Les Amours de Radimir Vynoque

Chapitre 17 : D'étranges pattes de mouches...

Par radimir

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OYEZ ! OYEZ ! CECI EST UNE ANNONCE DE L'AUTEUR DE CETTE FANFICTION ! Initialement, deux photographies devaient venir illustrer des moments précis de ce chapitre, dont la police est en gras dans le texte. Ne pouvant pas les insérer directement dans le corps du texte, je vous invite, si vous le souhaitez, à les consulter sur ce lien : https://forum.fanfictions.fr/t/harry-potter-fanfiction-les-amours-de-radimir-vynoque-une-histoire-decalee-mais-allechante/2055/17?u=radimir


Bonne lecture !


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Trois heures piles sonnèrent, lorsque la porte des appartements du professeur de potion s’ouvrit pour laisser entrer nos deux compères affairés. Snape était surexcité. Il avait enfin entre ses mains le parchemin qui contenait la formule magique la plus puissante de la Terre. Il avait hâte de déplier le bout de papier pour pouvoir se plonger dans l’étude de son contenu. Il n’avait jamais été un homme intéressé par la gloire ni par la célébrité. Mais il lui fallait avouer que la simple pensée que ce serait lui, et personne d’autre, qui arriverait à vaincre une nouvelle fois la putride Ange de la Mort mettait son esprit tout entier en ébullition. Aussitôt la porte fermée à clé derrière lui, il se débarrassa en hâte de sa cape et la jeta négligemment sur son fauteuil. Puis il s’approcha fébrilement de son bureau en serrant la formule précieusement entre ses bras. Il la posa ensuite délicatement sur son plan de travail. Dans un mouvement nerveux, il se baissa lentement afin de s’assoir sur son siège et commencer enfin ses recherches.

                       

« -ATTENDEZ MON BON SNAPE ! Je vais vous aider ! beugla Vynoque qui arrivait au pas de course vers Severus.

                       

Il se plaça laborieusement derrière le dossier de la chaise de Snape et entreprit de la pousser vers le professeur de potion pour faciliter son assise, tel un vrai gentleman pensait-il. Néanoins, il réussit seulement à cogner la chaise contre les mollets de Snape qui s’effondra lourdement sur son siège. Severus se massa les jambes en poussant un soupire excédé. Vynoque ne l’avait pas quitté depuis son duel avec MacMolsby, malgré ses nombreuses supplications. Radimir semblait persuadé que Snape s’était blessé lors de son combat avec William, et il refusait de quitter le beau professeur de potion avant d’être sûr qu’il soit en bonne santé.

                       

-Mais enfin Vynoque ! lança Severus. Puisque je vous dis que je vais parfaitement bien ! Je n’ai même pas une égratignure ! Allez-vous en maintenant, par pitié !

                       

-MMMMMrrrrroooooffff ! Hors de question ! Ce salopiot de chien enragé d’anglo-saxon vous aura sûrement brisé tous les os ! Comment pouvez-vous être sûr que vous ne souffrez pas d’une hémorragie interne ? MMMMMMM UUUUUURRRRF ! Oh ! Mon pauvre Snape, vous êtes si pâle! Vous vous videz de votre sang de quelque part, j’en suis convaincu ! Laissez-moi vous ausculter ! ajouta-t-il en tendant ses deux mains boudinées vers les épaules du professeur.

                       

-BAS LES PATTES ! J’en ai plus qu’assez de vos jérémiades ! Foutez-moi le camp immédiatement Vynoque ! Je ne vous le répéterai pas ! J’ai à faire !

                       

-MMMMMMMMrrrrrf, pauvre créature. C’est votre hémorragie interne qui vous fait dire des sornettes. Vous n’êtes plus en possession de vos capacités mentales. Vous ne devriez pas être assis à votre bureau ! Je vais vous mettre au lit de ce pas !

                       

Sur ces paroles, Radimir attrapa fermement Snape par les dessous de bras et entreprit de le relever de sa chaise. Le professeur de potion se débattit vigoureusement, se tortillant comme un vers pour échapper à l’étreinte de notre professeur rond. A force de contorsions, il finit par attraper sa baguette magique et la pointa contre la gorge de Vynoque.

                       

-ÔTEZ IMMÉDIATEMENT VOS GROSSES PALUCHES DE MA PERSONNE ! MAINTENANT SORTEZ D’ICI ! J’AI DIT HORS DE MA VUE VILAIN ! OU JE VOUS REDUIS EN CHARPIE !

                       

-Ohohohohohohohohohoh ! Mon doux Snape ! Vous n’y pensez pas ! répliqua Vynoque en s’éloignant d’un pas de Severus. Je ne vous embêterai plus ! Promis, juré, craché ! Mais par pitié Snape, laissez moi veiller sur vous encore une petite heure, juste pour m’assurer que vous n’allez pas tomber en syncope. Je me mettrais dans un coin et je n’en bougerai plus. Je serais plus discret qu’une petite souris ! S’il vous plaît! Encore une heure et je disparais pour tout le reste de l’année si vous le souhaitez. »

                       

Après une minute d’hésitation, Severus baissa sa baguette dans un soupire. Il hocha la tête, et Vynoque, absolument ravi, sautilla se terrer sur un siège derrière le bureau de Snape. Le professeur de potion, aussi excédé qu’il était, ne put retenir un sourire à la vue du professeur rond. Il arriverait à le rendre fou, il en était convaincu. Un peu calmé, il retourna s’assoir face à la formule encore enroulée sur elle-même. Il se plongea immédiatement dans l’observation du parchemin qui la composait. Il estima qu’il devait dater de plus de 300 ans. Il pria intérieurement pour que la formule magique ne se soit pas détériorée au fil du temps. Enfin, retenant sa respiration, il déroula précautionneusement le bout de papier dans une attitude cérémonieuse. Ce qu’il découvrit lui coupa le souffle et plongea immédiatement son esprit entier dans une profonde réflexion.

« - Qu’est-ce que c’est que ces pattes de mouches ? souffla Radimir qui s’était penché au dessus de l’épaule de Snape.

                       

Severus lui répondit par un grognement agacé. Ses méninges étaient en ébullition alors qu’il contemplait l’étrange contenu du parchemin. Celui-ci était en effet couvert d'une étrange écriture runique...

                       

- Dans quelle langue vous pensez que c’est écrit ce machin? interrogea Vynoque. Si vous voulez mon avis, on dirait du turc. Je peux même vous l’affirmer. J’ai un cousin turc qui utilise des gribouillis comme ça dans sa correspondance. C’est une horreeeeeeeeur à lire ces barbouillis là.

                       

-Ne dites pas de bêtises Vynoque ! railla Snape. Vous voyez bien que ce n’est pas du turc ! Ni même du grec ! C’est un code ! Ce loufoque de Defoe a codé sa formule avant de l’écrire !

                       

-Ah, bah ça ne m’étonne pas, renifla Vynoque avec mépris. C’est bien des manières d’anglo-saxon ! Toujours à faire leurs intéressants alors qu’ils n’ont rien d’important à dire ! Surtout que ce glandu là, il est de la lignée de l’autre ostrogoth de MacMolsby ! Ras la marouflette de ces pignoufs… »

                       

Snape ne l’écoutait plus. Il avait attrapé une plume et recopiait les symboles un par un sur une feuille blanche. Radimir, la tête toujours au dessus de l’épaule du professeur, observa la main virile de Severus s’affairer sur le papier. «Regardez-moi ces phalanges ! Quelles sont fines et longues ! Quelles ont l’air douces ! Et pourtant si puissantes ! Ah ! Je me demande si toute son anatomie est à l’image de ses mains… ». A cette pensée, le visage de Vynoque s’empourpra. Il inclina légèrement la tête de côté afin de pouvoir apercevoir le visage concentré de Snape. Son regard passa le long de son grand nez aussi crochu qu’un condor et s’attarda un instant sur ses lèvres fines, qu’il avait envie de ravager. Puis, il observa les yeux du professeur qui en cet instant brûlaient d’un feu ardent. Il n’en fallut pas plus pour enflammer définitivement l’esprit de notre cher professeur rond. Il rapprocha son visage du cou du sombre professeur de potion. Snape sortit immédiatement de sa grande réflexion lorsqu’il sentit la moustache drue de Radimir lui chatouiller la nuque.

                       

« -Radimir ? On peut savoir ce que vous êtes entrain de fabriquer ? s’étrangla-t-il

                       

- Oh ! Oh mon bon Snape ! Oh que je suis heureux que vous me posiez la question ! J’ai comme qui dirait une petite idée derrière la tête. Je vous sens définitivement souffrant. Allongez-vous sur votre lit afin que je vous ausculte EN PROFONDEUR ! MMMMMMMMMOOOORRF !

                       

- COMMENT ?!

                       

A ces mots, Snape eut un mouvement de recul qui le fit tomber de sa chaise. Il regardait Vynoque avec un regard rempli de fureur, de dégoût mais qui brillait aussi d’une lueur d’amusement et curiosité. Radimir ne se laissa pas décourager et avança à pas de loup, roulant les hanches et le ventre bombé en avant vers Severus.

                       

- MMMMMMMMRRRRAAAAFFFFF ! SNAPE ! Ne jouez pas la prude avec moi ! Je sais que vous en avez envie ! JE SAIS QUE VOUS ETES PLUS BRULANT QU’UNE CHAUDIERE SNAPE ! Par pitié, laissez-vous faire, cessons les enfantillages ! Snape, je n’en puis plus. J’ai la marée qui monte. J’AI LA ROSÉE QUI PERLE SNAPE ! Laissez-moi vous prendre. Severus je vous en prie, je suis au supplice ! Voyez comme je suis gonflé, VOYEZ COMME JE SUIS DUR !

                   

Il descendit son pantalon jusqu’à ses chevilles, laissant apparaître son membre viril dressé comme un pique à glace. Severus ne put s’empêcher de loucher dessus. Lorsque Vynoque aperçut son regard, il faillit exploser de plaisir.

                       

-MMMMMMMMoOoOoOoRRRRRF SEVERUS ! JE N’Y TIENS PLUS ! JE VAIS VOUS PÉNÉTRER SUR LE CHAMP ! 

                       

Il se précipita alors vers le professeur de potion dans de petits pas serrés à la fois entravés par la dureté de son membre comme par son pantalon toujours coincé au niveau de ses chevilles. Il allait se laisser tomber sur Snape et l’enfourner au passage. Mais Severus fut plus rapide, et se releva au moment où Radimir, plus rougeot que jamais, se jetait sauvagement au sol. C’en était trop pour le professeur de potion qui, au comble de la fureur cette fois, saisit sa baguette et lança un Stupefix sur les fesses nues du Vynoque. Radimir hurla de douleur, tout surpris du tour que prenaient les évènements alors que son excitation retombait littéralement à plat. Il regarda Snape avec de grands yeux alors que celui-ci explosait définitivement de rage.

                       

- MAIS QU’EST-CE QUE VOUS PENSIEZ FAIRE ?! VOUS M’AVEZ PRIS POUR MACMOLSBY ? VOUS PENSEZ QUE MOI AUSSI JE VAIS M’AGENOUILLER POUR VOUS FAIRE UNE GATERIE ? VOUS PENSEZ QUE J’AURAIS PU TOMBER SOUS LE CHARME DE VOTRE CORPS GRAS ET DE VOTRE IMMENSE BÊTISE ? COMMENT OSEZ-VOUS ?!

                       

Snape était si en colère qu’il lança une nouvelle fois un sort, à côté du Vynoque cette fois pour s’empêcher de le tuer sur place. Il prit de grandes respirations, visiblement dans le but de se contenir. Pendant ce temps, Radimir reboutonnait son pantalon en bredouillant des excuses, la voix tremblante. C’était à n’y rien comprendre. A chaque fois qu’il pensait se rapprocher du beau professeur, ce dernier faisait dix pas en arrière.

                     

Ayant un peu reprit le contrôle sur ses émotions, mais brûlant toujours de fureur, Snape s’approcha lentement du Vynoque. Il saisit la formule qui était toujours sur son bureau et la jeta sur Radimir qui réussit à l’attraper au vol.

                       

- Sortez d’ici. Articula-t-il d’une voix sombre. Déguerpissez de ma vue. Je ne veux plus jamais avoir affaire à vous. Je ne veux plus jamais entendre le son de votre voix, ni même poser les yeux sur votre répugnante personne. Débrouillez-vous tout seul pour vaincre l’Ange de la Mort, ce n’est plus mon problème. »

                       

Snape se jeta violemment sur notre professeur rond et le poussa sans ménagement hors de ses appartements. Vynoque se retrouva dans le couloir froid des cachots, face à face avec l’Amolissante qui le regardait avec ses yeux de fouines. Il serra fort la formule contre lui mais ne put se résoudre à partir.

 


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Les semaines passèrent. Le printemps avait fait fleurir tous les bourgeons du parc du château et les jours commençaient lentement à s’allonger. Alors que les journées étaient plus ensoleillées les unes que les autres, Vynoque ne sortait pas. Il ne quittait d’ailleurs plus du tout sa bibliothèque. Les rares personnes qui s’aventuraient dans son antre le trouvaient plus morne et plus déprimé de jour en jour. Il n’avait même plus d’appétit. Il restait assis du matin au soir, penché sur son bureau à baver de tristesse sur ses vieilles éditions, ou à tenter de déchiffrer cette satanée formule. Parfois, la nuit tombée, on pouvait le voir errer dans les couloirs jusqu’à la porte des appartements de Snape devant laquelle il se couchait au coté de l’Amolissante, tel un chien attendant son maître.

                       

Sa seule compagnie était son fidèle Eric qui essayait tant bien que mal de lui redonner le moral. Ensemble, ils avaient passé des après-midi entières à étudier la formule, à parcourir tous les livres de Poudlard dans l’espoir de percer les secrets de cet odieux parchemin. Sans succès. Leur seule avancée avait été de deviner les mots « MORT » et « TROIS FOIS » à la première et à la dernière ligne de la formule. Mais sans pouvoir décrypter le reste, cela ne leur servait pas à grand-chose.

                       

Vynoque avait perdu tout espoir et avait fini par renoncer totalement à comprendre ce charabia. Il était à présent résolu à passer le restant de ses jours aux côtés de son chanteur à la tête carrée. Il avait perdu goût en la vie et passait ses journées à se lamenter.

                       

« - Voilà le printemps, dit-il un jour larmoyant à Eric. La saison de l’amour, et des ébats. Ah ! J’en ai fait des parties de jambes en l’air dans le gazon de mai ! J’en ai dépucelé des niaiseux sous des cerisiers en fleurs ! Mmmmmmmmrrrrrrf. Mais à quoi bon maintenant. J’ai la ziquette plus molle que du pudding. Je pourrais même pas pénétrer un édredon avec cette affaire là. Mon temps est révolu. Je n’ai plus qu’à me laisser périr… Ah ! Mes ancêtres ! Pardonnez-moi ! »

                       

Eric avait le cœur serré de voir son cher mentor dans un tel état. Décidé à remettre ce cher professeur dodu d’aplomb, il décida d’agir. Un jour, il laissa donc Radimir en compagnie de sa pierre chantante et il se rendit dans les appartements de Vynoque, espérant y trouver un objet, un souvenir qui redonnerait le moral à son ami. Une heure plus tard, il déposa devant le Vynoque un gros tas de lettres au papier rosé.

                       

« -Vous voyez monsieur, lui chantonna gaiement le Eric, quelqu’un pense à vous ! Vous n’êtes pas tout seul ! »

                       

Radimir renifla dédaigneusement, et s’empara de la première lettre du paquet. Il l’ouvrit et la lu distraitement. Sur le papier coloré, parfumé à la rose, était rédigé un poème dans une écriture fine.

 

 Le sang de Vynoque ne fit qu’un tour lorsqu’il aperçut la signature. Elle était rédigée dans le même langage que la formule de Defoe. Dans un grognement sonore, Radimir s’empara de la seconde lettre, puis de la suivante et ainsi de suite. Chacune des lettres étaient constituées d’un poème vantant une partie du corps du professeur rond et étaient signées de ces étranges pattes de mouches. L’esprit de Vynoque était en ébullition. Quiconque lui avait écrit ces missives était capable de décrypter la formule. Pour la première fois depuis des semaines, Radimir reprit espoir. Il analysa longuement l’écriture fine des lettres. Si ce n’était pas celle de Snape ou de MacMolsby, il avait pourtant l’impression de l’avoir déjà aperçu quelque part. Mais où ?





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