POV Drago
Vendredi 13 novembre
A son tour, la Gryffondor avala une gorgée de la boisson parfumée, ses lèvres s’agrippant au verre de cristal. C’est vrai que ce n’était vraiment pas une mauvaise idée, il en avait bien besoin. Drago se demandait vraiment à quoi elle pensait, son regard était dirigé vers les flammes qui dansaient dans la cheminée en face d’eux. Le silence commençait à devenir pesant. Puisqu’elle ne se lançait pas, il allait le faire, il regarda son bras et se dit que c’était une bonne idée de commencer par-là, en douceur.
- Comment va ton bras ?
- Bien, dit-elle en se tournant vers lui et en le caressant sa chemise où se trouvait la blessure. Il va bien mieux, Madame Pomfresh m’a dit que je serai bientôt rétablie complétement.
- Ah, tant mieux.
- Oui.
- Et toi, comment ça va ? Demanda-t-il précautionneusement.
- Et bien, ça va, à peu près.
- D’accord.
- Et toi ?
- Moi ? Ça va, à peu près aussi.
- Ok. Après quelques secondes, Malefoy ?
- Ouais ?
- Je peux te poser une question ? Il avala une gorgée.
- Tu peux.
- Comment, comment ça se fait que tu sois revenu ? Enfin je veux dire, sans tes parents ?
- Et bien, parce que je voulais absolument finir mes études pour avoir mon diplôme avant de disparaitre.
- D’accord, mais pourquoi tes parents… ? Sujet épineux.
- Pourquoi est-ce qu’ils se cachent tu veux dire ?
- Oui.
- Tu poses vraiment la question ? Intelligente comme tu es, tu devrais le savoir.
- Et bien…
- A cause des représailles. Tu dois surement te douter qu’après notre procès et qu’après que mon père ait donné le nom d’autres Mangemorts pour ne pas aller en prison, il ne pouvait pas se permettre de rester à découvert. Avec ma mère, on l’a donc suivi, loin. Mais je ne supportais pas cette situation, je ne pouvais pas rester caché toute ma vie comme eux. Il voulut se resservir un verre d’alcool mais la bouteille était vide. Il se leva alors pour aller en chercher une autre et revint rapidement, il s’assit avec fracas dans le divan, beaucoup moins délicatement que la dernière fois.
- Mais, ça veut dire que, que tu es en danger ?
- A Poudlard ? Non. Je serai en danger quand je sortirai, c’est pour ça que je devrais disparaitre. La bouche entrouverte, elle ne savait pas quoi dire après tout ça.
- Je, je suis désolée.
- Pourquoi ?
- Et bien parce que… Je ne sais pas… C’est un peu de notre faute tout ça.
- Tout ça on l’a mérité Granger, pour tout ce qu’on a fait, tout ce que J’AI fait.
- Non, toi tu ne l’as pas mérité, ton père oui, c’est de sa faute, mais toi, non…
- Ne… Il respira lentement, commençant à sentir la colère monter en lui. Ne parle pas de mon père, s’il te plait.
- D’accord, pardon. Mais je maintiens ce que j’ai dit.
- Mh, grogna-t-il. Au bout d’un temps. Au fait, je crois que je ne t’ai jamais remercié.
- Remercié pourquoi ?
- Pour m’avoir sauvé la vie avec Potter et Weasley, dans la Salle sur Demande.
- Ah ça, oui, de rien, enfin c’est normal.
- Non c’est pas normal, tu aurais très bien pu nous laisser crever comme les merdes qu’on étaient.
- Ne dit pas ça ! En plus je suis sûre que vous auriez fait pareil pour nous.
- Tu le penses sincèrement ?
- Oui, bien sûr, dit-elle sur un ton qui faisait penser au contraire.
- Tu es bien naïve alors.
- Je m’en fiche, dit-elle dans un murmure, la tête penchée vers le bas.
- Quoi ?
- Je m’en fiche, répéta-t-elle plus fortement.
- Tu t’en fiche de quoi ?
- Je m’en fiche de ce que tu dis, tu n’arriveras pas à me faire te détester, tu n’es plus le même, je le sais.
- Qu’est ce qui te fait dire ça ? Dit-il avec une boule au ventre.
- Tout, tu as tellement changé depuis, c’est comme si, tu étais quelqu’un d’autre…
- Tu dis vraiment n’importe quoi, je n’ai pas changé, c’est juste toi qui me vois différemment… dit il en détournant le regard, desserrant sa cravate qui le serrait terriblement.
- NON, je ne dis pas n’importe quoi ! Dit-elle d’une voix sanglotant, les larmes coulaient sur ses joues. L’ancien Malefoy n’aurait jamais fait tout ça pour moi, il ne m’aurait jamais aidé comme il l’a fait, il ne m’aurait jamais emmené à l’infirmerie, il ne m’aurait jamais forcé à avaler quelque chose pour ne pas que je sois malade, il ne m’aurait jamais surveillé la nuit par ce que je faisais des cauchemars, non, jamais…
Il ne savait foutrement pas quoi répondre à ça, sa gorge se serrait de plus en plus, il avait du mal à avaler sa salive, ses lèvres étaient sèches, son cœur battait à toute vitesse. Elle essuya les larmes qui coulaient sur ses joues d’un coup de manche, laissa entrer une grande quantité d’air dans ses poumons et reprit la parole.
- Montre la moi.
- Quoi ?
- La marque, je veux la voir.
Il comprit enfin de quoi elle parlait. Hésitant quelques secondes, il enleva les boutons blancs de sa chemise au bout de son bras gauche et releva doucement sa manche jusqu’à son coude, laissant apparaitre une grosse cicatrice blanchâtre avec la forme de la marque qui s’y trouvait avant.
- Tu as eu mal ?
- Quand ?
- Quand il est mort.
- Non, pas quand il est mort, c’était même plutôt un soulagement. Mais par contre que je l’ai eu… Il s’arrêta, bouleversé en repensant à la torture qu’il avait subi.
Elle approcha sa main doucement, et glissa ses doigts fins et froids le long de son avant-bras, ce contact lui donna la chaire de poule. Sans réfléchir à ce qu’il allait dire, les paroles sortirent toutes seules de sa bouche.
- A tout tour.
- Quoi ?
- Montre-moi la tienne, enfin, les tiennes.
Elle le regarda, essayant de comprendre à quoi il faisait référence. Puis elle se décida, elle aussi. Détachant les boutons au bout de ses manches et relevant sa chemise un côté après l’autre, elle tendit les bras vers lui, les deux accolés. Du coté gauche, elle avait la marque encore un peu encroutée qu’il avait déjà vu, qu’elle s’était faite toute seule avec le morceau de verre, lui rappelant l’évènement à quoi il avait assisté. Puis à droite se trouvait une autre cicatrice, plus petite, elle était blanche et irrégulière, d’une écriture différente. Sur celle-ci était écrit « Sang-de-bourbe ». Soudain un flash apparu dans son esprit comme un éclair, il entendit la voix de la jeune fille à l’agonie hurler de douleur sur le sol de son manoir, il faisait sombre, le sang coulait sur le sur le parquet foncé… Sans réussir à se contenir, un sanglot lui vint d’un coup, lui serrant la gorge, l’empêchant de respirer, il détourna les yeux, mettant une main sur sa bouche comme pour s’empêcher de vomir. Les larmes inondaient ses yeux, ne pouvant les retenir, elles coulaient le long de ses joues.
- J-je, je suis désolé, vraiment d-désolé, dit-il la voix brisée.
- Hé calme toi, ça va aller, dit-elle d’une voix douce.
- Non, non, je, j’aurais dû faire quelque chose, j’aurais dû réagir, j’ai rien fait, je suis resté là à regarder, comme le lâche que je suis…
- Non arrêtes dit pas ça, c’est pas grave, t’inquiète pas je suis là… Dit elle en le prenant dans ses bras et en posant sa tête sur son épaule.
Au bout d’un certain temps, il réussit à se calmer, à reprendre ses esprits, les douces caresses circulaires qu’elle lui faisait avec ses doigts sur le bras y était pour quelque chose. Il se défit alors de son étreinte, elle le regardait avec un sourire plein de douceur, jamais il n’avait ressenti ça de toute sa vie, une immense chaleur la submergea comme s’il avait but une grande bouteille de potion d’allégresse. Sans hésitation, il s’approcha de son visage, posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Et là c’était comme s’ils avaient transplanés ensemble, ils ne touchaient plus le sol, ils n’étaient plus dans le dortoir assis sur le divan, ils étaient dans un tout autre endroit, un endroit magique, où l’air était frais et agréable. Un endroit sans aucun bruit, sans personne pour les déranger, un endroit où il aurait pu rester toute sa vie, où il aurait même été heureux de mourir, car il s’y sentait si bien. Le temps s’était arrêté. Jamais il n’avait ressenti autant de bonheur que dans cet endroit. Sans même s’en rendre compte, sa main s’était posée sur la joue de la jeune fille, elle était douce, son odeur était divine. Tout était parfait, vraiment parfait, rien d’autre n’importait dans ce monde. Soudain il sentit son corps redescendre, il le sentit de nouveau assis dans le divan, dans le dortoir, devant la cheminée, ses lèvres se détachant doucement de celles de Granger. Il ouvrit lentement les yeux, reprenant conscience de la réalité.
- Euh, je… murmurant doucement, toujours près de son visage.
- Chut, dit-elle en posant son doigt sur sa bouche et en se penchant à nouveau sur ses lèvres.
Cette fois le baiser était diffèrent, plus passionné, plus mouvementé. Il lui suçait doucement la lèvre inférieure, près à la mordre du bout des dents. Son autre main se glissa dans son dos, quant à Granger, elle l’agrippa par l’arrière de la nuque, passant ses mains dans ses cheveux qu’il avait soigneusement coiffés et qui ne ressemblait à présent plus a grand-chose. Son gout était vraiment exquis, légèrement sucré, il déplaça légèrement sa tête vers la gauche, laissant dépasser son menton saillant dans le but d’avoir plus d’espace, d’être plus confortable. Naturellement leur bouche s’entrouvrirent ensemble, laissant chacun l’espace à leur langue pour aller explorer la bouche de l’autre. Leur corps étaient à présent collés l’un a l’autre, il pouvait sentir le battement rapide de son cœur dans sa poitrine contre le sien qui battait tout aussi vite. Sa main se déplaça dans le creux de ses reins, il imaginait parfaitement la forme qu’ils avaient à travers ses vêtements, ce qui avait le don de beaucoup l’exciter. Quant à elle, elle s’agrippait de plus en plus à ses cheveux, en arrachant presque quelques-uns, ça devenait vraiment très excitant, leur langue s’entremêlèrent tandis qu’ils avaient du mal à reprendre le souffle. En deux temps trois mouvements, Granger s’était retrouvée assise sur ses jambes, il avait la tête relevée vers le ciel pour ne pas rompre leur baiser embrasé. C’était vraiment trop bon, il n’avait qu’une seule envie, c’était de lui arracher ses vêtements, il passa la tête dans son cou, y laissant un suçon rouge, la faisait gémir de plaisir. Il la lécha jusqu’à revenir près de ses lèvres, passa sa langue sur leur contour, elle sortit aussi la sienne et se léchèrent ainsi avant de repartir en apnée. Il sentait son érection collée à la culotte trempée sous la jupe de la jeune fille. Avec des mouvements sensuels, elle se frottait doucement d’avant en arrière contre lui le faisait gémir à son tour. Elle passa ses mains dans son cou, descendait jusqu’au col de sa chemise où elle commençait à défaire les boutons. Soudain une alarme sonna dans son cerveau. Non. Non il ne faut pas. Avec une certaine difficulté, il se détacha de sa bouche et la regarda dans les yeux, agrippant ses poignets malicieux.
- Non. Après une seconde d’hésitation elle se recolla à sa bouche aussi vite qu’il s’y était décollé. Il détourna la tête. Non, il ne faut pas. Dit-il faiblement.
- Quoi ? Demanda-t-elle à son tour essoufflée.
- Je ne peux pas, tu ne peux pas, tu es complétement bourrée, moi aussi, c’est mal, tu vas le regretter. Dit-il en la repoussant. Elle se rassit donc à coté de lui, le regard perdu, les lèvres rouges et légèrement enflées.
- Q-quoi ? Mais non !
- Si, je suis désolé, vraiment désolé. Dit-il en se levant difficilement, titubant, il se dirigea vers sa chambre, laissant la jeune fille bouche bée, encore sur sa faim.
Il referma la porte et s’assit contre, dans la chambre plongée dans le noir. Il respirait difficilement. Il avait juste envie de pleurer tellement ses émotions étaient intenses, pleurer de bonheur, de tristesse, de douleur, de plaisir, il ne savait pas, peut être tout ça mélangé. Il se releva et s’assit sur son lit, face à la porte, une part de lui attendait peut-être qu’elle défonce la porte pour venir lui arracher ses vêtements et qu’ils continuent ce qu’ils avaient commencé, mais un certain temps s’écoula et rien ne se passa, découragé, son envie était redescendue, il s’allongea sur son lit encore en sueur, il se frappa la tête trois fois avec ses poignets saillants avant de passer ses mains sur son visage, le front humide. Mais quel imbécile, quel putain d’imbécile je suis, c’est pas possible, elle était là, elle était à toi, elle en avait envie et toi tu l’as repoussé ! Nan mais t’es vraiment trop con Drago Malefoy, pourquoi t’as fait ça ?! Il grogna. Non, c’était pour son bien, tu pouvais pas profiter d’elle comme ça, elle était complétement bourrée, désespérée, elle avait juste pitié de toi, pauv’ merde que t’es. Il soupira. Elle va me détester, c’est sûr, elle ne va plus jamais m’adresser la parole après ce que je lui ai fait. Elle va même peut être vouloir changer de dortoir pour ne plus jamais me croiser, pour ne plus jamais me voir, et elle aurait totalement raison. Je suis mauvais. Je suis toxique pour elle. Toujours en se lamentant sur son sort, il s’endormit sans même prendre la peine de se déshabiller.
Le lendemain matin, il se réveilla, la bouche sèche, avec un affreux mal de crâne. Il se redressa doucement sur son lit, repensant à ce qu’il s’était passé la veille. Était-ce un cauchemar ? Juste un horrible cauchemar ? Non c’était bien vrai, c’était réellement arrivé. Il était encore habillé de la même façon, le premier bouton de sa chemise était déboutonné. Il passa ses mains sur ses yeux, Haaaan, et retomba sur son lit avec fracas.
POV Hermione
Elle s’habillait dans sa chambre, toujours aussi énervée, elle avait juste envie de hurler de rage. Quel abruti ! Non vraiment ce stupide petit con, si je le vois… Elle prit son livre de sortilège pour le mettre dans son sac mais il glissa à côté. Avec violence elle balança le sac sur le lit et grogna et en posant ses mains sur ses yeux, en se retenant de crier dans toute la pièce. Respire Hermione, détends-toi, respire. Elle se regarda dans son miroir pour se recoiffer à peu près convenablement avant de sortir prendre son petit déjeuner, en remettant une mèche rebelle derrière son oreille, elle constata la présence d’une marque rouge légèrement bleutée dans son cou à la limite de son col de chemise. Elle le cacha avec impatience et remettant son col bien droit, prit son sac et sortit en direction du couloir sans s’arrêter de peur de le croiser. Heureusement il n’était pas là. En arrivant a la Grande Salle, elle s’installa près de ses amis qui la saluèrent. Elle tomba sur la chaise à coté de Ron avec force et commença à se servir. En réponse elle émit simplement un grognement bougon, signalant à ses amis qu’il ne fallait pas lui poser de question ou lui adresser la parole. Les discussions reprirent alors autour d’elle, comme d’habitude. Elle sentait le regard de Ginny sur elle mais ne désirait pas entendre ses assaillantes questions aussi tôt le matin. Elle était encore trop énervée pour ça. Elle l’appelait clairement des yeux, mais Hermione ne réagissait toujours pas. Etant assise en face d’elle, elle sentit une violente douleur dans son tibia droit, elle venait de lui mettre un grand coup de pied.
- Aïe mais t’es folle ! Cria-t-elle enfin.
Elle ne répondit rien, gesticulait simplement de manière bizarre, attirant tous les regards sur elles. Elle tirait violemment sur le col de sa chemise, enfin elle comprit mais malheureusement elle n’était pas la seule.
- Hermione, dit Ron en tendant son doigt pour abaisser ce qu’il avait cru voir, qu’est-ce que tu as…
Trop tard, avant qu’elle n’ait pu réagir il avait atteint sa cible, laissant voir au grand jour le gros suçon rouge dans son cou. D’un coup Ron se leva, faisant grincer le banc sur lequel il était assis et en faisait trembler les verres et les assiettes sur la table. Son teint commençait à devenir rouge vif. Elle se leva elle aussi, prête à se défendre.
- QUI ? Cria-t-il en attirant tous les regards sur eux.
- Ron assieds-toi tout de suite ! somma Ginny, essayant de le raisonner, elle aussi debout.
Sans vraiment le faire exprès, le regard de Hermione se dirigea automatiquement sur le blond au fond de la salle, tout comme eux, il s’était levé en voyant la scène de loin. Le regard du rouquin suivit le sien, tombant sur Malefoy.
- Je vais le tuer, murmura-t-il d’une voix vraiment effrayante, je vais le tuer, cette fois plus fort.
Il partit d’un coup en direction de la sortit de la salle, à la poursuite de Malefoy.
- Non ! crièrent Hermione et Ginny en même temps, le suivant à leur tour. Harry était resté là, figé, la fourchette à la main, la bouche entrouverte.
Son cerveau était complètement embrouillé, elle courait dans les couloirs, montait les escaliers, Ginny sur les talons, elles poursuivaient Ron qui, lui, poursuivait Malefoy à travers tout le château, il hurlait. Elles arrivèrent enfin près du tableau de son dortoir au quatrième étage. Ron était là, tout seul. Il frappait de toutes ses forces sur le tableau, la baguette à la main.
- SORT DE LA ESPECE DE SALE CHIEN ! GROS LACHE, ALLER VIENT JE T’ATTENDS !
- EXPELLIARMUS ! Cria la rouquine, désarmant son frère, il se retourna les yeux écarquillés, encore sous le choc.
- GINNY ! RENDS-MOI CETTE FOUTUE BAGUETTE !
- Tu te calmes déjà !
Il hurla et leur fonça dessus tel un troll enragé. Il s’arrêta au dernier moment, deux baguettes pointées sur lui. Il était complétement essoufflé, avait du mal à respirer normalement. Au bout d’un certain temps, quand la rage s’était un peu calmée, il commença.
- Explique-toi, à l’adresse de Hermione.
- Pardon ?!
- Ça ! dit-il en pointant son doigt tremblant sur son cou.
- Je n’ai rien à te dire !
- Ah oui ?!
- Ron ! Tu la laisses tranquille maintenant ! Elle t’a dit qu’elle n’avait rien à te dire, vous êtes plus ensemble, elle n’a pas de justification à te donner ! dit Ginny a son tour en s’interposant, pendant que Harry faisait son apparition dans le couloir.
- Harry ! Regarde ! Tu as vu ! Tu as vu ce qu’il lui a fait ce fumier ?! Prit au dépourvu, ce dernier regarda ce qu’il montrait.
- Ne te sers pas de Harry ! Ça ne marchera pas alors maintenant tu arrêtes tout de suite ou sinon toi aussi tu vas gouter à mon maléfice de Chauve-Furie c’est compris ?!
- Tu n’oserais pas ?!
- Tu veux parier ?
Savant qu’elle ne blaguait pas, il céda et avança en grognant dans le couloir, la baguette de sa sœur toujours pointée sur lui.
- Harry, reste avec elle, je m’occupe de lui, dit-elle en le montrant d’un mouvement de tête.
- Ouais, d’accord, dit ce dernier en regarda Hermione qui s’était assise par terre contre le mur, la tête dans ses mains. Hé, dit-il doucement en la rejoignant. Laisse-le, t’occupe pas de lui, il finira par comprendre…
- Mh, grogna-t-elle.
- Alors… Tu as vraiment… Avec Malefoy… ? Elle soupira.
- Non, enfin peut être un peu, enfin non mais rrrh je sais pas.
- T’as envie d’en parler ?
- Pas vraiment…
- Il t’a pas fait de mal j’espère ?!
- Non ! Non, bien sur que non, enfin pas vraiment…
- Comment ça ?
- Harry…
- Bon ok, ok, tu me le dirais si c’était grave ?
- Oui bien sur que je te le dirais.
- Tant mieux… Apres un temps, aller vient on va faire un tour, ça va te faire du bien de prendre l’air, dit-il en se levant et en lui tendant la main.
- Mh, d’accord, dit-elle en l’attrapant.