POV Hermione
Samedi 1 novembre
Le regard perdu, Hermione écoutait ce que Malefoy lui racontait, honteuse, elle se remémorait tout ce qu’il s’était passé la veille, comment elle avait débarqué dans le dortoir totalement paniquée, comment Ron la poursuivait, comment elle eut si peur qu’elle s’enferma dans sa chambre, comment Malefoy s’était interposé et qu’il avait fait fuir Ron en retournant au passage toute la pièce lors d’un duel épique, comment elle s’était coupé les veines à l’aide du morceau de verre, comment elle s’était évanouie et qu’il avait dû la porter jusqu’à l’infirmerie, encore une fois. Et enfin comment lui et Madame Pomfresh l’avait ramené dans sa chambre et l’avait mise au lit. Il arrêta donc son récit. Après quelques minutes de silence, de réflexion, elle remarqua qu’elle était simplement vêtue d’un débardeur et d’une culotte et non pas de la belle robe qu’elle portait lorsqu’elle s’était évanouie. Elle le regarda, sentant ses joues chauffer.
- Je… Je n’étais pas habillée comme ça hier soir… C’est toi qui… ?
- Non ! s’empressa-t-il de dire, détournant les yeux, lui aussi rougissant légèrement, hum non c’est Pomfresh qui t’a enlevé ta robe… Je n’aurais pas osé… Ouf, pensa-t-elle en soupirant.
Elle fit un tour d’horizon de sa chambre, sa belle robe blanche, qui n’était plus si blanche, était posée sur le fauteuil, elle était recouverte de sang, on aurait presque pu croire que ça faisait partit de son déguisement pour Halloween, malheureusement ce n’était pas du tout le cas. Observant à nouveau son bras, elle repensait à tout ça, mais comment en était-elle arrivée là, elle-même ne le comprenait pas, sur le moment tout semblait évidement mais maintenant ça lui semblait complément irréel. Non seulement la blessure lui faisait mal mais en plus elle avait l’impression d’avoir ouvert une brèche en elle et elle ne savait pas si elle allait pouvoir la refermer si facilement. Ce soir-là, tout son monde s’était écroulé sous ses yeux, tout lui était revenu à l’esprit comme si une rafale de douleur et de souffrance lui était tombée dessus. Ça devait être la goutte d’eau de trop, la guerre, les morts, ses parents, tous les traumatismes qu’elle a vécus et qu’elle pensait avoir surmontés, n’était simplement que recouverts, ils attendaient sous la surface, tapis dans l’ombre, ils avaient attendu le moment le plus propice pour ressortir. Sa rupture avec Ron et ce qu’elle avait découvert hier soir n’était finalement pas grand-chose comparé à ce qu’elle gardait en elle depuis tout ce temps. Ce ne fut simplement que le déclencheur de leur extériorisation. Voilà c’était ça le mot, ce qu’elle a fait hier soir, c’était une extériorisation ce qu’elle avait en elle depuis longtemps. C’était si douloureux de repenser a tout ça, de faire face à la dure réalité, oui la guerre était terminée, oui ils avaient gagné mais cela avait laissé des séquelles et il ne suffisait pas simplement de les recouvrir d’un petit pansement pour qu’elles disparaissent car elles finiraient un jour ou l’autre par ressortir. Non, il fallait qu’elle réussisse à les guérir, le problème c’est qu’elle ne savait pas comment faire, elle ne voulait pas en parler à qui que ce soit, mais elle le savait, elle n’y arrivera pas seule, elle a besoin d’aide. Et la seule personne qui soit la plus apte à l’aider pour le moment, se trouvait devant elle, cela semblait extrêmement paradoxal, voire même complètement invraisemblable mais la seule personne à qui elle avait envie, ou plutôt la seule personne à qui elle avait besoin de se confier était une des personnes qui avait le plus contribué à sa souffrance. Malefoy. Il était là, à chaque fois que ça n’allait pas il était là. Pourquoi ? Pourquoi était-il là ? Elle ne trouva pas de réponse à cette question, elle ne savait même pas si elle avait envie d’en trouver une, tout ce qu’elle savait c’était qu’il était là, c’était tout ce qui comptait. Elle se souvint d’un coup de ses mots : « Granger écoutes moi, ça va aller ok je suis là t’es pas toute seule ! Reste avec moi ça va aller on va aller à l’infirmerie, aller vient, ça va aller ! ». Une grande émotion la submergea en repensant à ces mots, il les avait réellement prononcés et il avait tenu parole. Elle ne put les contenir, les larmes coulaient silencieusement le long de ses joues, elle sentait son regard sur elle, elle savait qu’il n’y était pas indifférent. Une main froide se posa sur la sienne, elle était si froide mais elle lui réchauffait le cœur. Elle leva la tête, croisa son regard, il souriait, c’était presque indétectable tellement c’était discret mais elle le voyait, il souriait. Après qu’elle eut vidé tout ce qui devait sortir, elle s’essuya les yeux. Elle passa sa main sur son bras douloureux, elle voulait regarder ce qu’elle s’était fait, il fallait qu’elle voie. Elle commençait à défaire le bandage.
- Hé, attends ! Qu’est-ce que tu fais !?
- Je regarde.
- Tu es sûre de vouloir faire ça ? Elle hésita, puis acquiesça d’un mouvement de tête, les lèvres serrées, la boule au ventre.
Elle continua alors de défaire le bandage blanc qui protégeait sa blessure, doucement, elle sentit la douleur, fronçant les sourcils. Il se desserrait petit à petit puis finit par tomber tout seul. Elle observa alors sa peau meurtrie, encore rouge, des croutes s’était formées par-dessus les entailles mais elles avaient l’air fragiles. Elle caressa doucement la lettre O, suivant le cercle irrégulier et une douleur assez forte s’empara d’elle lorsque la croute se détacha sous son doigt, laissant s’écouler quelques gouttes de sang le long de son bras jusqu’à son coude.
- Fait attention ! C’est pas encore guérit !
- Comment ça se fait, ça devrait déjà avoir plus cicatrisé non ?
- Oui ça aurait dû sauf que, comment dire… Il se pourrait que tu te sois jeté un sort qui pourrait bien retarder ta guérison.
- Je n’ai rien fait !
- Inconsciemment, si. C’est Pomfresh qui pense ça. Elle a dit que c’était la première fois qu’elle voyait ça et qu’il fallait qu’elle se renseigne un peu. Elle commençait à paniquer, son cœur battait plus vite, sa respiration était plus forte. Hé calme toi, c’est pas grave, ça va aller, elle va vite trouver, t’inquiète pas. Maintenant il faut mettre ça par-dessus, ça va te faire du bien, dit-il en attrapant le bol remplit d’une substance blanche.
On aurait dit une sorte de pommade. Elle attrapa le bol, s’apprêtant à tremper son doigt dedans, toujours les yeux fixés sur la plaie sanglante.
- J-je peux pas… dit-elle en détournant les yeux, retenant un sanglot.
- C’est pas grave, je peux le faire… Si tu veux ?
- D’accord, dit-elle en tendant le bras vers lui.
Elle ferma les yeux, sentant ses mains froides attraper son bras, le posant sur ses genoux. Pour ne pas penser à la douleur, elle fixait le radiateur, très concentrée sur sa forme, ses ondulations, sa vanne, sa peinture décollée par endroits. Elle sentit quelque chose, un tissu posé sur sa peau, il nettoyait la plaie. Ça piquait un peu. Ensuite elle sentit encore la main froide étaler une substance encore plus froide sur sa peau. Elle fronça les sourcils, ferma les yeux.
- Pardon.
Elle inspira, se concentrant sur autre chose, son cours de runes anciennes, la dernière leçon qu’ils avaient apprise, elle était très complexe, elle sentit sa main froide une nouvelle fois, mais beaucoup plus délicate que la première fois. En moins de temps qu’elle avait imaginé, il entoura la blessure d’un bandage blanc, faisant attention de ne pas trop serrer pour ne pas lui faire mal, mais en ajustant ce qu’il fallait pour que ça ne tombe pas.
- C’est fini. Elle tourna la tête.
- Merci.
- De rien. Il se leva, se dirigeant vers la porte.
- Non attends, dit-elle en tendant son bras valide vers lui comme pour le retenir.
- Je reviens je vais nous chercher de quoi manger, tu dois avoir faim non ?
- Ah, euh oui… Enfin non je n’ai pas vraiment faim. Il fronça les sourcils.
- M’en fout, j’y vais quand même, dit-il en sortant de la chambre.
Elle décida alors de se lever et de s’habiller en attendant. Elle mit simplement un pantalon et un gros pull et sortit de sa chambre, s’assit sur le divan, Pattenrond lui grimpant directement sur les genoux. Il revint une dizaine de minutes plus tard, les poches pleines de gâteaux en tout genre, il avait aussi une cruche de jus de citrouille qui lévitait derrière lui et un plateau contenant une assiette remplie d’œufs et de bacon.
- Où es-tu aller chercher tout ça ?
- Dans les cuisines, dit-il en disposant le tout sur son bureau.
Il rapprocha l’autre chaise et la mit à côté de celle qui s’y trouvait déjà. Il lui fit un signe de tête lui indiquant de venir s’assoir, ce qu’elle fit. Elle regarda son assiette quelque peu dégoutée, elle avait tout sauf envie de manger. Il l’observait, attendant qu’elle commence à manger.
- Je n’ai pas faim je t’ai dit, dit-elle enfin.
- Si tu comptes refaire ta grève de la faim, sache que ça ne va pas se passer comme ça. Mange ses œufs tout de suite ou je te les fais avaler de force.
Elle lui lança un regard de défi, cependant il était plus fort qu’elle à ce jeu là, elle prit donc la fourchette à côté de l’assiette et commença à manger. Finalement il fallait bien avouer que ça faisait du bien d’avaler quelque chose. Elle finit rapidement son assiette sous le regard sévère de Malefoy. Il était encore tôt, a peine 7h du matin. Elle décida de se changer un peu les idées en se plongeant dans un bon bouquin, bien installée dans son fauteuil, Pattenrond sur les genoux. La matinée passa, son bras lui faisait de moins en moins mal, elle pouvait le bouger plus facilement. Malefoy travaillait à son bureau, tout était calme.
Evidemment ça ne resta pas bien longtemps comme ça puisque des coups à la porte vinrent troubler le silence reposant qui s’était installé. Elle savait très bien qui c’était, elle savait qu’il allait revenir, a un moment ou un autre. Il fallait qu’elle soit forte, qu’elle mette au claire la situation plus qu’embarrassante qui s’était installée, il fallait aussi qu’elle arrive à expliquer son comportement d’hier soir sans lui dévoiler son terrible secret. Ça n’allait pas être si simple de cacher son bras, de cacher sa douleur, heureusement il était bien caché sous un gros pull. Malefoy se retourna, la questionnant des yeux, il comprit lui aussi.
- Tu veux que je lui dise de partir ?
- Nan, il faut que je lui parle.
Il la fixait toujours, ils arrivaient à se comprendre d’un seul regard, l’air de dire : « tu es bien sûre de ce que tu fais ? », elle le fixait à son tour l’air de dire : « oui, je sais ce que je fais ». Il se leva alors et alla dans sa chambre, fermant la porte derrière lui. Se dirigeant vers la porte, elle l’ouvrit et tomba sur Ron, il attendait les bras croisés, il avait l’air en pleine réflexion. Avant qui ne puisse dire quoi que ce soit.
- Entre. Il la suivit à l’intérieur et allèrent s’assoir sur le divan.
- Hermione je suis sincèrement désolé pour ce qu’il s’est passé hier soir. Elle ne dit rien, écoutait. Je me suis comporté comme un con j’aurais jamais dû venir avec Mary a la fête de Slughorn et surtout j’aurais dû t’en parler avant… Avant que tu ne le découvre par toi-même… L’air abattu, il continua. Tu ne peux pas savoir comme je m’en veux, j’ai tellement honte… Je voulais aussi te dire que je comprends totalement ta réaction, tu n’as pas besoin de te justifier. Ouf, une chose en moins à expliquer, se dit elle intérieurement. Tu ne méritais pas tout ça, j’ai bien conscience que je t’ai fait beaucoup de mal et je ne sais pas si je me le pardonnerai un jour, et je pense que toi non plus… Il avait le menton tremblotant, signe de son émotion. Elle avait de le prendre dans ses bras, de le rassurer, elle aussi avait envie de pleurer.
- Merci… Merci beaucoup pour tout ce que tu as dit.
Elle avait réfléchi à ça toute la matinée et finalement elle s’était rendu compte qu’elle ne lui en voulait pas tant que ça, après tout ils n’étaient plus ensemble, il a bien le droit de faire ce qu’il veut.
- Je ne vais pas te dire que je te pardonne, du moins pas pour le moment mais moi aussi je tiens à m’excuser, je n’avais pas à réagir de cette manière, je n’aurais pas dû te gifler, encore une fois… Et surtout, tu as tout à fait le droit de sortir avec qui tu veux, on n’est plus ensemble donc tu n’as pas à te justifier de ce côté-là. Cependant il est vrai que j’aurais aimé que tu me le dises en face, plutôt que je ne le découvre par moi-même comme tu dis.
- Oui, merci… Et encore désolé. Quelques minutes passèrent. Oh et j’ai oublié de te dire, Harry m’a dit de te dire qu’il regrettait ce qu’il s’était passé hier soir et qu’il espérait que ce ne changerait rien entre vous.
- Il t’en a parlé ?!
- Oui, il m’a dit que vous vous étiez disputé aussi.
- Ah, d’accord… Pourquoi n’est-il pas venu me le dire lui-même ?
- Il préférait nous laisser discuter seuls…
- Oui, je comprends. Et bien dit lui que ce n’est pas grave et que moi aussi je suis désolée.
- D’accord. Alors… On peut faire la paix ? Elle rit.
- Oui, bien sûr, on fait la paix, dit-elle, le faisant sourire lui aussi.
- Je… Je peux te prendre dans mes bras ?
Sans rien dire, elle se laissa tomber dans ses bras, c’était tellement agréable, ça lui avait tant manqué. Il partit peu de temps après. Elle était heureuse, ça s’était bien passé. Quant à Malefoy, il repointa le bout de son nez au bout d’une heure, sans poser aucune question. Ils étaient assis chacun a un coin de la pièce, elle dans son fauteuil, lui sur sa chaise a son bureau en train de travailler. Elle l’observait. Quelque chose avait changé, elle le remarquait à présent. C’était lui qui avait changé. Leur relation avait changé. Elle n’aurait pas su dire comment mais elle était sûre qu’au fond d’elle une nouvelle chose avait vu le jour, en le regardant elle pouvait le sentir. Est-ce que c’était de la gratitude ? De l’amitié ? Elle ne savait pas, pouvait-elle le considérer comme un ami maintenant ? Entre ami, on se soutient les uns les autres, on écoute l’autre quand ça ne va pas, on le défend lorsqu’il est en danger, on prend soin de lui. Pour l’instant Malefoy avait déjà fait tout ça pour elle. Il connaissait beaucoup de chose sur elle a présent, mais elle ne connaissait presque rien de lui. Elle ne savait pas réellement pourquoi il était revenu à Poudlard cette année, pourquoi n’était-il pas avec ses parents ? Et surtout pourquoi il l’aidait à chaque fois qu’elle en avait besoin. L’ancien Malefoy aurait été heureux de la voir souffrir, mais le nouveau, au contraire, il l’aidait à aller mieux, à sa façon bien sûr mais cette façon atypique de se s’énerver quand elle s’était fait mal ou quand elle ne voulait pas manger, c’était sa façon à lui de montrer qu’il tenait à elle, du moins c’est ce qu’elle pense. Elle commençait de plus en plus à s’attacher à lui, en plus elle ne pouvait pas nier qu’il était plutôt beau à regarder, il était grand, au moins une tête de plus qu’elle, il avait de beaux cheveux blonds presque blancs coupés courts, lisses et bien coiffés le long de sa nuque, des grands yeux bleus, un visage aquilin mit en valeur par son teint clair et délicat. Il était vêtu de son habituel costume noir qui lui allait si bien, ses mains fines glissaient sur son parchemin, la plume a la main. Il avait l’air si concentré, il avait cette expression particulière lorsqu’il travaillait, ses lèvres fines serrées, les sourcils légèrement froncés. Elle imaginait d’ici sa belle écriture penchée. Sans même s’en rendre compte, un sourire niais s’était formé sur son visage. Il détourna les yeux de son devoir et leur regard se croisèrent, gênée elle se replongea immédiatement dans son livre, espérant qu’il ne l’ait pas vu.
- Quelque chose à me dire Granger ? Et si, il l’avait vu.
- Non pourquoi ? Il rit. Quoi ?
- Rien, dit-il toujours en souriant.
- Pourquoi tu ris alors ?!
- Parce que tu es toute rouge, dit-il en affichant un sourire satisfait.
Oh non, elle sentit ses joues déjà rouges, chauffer encore plus. Elle se leva en grognant et alla dans sa chambre.
POV Drago
S’amusant toujours de la situation, il se retourna en face de sa copie. Décidément, il ne pouvait pas s’empêcher de rire en la voyant rougir comme ça, il adorait la rendre confuse, elle était si mignonne lorsqu’elle s’énervait comme ça pour rien. Il se remit au travail de plus belle.
Le soir, Granger était allé se coucher, ils n’étaient pas sortis de la journée et n’avait pas eu d’autre visite. Elle avait réussi à appliquer toute seule son traitement pour soigner sa blessure et s’était mise au lit tout de suite après, elle avait l’air épuisée. Il avait hésité à venir la surveiller pendant qu’elle dormait, par peur qu’elle refasse une bêtise mais il se dit qu’elle aurait sans doute préférer rester seule, que sa présence la gênerait plus qu’autre chose malgré ce que lui avait l’infirmière. Elle avait été plutôt en forme toute la journée, elle s’en sortait très bien même, il avait donc jugé qu’elle n’avait pas besoin de lui pour le moment. Il se glissa dans son lit et s’endormit rapidement. Il dormait paisiblement lorsqu’il fut réveillé par un cri strident qui le fit se relever en une seconde, ça venait de la pièce d’à côté. Il se leva en vitesse, le cœur battant, il faisait encore nuit, il prit sa baguette, Lumos, et accourut vers la chambre de Granger. Elle était assise dans son lit, la tête dans les mains, elle pleurait. Il s’approcha, s’assit sur le bord du lit.
- Eh, qu’est ce qui s’passe, ça va pas ? Elle laissa tomber ses mains sur son lit et le regarda.
- J’ai… C’était un, un cauchemar…
- C’est pas grave, ça va aller, c’est fini, dit-il en posa doucement sa main dans son dos. Elle hocha la tête, prenant de grandes inspirations pour se calmer. Tu peux essayer de te rendormir, je vais rester là d’accord ? Elle hocha la tête une nouvelle fois et s’allongea.
Pattenrond était monté sur le lit et s’était callé entre eux, il ronronnait. Drago le caressait en attendant qu’elle se rendorme ce qui arrivait assez vite. Je savais que j’aurais dû la surveiller. Quand elle fut endormie il s’installa sur le fauteuil en face du lit, essaya de trouver une position confortable et s’endormit lui aussi.
Le matin il se réveilla assez tôt, il avait horriblement mal au cou, Granger dormait encore. Il quitta la pièce doucement et alla s’habiller. Il en profita pour aller chercher de quoi manger. En se réveillant Granger avait l’air fatiguée, ils ne parlèrent pas de la journée de ce qu’il s’était passé la nuit précédente.
Le soir arriva et cette fois il ne referait pas la même erreur. Attendant que Granger s’endorme, il prit un plaid en laine dans son armoire et un coussin. Il entra discrètement dans sa chambre et s’installa dans le fauteuil, luttant pour ne pas s’endormir. Le sommeil réussit à l’emporter finalement et il fut encore une fois réveillé en sursaut par des cris stridents. Comme la nuit précédente il alla vers elle, la rassura et la fit se rendormir. Le lendemain, ils retournèrent en cours, encore une fois sans en parler.
Une semaine passa comme ça. Le lundi soir, préparant sa petite routine, il prit son coussin, un plaid et s’installa dans le fauteuil. Il s’endormit à nouveau. Cette fois il ne fut pas réveillé par un cri strident mais simplement par un soupir, un sursaut. Il était constamment aux aguets et se réveillait pour tout et n’importe quoi désormais. Lorsqu’il ouvrit les yeux, Granger était assise dans son lit, elle le regardait, elle ne pleurait pas, elle avait simplement l’air très fatiguée de ce qu’il pouvait en voir dans le noir, juste éclairée par la lumière de la lune à travers la fenêtre. Soudain, elle se leva, se dirigea vers lui, s’arrentant devant lui. Elle était en pyjama, en haut elle portait un simple T-shirt blanc et en bas un pantalon rouge à pois blancs. Elle tendit les mains devant elle, après une seconde d’hésitation il les attrapa et se leva. Elle l’amena lentement jusqu’à son lit, et s’y allongea. Il en fit de meme. Elle était dos a lui, il pouvait sentir la douce odeur de ses cheveux emmêlés. Les minutes passèrent et elle s’endormit. Une grande chaleur lui coulait dans les veines, il se sentait si bien. Peu de temps après elle, il s’endormit à son tour.