Les Amours de Radimir Vynoque

Chapitre 5 : Un coupable bien embarrassé

Par radimir

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Tel un gros loir, le Vynoque était endormi, à nouveau plongé dans un rêve. Il se trouvait dans un train. Sûrement le Poudlard Express. Il était allongé sur une banquette en velours. Un frisson lui parcourut le haut du corps. Il faisait froid. Soudain, Radimir se rendit compte qu’il n’était pas seul dans sa cabine : des mains caressaient frénétiquement son ventre en forme de lune. « Severus », pensa Vynoque. Il sentait en effet sa chevelure lui chatouiller le nombril. Comme une adolescente, il se mit à glousser de bonheur. Une voix retentit alors à l’oreille du professeur : « Vous allez être à moi mon très cher Radimir! ». Mais quelque chose n’allait pas. Cette voix était étrange. Ce n’était pas la voix grave et sombre de Snape. C’était une voix beaucoup plus fluette et irritante. Il avait déjà entendu cette voix… C’était celle de…


« - MAIS ENFIN DUMBLEDORE ! CESSEZ IMMEDIATEMENT ! », hurla le Vynoque en ouvrant les yeux.

        

Vynoque se réveilla en effet allongé sur les draps rouges du lit de Snape. On lui avait retiré sa veste en tweed et sa chemise. A demi-nu, il remarqua avec effroi que Dumbledore était placé à califourchon sur son gros ventre, complètement nu, sa barbe traînant sur le corps de Radimir. Il le chevauchait littéralement tout en se frottant lascivement à la bedaine du professeur qui n’en revenait pas de la vision d’horreur qui se déroulait sous ses yeux. Durant cette semaine, il avait été interrompu de nombreuses fois au beau milieu de ses rêves, mais c’était là le pire réveil qu’il n’avait jamais vécu.

           

Vynoque entreprit alors de déloger l’entreprenant directeur de Poudlard en tentant de rouler hors du lit de Snape. Mais Dumbledore était étonnamment fort et notre pauvre Vynoque ne pouvait pas bouger d’un pouce. Tout en continuant ses efforts en soufflant comme un bovin, il essayait de raisonner son agresseur :


« - MMMMMMRF ! Mais enfin Dumbledore ! Vous n’y pensez pas ! MMMMOOOORFF ! Ce n’est pas raisonnable ! Pas du tout ! Il faut attendre ! MMMMMMFFFFFFFF ! Je vous avais préparé une surprise ! Elle ne va pas tarder ! MOAAAAAAAAAAARFFFF ! Mais il faut vous rhabiller pour être prêt à l’accueillir !


- Je n’en peux plus d’attendre Radimir ! répliqua Dumbledore. JE N’EN PUIS PLUS VOUS DIS-JE ! Restez calme ! Je veux vous posséder. Je vais vous prendre… SUR LE CHAMP ! »

                       

A ces mots, le directeur se pencha en arrière et tenta d’ôter le pantalon du Vynoque. Tel une tortue retournée sur le dos, Radimir agitait les bras et les jambes frénétiquement pour contrer les assauts de Dumbledore. Il commençait vraiment à paniquer : « Oh ! Oh s’en est fini de moi ! Je suis pris ! Je m’apprête à me faire souiller par ce vieux VICELARD ! Mon corps va être profané ! Oh ! Que diraient mes ancêtres s’ils me voyaient ainsi ? Et Snape ?! Il peut rentrer d’une minute à l’autre ! ». A la pensée du désirable professeur de potion, Radimir reprit du poil de la bête. Il roula comme jamais sur lui-même et réussit à se dégager du lit au moment même où Dumbledore faisait descendre son pantalon sur ses chevilles. Vynoque bascula alors à la renverse, la tête la première, et se retrouva au bas du lit de Snape, les quatre fers en l’air. Néanmoins, il n’avait pas réussit à entraîner le directeur dans sa chute. Celui-ci était toujours sur le lit et profitait de la position inconvenante de Vynoque pour lui retirer la première jambe de son pantalon, le membre à l’air. Occupés qu’ils étaient par leur lutte acharnée, aucun d’eux n’avaient entendu les bruits de pas venant du couloir…  


Soudain, dans un grand fracas de porte, SeverusSnape s’engouffra dans ses appartements.


Le spectacle qui se tenait alors devant ses yeux le laissa un moment complètement bouche bée. Ses yeux écarquillés passaient frénétiquement de Dumbledore nu sur son lit, la barbe traînant sur ses draps rouges, à Vynoque, avachi les pattes en l’air au pied de son lit et ne portant plus que ses chaussures et une culotte en dentelle. Alors que Snape était toujours ébahi par la situation qu’il découvrait face à lui, Dumbledore entra immédiatement dans une fureur noire.

                      

« -SEVERUS SNAPE ESPECE DE SALE RACLURE D’ONGLES ! hurla-t-il en jetant dans la direction du professeur de potion tout ce qui lui passait sous la main. J'ÉTAIS SUR LE POINT DE CONCLURE ! FOUTEZ MOI LE CAMP CHIEN DES RUES ! VOUS NE ME LE VOLEREZ PAS IL EST A MOI ! A MOOOI ! VOUS ALLEZ VOIR ! RADIMIR ! ÉCARTEZ LES CUISSES ! JE VAIS M’INTRODUIRE EN VOUS ! NOUS ALLONS LUI MONTRER SUR LE CHAMPS QUE VOUS M’APPARTENEZ A CETTE VERMINE !


-MAIS FERMEZ-LA ! hurla à son tour Snape, se réveillant enfin de sa torpeur. BALAYEZ MOI LE PLANCHER BANDE DE VIEUX MALADES LUBRIQUES ! »

                       

La rage du professeur était à présent palpable. Il était l’image même de la fureur. Une lueur de folie brûlait dans son regard, alors que Dumbledore continuait de l’insulter copieusement. Pendant ce temps, Radimir était parvenu tant bien que mal à se relever, et cherchait des yeux son pantalon tout en cachant de son mieux ses beaux dessous. Le directeur était lui complètement hors de contrôle. Il s’élança hors du lit comme un chien enragé, prêt à sauter au cou de Snape. Celui-ci fut néanmoins plus rapide. Il dégaina sa baguette magique en un clin d’œil et lança un sort au directeur qui tomba immédiatement endormi sur le sol. Vynoque eut à peine le temps d’apprécier le fait qu’il avait définitivement échappé à un viol que Snape fonça sur lui, pointant sa baguette sur sa gorge. Il irradiait littéralement de fureur. Il était si prêt du pauvre Vynoque que celui-ci pouvait sentir les longs cheveux du professeur de potion lui caresser le visage. Malgré la situation, Radimir ne put empêcher son cœur de battre la chamade à cause de ce rapprochement, et se sentit soudain tout émoustillé. Severus n’était cependant pas dans le même état d’esprit.

                       

« - Vous allez m’expliquer immédiatement ce qu’il s’est passé ici, articula lentement Snape de sa voix grave. Et vous avez intérêt à me donner des explications assez convaincantes, si vous ne voulez pas finir en charpie.

                        

-Ah ! s’étrangla le Vynoque, tout moite de sueur soudainement. Ohohohoh Snape ! Vous n’y pensez pas ! Je peux tout expliquer ! Euuuuuuuuh…. Mmmmmmrrrf… Alors c’est très simple… Le professeur Dumbledore a été envoûté par un philtre d’amour… ENFIN JE CROIS ! Ne croyez pas que j’ai quelque chose à voir avec ça ! Non, non, non ! Ce n’est pas le genre de la maison ! Ohohoh ! Mmmmmooorfff… On a du l’ensorceler pour qu’il soit fou de moi et de mon corps. Non pas que ce soit quelque chose de surprenant, j’ai de beaux atouts. Mes ancêtres m’ont transmis ce physique d’éphèbe depuis des générations. Et il faut aussi dire que je suis particulièrement gâté par la nature, vous l’aurez sûrement remarqué ! On dit que j’ai hérité la rondeur rebondie de ce ventre que vous voyez là de mon cousin au cinquième degré, Nicolas Poussin, qui a vécu au XVIIe siècle et…

                    

- Ne changez pas de sujet Vynoque ! le coupa sèchement Snape. Qui lui a administré la potion ? Et comment pouvez-vous être sûr qu’il a été victime d’un philtre d’amour Radimir ? Lui auriez-vous donné vous-même ?

                       

-MOI ? Ohohohohohohohohohohoh ! Snape ! Que vous êtes vilain à me faire une farce comme ça ! Ohohohohohohohohoh ! MMMMMMMMMM MMMMMMRRRRRRRRRRDFFFFFFF ! Ce n’est pas moi qui ai administré la potion à ce cher directeur ! Bien sûr que non ! Je suis la victime ici ! Mon corps était sur le point de se faire vandaliser, vous l’aurez sûrement remarqué ! MMMMMMORRRRFFFFFFF ! Si je sais que c’est une potion d’amour monsieur, c’est que je suis érudit ! J’ai immédiatement reconnu les effets de celle-ci sur notre bon Dumbledore ! Et c’est pourquoi je l’ai amené auprès de vous !

                       

- Si ce n’est pas vous alors qui lui a fait ingérer cette fichue potion ? s’impatienta Snape.

                       

- Oh ! Alors ça ! Mystère et boule de gomme comme on dit ! bredouilla vaillamment le Vynoque en détournant le regard. Mmmmmaaaarf… Je l’ai trouvé au plein milieu d’un couloir ! J’ai vu son assaillant fuir au loin ce lâche ! Mais je n’ai pas eu le temps de le reconnaître ! Mais après tout quelle importance ! Voyez l’état de notre pauvre directeur ! Ne pouvez vous pas le soigner que nous puissions tous passer à autre chose ?

                       

- Hmmmmm. Effectivement, vous avez raison. Le plus urgent et de soigner notre directeur Emmenez Dumbledore à l’infirmerie. Je vous y rejoindrai d’ici peu, le temps de préparer un antidote. Mais ne pensez pas que nous en ayons fini vous et moi, j’ai encore beaucoup de questions à vous poser à ce sujet. »

                       

Snape avait prononcé ses derniers mots en se rapprochant encore d’un cran vers le visage rougeaud du Vynoque. Celui-ci se liquéfiait sur place et fut bien content de voir le professeur de potion s’éloigner de lui pour préparer son remède. Profitant de l’occasion de pouvoir sortir de cette maudite chambre, Radimir ramassa en hâte ses vêtements et les noua autours de sa taille. Puis il attrapa Dumbledore encore endormi et parvint à le porter sur son dos avec beaucoup d’effort. Toujours en culotte, Vynoque entreprit alors de traverser le château afin de rejoindre l’infirmerie. Ce voyage fut particulièrement éreintant. Il faisait encore jour et il fallut au Vynoque beaucoup de vivacité pour échapper aux regards des élèves, d’autant plus que ses grognements tonitruants s’entendaient à des kilomètres à la ronde. Il parvint néanmoins à l’infirmerie où il déposa Dumbledore sur un lit en expliquant la situation de son mieux à Madame Pomfresh, puis alla lui-même s’assoir dans un coin reprenant enfin son souffle.

                       

Il était entrain de se rhabiller quand la porte de l’infirmerie s’ouvrit pour laisser entrer Snape, un flacon à la main, suivit de Macgonagall, ce détestable William Mac Molsby et Madame Fèche, une sorte de femme dont le physique las contrastait avec sa crinière de cheveux indomptables appartenant plus à une bête sauvage qu’à un être humain. En voyant toute cette troupe arriver, Vynoque, habillé comme l’As de pique, se tassa dans son coin, espérant se faire oublier du regard incisif de Snape. Pour l’instant, celui-ci était occupé à réveiller Dumbledore dans le but de lui faire boire l’antidote. Aussitôt sorti de son sommeil magique, le directeur de Poudlard s’agita comme un forcené sur son lit tout en proférant des insultes envers le monde entier sauf envers le Vynoque dont il répétait en boucle vouloir « le prendre sur le champ ». Ils durent se mettre à quatre pour le maintenir pendant que Snape le forçait à boire le remède. Une fois cette opération délicate réalisée, Dumbledore fut de nouveau plongé dans un sommeil profond. MacMolsby affichait une expression particulièrement choquée et regardait le Vynoque d’un œil mauvais. Mais pas aussi mauvais que celui de Snape. Il saisit la première occasion pour interpeller Vynoque à propos de l’état du directeur. Une nouvelle fois, Radimir tenta de se justifier au mieux, mais il voyait bien aux regards de son assistance qu’ils n’étaient point convainquant. Il était pris au piège. Il lui fallait trouver une excuse au plus vite pour sauvegarder sa dignité. Cependant il avait du mal à réfléchir à une solution alors qu’il se faisait presser de toutes parts par les autres professeurs pour obtenir une réponse :

                       

« - Mais enfin Monsieur Vynoque ! s’exclama d’un ton rageur William MacMolsby. Soit vous avez vu quelque chose, soit vous nous mentez ! Il est clair que vous avez voulu séduire le directeur, admettez-le qu’on en finisse !

                       

-OH ! répondit un Vynoque outré, Comment osez-vous ! Je n’ai pas entendu de propos aussi insultants depuis l’avènement d’Hugues Capet ! Je vous le répète, je n’ai rien à voir dans cette histoire ! Ce n’est pas moi ! Mais… Ouiii attendez ça y est ! Je me souviens maintenant ! J’ai vu l’agresseur de Dumbledore ! Je ne m’en rappelle que maintenant ! C’était cette affreuse bonne femme ! Vous savez, celle à l’accent anglais qui ferait s’évanouir mon grand oncle anglo-saxon ! Celle qui met son nez partout où ça ne la regarde pas là, cette enfumeuse ! Comment s’appelle-t-elle déjà cette nénette ? Ah oui ! Desboudre ! C’est elle qui a jeté la potion sur Dumbledore ! Voilà un moment qu’elle était persuadée que lui et moi étions faits l’un pour l’autre ! Elle n’avait pas d’autres idées en tête ! C’est elle ! Je vous l’dis ! »

                       

A la mention du nom de Desboudre, le groupe de professeurs ne pu s’empêcher d’hésiter : il était vrai que tout semblait accuser Vynoque au premier abord, pourtant la Desboudre était connue dans tout Poudlard pour être complètement folle et ce genre d’incident correspondait totalement à une entreprise qu’elle aurait pu mettre en place. « J’ai tapé dans le mille ! Je suis décidément bien perspicace ! » se félicita Radimir, conscient d’avoir retourné la situation à son avantage pour un temps. Snape était le seul à ne pas sembler vouloir se laisser berner par notre professeur dodu. C’est pourtant Mcgonagall qui prit les devants :

                       

« - En l’absence de preuves tangibles condamnant l’un ou l’autre des accusés dans cette histoire, nous vous laissons partir Radimir. Je pense que nous avons assez entendu votre point de vue pour nous faire une idée sur la situation. Le professeur MacMolsby et moi allons maintenant interroger Madame Desboudre. Monsieur Snape, je vous laisse mener l’enquête de votre coté : si quelqu’un a préparé une potion dans l’enceinte de cet établissement il doit en rester des traces quelque part. Quant à vous Madame Fèche… Allez donc boire un peu de thé vous me semblez pâlotte. »

                       

Sur ces mots, toute la troupe de professeur sortie accomplir sa tâche hors de l’infirmerie. Vynoque lui était pétrifié : il n’avait pas rangé son matériel lorsqu’il avait fini de préparer la potion. Il était toujours dans sa chambre, accompagné de sa baguette magique. « Je suis cuit si je ne fais rien ! » pensa Vynoque. Il eut une idée soudaine :

                       

« - Astruk ? appela-t-il tout haut. Venez ici immédiatement !

                       

Aussitôt l’elfe de maison à la mèche folle apparut devant le Vynoque. Aujourd’hui il semblait s’être tatoué le drapeau communiste russe sur le torse et entamait déjà un chant révolutionnaire pour ne pas entendre les consignes du Vynoque. Celui-ci, se sachant en danger et n’ayant plus une minute à perdre, écrasa immédiatement l’elfe sous son gros ventre. Le choc coupa le souffle de l’elfe pendant un court instant, pile le temps qu’il fallait au Vynoque pour lui donner ses consignes précises :

                       

-Allez immédiatement dans ma chambre et ramassez tout le matériel qui m’a servi à préparer ma potion : le chaudron comme les ingrédients ! Ensuite, passez la pièce au peigne fin : je ne veux aucun indice qui puisse trahir le fait que c’est moi qui ai préparé ce philtre d’amour. Faites vite, vous n’avez pas plus de dix minutes pour réaliser cette opération ! »

                       

Fou de rage, le Astruk disparu immédiatement accomplir sa tâche. Privé de support, le ventre du Vynoque tomba lourdement à terre. C’est en se relevant qu’il aperçu un reflet étrange venant d’un grand tableau accroché en face de lui. L’œuvre représentait une infirmière donnant à manger à un malade alité. En se concentrant, le Vynoque découvrit qu’une tête dépassait de derrière le lit du patient. Une tête à l’expression déplorable, chaussée d’une paire de lunettes rectangulaires. Il comprit alors que l’Amolissante l’avait espionné depuis le début. L’Amolissante qui était accroché sur la porte des appartements de Severus Rogue.

 

                       

Plus tard ce jour là, Vynoque était accablé au fond de sa bibliothèque. Il avait bien essayé de se remonter le moral en caressant les peaux des vieux livres de l’établissement, sans succès. Il se savait perdu. Ce n’était plus qu’une question de minute avant qu’il se fasse renvoyer. Son moral était au plus bas, et ses pensées dérivaient malgré lui vers des endroits sombres. C’est alors qu’il crut entendre un bruit, comme un chuchotement. En tendant l’oreille, il parvenait presque à en comprendre le sens : « I need moooooooore…. ».

                       

Mais Vynoque ne put se concentrer davantage sur cet étrange phénomène. Les portes de la bibliothèque s’ouvrirent dans un grand fracas. SeverusSnape y entra tout encapé de noir. Il affichait une expression indéchiffrable qui provoqua un frisson le long de l’échine du Vynoque. Le professeur de potion s’avança vers lui et s’assit sur la chaise en face du bureau de Radimir. Il le fixa intensément pendant de longues minutes sans rien dire, avant de finalement déclarer :

                       

« - Je sais que c’est vous qui avez fait boire la potion à Dumbledore. Je le sais. J’ai bien remarqué hier qu’un de mes chaudrons avait disparu de ma salle de classe lorsque que vous êtes venu y mettre le feu. J’ai aussi remarqué l’elfe de maison Astruk s’afférer dans votre chambre plus tôt. On peut dire ce qu’on veut de cette créature, mais il est efficace : je n’ai pu trouver aucun indice pour vous incriminer. Aucun témoignage non plus pour l’instant. Quant à Desboudre, sa sottise semble être dans votre camp. Elle a passé la totalité de l'entretien avec Macgonagall et MacMolsby à affirmer qu’elle avait toujours senti une grande attirance entre Dumbledore et vous, et que ce qui est arrivé devait arriver tôt ou tard, etc. Bref, étant dans l’impossibilité de déceler le coupable de cette histoire, les autres professeurs ont donc pris la décision d’enterrer ce fâcheux accident, qui ne renvoie pas une bonne image de l'École. Vous êtes donc sauvé de l’administration monsieur Vynoque. Mais pas de moi. Je vous garde à l’œil. J’aimerais quand même savoir pourquoi vous lui avait fait boire cette potion ? Vous semblez très confiant de votre personne hier soir dans mon bureau. Vouliez-vous vous rassurer auprès de quelqu’un d’autre avant de revenir vous confronter à moi ? Allez-vous continuer à ensorceler tout le château à vos charmes ? 

                       

Le cœur de Vynoque explosa dans sa poitrine. Il oublia toutes les accusations de Snape. Il ne retint qu’une chose : « Il me veut c’est sûr ! Voyez comme il est jaloux à l’idée que je puisse séduire quelqu’un d’autre que lui ! Il est fou de moi ! », pensa triomphalement Radimir. Fou de joie, il se leva tel un félin de sa chaise, contourna le bureau et chuchota à l’oreille de Snape :

                       

-Ne vous inquiétez pas, vous êtes le seul à mes yeux. »

                       

Puis il s’en alla en grognant joyeusement, laissant Severus médusé sur la chaise. Pourtant, il sembla qu’un court instant un sourire apparut au coin des lèvres du professeur de potion…



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             Vynoque était retourné dans sa chambre où il s’était immédiatement jeté sur son lit et s’endormit en quelques secondes, complètement achevé par cette journée riche en émotions. Ronflant paisiblement, il n’entendit pas la porte de ses appartements s’ouvrir, ni ne vit Dumbledore y rentrer. Celui-ci s’approcha du lit du professeur et tira les draps sur sa grosse personne avant de lui chuchoter à l’oreille :

                       

« - Dormez paisiblement mon cher Vynoque. Soyez rassuré, je n’ai pas pris la potion horrible qu’ils voulaient me faire avaler, je suis toujours sous votre charme. Je suis toujours à vous tout entier. Et vous êtes à moi. Mais patience mon bien aimé, laissons les soupçons sur notre relation s’évanouir un moment. Nous profiterons de nos corps le moment venu. »

                       

Sur ces paroles, Dumbledore embrassa le front de Vynoque et sortit de la chambre en chantonnant. 





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