Avertissement : ce chapitre contient des violences physiques, psychologiques et sexuelles.
Ron mit du temps pour recouvrer ses esprits, il avait sûrement reçu un coup trop violent sur la tête, car la douleur ne se limitait pas à l'arrière de son crâne. Pour une raison mystérieuse le lobe de l'oreille gauche pulsait et lui faisait mal, de plus il avait l'impression qu'une barre de fer chauffée à blanc avait été appliquée sur son front. En tentant de lever la main, Ron se rendit compte qu'il était solidement attaché à un lit d'hôpital étroit et comprit avec horreur que tous ses vêtements, y compris ses sous-vêtements et ses chaussettes, avaient disparu.
Les images effrayantes de l'attaque d'un bus plein des sorciers et des cracmols lui revinrent en mémoire. Il était chargé d'assurer leur sécurité, mais au lieu de cela il devint lui-même une proie facile pour les criminels.
La voix de Cormac McLaggen résonnait encore à ses oreilles :
« Le couvre-feu c'est une merveille, pas d'embouteillages, toute la route nous appartient. » Et peu de temps après, le bruit assourdissant d'une mitrailleuse retentit...
Les ravisseurs, quels qu'ils soient, étaient bien préparés pour l'attaque et arrivèrent même à mettre la main sur une liste de passagers, à partir de laquelle ils choisirent une vingtaine de personnes. Ce qu’ils avaient fait des autres, ne fut pas bien difficile à deviner, car les soldats avaient la gâchette facile.
Quelque part, hors de la vue de Ron, une porte grinça et les pas se firent entendre.
- Mon nom est Weasley, dit Ron au nouveau venu, essayant de parler avec autant de calme que possible. Je suis un représentant de la loi et de l'ordre magiques. Vous n'avez pas le droit de me garder ici.
Un homme d'environ quarante ans, vêtu d'une blouse médicale blanche par-dessus son uniforme militaire, s'arrêta à ses côtés.
- Tu seras certainement informé de tes droits et surtout de tes devoirs, Weasley, je m'appelle Brix. Pour toi, Major Brix. Tu es désormais le prisonnier numéro trente-cinq du centre « Ultime espoir de l’humanité ». Nous donnons à chacun d'entre vous un numéro au lieu d'un nom, pour la commodité de nos clients, que vous allez servir. Ton nom tu n'en auras plus besoin et tu peux l'oublier. Ton numéro, il toqua du doigt le milieu du front de Ron, provoquant ainsi des larmes de douleur, est le trente-cinq. Très facile à retenir. Alors que tu étais inconscient, une puce électronique a été implantée dans le lobe ton oreille. En cas d'évasion, la puce envoie un signal à l'ordinateur. De cette façon, nous pouvons toujours te retrouver, te ramener et te punir. Tu seras informé ultérieurement de nos méthodes pédagogiques. Moins il y a de surprises, meilleur est le comportement. Tu as reçu un tatouage sur le front, maintenant il reste seulement te raser les couilles : tu as l'honneur de divertir le haut commandement de l'armée, et ils aiment les testicules lisses ! Ensuite, nous vérifierons ta virginité anale. J'espère que tu n'étais pas trop sage, sinon ça nous donnera beaucoup de travail.
Brix enfila des gants en caoutchouc, sortit un talkie-walkie de sa poche et ordonna doucement : « Anderson, Hopkins, à la salle d’examen ! »
Ron, qui ne prononça pas un mot pendant ce discours absurde, explosa littéralement d'indignation :
- Êtes-vous devenu fou ?! Quel genre de vérification ?! Qui a donné l'autorisation ? Et ôtez vos sales pattes !
Un petit objet métallique apparut dans la main de Brix comme par magie.
- C'est un pistolet paralysant, expliqua-t-il à Ron, qui tremblait impuissant dans ses liens, nous les utilisons lorsque le comportement des invités ne nous convient pas. Nous l'utilisons de cette façon !
Il appliqua le pistolet paralysant sur l'épaule de Ron, provoquant une douleur intense. Puis Brix tourna la manette de réglage sur le pistolet et Ron serra les dents mais ne put s'empêcher de hurler.
- Plus la désobéissance est forte, plus la décharge est élevée. Je te préviens, dit doucement Brix, si tu ne te laisses pas faire pendant l’examen, tu recevras une décharge directement dans les bourses. Et je t'assure ça n'a rien d'agréable !
Deux autres militaires apparurent dans la pièce et saluèrent le bourreau de Ron :
- Major Brix !
Brix parla avec une politesse sarcastique, imitant les coutumes des soirées mondaines :
- Sergent Anderson, Sergent Hopkins je vous présente le prisonnier numéro trente-cinq, anciennement Monsieur Ronald Bilius Weasley, un sorcier de sang pur, tout comme Monsieur Malefoy !
- Alors, Drago est ici ? Ron oublia toute prudence en entendant ces paroles.
Pour toute réponse, il reçut une autre décharge, plus forte que la précédente. Ron gémit et se mordit la lèvre jusqu'au sang.
Brix secoua la tête avec reproche.
- Personne ne t’a donné le droit de parole, numéro trente-cinq ! Tes jambes seront libérées pour une procédure hygiénique. Si tu essaies d'interférer, la punition suivra immédiatement.
Annonça Brix en appliquant le pistolet paralysant sur ses testicules de Weasley, recroquevillés de froid et de l’horreur.
Les chaînes qui retenaient Ron furent relâchées avec un bruit de ferraille, puis des mains anonymes, protégées par des gants en caoutchouc, se mirent sans préambule à lui savonner l'aine. Ron fut submergé par une peur intense et une profonde honte. Malgré lui, des larmes roulaient sur ses joues rougies par la colère et l'humiliation, il n'avait jamais ressenti une telle impuissance. Il espérait que ce cauchemar prendrait fin rapidement et se mordit les lèvres pour ne pas crier comme un enfant.
Lorsque les bourses, le pubis et l'entrejambe de Ron furent complètement débarrassés des poils et qu'il était lui-même prêt à mourir de honte, Brix s’adressa à lui :
- Bon garçon, maintenant, pose tes pieds sur ces supports et ne bouge plus.
Après avoir enlevé la toile cirée humide sous Ron, Anderson et Hopkins saisirent ses chevilles pour les placer sur des écarteurs très inconfortables, puis les attachèrent avec des ceintures fixées sur les côtés. Brix enfila des gants neufs et appliqua abondamment du gel sur sa main depuis un flacon posé sur la table près du lit.
- Maintenant, à mon signal, tu te détends et tu pousses, comme si tu allais aux toilettes. Compris ?
Ron n'avait pas d'autre choix que d'acquiescer. Il avait incroyablement peur de recevoir un choc électrique sur ses parties génitales rasées, comme celles d'un giton.
- Ouah! Il est vierge !
Brix tenta de glisser son doigt dans l'anus contracté, mais ne réussit à le faire que jusqu'à la deuxième phalange. Un long gémissement de douleur s'échappa de la gorge de Ron. Anderson et Hopkins, qui se trouvaient à proximité et surveillaient le processus, sourirent de manière obscène.
- Sois patient ! C'est pour ton bien ! Détends-toi et pousse comme je te l’ai dit ! Ajouta Brix, en versant généreusement du gel et appuya encore plus fort.
- Assez ! Je vous en prie ! Incapable de supporter cette humiliation, Ron fondit en larmes.
- D'accord ! J'ai vu tout ce dont j'avais besoin.
Brix inhabituellement accommodant, ôta son doigt de l'anus douloureux et brûlant de Ron et retira les gants. Il sortit deux paires de bracelets en plastique de sa poche, les attacha autour des chevilles et des poignets de Ron, puis il libéra le haut de son torse des cordes.
- Ce sont des bracelets anti-magie. Si tu tentes d’en retirer ne serait-ce qu’un seul, tu perdras un doigt de la main. Tu vas découvrir le reste des règles dans le baraquement. Habille-toi, il lança à Ron les sous-vêtements et une combinaison blanche. – Des chaussures, si tu les mérites, tu l'obtiendras chez le commandant, il connaît déjà ta taille. En attendant, enfile ça, il fit un signe de tête en désignant les pantoufles en caoutchouc. - Anderson, Hopkins, escortez le trente-cinq dans la caserne.
***
Poussé dans le dos par le canon d'une mitrailleuse, Ron se traîna péniblement le long du couloir entre Hopkins et Andersen.
« Merlin, que dois-je faire ? – une obsédante pensée lui trottait constamment dans la tête. – Comment puis-je sortir de cette merde ? Et Malefoy ? Il a disparu il y a trois mois, a-t-il vraiment dû vivre aussi tout ce cauchemar ? Et que voulait dire Brix lorsqu’il parlait de « servir » les gradés de l’armée ? Il ne sous-entendait, quand même pas, « baiser » avec eux ? » – à cette perspective, il eut des sueurs froides et ses fesses se serrèrent douloureusement. « D'accord, essaya-t-il de se persuader, il faut se calmer et attendre les instructions. Peut-être tout n'est pas aussi terrible qu'il paraît à la première vue ? »
Mais la réalité s’avéra cent fois pire.
Ron fut conduit dans un grand dortoir contenant au moins quarante lits.
- Voici ta place pour dormir, Anderson montra d'un signe de tête à l'une des couchettes. Maintenant, on attend encore l’arrivée des quelques nouveaux pensionnaires et le commandant Lawson donnera des instructions. Adieu, poil de carotte ! Il tapota l'épaule de Ron d'une manière familière, et tâche de ne pas t'attirer les ennuis ! C'est pas mal ici, si on suit scrupuleusement les règles.
La même phrase presque mot pour mot, Ron entendit de la bouche de commandant Lawson, qui, une demi-heure plus tard, honora de sa présence vingt nouveaux arrivants, parmi lesquels se trouvait le jeune homme, qui avait perdu connaissance dans le bus. Il était assis tout près de Ron et avait l'air de revenir de l'au-delà : le visage pâle comme la mort, les yeux rougis avec des cernes profonds, presque noires et des sillons de larmes sur ses joues. Sans aucun doute, les ravisseurs ne prirent pas la peine de lui cacher que son mari était tué. Les autres captifs aussi avaient l’air plutôt pitoyable. Le "traitement de préparation" avait, probablement, pour objectif d'humilier et de briser la détermination des prisonniers, et il accomplit efficacement cette tâche. Ron chercha du regard ses camarades Aurors de l'accompagnement de ce fichu bus, mais, à sa grande inquiétude, il ne les trouva pas dans la caserne.
- Je vous souhaite la bienvenue au centre "Ultime espoir de l'humanité", s'adressa à eux un homme grand, brun, au visage volontaire et aux yeux gris et froids.
La porte de la caserne s'ouvrit brusquement. Quatre soldats firent irruption en traînant Dennis Creevey et Amos Blair. Les deux hommes étaient dévêtus et inconscients. Ron vit avec effroi que du sang coulait le long des jambes de Dennis.
- Désolés, Mon colonel, nous amenons deux autres... Ils nous ont mis en retards par la résistance aux procédures hygiéniques et à l'inspection, s’excusa l'un des soldats.
- Placez ces deux-là sur les couchettes, sortez une toile cirée du placard et posez-la sous le trente-unième, ordonna sèchement le commandant, il risque de nous tacher les draps, donnez-leur des couvertures et vous êtes libre de partir.
Puis il poursuivit calmement :
- Reprenons. J'espère qu'au cours de notre conversation, le numéro trente et le trente et un reprendront leurs esprits et écouteront. Sinon, je les instruirai séparément. Vous vous trouvez actuellement dans le centre "Ultime espoir de l'humanité" au Royaume-Uni. Il y a en tout six centres de ce genre, mais le nôtre est le seul à accueillir à la fois des cracmols et des sorciers. Par conséquent, des sortilèges de sécurité spéciaux ont été installés autour du Centre et tous ceux qui sont capables de lancer des sorts portent des bracelets anti-magie. Tout essai de retirer ou de détériorer ces bracelets sera sanctionné par l'amputation d'un doigt. J'espère sincèrement que la peur de cette punition vous dissuadera de commettre des actes impulsifs.
Maintenant, pour quelle raison étiez-vous tous réunis ici ? Comme vous le savez, une catastrophe s'est abattue sur la population mondiale : à la suite d'un accident technogénique survenu à Toulouse en 2001, toutes les femmes en âge de procréer ont perdu leur fertilité. Cela a conduit l’humanité au bord de l’extinction. Heureusement, nos sorciers britanniques ne sont pas restés les bras croisés. Ils ont développé un produit unique conçu pour aider les hommes à porter un enfant. À en juger par votre apparence, certains d’entre vous connaissent cette potion ! Sourit-il en regardant Stanley, pâle comme la mort (Michael ou Clark ? – Ron n'en avait aucune idée). La mauvaise nouvelle : seuls les sorciers et les cracmols étaient capables de concevoir. Nous, la partie non-magique de la population britannique, ne pouvions que constater l’inévitable de notre destin funeste, l’extension totale. Cela se serait très probablement produit si un groupe de militaires n'avait pas pris l'initiative de créer et de pourvoir en personnel de tels centres.
Grâce à leur intervention, nous avons entrepris une expérience inédite et avons tout mis en œuvre pour tenter de redonner la vie à notre nation.
À votre arrivée au Centre, un numéro a été tatoué sur votre front, symbole de l'abandon de votre vie passée et de vos attaches antérieures. Vous êtes destiné à jouer un rôle honorable, voire principal, en devenant des soldats au service de la Grande-Bretagne. Il vous est interdit, désormais, de contacter vos anciennes familles. Nous veillerons à ce que vous soyez considéré comme mort dans le monde magique.
Chacun de vous sera affecté à une famille de hauts-gradés militaires et de ceux qui, de l'avis des dirigeants, méritent d'avoir des enfants. Vous devrez avoir des rapports sexuels avec eux dans des appartements spécialement désignés à cet effet sur le territoire du centre jusqu'à la fécondation. Bien sûr, avant de faire cela, vous devrez prendre une potion de grossesse masculine. Les hommes enceints, sorciers et cracmols, seront gardés dans des conditions beaucoup plus confortables dans des dortoirs séparés. Ils auront droit à une nourriture savoureuse et nutritive, ainsi qu'à des récompenses sous forme de promenades dans le parc, aménagé spécialement à cet effet dans la partie la plus retirée du Centre.
Permettez-moi de vous rappeler que toute la zone est recouverte d'artefacts de protection, alors n'essayez pas de vous enfuir.
Parce que nous nous soucions de votre santé, avant et pendant la grossesse, le Centre dispose d'une salle de sport et d'une piscine dont la fréquentation est obligatoire. De plus, vous serez examiné régulièrement par un guérisseur.
Ceux d'entre vous qui n'ont jamais eu de rapports sexuels avec des hommes commenceront dès demain une série d'exercices individuels sous la supervision du major Brix.
Et maintenant la partie la moins agréable de ce discours. Pour toute infraction : refus de coopérer, tentative d'évasion, manque de respect envers le personnel, il existe un ensemble de sanctions. De trois à cinq coups de taser, pour les délits mineurs, jusqu'au viol, pour les délits les plus graves. Nous évitons, autant que possible, les blessures physiques, mais si vous nous causez des graves problèmes, essayez de vous débarrasser des bracelets anti-magie ou de fuir, vous perdrez un doigt, un œil, la langue, une main ou même votre pénis. L’absence de ces organes ne vous empêchera pas de tomber enceint, mais elle entraînera de gros désagréments. Je vous recommande fortement de ne pas nous forcer de recourir à des moyens d'influence aussi extrêmes. Et je compte sur votre prudence.
Et maintenant que nous avons fait connaissance, je vais citer les numéros de ceux dont la grossesse a été confirmée par le guérisseur. Si, pour une raison quelconque, vous avez caché ce fait important, c'est le moment de l'avouer. Pour cette fois, il n’y aura pas de punition. Et, pour finir : croyez-moi, c'est pas mal ici si on suit scrupuleusement les règles.