Dramione : Plume

Chapitre 14 : Chapitre 14 : Pris sur le fait

4950 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 11/04/2020 17:33

 

POV Drago

Jeudi 12 novembre

 

Le bout du nez le chatouillait, il passa rapidement sa main pour enlever ce qui le dérangeait sans ouvrir les yeux. Quelques secondes plus tard ça recommençait, agacé par ce désagrément, il ouvrit les yeux, le soleil n’éclairait que très légèrement la touffe de cheveux châtain dans laquelle sa tête se trouvait, respirant l’odeur délicate et fleurie qui s’en dégageait, il prit un peu de recul et observa. Il observa la belle créature à qui cette chevelure rebelle appartenait. Le corps de Granger endormi se trouvait là, entortillé dans les draps vert foncé, ronflant doucement, indiquant encore un sommeil profond. Drago se remémora la nuit qu’il venait de passée avec cette étonnante compagnie, l’arrivée surprise de Granger dans sa chambre, sa baguette à la main l’éblouissant par sa lumière. C’était avec une certaine joie qu’il lui avait ouvert ses draps, accueillant la jeune fille effrayée et fatiguée. Elle devait surement avoir fait un cauchemar, elle ne lui en parlait jamais mais il savait qu’elle en faisait et ils devaient très certainement être épouvantables vu l’état dans lequel elle était lorsqu’elle se réveillait. Actuellement elle n’avait pas l’air d’en faire un, passant discrètement sa tête par-dessus son épaule, Drago regardait le visage apaisé de la jeune fille, elle était très belle même quand elle dormait. Sans même s’en rendre compte un sourire s’était dessiné sur son visage. Un sentiment de chaleur intense se diffusait dans tout son corps, il était bien. Juste pour être sûr, il jeta un œil à son réveil qui n’avait pas encore sonné, il était 6h53, ils n’étaient pas en retard cette fois, il pourrait prendre le temps de la regarder dormir encore pendant quelques minutes, quoique… Aussi rapidement que le soleil était apparu dans la chambre verte et argent, une érection matinale vint se dresser entre ses jambes et le forçait à s’éloigner d’elle de toute urgence. Lorsqu’il s’en rendit compte il fit un mouvement de recul qui arracha d’un coup les draps dans lesquels la jeune fille était enroulée, ce qui évidement la réveilla. Et merde ! Il se tourna dos a elle pour qu’elle ne voit pas la forme bien moulée dans son bas de pyjama. Il l’entendit prendre une grande inspiration avant de se tourner vers lui, elle était belle et bien réveillée et lui était coincé.

 

-         Bonjour, dit-elle d’une voix douce et endormie. C’est pas vrai, réponds, dit quelque chose, n’importe quoi !

-         Hum, bonjour. Dit il en tourna la tête a 90°, la regarda du coin de l’œil. Elle aussi jeta un œil au réveil.

-         Ouf, on n’est pas en retard cette fois.

-         Oui, on a du temps encore, enfin je veux dire, on n’est pas obligé de se presser, enfin non, soupirant, il s’énervait de sa propre exaspération.

-         J’ai compris, t’inquiète pas, dit-elle en rigolant. Il regarda vers le bas constatant que son problème n’était toujours pas réglé, il ne pouvait pas bouger de là. Voyant qu’il ne disait ou faisait rien, elle ajouta, je vais aller me préparer.

 

Il aurait voulu la retenir ou faire quelque chose même dire quelque chose, n’importe quoi mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il la regarda simplement se lever et quitter la chambre, fermant la porte derrière elle. Attendant quelques secondes pour vérifier qu’elle était bien partie, il sortie la de son pyjama et commença le travail, il n’y avait qu’un seul moyen de remédier rapidement à ce problème. Comme a chaque fois qu’il le faisait, il imaginait une scène dans sa tête, fantasmant sur la même fille qui se trouvait dans son lit il y a quelques minutes, mais cette fois elle n’avait aucun vêtement, il revoyait son corps dégoulinant d’eau, sortant du bain, ses seins, ses hanches, mmmh, il y était presque quand il entendit le même bruit de porte qui grinçait derrière lui, exactement comme la nuit dernière. NOOOON. Trop tard, c’était sorti, il jouissant essayant de retenir son gémissement sous les yeux ébahis de la jeune fille, bouche bée, elle était complètement tétanisée d’étonnement. Merde, merde, merde, merde, putain de merde ! Il remonta son bas de pyjama aussi rapidement qu’il l’avait pu, les joues écarlates, ne sachant quoi dire tellement il était gêné, même pire, jamais rien d’aussi embarrassant ne lui était arrivé. Il s’enroula dans ses draps, couvrant son pyjama souillé. Granger avait les yeux fixés sur les pieds du lit toujours paralysée, la bouche ouverte, elle l’avait pris sur le fait.

 

-         Je… Je… bégaya-t-elle. J’étais juste venue chercher ma baguette…

-         Putain, je… Je suis vraiment désolé… Vraiment, il ne trouvait pas les mots.

 

Reprenant enfin ses esprits, elle se pencha en avant pour ramasser sa baguette qu’elle avait posée là la veille, puis sortit de la chambre sans dire un mot. A l’aide d’un sort il se dépêcha de tout nettoyer, enfila rapidement se chemise et son pantalon noir, se maudissant intérieurement pour ce qui venait de se passer. Il quitta à son tour la pièce, attendant devant la chambre de Granger, ne sachant toujours pas comment expliquer la situation. Fixé devant la porte, le poing en l’air, hésitant à frapper, il fut pris de court quand la porte s’ouvrit avant qu’il n’ait eu le temps de prendre sa décision. Elle s’arrêta devant lui, ne sachant pas non plus comment réagir.

 

-         Ecoutes, j-je suis vraiment désolé, ça n’aurait jamais dû se produire, je ne voulais pas que tu assiste à ça, vraiment je comprendrais si tu me disais que je te dégoute. N’osant pas le regarder dans les yeux, elle fixait le sol, un rictus s’était formé sur ses joues.

-         Tu ne me dégoutes pas.

-         Ah bon ?

-         Non, elle levant enfin les yeux, s’enfonçant dans son regard, c’est juste que… C’était… Plutôt inattendu…

-         C’est le moins qu’on puisse dire… dit il en l’accompagnant dans son fou rire gêné, toujours les joues écarlates, tout comme elle d’ailleurs. Elle le dépassa, s’apprêtant à sortir, elle se retourna, elle était hésitante.

-         On, on se voit plus tard ?

-         Ouais… Ouais on se voit plus tard.

 

POV Hermione

 

Par Merlin, mais que vient-il de se passer ?! J’ai vraiment vu ce que j’ai vu ? Les joues plus rouges que jamais elle revoyait le visage grimaçant de Malefoy en plein orgasme, à la fois au 7eme ciel et en enfer face à la situation où il s’était mis. C’était la première fois qu’elle voyait une chose pareille. Arrivant beaucoup trop rapidement devant la Grande Salle elle décida de s’arrêter quelques secondes avant d’entrer pour reprendre ses esprits, sachant pertinemment la couleur pas du tout discrète de son visage. Elle prit quelques grandes inspirations, prenant la température de ses joues avec ses mains, jugeant que ça allait, elle entra et se dirigea vers ses amis assis à la table des Gryffondors. Tout le monde était déjà là, Harry, Ginny, Ron et… Mary ? Mais qu’est-ce qu’elle fiche ici cette gourde ?! En une seconde son état d’embarras se dissipa, remplacé par un agacement profond.

 

-         Bonjour, dit la blonde en question.

-         Salut Hermione, dit à son tour le rouquin collé à elle. S’en suivit de Harry et de Ginny.

-         Bonjour, répondit elle a l’adresse de ses amis, la blonde non comprise. Un silence pesant s’était installé.

-         Bon, à tout à l’heure, dit Ron en se levant accompagnée de sa poupée aux cheveux bouclés. Viens, dit il a l’adresse de la jeune fille. Attendant qu’ils soient loin, elle ajouta avec colère.

-         Non mais il est sérieux ?

-         On lui a dit de ne pas lui proposer de venir mais comme d’hab’ il écoute que dalle, dit Ginny enfournant un gros morceau de gâteau dans sa bouche.

 

Elle grogna simplement en réponse a cette justification pathétique. Elle se servit un œuf et une saucisse et jeta un œil a la table au fond de la salle, le blond baissa immédiatement les yeux, rougissant. Elle sentit à son tour ses joues lui chauffer, se souvenant inévitablement de l’évènement de ce matin.

 

-         Quech’quia ? dit la rouquine, la bouche pleine, suivant son regard jusqu’au fond de la salle. Non ?! demanda-t-elle, le sourire jusqu’aux oreilles, les yeux pétillants.

-         Quoi ? Demanda-t-elle comme si de rien n’était.

-         Vous… ?

-         Non ! s’énervant, sachant très bien de quoi elle voulait parler.

-         Alors quoi ?!

-         Mais rien !

-         De quoi vous parlez ? Demanda Harry complétement perdu.

-         Des plans culs de Hermione, lâcha-t-elle comme une bombe.

-         De rien, dit en meme temps la concernée.

-         GINNY !

-         De quoi ?! demanda Harry, d’un coup très intrigué.

-         Ne l’écoute pas Harry elle dit n’importe quoi !

-         C’est ça, dit-elle en ricanant, aucun secret ne me résiste tu le sais ça !

-         Je n’ai pas de secret.

-         Bien sûr, dit-elle sarcastiquement.

 

Elle prit une poignée de muffins en soupirant et quitta la table, exaspérée par le comportement de son amie. Elle, cependant, avait l’air très fière de son coup. Heureusement, pour son premier cours de la journée, elle allait se retrouver juste avec Harry et ne serait pas obligée de subir un interrogatoire poussé sur ce qu’il venait de se passer étant donné qu’elle était beaucoup plus douée pour intimider Harry que Ginny et qu’il n’oserait surement pas poser trop de questions. Du moins c’est ce qu’elle pensait. Arrivant a son cours de métamorphose, Hermione s’installa à une des tables vides les plus a l’avant, avalant rapidement le reste des gâteaux qu’elle avait emportée et fut rejoint par le brun à lunettes qui s’installa à coté d’elle. Elle voyait qu’il crevait d’envie de l’assaillir de question, mais il se retint avec respect jusqu’à la fin du cours où il ne pouvait se retenir plus longtemps.

 

-         Dis-moi… Elle faisait référence a qui Ginny tout a l’heure ? Elle soupira.

-         Personne.

-         Roh aller Hermione tu peux me le dire, je ne vais rien dire à personne.

-         Je sais Harry mais je te jure que ça ne concerne personne.

-         Tu sais que j’arrive à voir quand tu mens, tu fais ce truc avec tes cheveux…

-         Mais tu dis n’importe quoi ! Dit-elle en se levant d’un coup, frappant fortement son livre sur la table, qui resonna dans la salle, heureusement le boucan fut couvert par le raclement sonore des chaises frottant sur le sol de pierre.

-         Tu vois tu t’énerves, ça veut dire que j’ai raison. Ginny avait vraiment déteint sur lui…

 

Sans même prendre la peine de lui répondre, elle sortit de la salle et se dirigea vers son second cours. Cette fois, personne ne lui posa plus aucune question, du moins personne n’avait osé s’y risquer vu la mauvaise humeur qui émanait d’elle par vagues.

A la fin de la journée, elle retournait jusqu’à son dortoir comme d’habitude et Ginny l’y attendait adossée au mur comme elle l’avait fait les jours précédents.

 

-         Non Ginny, je ne suis pas d’humeur, dit-elle avant qu’elle puisse dire quelque chose.

-         Alleeeeer, s’il te plaaaait, elle s’arrêta à sa hauteur, elle faisait ses yeux de chien battu et comme à chaque fois qu’elle la voyait comme ça, elle céda.

-         Booon d’accord ! Rah c’que tu m’énerves !

-         Tu m’adore tu veux dire ! Dit-elle en la suivant dans le dortoir jusqu’à sa chambre.

 

Comme a son habitude, Ginny s’installa en tailleurs sur le lit de Hermione qui l’imita, se préparant à la rafale de question qui allait suivre.

 

-         Alors ?

-         Alors quoi ?

-         Bah raconte il s’est passé quoi ce matin ?! Détournant le regard, elle mentit.

-         Je ne vois pas de quoi tu veux parler.

-         Bien sur que si tu vois, tu l’as regardé, il t’a regardé et vous êtes tous les deux devenus tout rouges !

-         Tu ne vas vraiment pas lâcher l’affaire n’est-ce pas ?

-         Oh que non !

-         Bon ok, je vais te raconter mais alors promets moi de ne le dire a personne, même pas à Harry et surtout pas à Ron.

-         Hermione, tu me connais, tu sais très bien que je le garderai pour moi. Après une seconde de réflexion, la jugeant sincère, elle commença.

-         On a encore dormi ensemble cette nuit et…

-         Vas-y continues !!

-         Un peu de suspens.

-         Raaah aller !

-         Mais il ne s’est rien passé.

-         Comment ça il s’est rien passé ? Il s’est forcément passé quelque chose !

-         Oui mais pas ce que tu imagines.

-         Alors vous ne couchez pas ensemble.

-         Non, on ne couche pas ensemble !

-         Ah bah désolé mais c’est quand meme super ambigu vous dormez ensemble tous les soirs !

-         Non pas tous mes soirs ! Juste deux fois…

-         D’accord, d’accord, et ensuite ?!

-         Et bien, il se trouve que quand je me suis réveillée il était déjà réveillé et donc je me suis levé pour aller m’habiller dans ma chambre. Sauf que je me suis rendu compte que j’avais laissé ma baguette a pied du lit donc j’ai décidé d’aller la chercher et quand je suis entrée…

-         Quand tu es entrée ?

-         Il était en train de…

-         Non !

-         Si…

-         Il était en train de se branler ?!

-         Ginny !

-         Bah quoi ? Faut dire ce qui est !

-         Bref, oui c’est ça…

-         Et donc tu l’as vu ?!

-         Bah oui je l’ai vu ! Il était juste devant moi !

-         Et il ne s’est pas caché ni rien ?!

-         Bah… Il était en train de…

-         Non me dit pas qu’il était en plein orgasme !?

-         Si…

-         Oh Merlin !

-         Tu l’as dit.

-         Et tu as réagi comment ?

-         Bah au début j’étais complétement paralysée, j’arrivais pas a bouger, je m’y attendais pas !

-         Ah oui je m’en doute, dit elle a deux doigts de s’étouffer de rire.

-         Au bout d’un moment j’ai repris mes esprits, j’ai remassé ma baguette et je suis sortie.

-         C’est tout ?

-         Bah oui, enfin non après il est venu s’excuser.

-         Et ?

-         Et c’est tout.

-         Attends, attends, attends ! J’ai un peu de mal à situer le contexte. Déjà comment ça se fait que vous dormiez ensemble ?

-         Euh, et bien, c’est parce que j’avais fait un cauchemar…

-         Non mais attends là j’ai vraiment loupé plusieurs chapitres, comment, toi Hermione Granger, née moldue, tu t’es retrouvée à aller te blottir dans le lit de Drago Malefoy, ex Mangemort, pour qu’il te réconforte parce que tu avais fait un cauchemar ?

-         Parce que… Je ne sais pas Ginny, tu sais il a beaucoup changé, j’ai l’impression. Depuis le début de l’année, depuis ma rupture avec Ron, depuis que je vais mal, il est là, a chaque fois il est là pour me venir en aide.

-         Te venir en aide ? Comment ça ?

-         Et bien… Il y a certaines choses que tu ne sais pas…

-         Oui ça je m’en étais rendue compte.

-         Quand j’ai rompu avec Ron, j’ai commencé à faire des choses, des choses plus ou moins stupides…

-         C’est-à-dire ?

-         Pour ne pas le voir, je refusais d’aller à la Grande Salle et par conséquent de manger. Pour une fois elle n’ajouta rien, ne voulant pas la couper dans son élan, la bouche entrouverte. Forcement mon état physique et mental se dégradait de jours en jours, je n’ai jamais été aussi mal de ma vie, enfin presque… Et… Et il l’a remarqué. Tu te souviens le jour où il est venu s’assoir à côté de moi ?

-         Oui, bien sur que je m’en souviens.

-         Et bien c’était pour me forcer à avaler des gâteaux qu’il m’avait ramené.

-         Ah oui ?

-         Oui. Après ça il n’a jamais arrêté de veiller sur moi… A sa manière. Surtout après la soirée chez Slughorn…

-         Quand tu as vu Ron avec Mary ?

-         Oui. Elle n’était pas encore prête à raconter ce chapitre à qui que ce soit. Depuis je fais des cauchemars toutes les nuits, j’ai beaucoup de mal à dormir, il m’arrive très souvent de me réveiller en pleurant.

-         Oh non ma pauvre, dit-elle en la serrant dans ses bras, elle essuyait une larme qui avait coulée sur sa joue. Je ne savais pas que tu vivais tout ça en ce moment… Je suis tellement désolé de pas avoir été là…

-         C’est pas grave Ginny, tu es là maintenant, et puis… J’étais pas toute seule… finit elle avec un sourire au coin des lèvres.

-         Oui, je suis heureuse pour toi !

-         Merci… Mais pourquoi ?

-         Bah parce que t’as trouvé quelqu’un pour remplacer cet empoté de Ron ! Bon c’est vrai que je m’attendais à ça mais pourquoi pas, il est plutôt beau gosse.

-         Attends mais de qui tu parles ?

-         Bah de Malefoy !

-         Mais n’importe quoi !

-         Hermione arrête ça se voit à des kilomètres que t’es à fond sur lui ! Vous dormez ensemble, il se branle en pensant à toi ! Qu’est ce que tu veux de plus ?

-         MAIS NON ENFIN ! Cria-t-elle les joues brulantes.

-         Bon quand tu t’en rendras compte tu me le diras d’accord ? J’y vais j’ai des trucs à faire, dit-elle en se levant et en quittant la chambre en une seconde.

-         Hé Ginny attend ! GINNY !

 

Elle passa devant Malefoy qui travaillait à son bureau, un grand sourire scotché a son visage la rouquine sortit du dortoir, ignorant l’appel de son amie.

 

POV Drago

 

Elle avait les joues rouges, elle le regardait, exaspérée par le comportement de son amie. Au bout d’un moment, elle se décida à bouger, se retournant et ferma la porte avant meme qu’il ne puisse dire quoi que ce soit. Il ne la revit pas de la soirée.

Pendant toute la journée du lendemain elle ne lui adressa pas la parole, évitait son regard et sa présence autant que possible, il savait qu’elle était affreusement gênée et qu’elle ne savait pas comment réagir.

Le soir après être rentrée de la bibliothèque où elle s’était refugiée toute la journée pour travailler, du moins c’était ce qu’il pensait, elle s’apprêta à entrer dans sa chambre. Avant qu’elle n’ait le temps de refermer la porte, Drago se leva.

 

-         Attends Granger ! Elle s’arrêta dans son élan et se retourna vers lui. Parle-moi.

-         Parler de quoi ?

-         J’en sais rien, c’que tu veux, mais ne m’ignore pas pendant une semaine…

 

Après une réflexion intérieure, elle décida de s’assoir sur le divan en face de la cheminée, tourna la tête vers lui, l’incitant à en faire de même. La boule au ventre, il se dirigea lui aussi vers le divan et s’assit prudemment à côté d’elle. Un silence pesant s’installa, aucun des deux n’osaient prendre la parole en premier.

 

-         Pour hier matin…

-         Je suis vraiment désolé, je te jure que je voulais vraiment pas… Te choquer.

-         Oublions ça, d’accord ? C’est de ma faute, j’aurais dû frapper avant d’entrer, comme tu me l’avais déjà dit.

-         Mh, d’accord. Elle soupira.

-         Tu aurais encore de ce que tu m’as fait gouter la dernière fois ? Je sens qu’on va en avoir besoin.

-         Euh, oui bien sûr, dit-il en rigolant, ne s’attendant a tout sauf à ça. Il se leva et revint avec la bouteille noire en question et deux verres en cristal.

 

Il agita légèrement la bouteille après avoir approché la petite tablette où il posait habituellement son livre et il posa alors les verres et versa le liquide doré dans chacun. Il les prit, en tendit un à Granger qu’elle attrapa. Il approcha enfin son verre près du sien le faisant chanter sous le choc de sa douce mélodie de cristal.

 

-         Tchin ! Dit-il avant de boire la première gorgée.

 


Laisser un commentaire ?