Suite alternative

Chapitre 12 : Leçon et assimilation

2944 mots, Catégorie: K+

Dernière mise à jour 02/06/2022 15:01

 

Dans son dortoir, Elie était en train d’écrire une lettre à Scorpius. Dans quelques heures, elle devrait aller en retenue, et ainsi croiser à nouveau la route de son père. 

 

Scorpius, mon frère bien-aimé. 

C’est plus compliqué de t’écrire à toi qu’a notre mère par ce que tu vas très certainement me répondre. J’ai besoin de te parler. En ce moment, je ne commets que des trucs parfaitement insensés avec père. Hier soir après ma retenue, je lui ai dit que j’avais honte qu’il soit mon père, que j’avais honte d’être la fille d’un mangemort. Que je préfèrerais que Voldemort l’ait tué, que je préfèrerai être morte moi-même et qu’il me dégoutait. Je crois qu’il n’a pas vraiment apprécié, car il a fini par me gifler et à midi, Hermione nous a invité au restaurant. J’étais en colère contre père par ce que lors de son cours, je me suis trompé d’ingrédient. Il m’a demandé de faire une potion contre les furoncles à la place en disant devant toute la classe que c’était d’un niveau plus accessible pour moi ! J’étais tellement en colère à midi que je lui ai dit... J’ai honte de t’écrire ces mots. « Tu n’es qu’un crétin Malefoy ». 

Par conséquent c’est peut-être la dernière lettre que je t’enverrais, je te lègue ma collection de Nargolls. 

Ta sœur qui t’aime. 

 


Elie(anor) 


Elie cacheta la lettre qu’elle remit à son hibou de compagnie, Pirouette. Elle s’allongea sur son lit et fini par s’endormir malgré elle avant d’être réveillée une heure plus tard par Pirouette qui tapait au carreau de son dortoir. Elle ouvrit à son hibou qu’elle garder clandestinement avec elle. Pirouette ne se sentait pas bien à la volière. L’animal déposa une lettre sur le lit de la jeune Serpentard. Elie s’assit en tailleur sur son lit et l’ouvrit. 



Elie 

J’ai reçu ta lettre et pardonne moi, mais Albus était présent donc on t’écrit à double plume si je puis dire, et avant que tu ne t’offusques sache que si j’avais dû te répondre seul, tu n’aurais pas aimé le contenu de la lettre. Je croyais que j’étais le fils qui le rend dingue et toi sa princesse parfaite. Malgré cela, jamais, au grand jamais je me suis permis de dire ou même de penser ce que tu lui as dit. Crois-tu que si père était considéré aujourd’hui comme un mangemort, on le laisserait enseigner à Poudlard ? Albus me dit de te rappeler que c’était ma plus grosse connerie qui l’a amené à enseigner, mais peu importe Elie, là, il s’agit de toi. Quant à la gifle, permets-moi de te dire que je ne vais pas te plaindre au contraire. C’est père que je plein, car ça a du vraiment le ronger après coup. Alors tu vas écouter mes conseils, (nos) conseils de grands frères, car c’est aussi ce que donnerait Al' à Lily qui par chance est moins stupide que toi, dès que tu auras lu cette lettre, tu vas aller parler à Père dans ses appartements, tu n’attends même pas ta retenue. Tu vas lui dire que tu es désolée et tu vas prier pour qu’il te pardonne. Et surtout, si tu as envie de dire quelque chose de stupide, lance-toi un sort de mutisme, mieux vaut un silencio qu’une conversation qui tourne au vinaigre. 

Elie tourna la page pour voir s’il n’y avait rien d’autre de cacher, mais rien. Elle maudit son frère. Elle n’avait pas envie d’appliquer son conseil, mais si elle ne le faisait pas à quoi bon lui avoir écrit. Elie se changea. Elle décida d’enfiler une tenue manche trois quarts. Elle espérait que son père ne le prendrait pas mal, ce qu’elle voulait montrer, c’était surtout qu’elle assumait sa bêtise. Elle se coiffa, car sa sieste avait créé d’abominables nœuds dans ses cheveux. Elle inspira profondément en examinant son reflet dans le miroir. Elle scruta ses yeux comme pour y chercher le courage nécessaire et se dirigea vers les appartements de son père. Elle ne croisa pas grand monde sur son chemin. Drago arriva à ses appartements en même temps qu’elle. Vêtu d’une cape noire qui contrastait toujours avec sa chevelure presque blanche. Il avait les cheveux noués en tresse et le regard amer quand il vit sa fille l’attendre. Il ne dit rien et la fit entrer. Ce n’est qu’une fois à l’intérieur qu’il la détailla.

- Tu es venu t’excuser ? 

- Oui Père. 

- Père ? Je croyais que j’étais un crétin de Malefoy ! Dit Drago sans émotion apparente, le terme « apparente » était très important, car à l’intérieur de lui, c’était un véritable raz de marée émotionnel.

- Je suis désolé pour ça aussi. Je ne sais pas ce qui m’a prise. Est-ce que tu peux me pardonner ? 

- Elie regarde-moi s’il te plait. Est-ce que tu pensais tout ce que tu as dit hier soir ? 

Elie redressa le regard vers son père et se plongea dans son regard protecteur. 

- Absolument pas... J’étais en colère, je trouvais ça injuste d’avoir le double de retenue alors que je n’ai rien fait pour. Je t’ai dit tout ce que j’avais entendu sur toi car oui... Je voulais te faire du mal à ce moment-là, car moi-même, j’avais mal. 

Drago encadra délicatement le visage d’Elie par ses mains avant de lui dire. 

- L’effet garantit. 

- Tu ne m’en veux pas ? 

- Oh, si, je t’en veux Elie. Tu t’es montré d’une telle violence, d’une telle insolence, d’un tel manque de respect que j’avais du mal à croire que c’était toi. Je me suis même demandé si tu n’étais pas sous l’effet d’un sortilège ou d’une potion. Je ne te reconnais plus. Ton attitude m’a fait me remettre pas mal en question ces derniers temps. J’ai toujours essayé d’être un bon père pour Scorpius et toi, mais n’ayant moi-même pas eut un bon père, je crains d’avoir fait fausse route. 

- Non père, c’est moi qui ai dévié de la route. Ce n’est pas ce que je veux, je me rends compte que je fais du mal à toutes les personnes qui comptent pour moi quand je suis comme ça, mais je ne me contrôle pas... 

Drago lâcha le visage d’Elie pour aller se poster devant sa fenêtre. Une part de lui respirait à nouveau en entendant les mots d’Elie, mais une part seulement. L’autre part en Drago voulait des preuves et non des mots. C’était sa part d’ombre, celle qui était la plus dangereuse et la plus exigeante de surcroît. C’était sa part Malefoy comme s’amuser à lui dire certaines personnes qui avaient fini par le connaître. Cette dualité en Drago, c’était ce qui maintenait en lui un certain équilibre. C’était ce qui l’empêchait de basculer totalement d’un côté ou de l’autre. Il était incapable d’être un Drago bisounours, mais il était aussi incapable d’être foncièrement mauvais. 

D’un ton un peu plus léger mais très sérieux, néanmoins, Drago, qui avait observé sa fille en détail, lui dit. 

- J’accepte tes excuses, mais je n’oublie rien pour autant. La prochaine fois que tu t’endors dans ton dortoir au lieu de te rendre en cours de métamorphose, ne sort pas avec les cheveux en bataille. Un Mal... 

- Un Malefoy se doit d’être toujours irréprochable en toute circonstance et ça passe d’abord par l’apparence, je sais. 

- Et ne coupe pas la parole à tout bout de champ ! 

- Désolée. 

Drago considérait sa fille avec dureté avant de se détendre. Il attrapa une brosse et entreprit de démêler les cheveux de la jeune fille. C’était un véritable nid d’oiseau. 

- Tu ressembles à Hermione comme ça. Je ne sais pas comment tu fais pour finir avec autant de nœuds dans les cheveux. 

Elie ne répondit rien, elle laissait aux mains expertes sa chevelure. Elle avait beau dire, elle adorait que son père lui brosse les cheveux. Il l’avait toujours fait, c’était une sorte de moment privilégié où elle avait son père pour elle toute seule. C’était généralement dans ses instants, qu’Elie se confier le plus à son père et ce soir-là n’échappa pas à la règle. 

- Est-ce que tu pourrais m’aider à enlever la marque ? 

- Pourquoi ? Tu as su te l’inscrire sur le bras, tu n’es quand même pas sotte au point d’ignorer la formule pour l’annuler ? 

- Si... Avoua-t-elle gêner. 

- eh bien, tu demanderas à Watson. Il m’a volé du dictame hier, je sais qu’il avait l’intention de se la retirer. 

Elie fronça des sourcils avant de gémir quand Drago tira un peu trop sur ses cheveux. Elle était certaine qu’il l’avait fait exprès, car il savait suffisamment y faire pour ne pas lui faire mal. 

 

- Je sais et non je ne t’aiderais pas. Tu n’as pas sollicité d’aide pour te l’apposer que je sache. 

Il tira à nouveaux sur ses cheveux quand Elie se releva et lui fit face. Larmes aux yeux, elle le dévisagea. Elle ne savait pas si c’était dû à la douleur qu’il lui faisait subir depuis plusieurs minutes sur son crâne ou c’était dut à la déception. 

Elie ferma les yeux avant de les ouvrir à nouveaux sur son père. Il avait croisé les bras sur son torse la brosse était posé sur la petite table. 

- Tu fais exprès de me tirer les cheveux ! Je suis désolée pour cette marque ! Je te l’ai dit, je n’ai pas réfléchi. J’espérai que tu pourrais malgré tout m’aider. 

Drago soupira et tendit la main en direction de sa fille pour qu’elle lui donne son bras ce qu’elle fit immédiatement de façon machinale, tout en comprenant qu’il avait peut-être changé d’avis. 

- Je crois que Léandre Milano est un sadique. 

Il examina sa fille d’un air désolé avant de se saisir de sa baguette et pris une profonde inspiration avant de prononcer quelques formules. La douleur que les sors procura à Elie était bien trop insupportable pour qu’Elie saisisse quoi que ce soit de ce qu’il était en train de dire. Elle aurait volontiers récupéré son bras, mais son père la maintenait fermement. Au bout d’un moment, il dressa des yeux glacés vers elle. 

- Tu veux bien te tenir tranquille ! J’y arriverais nettement mieux si tu ne gesticulé pas comme ça. 

- Mais ça fait mal. Soupira la jeune fille haletante, les yeux remplis de larmes. 

Drago la regarda d’un air sévère. 

- eh bien tant mieux ! Ça te servira peut-être de leçon ! 

Il se concentra à nouveau sur sa tâche. Il avait eu de la peine pour Miss Thrussington, car elle n’avait pas volontairement apposé sa marque, mais sa fille si. 

- Tu n’es plus une mangemort. J’espère que tu ne recommenceras jamais à utiliser un sort inconnu sur toi sans en connaître les circonstances. 

Lui dit Drago sans humour et comme on gronderait un enfant de cinq ans. 

- Quand j’étais en sixième année, un élève, m’a jeté un sort sans savoir ce que ce dernier faisait. J’étais en train de me vider de mon sang. Si mon parrain ne m’avait pas trouvé ce jour-là, un de tes souhaits d’hier se serait réalisé. 

Il avait volontairement tu le nom de Potter. Car il ne voulait pas qu’Elie associe Harry à se souvenir. Elie le regarda, les larmes avaient coulé sur son visage. La douleur de son bras était toujours insupportable, mais c’était la culpabilité qui la rongé d’avantage à cet instant. 

- Je n’ai jamais voulu que tu meures... Je t’ai dit que je n’en pensais rien. 

- Je sais. Bon, il est l’heure de se rendre au cachot. 

C’était son deuxième jour à superviser les retenues d’une bonne partie de ses élèves et il en avait déjà assez. 

La seule chose qui donnait un peu de baume au cœur d’Elie, c’est que ce soir, Lily serait de la partie. 

 

Ce soir-là, Drago Malefoy avait décidé de demander aux élèves de faire des groupes de niveau et leur donna deux potions du programme à faire. Elie, Lily, Alexander et l’élève de Gryffondor travaillèrent ensemble. Elie avait retrouvé ses connaissances en potion, mais elle demanda au Gryffondor de remuer la potion. 

- Tu n’as qu’à le faire Malefoy. 

- Je fais déjà tout ! Tu peux au moins faire ça ! 

 

Elie avait tellement mal à son bras qu’elle était incapable de remuer la potion. Alexander, qui remarqua la brulure sur son avant-bras, intervient. 

- Tu as entendu ? tu remues cette foutue potion ! Elie, tu peux venir m’aider avec les ingrédients ? 

Elie ne savait pas ce qui la surprenait le plus, le fait qu’il la défende, qu’il utilise son prénom ou qu’il lui demande de l’aide. Elle s’approcha d’Alexander et de l’armoire à ingrédient. Le jeune s’assura que personne ne puisse les entendre. 

- Tu as retiré ta marque quand ? 

- J’ai demandé à mon père de me la retirer un peu avant de venir ici. Je ne savais pas comment la retraiter. 

- Et il ne t’a pas donné du dictame. 

Elie le regarda surprise et fit un non de la tête avant d’attrapé l’ingrédient que chercher Alexander. Elle retourna vers son chaudron. Alexander était surpris que son professeur ne lui en ait pas donné, mais il retrouva le chemin de sa potion. 

 

 

Trois heures plus tard, Drago envoya tout le monde se coucher et Lily dans le bureau de son père qui lui avait demandé de lui envoyer sa fille après sa retenue. 

- Elie une seconde. Demanda Drago avant qu’elle ne quitte la classe. 

- Je n’ai pas le droit d’aller me coucher ? 

Alexander décida d’attendre derrière la porte. 

- Si, mais si tu veux arriver à dormir, tu auras besoin de ça. 

Il saisit avec délicatesse le bras de sa fille et sortie une petite fiole de sa poche. Il appliqua quelques gouttes sur son bras et la douleur disparut presque aussi vite. 

- Qu’est-ce que c’est ? 

- De l’élixir de dictame. Je suis allé en récupérer chez le professeur Londubat ce matin. Je me suis dit que ça pourrait servir. 

- Tu as cet élixir dans la poche depuis ce matin ? 

- Efficacité. 

- Et tu m’as laissé exprès avec cette douleur infernale sur le bras pendant trois heures, en me demandant de faire des potions ! 

- Tu devrais principalement être reconnaissante que je ne te laisse pas toute la nuit avec cette douleur. Maintenant, va te coucher. 

Elie retrouva Alexander dans les couloirs. 

- Tu prends ton pied à m’espionner ? 

- Je ne voulais pas te laisser rentrer seule. 

Elle aurait eu envie de lui répliquer qu’elle était assez grande pour se débrouiller, mais n’en fit rien. Elle se contenta de soupirer. 

Ça n’avait pas été simple pour Drago de laisser Elie comme ça, mais il y avait une leçon à tirer de cette histoire. Un sort quand on ne connaît pas tous les rudiments avant, ne doit pas être appliqué à la légère, voir appliqué tout court.  

 

 

 

( NDA : Excusez-les fautes... ça vient du site ainsi que d’autres erreurs que je ne parviens pas à corriger, ce qui est aussi pénible pour moi que pour vous je suppose. En espérant que ça ne gêne pas trop votre lecture. Merci de vôtre compréhension ) 

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