. »


Baissant quelque peu le menton évitant le regard de Henrik, Septimus expliqua sa méthode.

« En voyant le peu de résultat que l’on avait reçu, je suis rapidement arrivé à la conclusion que ces sorciers ne nous faisaient pas confiance.

Nous n’étions ni l’un des leurs, ni des membres du gouvernement auquel ils avaient l’habitude de faire affaire. Et puis avec toutes ces disparitions, leurs soupçons étaient démultipliés. »


Il expliquait ses conclusions d’une manière si limpide que Henrik s’en voulut de ne pas avoir vu ceci avant. Il avait raison sur tous les points.


Septimus continua « ainsi, si nous voulions les atteindre, il nous fallait quelqu’un de l’intérieur. »


Quand il finit cette phrase, il tendit un parchemin qu’il avait mis de côté.


Henrik le déplia et commença à lire le message écrit :


Bonjour Septimus,


J’ai bien reçu votre message.


A la lecture de celui-ci je dois vous avouer avoir énormément d’inquiétude. Je savais ces sorciers intégristes et suprématistes capable d’horreur, mais de là à imaginer de potentiel enlèvement.


Sachez que si je peux être d’une aide quelconque, je serai très honorée de vous l’apporter.


Nous sorcier non né avec des pouvoirs magiques gardons une correspondance régulière entre nous. Je vais donc contacter le plus vite possible mes amis et leurs demander d’en faire de même.


En espérant être capable de vous apporter un peu d’aide, je vous prie d’accepter mes sincères remerciements pour tout ce que vous faites.


Et s’il vous plaît, faites attention à mon Henrik, il est très têtu mais comme son père possède un grand cœur.


Amitié


E.S


Henrik prit plusieurs secondes pour bien analyser la lettre puis regarda Septimus.


Septimus avait enfin lever le regard de son coin de table et fixait maintenant Henrik toujours l’air désolé.


« Septimus... » commença Henrik, en cherchant ses mots.


Il se leva soudainement, avant de finir sa phrase, s’avança vers son coéquipier.... et le prit dans les bras.


« C’était une idée de génie ! » s’exclama t-il un grand sourire s’affichant sur son visage.

« Tu as raison, toute aide est bienvenue ! »


Il congratula son coéquipier comme jamais il l’avait fait. Ce devait être le stress de ne rien trouver qui retombait se dit ce dernier, peu habitué à des gestes comme ça.


Ils étaient tellement heureux qu’ils n’entendirent même pas le hibou qui posa une autre lettre sur le bureau d’Henrik.


Quand celui-ci la vit, il l’ouvrit, avec la même impatience que pour les autres.


Mais cette fois-ci le sourire de son visage s’effaça, laissant place à une peur soudaine.

Ne comprenant pas ce changement soudain, Septimus regarda Henrik le regard inquiet.


Celui-ci lui tendit la lettre qu’il lut rapidement, avant de tomber lui aussi, de tout son long sur sa chaise laissant glisser par terre le parchemin sur lequel était noté en lettre de sang:


« Mettre son nez de niffleur de partout et se mêler des affaires des autres peut être très dangereux. Surtout quand on a du sang impur dans la famille... »


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