Les Amours de Radimir Vynoque

Chapitre 8 : Une erreur qui risquerait bien de coûter cher

Par radimir

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Radimir avait le souffle coupé. Les lèvres de William, douces et juteuses plaquées contre les siennes s’agitaient avec fougue. Face à l’assaut fulgurant de l’homme qui l’embrassait, ainsi qu’au choc causé par son souvenir, il ne savait comment réagir. Tout ce qu’il savait c’était que son cœur palpitait à tout rompre. La langue de William lui effleurant tout d’abord les lèvres, finit par franchir cette barrière pour se retrouver toute entière dans sa bouche. Son sang ne fit qu’un tour et il s’abandonna complètement aux gestes familier de son ancien amant.


-Radimir, Radimir… Oh… My dear…Je pensais que vous m’aviez oublié pour toujours… » susurra le séduisant William tandis qu’il couvrait le cou dodu du Vynoque de baisers passionnés. 


Vynoque perdit tout contrôle quand les effusions de son amant commencèrent à descendre le long de son imposante bedaine. La bouche de William arriva au niveau du sexe dressé droit comme un ‘I’ de notre brave Radimir. William avait toujours eu l’art de le faire languir avant d’enfourner son sexe en bouche dans leur jeunesse. Mais cette fois-ci, la précipitation du bel anglais était tel que l’engin de Radimir se retrouva aspirer à la vitesse de l’éclair laissant échapper un cri de contentement de la part du bonhomme. William, placé désormais sous le globe ventral du Vynoque enchaînait les va-et-vient sans que celui-ci ne pu apercevoir ne serait-ce que le crâne de l’homme qui lui faisait une gâterie. Il se décida à fermer les yeux, l’excitation venant peu à peu à son comble. Sa respiration était si saccadée désormais qu’elle s’apparentait à celle d’un sanglier agonisant, ce qui eu pour effet de redoubler l’ardeur de William.


Les yeux toujours fermés, au bord de l’extase, Radimir eut un flash soudain. Une apparition subite vint perturber ses pensées, et il voulut stopper net son orgasme. Snape. Il avait pensé à Snape.

 

-« MMMMRRRRRBBB AAAARR…ARRRR….ARRRRETTT….ARRREEETTTE… VOYONS… VOYONS…STOOOOP… » grogna-t-il en déversant immanquablement sa semence sur le visage souillé de William, dont le regard outré surgit de sous ce ventre rond comme une lune.

 

A bout de souffle, au bord de l’évanouissement, Vynoque s’effondra à terre, son derrière rebondissant à deux reprises avant que sa chute ne prenne fin. William, silencieux, ne jeta pas un regard à la soufflerie vivante crapahutant à côté de lui, et s’empressa de s’essuyer le visage dans la serviette de bain qu’il avait laissée sur le côté d’une des baignoires.


-Vas-tu laisser Le Directeur en chef du gouvernement de la maisonnée des Archives et du fonds antiques de l’Ecole de Sorcellerie de Poudlard à terre sans l’aider à se relever ? s’insurgea notre Vynoque, qui massait son sexe tout engourdi, avec un air mécontent.


-     Pas avant que tu m’ai expliqué ton comportement, Mimir !


-     Quel comportement ? Ah, veux-tu que je t’explique ce que ressent un homme violé dans sa pudeur, malotru ?


-     Sa pudeur ? s’emporta William avec un rire méchant.

 

Voilà que notre bon Radimir s’était encore mis dans l’embarras. Comment allait-il se dépêtrer de ce bourbier dans lequel il était allé encore s’enfiler. Il ne voulait pas faire de mal à son ancien amour, mais il sentait la colère arriver et la moutarde lui monter au nez. Cette colère, était en réalité dirigée contre lui-même : Snape, son amour, il l’avait trahi avec un autre. Une seule solution !


Le Vynoque roula sur lui-même et prit la poudre d’escampette ! Il laissa derrière lui un William sidéré. Se cognant aux portes et rebondissant d’un mur à l’autre, il arriva tout de même à rejoindre le couloir. « La fuite, il n’y a rien de tel dans ce genre de situations ! » Se félicita-t-il. Il déambulait désormais tout fière et tout pimpant dans le couloir, projetant de regagner sa chambre en toute tranquillité, quand un courant d’air froid lui chatouilla le derrière.

« Quel bétiant ! Quel empaffé je fais ! Je suis nu comme un ver ! » réalisa-t-il soudain.

 

-OH MY GOD ! 


La harpie madame Desboudre s’était figée devant lui. Dans sa malchance, Radimir fut si apeurée de cette apparition soudaine qu’il en eut un hoquet saisissant qui raisonna dans toute la pièce. Desboudre baissa le regard vers l’instrument encore rougeâtre du Vynoque. « Oh…My…Good » Ses yeux s'arrondirent tellement que Radimir cru qu’ils allaient tomber de leurs orbites. Cela lui rappela d’ailleurs une chanteuse à la célèbre coupe au carré qui avait des yeux si globuleux qu’un jour elle les perdit devant toute son audience lors d’une prestation. Les deux globes avaient alors roulés par terre jusqu’au public tandis que la femme enfant rampait au sol à leur recherche.


-Vous sortez du bureau du Directeur, Monsieur Vynoque ! Encore une fois vous ne me duperez pas ! Fricoter et se livrer à des ébats sexuels dans l’enceinte de l’école, n’avez-vous pas honte ? Albus aurait-il perdu la tête lui aussi ?! s’étrangla-t-elle 


-Albus…Que…QUOI ?


Ah, cette maudite bonne femme était plus insupportable que Satan en personne ! Encore une fois, le bon Vynoque allait être obligé d’utiliser sa ruse légendaire.


-MADAME ! hurla-t-il abattant ses cartes, fuyez à toutes jambes, ou je m’en vais vous occire ! J’ai derrière mon dos un sabre ! Un sabre…tout droit venu de…Chine ! Oui de Chine, Madame ! Je vais vous poignarder vous m’entendez ! BRRRR… GNIARK GNIARK GNIARK.


Madame Desboudre, n’en croyait pas ses oreilles. Plus crédule que n’importe qui elle s’enfuit à toutes jambes. Mais le Vynoque s’était pris au jeu et se trouvait, bien sur, très malin. Il s’élança à sa poursuite. L’oiseau à l’air, gigotant de gauche à droite sous sa bedaine frétillante, il bondissait causant de lourds chocs à chaque foulée.


-Vous allez goûter mon sabre, vieille bique ! » criait-il à tue-tête, plus heureux que jamais de faire enfin peur à quelqu’un.

 

-A l’aide ! A moi ! Au secouuuurs ! suppliait Desboudre. »


Vynoque, dans sa course eu tout juste le temps d’apercevoir une ombre s’interposer entre lui et sa proie. « Oh non, une bête féroce, pensa-t-il » Il freina comme il pu pour l’éviter. Et se retrouva nez à nez avec un être qui ressemblait plus à une vilaine charogne qu’à un humain. « Voilà le restant de la colère de Dieu”, pensa alors le Vynoque, effrayé.


Madame Desboudre, quant à elle s’était réfugié derrière cette étrange créature et murmura :

 

-     Rabouté, Rabouté, protégez moi !


-     Que se passe-t-il ? déclama une voix fluette qui s’éleva des poils rebutants.


Vynoque identifia cette gueuse comme étant Rabouté Fèche, une enseignante. « C’est le bouquet ! » Les couloirs étaient sombres, il n’arrivait pas très bien à distinguer les deux femmes qui se tenaient devant lui, peut-être qu’avec un peu de chance Madame Fèche ne s’apercevait pas de sa nudité. Il allait devoir être prudent et rester suffisamment à l’écart. Un instant, une lumière passa au fond du couloir et sembla se précipiter vers la sortie, il aurait juré apercevoir le fantôme Karl et son célèbre short hawaïen. Que faisait-il ici lui aussi ? D’ailleurs que faisait Madame Fèche seule dans les couloirs à la tombée de la nuit ? Pour ce qui était de Madame Desboudre, il n’y avait pas de doute que cette hystérique rodait à l'affût de potins et autres calembredaines qu’elle aurait la joie d’aller répéter ensuite. Mais Madame Fèche ? Il s'apprêtait à lui faire remarquer qu’elle n’avait rien à faire là, et qu’ils feraient tous mieux de rentrer chacun dans leurs appartements, quand la Desboudre le devança :

 

-Parlez lui Rabouté, parlez-lui de statistiques !

 

Le dernier souvenir qu’eu Vynoque ce jour là fut la voix fluette et dérangeante de Madame Fèche s’élever dans le couloir, le faisant sombrer dans un sommeil des plus profonds.

 

 

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Le lendemain matin, Vynoque ouvrit les yeux sur le monde avec un sentiment étrange au creux du ventre. Mais sa bedaine était si ronde et pouvait abriter tellement de choses qu’il ne savait pas exactement d’où venait son mal. L’estomac ? Le foi ? Que se passait-il ? Il ne mis que quelque secondes à ce que sa soirée de la vieille lui revienne en mémoire.

William. Il se souvenait de lui à présent. Il se souvenait de tout. De leur jeunesse, de leur amour. Voilà que le comportement étrange de ce MacMolsby s’expliquait enfin. Mais leurs retrouvailles étaient une erreur. Vynoque en était convaincu. Il aurait préféré ne jamais se souvenir de son existence, il aurait préféré ne pas savoir. Maintenant il avait trahi Snape. Son Snape. Au moment précis où il commençait à se rapprocher de lui. Il lui avait offert cette pince serpent comme preuve d’amour et lui était allé fricoter avec un autre. Que devrait-il faire à présent ? Il fallait qu’il parle à William, et au plus vite !

 

Ce ne fut seulement que dans un second temps que le brave Vynoque se rappela son altercation avec la Desboudre et sa rencontre avec la caverneuse Fèche. Comment avait-il fini par atterrir dans son lit ? « Mmmmm…un problème à la fois…” gromela-t-il.

 

Mais lorsque Vynoque ouvrit la porte de la Grande salle, d’un grand coup de bedaine, comme à son habitude, tous les regards furent braqués sur lui, son nom était sur toutes les lèvres. Une sueur froide traversa le dos de ce bonhomme déconfit. 





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