POV Drago
Vendredi 12 septembre
Drago était un avachi dans le divan, un livre a la main et Pattenrond sur les genoux en le caressant inconsciemment. Après ce qu’il s’était passé il y a une semaine il s’en était méfié et essayait de l’éviter le plus possible cependant ce dernier faisait tout l’inverse en essayant sans cesse de lui sauter dessus ou de se frotter à lui. Ce soir il avait cédé et il trouvait ça assez agréable comme sensation finalement. Un chat bien chaud et poilu ronronnant doucement sur son ventre, c’est très apaisant. Il ne s’était pas sentit aussi bien depuis un moment, il était seul dans le dortoir, Granger était on-ne-sait-ou et il pouvait se prélasser à sa guise en face d’un feu bien chaud et crépitant dans la grande cheminé en face de lui. Il avait passé une assez bonne semaine, bien chargée mais il avait été très productif. Il avait fait plus ample connaissance avec Astoria qui essayait toujours de devenir son amie. C’est vrai qu’elle n’était pas si mal, elle avait de beaux cheveux noirs et des yeux tout aussi noirs, ça lui allait plutôt bien. Elle avait pourtant un caractère bien à elle, très représentatif des Serpentard. Il savait que si elle se reprochait de lui c’était dans un but très précis mais il n’avait pas réussi à trouver lequel. Pour l’instant, elle n’était pas trop envahissante, quoique, elle faisait parfois des gestes un peu déplacés comme lui poser une main sur l’épaule en sortant de table ou en lui caressant le dos en arrivant vers lui. Il ne savait pas trop s’il avait envie d’aller plus loin avec elle, c’est vrai que ça faisait longtemps qu’il n’avait pas eu de relation avec une fille et ça commençait vraiment à lui manquer. Sentir la chaleur de la chair contre la sienne, le souffle chaud dans le cou le faisant frissonner. Il repensa aux dernières fois qu’il a passé avec une fille, c’était avec Pansy. Il ne lui avait pas reparlé depuis la guerre, ses parents avaient complètement coupé les ponts avec les siens et avaient surement demander à Pansy d’en faire de même avec lui. Il ne lui en voulait pas il comprenait tout à fait qu’elle soit obligée de suivre les instructions de ses parents. C’est dommage Drago aimait beaucoup Pansy, en tant qu’ami bien sûr, même s’il savait que Pansy était amoureuse de lui, il en avait déjà discuté de nombreuses fois avec Blaise. Lui était aussi parti avec sa mère loin du pays, il ne savait pas ou puisqu’ils ne s’écrivaient plus non plus. Il aurait bien aimé garder contact avec lui aussi mais il ne savait pas où il se trouvait et lui non plus ne devait pas savoir qu’il ne se trouvait plus avec ses parents. Quoique peut-être que si, la Gazette du sorcier avait surement du parler de son retour, il ne savait pas puisqu’il ne la lisait plus, ça l’énervait plus qu’autre chose. Soudain il sursauta, surpris par l’arrivée plutôt violente de Granger à travers le tableau d’entrée du dortoir. En se redressant, le gros chat endormi se réveilla en sursaut lui aussi et sauta par terre pour aller se cacher sous le fauteuil. Granger se tenait là devant lui, les yeux rouges et gonflés, dans larmes avaient coulées sur sa chemise en y laissant des traces. Son maquillage avait complétement coulé lui aussi, lui laissant de grosses poches noires sous les yeux et le long de ses joues. Elle avait l’air au bord de la crise d’angoisse, sa respiration était rapide et saccadée. Sans attendre une seconde de plus elle s’enferma dans sa chambre en claquant la porte derrière elle, Drago pouvait entendre ses sanglots d’ici même avec la porte fermée. Il ne savait pas trop quoi faire, est ce qu’il devait intervenir ou bien la laisser avec ses problèmes. Elle avait vraiment l’air désespérée, qu’est ce qui a bien pu la mettre dans un état pareil ? Drago était surtout curieux de connaitre la raison de son chagrin plutôt que d’avoir réellement envie de l’aider. Oui mais si je vais la voir elle pourrait croire que c’est parce que je l’apprécie ce qui n’est pas du tout le cas. Tant pis, laisse-là ça ne te regarde pas de toute façon elle ne voudra pas que je l’aide alors à quoi bon ? Il se replongea dans sa lecture quand il fut interrompu par un sanglot. Il posa son livre sur sa poitrine, réfléchissant et se décida enfin. Il se leva, alla toquer à la porte de la jeune fille. Il ne savait pas quoi lui dire.
- Hum, tout va bien ? Evidement que non ça n’allait pas mais il ne trouva rien d’autre à dire sur le moment.
- Ou.. oui, dit-elle d’une voix larmoyante.
- Tu en es sure ?
- Dégage Malefoy !
Il se vexa, il essayait de l’aider et elle l’envoi balader ! Tant pis pour elle non mais pour qui elle se prend ! Il s’assit avec force dans le divan et reprit son livre, énervé il n’arrivait pas à se concentrer. Il chercha où il s’en était arrêté et reprit sa lecture quand il fut une fois de plus interrompu par un bruit venant de la chambre de Granger. Sauf que cette fois ce n’était pas un sanglot, on aurait plutôt dit un bruit de verre brisé, oh non cette idiote va faire n’importe ! Il se leva d’un bond, ouvrit la porte à la volée et tomba sur une Granger à genou sur le sol devant un cadre brisé, il y avait du verre partout parterre et elle qui pleurait, encore. Elle le fixait, son regard faisait mal au cœur elle avait l’air si triste. Il eut pitié et l’aida à se relever en faisant attention de ne pas marcher sur un morceau de verre. En se rapprochant il remarqua que dans le cadre se trouvait une photo d’elle et Weasley qui s’embrassait en se serrant dans les bras. Ils avaient l’air si heureux, bien qu’un peu déboussolés par leur chute brutale. Il l’amena jusqu’à dans la salle commune en la tenant par le bras et la fit s’assoir sur le divan. Il ne savait pas quoi lui dire et visiblement elle non plus. Elle avait l’air complétement perdue, abattue. Elle finit par briser le silence.
- Je suis désolé, je ne voulais pas t’infliger ça.
- Ce qui est fait est fait, n’y pense plus. Elle le regarda dans les yeux, ses larmes coulaient encore lentement sur ses joues. Elle les essaya d’un coup de manche en reniflant.
Après un moment silencieux, elle tenta :
- Je… rien ne sortit de sa bouche.
- Si tu n’as pas envie d’en parler tu n’es pas obligé.
- Merci.
Elle s’installa plus profondément dans le divan, Pattenrond était revenu et s’était allongé entre les deux. Elle fit un long soupir en regardant le feu, en reprenant son calme. Sa respiration semblait un peu plus apaisée. Drago se leva et se dirigea vers la chambre de Granger.
- Qu’est-ce que tu fais ?
- Je ramasse tes bêtises. Elle se leva. Non reste assise, ordonna-t-il.
- Pourquoi tu fais ça ? La voix déraillante.
- Parce que tu vas te faire mal si tu le fais seule.
- Bien sûr que non !
Ils s’observèrent quelques seconde, son regard était toujours aussi triste et empli de douleur. Elle bassa la tête. Drago se retourna et alla ramasser les moreaux éparpillés par terre. Elle le suivi lentement jusqu’à la chambre. Il sorti sa baguette, se préparant à lancer un sort pour réparer le cadre.
- Non ! Ne le répare pas. Il hésita. S’il te plait, supplia-t-elle.
Elle avait vraiment l’air de souffrir en regardant la massacre qu’elle avait mise dans sa chambre. Il se dirigea alors vers la poubelle entre des deux bureaux et y jeta les bouts de verre en faisant attention de ne pas se couper. Elle était retournée s’assoir sur le divan et regardait le feu dansant dans la cheminée. Il eut une idée et se hâta d’aller dans sa chambre. En retournant s’assoir sur le divan à côté de la petite brune, il avança la petite table où il posait habituellement son livre devant eux et y déposa une vieille bouteille noire, salie par le temps dont l’étiquette était à peine lisible. Les deux verres qui lévitaient à côté de lui se posèrent eux aussi sur la petite table. Avant qu’elle ne pose la question il dit :
- Ça va te détendre un peu.
- Je n’ai pas besoin de boire pour me détendre.
- Moi si, dit-il en lui servant un verre.
Il le lui tendit mais elle hésita. De son regard insistant il rapprocha un peu plus le verre vers elle et elle finit par le prendre. Elle respira la forte odeur qui s’émanait du joli verre en cristal dans lequel se trouvait un liquide doré et translucide, un fin serpent faisait tout le tour du verre. Elle le caressa du bout du doigt.
- Où tu as trouvé ça ?
- Le verre ou la boisson ?
- La boisson.
- Dans ma chambre.
- Tu gardes de l’alcool dans ta chambre ?
- Oui et alors ?
- Et alors c’est… bizarre.
- C’est parce que tu es coincée que tu trouves ça bizarre, chez les Serpentard c’est très courant. Dit-il d’un air hautain.
- Pff, souffla-t-elle.
- Si tu veux tout savoir, je l’ai récupéré au manoir avant qu’on ne parte, dit-il en sentant l’odeur corsé du liquide. Il l’observa, attendant qu’elle avale une gorgée ce qu’elle ne fit pas. Elle avait un regard sceptique, analysant la couleur et l’odeur du liquide. Qu’est-ce qu’il y a ? Tu as peur que je t’empoise ?
- Tu en serais capable.
- Bien sûr je n’ai que ça à faire, comme ça personne ne se doutera que c’est moi qui t’es tué vu qu’on ne vit pas du tout dans le même dortoir, dit-il avec sarcasme en avalant une gorgée de liquide.
Elle hésita encore puis se décida à boire elle aussi une gorgée du liquide doré.
- Alors ?
- C’est… bon.
- Bon ? C’est excellent tu veux dire ! C’est une liqueur d’ambroisie de 6 ans d’âge vieillie dans l’une des plus prestigieuses fabriques de Grande Bretagne.
Ils burent leur verre en silence. Après qu’ils l’eurent terminé, Drago les resservit.
- Oh, non merci ! dit-elle en secouant la tête. Il la regarda et la resservit quand même. Elle soupira en levant les yeux au ciel en réponse.
- Ça va mieux ?
- Oui un peu, merci. Il attendait la suite. Tu dois surement te demander ce qui m’a mise dans cet état.
- Je me le suis demandé oui.
- Et tu as envie de le savoir ?
- Je suis curieux de le savoir mais je pourrais survivre si tu ne me le dis pas. Elle prit ça pour un oui.
- C’est à cause de Ron.
- J’avais cru comprendre, dit-il en gardant les yeux posés sur son verre qu’il agitait d’un léger mouvement circulaire.
- Si tu me coupe à chaque phrase on n’a pas fini !
- Oui, vas-y.
- Comme d’habitude il était de mauvaise humeur, il disait qu’il voulait que je lui montre le dortoir…
- J’espère que tu lui as dit non. Elle lui lança un regard noir. Excuse-moi, continue.
- Je lui ai dit que ce n’était pas possible étant donné que tu ne serais surement pas d’accord.
- Et tu as bien fait.
- Bon je n’y arriverais jamais avec toi laisse tomber. Elle se leva mais il l’attrapa par le bras.
- Non je suis désolé, je ne recommencerai pas ! dit-il en levant enfin les yeux vers elle.
- C’est plus fort que toi ! s’énerva-t-elle.
- Je me retiendrais, je promets. Elle se rassit, avalant une nouvelle gorgée du liquide doré, elle continua.
- Du coup, il a commencé à s’énerver, à dire que je l’ai boudé toute la semaine alors que c’était faux, j’étais juste… déprimée. Il la regarda, s’apprêtait à répéter « déprimée » mais il se retint, ce qu’elle ne manqua pas de remarquer. Il m’a alors demandé pourquoi et je lui ai dit… Elle hésita. Je lui ai dit qu’il devait le savoir mais il a fait comme s’il ne savait pas de quoi je parlais. Il a alors dit que je ne m’y connaissais pas du tout en couple et… ça s’est terminé quand il a dit les mots de trop, je n’ai pas pu me contrôler s’est partit tout seul, je l’ai giflé. Il attendit quelques secondes pour vérifier qu’elle avait bien finit de parler.
- Et, ça t’a fait du bien ?
- Quoi ?
- De le giflé ?
- Euh… Oui enfin non enfin je n’en sais rien… C’est quoi cette question ?!
- Il l’a surement mérité.
- Je, oui, peut-être. Dit-elle honteuse.
- Tu devais vraiment être en rogne. Elle lui lança un regard plein de reproche. Au moins maintenant il sait ce que ça fait, en se rappelant de la fois ou c’était lui qu’elle avait frappé. Ce qui la fit rire, ça lui faisait du bien de rigoler un peu, elle se détendait.
Après les avoir encore une fois resservit, il demanda :
- Et… c’était quoi les mots de trop qu’il a dit ? C’était précisément le sujet qu’elle avait évité. Il ne savait pas si elle allait lui dire, ou non. C’était peut-être trop personnel.
- Je n’ai pas envie d’en parler. Dit-elle en se renfermant un peu.
- Je comprends. Elle caressait son chat qui était venu se blottir près d’elle.
Après un moment silencieux ou tous les deux réfléchissaient, il reprit :
- Ça t’a fait du bien d’en parler ?
- Oui, beaucoup merci.
- Je n’ai pas fait grand-chose.
- C’est déjà énorme venant de ta part. Ils se regardèrent un moment, il n’avait jamais pris le temps de remarquer la couleur de ses yeux, ils étaient d’une jolie teinte noisette. En temps normal ils devaient être magnifiques mais là ils étaient rouges et gonflés avec de grosses cernes foncées. Elle finit par se lever et se dirigea en direction de sa chambre. Bonne nuit.
- Bonne nuit, répondit-il en la regardant fermer sa porte.
Quelle soirée ! Il ne s’était vraiment pas attendu à passer un tel moment, encore moins avec une telle compagnie. Il s’allongea plus profondément dans le divan et fut gêné par quelque chose dans son dos. Il souleva un coussin et y trouva une boule blanche informe, il la prit pour l’analyser de plus près. C’était de la même couleur que le tricot de Granger, ça ressemblait plus ou moins a un bonnet ou un chapeau en laine. Il trouva ça étrange de l’avoir laissé là, il le posa alors sur l’accoudoir à côté de lui et finit son verre d’une traite. Il se leva, reprit la bouteille à moitié entamée qu’il reboucha et alla dans sa chambre pour se mettre au lit lui aussi.
POV Hermione
Le lendemain Hermione sortit de sa chambre après avoir passée une très mauvaise nuit. Elle se tenait là, debout devant le tableau prête à sortir du dortoir. Elle ne savait pas si quelqu’un l’attendait derrière le tableau, si quelqu’un se souciait de ce qui s’était passé la veille. Son cœur était encore en miette, elle ne savait pas si elle allait supporter de voir Ron, a supposé qu’il soit derrière la porte. Elle prit une grande inspiration en quitta la pièce. Mais personne ne se tenait derrière la porte, d’un côté elle était rassurée, elle ne serait pas obligée de discuter tout de suite, d’un autre elle était déçue et aurait peut-être voulut qu’il soit là à la supplier de revenir. Elle avança dans le couloir vide et s’arrêta quand elle entendit des bruits de pas se rapprocher d’elle. Au bout du couloir apparut Harry, une expression inquiète tirait ses traits. Il marchait dans sa direction et quand il fut assez près il s’écria :
- Hermione ! Il lui attrapa les mains en la regardant dans les yeux. Ron m’a raconté hier soir… J’aurais voulu venir mais je ne savais pas où était ton dortoir.
- Comment as-tu su alors ?
- J’ai réussi à convaincre Ginny de me le dire ce matin.
- Et alors qu’est-ce qu’il t’a raconté ?
- Que vous vous étiez disputé, encore, mais… que cette fois tu avais dépassé les bornes… que tu l’avais frappé.
- Tu veux savoir si c’est vrai ?
- Je sais que c’est vrai Hermione j’ai vu sa joue.
A ce moment-là, Malefoy sortit du dortoir et encore une fois il s’arrêta pour analyser la situation.
- Ne restez pas dans le couloir comme ça vous avez l’air ridicule, dit-il avec un ton un peu plus sec qu’il ne l’aurait voulu.
- Ta gueule Malefoy ! injuria Harry.
- Nan il a raison, viens à l’intérieur on sera mieux pour discuter, dit-elle en sondant Malefoy du regard pour savoir si ça ne le dérangeait pas.
En simple réponse il la fixa et repartit en direction des escaliers. Elle invita alors Harry à entrer après avoir prononcé le mot de passe et ils s’installèrent sur le divan.
- Tu es venu pour me disputer n’est-ce pas ?
- Bien sûr que non Hermione je suis venu pour avoir ta version de l’histoire qui doit certainement être différente de celle que Ron nous a donné. Elle soupira et se remémora ce moment qu’elle essayait tant d’oublier.
- Eh bien, il s’est encore une fois énervé pour rien et il m’a reproché d’être distante, ce à quoi j’ai répondu que ce n’était pas contre lui que j’étais juste un peu déprimée.
- A cause de tes parents ?
- OUI ! C’est ça exactement ! Toi au moins tu le sais, ce n’est quand même pas si dur à deviner !
- Non ce n’est pas dur à deviner ça fait des mois que tu es dans cet état.
- Eh bien lui n’a toujours pas l’air de le comprendre.
- Quel imbécile… Et donc que s’est-il passé après ?
- Eh bien il m’a reproché de m’inquiéter plus pour mes parents que pour lui…
- Et après ?
- Et après je n’ai pas supporté, c’est parti tout seul Harry je te promets que je n’ai pas fait exprès c’était presque comme… un réflexe.
- Oui je comprends… Je n’aurais pas supporter non plus.
- C’est vrai ? Tu ne dis pas ça pour me rassurer ?
- Bien sûr que non c’est vraiment un idiot, c’est de sa faute tu n’as fait que te défendre, certes tu n’as pas choisi la manière la plus douce mais c’est ce que tu as trouvé de mieux sur le moment.
- Oui c’est ça… Ils restèrent silencieux quelques secondes.
- Et maintenant tu vas faire quoi ?
- Je ne sais pas… Tu sais ce qu’il veut faire lui ?
- Eh bien…
- Quoi ? Il veut rompre c’est ça ? Les larmes remontèrent, se gorge se serra.
- Il ne l’a pas dit clairement…
- Donc ça veut dire oui… anéantie.
- Hermione tu l’as quand même frappé.
- Mais tu m’as dit que tu comprenais pourquoi je l’avais fait !
- Oui moi je comprends mais lui ne comprend pas et je ne pense pas qu’il le comprendra un jour… Et Ginny non plus d’ailleurs…
- Ginny est au courant ?
- Oui je t’ai dit que c’était elle qui m’a dit où se trouvait ton dortoir ce matin.
- Pourquoi elle ne voulait pas te le dire hier soir ?
- Parce qu’elle était en colère contre toi et… elle voulait que tu restes toute seule…
- Haaaan, soupira-t-elle en se mettant le visage dans les mains.
- Ecoutes tu t’en fiche ce n’est pas très grave pour Ginny ça passera.
- Tu ne t’es pas disputé avec elle quand même ?
- Un peu… Mais ne t’inquiète pas pour moi j’arrangerai ça plus tard, le plus important c’est toi pour l’instant.
- Harry je suis désolé de te mettre dans cette situation…
- Ce n’est pas grave tu n’as pas fait exprès.
- Oui mais…
- Laisse tomber je te dis, je règlerais ça plus tard, la coupa-t-il.
- D’accord…
- Maintenant dis-moi ce que tu comptes faire.
- Il faut que j’aille lui parler ?
- Oui je pense que tu n’as pas le choix.
- Très bien, mais j’aimerai éviter de faire ça devant tout le monde.
- Je peux lui dire de te retrouver aux toilettes des filles du 2eme étage si tu veux.
- Oui je veux bien.
- D’accord tu veux déjeuner d’abord ?
- Non je n’ai pas très faim.
- Oui je m’en doutais un peu. Vas-y directement je vais essayer de le convaincre et si je n’y arrive pas c’est moi qui viendrais te retrouver là-bas.
- D’accord, finit-elle en se levant.
Ils sortirent du dortoir et partirent chacun dans une direction différente.