L’ULTIME ESPOIR DE L’HUMANITE traduit de Russe. Auteur Isra

Chapitre 18 : Tome II Les disparitions mystérieuses. Partie 9

Par Beauvais

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Avertissement : ce chapitre contient des violences physiques, psychologiques et sexuelles.

Debout sous le jet d'eau tiède, Ron se frotta frénétiquement, à s’en arracher la peau, avec un gant de toilette.

Après le viol collectif, qu’il avait subi, se laver devint son seul exutoire. Pourtant, malgré tous ses efforts, il avait l’impression persistante, qu'il ne pourrait jamais enlever la croûte nauséabonde de sang et de sperme dans son aine et entre ses jambes. La croûte de son sang et de sperme des autres.

Et il souffrait constamment, bien que, pendant la nuit passée à l'infirmerie, il ressentit une amélioration grâce à la pommade du guérisseur du camp, et ses fissurations anales commencèrent à se refermer.

Mais quelques jours plus tard, il reçut de nouveau « l'invitation pour des procédures ». Cette fois, il essaya de rester tranquille, comme une souris, obéissant sans poser de questions à toutes les instructions de Brix. Il ne se plaignit que faiblement tout en se mordant les lèvres jusqu'au sang lorsque le plug anal, le gode ou le dilatateur spécial le pénétraient.

Après chaque procédure, des marques rouges apparaissaient sur les sous-vêtements de Ron. Il avait hâte d'appliquer la pommade pour apaiser la brûlure et la douleur qui suivaient chaque mouvement.

Le pire dans toute cette situation cauchemardesque ne fut pas la souffrance, ni les regards méprisants des gardes, probablement conscients de ce qui lui était arrivé, mais les éloges de Brix. Pendant qu'il enfonçait un objet en caoutchouc à l'intérieur de Ron, il lui caressait la cuisse, touchant sciemment son pénis et ses testicules rasés de près, cherchant à provoquer une érection tout en l'appelant "bonne fille" et "cul en sucre". Dans de tels moments, Ron regrettait plus que tout, que sa baguette lui soit retirée et qu'il fut pratiquement privé de sa magie. Pendant que Brix, clairement enclin au sadisme et qui choisit, apparemment, Ron comme victime, travaillait dans son fond avec enthousiasme, Ron imaginait comment il pourrait transformer le corps de Brix en un amas sanglant à l'aide de sorts interdits.

De tels rêves et, assez curieusement, des conversations quotidiennes avec Drago réconcilièrent, presque, Ron avec l'insoutenable réalité. Si quelqu'un lui avait prédit que son ancien ennemi juré, qui prenait plaisir à insulter Ron et sa famille à tout bout de champ, serait la seule personne avec qui, il pourrait avoir une conversation sincère dans cet enfer, Weasley l'aurait pris pour un fou.

***

De retour à la caserne après l'agression, Ron, rempli de honte et d'humiliation, ne put pas affronter le regard de son unique collègue survivant. Les autres prisonniers étaient soit brisés, soit effrayés, soit trop préoccupés par eux-mêmes pour lui montrer la moindre sympathie. Le climat de terreur, qui régnait dans le camp poussait tout le monde à se soumettre, même pendant les repas un silence était absolu, les prisonniers mangeaient, concentrés sur leurs assiettes, sans échanger un mot, bien que les conversations ne soient pas explicitement interdites par le règlement.

Ron aurait préféré ne pas se présenter du tout à la cafétéria, car il ne ressentait pas la faim. Il voulait désespérément se couvrir la tête avec la couverture et de mourir, mais personne ne lui demanda son avis. Le gardien le jeta, pratiquement, hors du lit et le força de se mettre dans le rang pour se rendre au réfectoire pour le déjeuner.

Ayant reçu un plateau de déjeuner, composé de salade, de soupe de légumes et de ragoût, Ron se dirigea vers le coin le plus éloigné de la salle, plutôt spacieuse, et s'assit précautionneusement sur une chaise. La douleur persista encore, mais elle était désormais supportable, très différente de l'agonie qu'il avait ressentie après les violences de Brix, Anderson et Hopkins. Cependant, elle ne put être ignorée.

Ron porta une cuillère de soupe à la bouche, quand l'image du sourire d'Anderson surgit dans son esprit, il le vit jouissant sur son visage, et l'odeur dégoûtante du sperme lui remplit ses narines, provoquant la nausée. Avec précaution, il reposa la cuillère sur l'assiette, joignit les mains et tenta de calmer le tremblement incontrôlable de ses doigts, cherchant à ne pas se faire remarquer.

-         À l'autre bout de la salle, il y a plusieurs chaises avec des sièges à rembourrage moelleux, dit une voix familière au-dessus de lui. - Ne bouge pas, je l'apporterai moi-même.

Drago posa son plateau-repas sur la table et revint quelques minutes plus tard avec une chaise.

-         Change de siège. Ça fera moins mal, dit-il calmement.

-         D'où tu tiens...commença Ron, mais Drago l'arrêta d'un geste.

-         Le service de sécurité nous signale immédiatement de tels cas. Dans le but d'éviter la répétition des « incidents regrettables ». As-tu été examiné par le guérisseur ?

Ron baissa la tête et se mordit la lèvre pour cacher les larmes traîtresses qui lui montaient aux yeux.

-         Oui, et il m'a donné la pommade cicatrisante...

-         Le soir, sous la douche, ouvre l’eau le plus fort possible et cri… Ça aide.

-         Alors ils m'entendront !

Ron fut surpris par le ton avec lequel cela avait été prononcé.

-         Tu n'es pas obligé de hurler à pleins poumons, Weasley, un sourire méprisant effleura les lèvres de Drago. - Il te suffit d'ouvrir la bouche et d'imaginer que tu cries assez fort pour retourner ton âme.

-         Tu l'as testé sur toi-même ! Devina Ron.

-         Je l'ai essayé. Le premier mois ici, c'était ma seule échappatoire... Surtout quand je pensais à Asti... à Astoria.

-         Et après ?

-         Après, je m’y suis habitué.

-         Je ne m'y habituerai jamais,

Ron secoua la tête et les mots jaillirent de lui dans un flot incessant accompagné de larmes.

-         Je... tu vois, je ne pouvais rien y faire, Nous n'avons pas été formés pour ça à l'Académie... On nous a appris à repousser les malédictions, même les plus noirs, mais pas pour ça, quand deux mecs te tiennent les mains, et un autre...Drago, râla-t-il en levant les yeux pleins d'horreur sur Malfoy – ils m'ont baisé pendant deux heures ! Il y a une horloge murale dans le bureau de Brix... J'y ai jeté un bref coup d'œil avant qu'il n'essaye de faire entrer dans moi cette chose, et j’ai donné un coup de pied dans son nez par réflexe... C'est arrivé à dix heures moins dix, et quand Anderson, la dernière fois m'a aspergé d'eau et m'a encore pris, il était presque midi. Deux heures durant, j'ai été tringlé comme une pute d'un cartier mal famé, Ron sanglota convulsivement, et maintenant tout le monde dans la caserne me regarde comme une traînée.

-         Essuie ta morve, Weasley ! Dit durement Malfoy, néanmoins en poussant une serviette de table dans le poing fermé de Ron. - De telles choses peuvent arriver à n'importe qui ici. Et cela arrive... Nous nous sommes retrouvés dans un endroit maudit, mais cela ne veut pas dire que tout est fini.

Ron, qui, en ce moment, presque détestait Malefoy pour avoir été témoin de sa faiblesse murmura avec colère, en essuyant ses larmes du revers de la main :

-         C'est facile à dire pour toi ! Tu vas avoir un enfant, tu as pour qui vivre et tenir !

Le visage de Drago prit une expression figée :

-         Oui. C'est vraiment facile pour moi. Astoria a été abattue sous mes yeux. Notre enfant me sera enlevé dès la naissance. Et ils essaient déjà de vendre mes fesses au plus offrant. J'ai entendu la conversation du commandant avec le guérisseur Blaine : une semaine pour que les sutures de césarienne guérissent, une de plus pour la récupération psychologique après l'accouchement. Et puis... je deviendrai une pute comme toi. C'est donc vraiment très « facile » pour moi.

Ron ressentit une honte profonde. Il se mit un instant à la place de Drago et comprit qu'il ne pourrait pas agir avec autant de courage, ni trouver assez de compassion pour réconforter les autres.

-         Désolé, j'étais stupide. Merci...

-         Laisse tomber, Weasley, dit Drago en rapprochant de Ron le plateau-repas, - Mange si tu ne veux pas attirer l'attention des gardes.

-         J'espère que tu ne vas pas être puni pour les discussions avec un prisonnier en combinaison marron ?

Malefoy plaisanta tristement :

-         Je jouis d’une bonne réputation ici. Je me comporte correctement. On ne m'a jamais vu manquer de respect au personnel ou enfreindre les règles, donc j'ai gagné certains privilèges : un peu plus de liberté de mouvement, des promenades dans le parc et le droit, de temps en temps, de discuter avec un ancien camarade de classe. Même s’il porte une « combinaison marron ».

***

Dès lors, Ron ressentit une nette amélioration de sa vie au camp.

Une semaine plus tard, lorsque le major Brix fut persuadé de son obéissance, Ron récupéra la combinaison blanche, signe de fiabilité et de préparation à l'accouplement, et il reçut même la permission d'aller à la piscine et de s’entraîner dans la salle de sport. Drago resta pratiquement la seule personne à qui il pouvait parler, dans une certaine mesure, ce sont ces conversations qui aidèrent Ron à résister et ne pas sombrer dans le désespoir. Il fut également encourageant de constater qu’un « partenaire approprié » n’avait pas été trouvé, ce qui signifia que l’humiliante cérémonie de fécondation fut rapportée aux « calendes grecques ».

Cela continua jusqu'au jour ou au cours d'une des « procédures », Brix outrepassa « légèrement » ses prérogatives, l'enchaîna à la couchette pour violer à nouveau.

Cet événement, qui, à en juger par les récits de Drago, était une chose tout à fait habituelle dans le camp, brisa Ron, le dégoûta de lui-même, le découragea de vivre et de se battre. Désormais, au lieu d'une mort douloureuse pour Brix, il rêvait d'une fin rapide pour lui-même.

Certes, se suicider dans une caserne remplie de prisonniers n’était pas si facile. L'administration du camp, estimant à juste titre, que de telles pensées séditieuses pouvaient facilement s'infiltrer dans l'esprit des prisonniers, accomplit un excellent travail en retirant tous les objets dangereux, tels que les lacets de chaussures, les ceintures de vêtements et les miroirs de la salle de bains. Et dans la salle à manger, les prisonniers se contentèrent de vaisselle en plastique et des cuillères. La faible profondeur de la piscine et la présence de plusieurs « maîtres-nageurs » excluaient totalement la possibilité de noyade.

Cependant, Ron, poussé au désespoir, ne fut pas arrêté par une telle bagatelle, comme le manque de moyens disponibles. Il alla aux toilettes, l'unique endroit où les détenus pouvaient être seuls, défit sa combinaison, retira son tee-shirt, le déchira en lanières, puis l'attacha méticuleusement autour du tuyau situé juste sous le plafond. Ron se mit debout sur la cuvette des toilettes, passa le nœud coulant autour de son cou et en essayant de ne pas penser à ce que ce serait de mourir d'étouffement, se laissa glisser vers le bas. Le tissu, qui ne put pas supporter son poids, se déchira bruyamment et Ron s’écroula sur sol en se cognant tête sur le carrelage.

-         Weasley ! Que Mordred t'emporte, que fabriques-tu ? ! Se fit entendre de derrière la cloison de séparation en plastique, qui n'arrivait pas jusqu'au sol.

-         Tout va bien ! J'ai juste dérapé !

Le taux de l’adrénaline dans le sang de Ron diminua, et il eut soudain l'impression de trembler comme une feuille dans le vent.

-         Il a « dérapé » !

Une agitation se produisit derrière la cloison, comme si quelqu'un glissait maladroitement au sol, et les yeux alarmés de Malefoy fixèrent Ron par en dessous de la séparation.

-         Enlève immédiatement cette connerie de ton cou ! Chuchota-t-il. – Si les gardes voient cette « cravate », tu y gagneras une combinaison noire et Mordred sait quoi d'autre en plus.

-         Je n'arrive pas à la détacher !

Ron tira avec désespoir sur le nœud, mais, rendu maladroit par la peur, ne fit que le resserrer davantage.

-         Merlin, quel "digne" représentant de Gryffondor tu fais !

Drago soupira, glissa sa main dans l'espace entre le sol et la cloison et commença à libérer soigneusement Ron de la corde. Après quelques minutes, il parvint à desserrer un peu le nœud coulant.

-         Maintenant, termine tout seul ! Commanda-t-il. - Et referme le col de ta salopette, il peut rester des marques sur ton cou.

Ron commença à retrouver sa clarté mentale, ce qui déclencha soudainement en lui une colère dirigée contre Drago, bien que ce dernier n'y soit pourtant pour rien et il cria :

-         Tu me filais ? Tu souhaites obtenir les faveurs des gardes ? L'insigne de la « Brigade inquisitoriale » (1) sur la poitrine te manque tant ? Va, cours, dénonce-moi, comme tu nous dénonçais à Ombrage !

Drago se leva péniblement du sol et dit à Weasley avec la lassitude :

-         Tu es vraiment trop con, Weasley ! Tu auras bientôt trente ans, et tu es toujours un abruti de Gryffondor ! Nous sommes en enfer, et tu continues à entretenir cette stupide querelle d'enfance.

Ron sourit amèrement et répondit :

-         Que pourrais-tu m'offrir en échange ? Une véritable amitié virile ? Ou un amour éternel, peut-être ?

La porte de cabine claqua.

Ron, toujours allongé sur le sol, commença à ressentir le froid intense. Machinalement, il mit les restes du nœud coulant dans la poche de sa combinaison, se leva avec difficulté et retourna en traînant les pieds dans le « dortoir », tout en réfléchissant aux paroles très justes de Malefoy.

***

À peine une demi-heure plus tard, la sirène retentit.

La porte du dortoir des « combinaisons blanches » s’ouvrit avec fracas et plusieurs gardes se précipitèrent dans la pièce. Les prisonniers furent tirés de leur lit et forcés de se mettre en rang.

-         Que se passe-t-il ?

L'un des prisonniers ne put retenir la question et fut immédiatement « récompensé » par une légère décharge de pistolet paralysant.

Le commandant apparut derrière eux, et prononça, comme pour répondre à la question :

-         Nous avons eu un incident regrettable, Il y a cinq minutes, les soldats ont trouvé ça dans les toilettes, il montra les restes du nœud coulant, que Ron n'avait pas pu retirer du tuyau. - L’un d’entre vous a probablement décidé qu’il n’aimait pas la façon dont les choses se passaient ici et a décidé de nous fausser compagnie de cette manière. Je suggère que cette personne avoue immédiatement, sinon chacun d’entre vous sera puni. Si dans trois minutes le contrevenant à la discipline ne sort pas de rang, tout le monde dans le bloc se verra amputé d'un doigt. Demandez-vous, si votre conscience vous permet de soumettre vos camarades innocents à cette torture. Top chrono !

Ron se maudit, pendant ces trois interminables minutes, non seulement il était un perdant incapable de se suicider, mais également il causa du tort à tous ses codétenus.

Lawson annonça d'un air décontracté :

-         Temps impartis s'est écoulé ! - Anderson, il se tourna vers un garde bien connu de Ron, - apportez l'outil d'amputation et de l'alcool.

Dans les rangs, une personne pleura. À côté de Ron, Amos Blair murmura une prière avec des lèvres trembles.

Ron ne pouvait plus endurer cette torture. Il n'arrivait pas à imaginer ce qui allait lui arriver par la suite, mais il ferma les yeux, comme s'il se préparait à sauter dans le vide, et fit un pas en avant.

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1.      « Brigade inquisitoriale » - (Inquisitorial Squad) Une organisation spéciale d'étudiants conçue pour maintenir l'ordre à l'école de Poudlard. Créé par Dolores Ombrage en 1995 après sa nomination comme directrice de Poudlard. Chaque membre avait la lettre « I » brodée sur sa robe.

Dans le film, la broderie est remplacée par des insignes. Dolores Ombrage a personnellement attaché ces insignes aux vêtements de chaque membre de la brigade.

 




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