- Inspecteur Winslow ! Commandant Lawson !
Le guérisseur Blaine se leva et esquissa un salut presque militaire en voyant les nouveaux arrivants.
- Pourquoi le prisonnier porte-t-il la combinaison noire ? Demanda Winslow.
Il fit le tour de la table, croisa les bras sur sa poitrine et observa Ron avec intérêt.
- Résistance au personnel, tentative de suicide, énuméra Lawson.
- Quelles méthodes de rétorsion avez-vous utilisées pour habituer le prisonnier à l'obéissance ? Continua l'interrogatoire l’inspecteur.
- Viol collectif.
Ron baissa la tête en entendant ces mots, et la rougeur de la honte envahit son visage.
- Le numéro trente-cinq s'est bien comporté pendant presque un mois. Cependant, il y a une semaine il a gravement enfreint les règles en essayant de se pendre dans les toilettes. J'ai considéré l'amputation du petit doigt jusqu'à la deuxième phalange comme une punition adéquate pour cela. De plus, j'ai interdit au guérisseur Blaine de soigner le trente-cinq avec les moyens habituels des sorciers...
- Mais cela pourrait conduire à une septicémie !
Des notes indignées percèrent dans la voix de l’inspecteur.
- Permettez-moi de vous informer, intervint Blaine, le prisonnier s'est vu prescrire un traitement antibiotique, qui...
- Je sais comment fonctionne la médecine moldue ! Surtout pour les sorciers ! Sortez, Blaine. Vous nous dérangez !
Winslow repoussa avec arrogance le guérisseur, qui quitta précipitamment le bureau, laissant Ron seul avec le commandant et l'inspecteur.
Winslow ordonna en se tournant vers Weasley :
- Debout, trente-cinq !
Ron sauta de sa chaise, leva la tête et pour la première fois regarda l'inspecteur. Winslow était un homme d'apparence banale : il avait entre trente-cinq et quarante ans, était en bonne forme physique, avait les cheveux grisonnants, des traits du visage réguliers, un menton fort et des yeux marron légèrement moqueurs qui examinaient Ron avec attention.
Winslow s'installa dans le fauteuil du guérisseur et déclara :
- Je veux voir son dossier personnel.
- À vos ordres ! Dit Lawson en appuyant sur le bouton de l'interphone.
Quelques minutes plus tard, un dossier blanc fut posé sur la table devant l'inspecteur et Winslow commença la lecture à voix haute :
« Ronald Bilius Weasley né en 1980, sorcier de race pure, sixième enfant d'une famille nombreuse, il a reçu une éducation magique incomplète, contraint à interrompre ses études en raison de la Seconde Guerre magique. Récompensé par l'Ordre de Merlin, Première Classe... »
- Eh bien ! Il s'avère que tu es un héros !
L'inspecteur leva les yeux de dossier et regarda Ron avec un semblant de respect puis continua la lecture :
« Après la guerre, il obtint le diplôme avec distinction de l'Académie des Aurors et accéda au rang de chef du groupe. Vie personnelle... L'ex-femme - Hermione Jean Granger-Weasley - après le divorce, vit en permanence en Australie. Pas d'enfants. »
Winslow referma le dossier et le poussa jusqu'au bord de la table :
- Parfait ! Roux, grand, nullipare, et de plus, pas un cracmol... Un vrai trésor ! Vous êtes tout simplement un magicien, Lawson !
- Si je comprends bien, inspecteur, vous souhaitez que le numéro trente-cinq remplisse son devoir biologique ? Le commandant eut un sourire égrillard.
- Vous avez tout à fait raison, Lawson, acquiesça froidement Winslow. - Mais pas pour le moment. J'ai besoin d'un enfant en bonne santé, et votre numéro trente-cinq semble avoir été au pain sec et à l'eau pendant au moins un mois. De plus, je ne suis pas un sadique et je ne vais pas procéder à la cérémonie de copulation tant que sa blessure n'est pas guérie. Placez-le en isolement. Sous haute sécurité avec la garde renforcée. Fournissez-lui un traitement et une alimentation appropriés, et dans une semaine exactement, préparez la salle des Cérémonies. J'ai l'intention de visiter encore quelques camps. Je passerai le voir sur le chemin de retour et j'espère que notre rencontre se passera bien afin que je n'aie plus besoin de revenir. Je n'apprécie pas particulièrement le sexe anal.
***
Le temps passé dans le quartier d'isolement laissa à Ron le souvenir d'une routine étouffante et d'une mélancolie pesante en prévision de l'inévitable "procédure de fécondation".
Chaque jour, après le petit-déjeuner et la douche, le major Brix, chargé de préparer le prisonnier, lui rendait visite. Il apporta tout un tas de magazines pour adultes, apparemment destinés à égayer les loisirs de Ron et à atténuer sa peur du sexe anal.
- Comporte-toi correctement, ne te serre pas, et tu ne ressentiras qu'un léger inconfort, et ce jusqu'à ce que la tête du pénis entre. Ensuite, tout se passera comme sur des roulettes. Tu pourras même éprouver du plaisir. Lui conseilla Brix
Ron hocha la tête comme une figurine mobile, essayant de laisser entrer un plug anal de taille plutôt impressionnante. Il n'éprouvait quasiment plus aucune douleur et commençait à s'habituer à la honte de savoir qu'il était exploité comme une prostituée à bas prix. Il aurait été plus facile pour lui, si Drago avait pu lui rendre visite de temps en temps. Discuter avec Malefoy le calmait et, étrangement, lui donnait de la force. Mais personne, à l'exception du personnel, ne fut autorisé à entrer dans le quartier.
La pommade cicatrisante accéléra la guérison de la main de Ron, qui parvenait maintenant à serrer sans difficultés le poing.
Le guérisseur Blaine apparaissait généralement avant la visite de Brix pour donner des potions à Ron, examiner le moignon de son petit doigt et prendre les notes dans son journal. Il fut apparemment très satisfait des résultats.
Le sixième jour, on n'apporta pas à Ron le petit-déjeuner. À la place, Blaine plaça une fiole de potion nauséabonde et un seau devant lui.
- C’est une potion qui élimine les toxines du corps, expliqua-t-il, Quelques minutes après l'administration, des vomissements incontrôlables surviendront. Pas de panique, c'est normal. Utilise ce seau. Lorsque ton corps sera purifié, les vomissements s’arrêteront.
Ron, à qui ne souriait pas du tout de souffrir à nouveau de nausées, osa poser une question :
- Pourquoi... pourquoi devrais-je boire ça ?
- La Cérémonie aura lieu demain, répondit le guérisseur, et dans ton corps se balade un véritable cocktail de potions et d'antibiotiques Moldus. Cela doit être corrigé, sinon la grossesse ne se produira pas.
« Et c'est très bien ! » pensa Ron en cachant les yeux. « Je n'en ai rien à cirer de Winslow, de la cérémonie et de la grossesse ! »
Même s'il avait miraculeusement oublié ce qui l'attendait demain, tout le monde autour de lui prit le soin de le lui rappeler. Comme s'ils s'étaient passé le mot.
- Eh bien, trente-cinq, demain ils feront de toi un papa exemplaire ?
Anderson, qui accompagnait Ron à la douche, sourit, puis il jeta un coup d'œil sur Weasley, qui essaya de cacher son pubis avec les mains :
- Mon Dieu, comme tu es devenu hirsute ! Nous devons dire au major Brix qu'il nous laisse te raser, sinon nous risquons un blâme du commandant !
Une demi-heure plus tard, après tous les soins d'hygiène, Ron apprit avec horreur que ce n'était pas la fin de son calvaire.
- Pour que la potion fonctionne, tu dois y ajouter ton sang, que Blaine prélèvera demain, et du sperme. De préférence, bien sûr, encore tout chaud, mais, d'après ma vaste expérience, la dernière chose que tu voudras faire avant la cérémonie est de te branler. Et il s'est avéré que le sperme ne perd pas ses propriétés même après avoir été conservé au réfrigérateur pendant une journée. Par conséquent, toi et moi, nous devons commencer l'extraction de cet ingrédient précieux dès maintenant, il agita un petit gode électrique devant le nez de Ron. - Détends-toi, trente-cinq ! Crois-moi, ce sera très agréable !
Brix prit du gel dans un pot posé sur la table et commença à insérer l’engin dans l'anus de Ron.
Malgré la climatisation, Ron se sentait fiévreux. Il avait envie d'étrangler Brix, ou de lui donner un coup de poing pour effacer son sourire lubrique. Malheureusement, le prudent sergent Anderson avait attaché ses poignets aux bords métalliques de la couchette.
- Prêt à t'amuser, trente-cinq ?
Brix pressa le bouton et l'appareil bourdonna doucement. Le godemiché de petit diamètre était idéal pour stimuler la prostate. Ron grinça des dents, car à sa grande honte et malgré la présence de Brix, il fut excité presque instantanément.
- Parfait ! – dit Brix avec un sourire satisfait.
Après avoir appliqué le gel sur sa paume, il commença à caresser le pénis de Ron. En quelques minutes seulement, Ron fut au bord de la jouissance, secoué de tremblements et mordant ses lèvres pour contenir les gémissements, tandis que son sexe projeta un liquide blanchâtre dans le récipient que Brix avait astucieusement approché. Ensuite, Brix vissa le bouchon sur le récipient, retira le sex-toy de Ron et lui tamponna l'aine avec une serviette.
- Bonne fille ! Maintenant, écoute-moi attentivement. Rappelle-toi, trente-cinq, la potion ne fonctionnera pas sans ton désir d’être engrossé par Winslow. Tu dois le souhaiter de tout ton cœur.
Brix détacha les menottes et permit à Ron de s'asseoir sur le canapé.
- Voici comment cela va se passer demain : le matin je travaillerai encore un peu sur toi. Ne Fait pas la gueule ! Tu me remercieras plus tard ! Seul diable sait de quel genre d’organe dispose l’inspecteur. Dans tous les cas, il est peu probable qu’il prenne la peine de te préparer. Eh bien, le plus important : avant la cérémonie, tu dois verser quelques gouttes de sang dans la potion et puis y ajouter le sperme, Blaine contrôlera cela. Ensuite, tu bois le tout, tu te déshabilles et tu te mets en levrette sur le lit. Pendant la copulation, tu penses à quel point tu désires cet enfant, sinon cela ne fonctionnera pas et l'inspecteur sera très en colère. Lorsque Winslow aura fini, tu t'allonges sur le ventre, tu laisses insérer un plug dans ton anus et tu restes couché pendant une vingtaine de minutes sans bouger. Si tu fais tout correctement, ta vie ici deviendra plus que supportable pendant les dix prochains mois. Je dirais même agréable. Ton copain blond te l'a, probablement, déjà expliqué. Promenades, nourriture abondante et savoureuse, programmes télé, salle de sport, piscine. De plus, communication avec les autres prisonniers privilégiés. En général, porter la combinaison rouge est la meilleure chose qui puisse t'arriver ici, numéro trente-cinq. C'est tout ! Habille-toi, va dîner et puis au lit ! Demain sera un jour crucial pour toi. Ne nous trahis pas, trente-cinq !
***
La nuit précédant le viol, pompeusement appelé la Cérémonie, Ron n'arriva pas à dormir.
Le soir, juste avant l'extinction des lumières, Brix revint dans la cellule d'isolement.
- Au cours de la semaine dernière, tu as fait preuve de véritables miracles d'humilité et d'obéissance, trente-cinq, mais « le filet de sécurité » n'a jamais fait de mal à personne.
Il sortit de sa blouse deux paires de menottes fines mais solides pour lui attacher les mains et les pieds.
- Bien sûr ce sera inconfortable pour dormir, et j'en suis désolé. Mais, comme on dit, "Aide-toi et le ciel t'aidera"
Comme une gentille nounou, Brix borda soigneusement Ron d'une couverture.
- Repose-toi ! Ils ne viendront pas te chercher avant sept heures du matin.
Après son départ, Ron ferma les yeux et essaya honnêtement de dormir, mais en vain. Après tout ce qu'il avait vécu dans cet enfer, il semblait étrange et absurde qu'il puisse encore ressentir de la peur. Néanmoins, le fait demeura : Ron tremblait nerveusement et des vagues de frissons parcouraient son corps.
« Merlin, fait que je tombe vraiment malade ! » Pria-t-il silencieusement. « Ou mieux encore, que je sois mort ! Comme Colin... »
Les pensées de bienheureux Crivey, décédé le premier jour de la captivité, ramenèrent Ron vers la réflexion sur ce qu'il devrait supporter demain. Brix et le guérisseur Blaine répétèrent à plusieurs reprises, que pour réussir la « procédure », il devrait vouloir cet enfant. Ron pensa à la façon dont un homme inconnu le toucherait, comment le pénis de ce dernier entrerait en contact avec l'anus, déjà préparé par Brix, et puis... Ron ne put imaginer la suite. Il comprit qu’une chose très clairement : désirer un enfant de Winslow signifierait sacrifier tout ce qui lui restait de la dignité, déjà presque anéantie par les agissements du personnel du camp.
« Mais comprends-tu, que si une grossesse ne se produit pas, tu seras violé encore et encore ? », sa raison releva la tête et pour une raison inconnue, parla avec les intonations de Drago Malefoy.
« Je n'ai pas accepté la procédure de conception avec Hermione ! » S'indigna intérieurement Ron, essayant de ne pas sombrer complètement dans l'hystérie. « Avec la femme que j'aimais ! Et je l'ai perdue à cause de mon refus, et maintenant dois accepter de donner naissance à un enfant d'un sadique de violeur ?! »
« Fais comme tu veux », répondit tristement la voix intérieure, « tu es, bien sûr, libre de ne pas écouter mon opinion, mais il me semble que Winslow n'abandonnera pas si facilement. Il te rendra visite jusqu'à ce qu'il obtienne des résultats. Pourrais-tu supporter des semaines d’isolement, les doses répétées de Potion Purifiante et la préparation humiliante de Brix ? »
« Alors tu me proposes de mettre ma fierté dans la poche et d'afficher publiquement pendant neuf mois, que je porte l'enfant de Winslow ? Je préfère boire une pinte de Purificateur et recevoir une douzaine de fois le gode dans le cul. Au moins, il ne m'engrossera pas ! »
« Le Gryffondor c'est comme une maladie mentale ! » se plaignit l'alter ego de Ron. « En règle générale, les gens intelligents choisissent le moindre des deux maux, mais cela, probablement, ne s'applique pas à toi. »
***
La serrure de la porte cliqueta tôt le matin. Ron, épuisé par l'insomnie et une posture inconfortable qui ne lui permettait pas de bouger, ressentit un immense soulagement en voyant entrer Brix, car sa présence représentait la possibilité au moins de se libérer des menottes.
Brix se gratta l'arrière de la tête, en voyant les yeux cernés et le visage pâle de Weasley.
- Hum… Tu n'as pas l'air d'être en forme. Heureusement les lumières sont tamisées dans la maison des Cérémonies. Sinon Winslow prétendra à nouveau que tu as été mal traité, ce n'est absolument pas le cas. Bref, passons.
Il détacha les menottes et aida Ron à s'asseoir sur le lit.
- Nous n'avons pas beaucoup de temps. Maintenant, cours vite à la douche, ensuite je te préparerai rapidement et je te remettrai au bon soin de Blaine. Pourquoi es-tu encore là, numéro trente-cinq ? Déshabille-toi ! Grouille ! L'inspecteur Winslow n'aime pas attendre !