Avertissement : Ce chapitre comporte des scènes de violence sexuelle.
Une à une, des gouttes de sang tombèrent dans la potion, la teintant de couleurs chatoyantes. Mais pour Ron, la beauté du liquide scintillant dans le gobelet n'avait aucune importance. Il était tellement dégoûté par ce qu'il devrait faire qu'il eut envie de vomir et il faillit recracher la drogue au goût métallique.
Il scruta la pièce à la recherche de quelque chose qui pourrait faire office d’une arme, mais l'administration du camp avait très prudemment retiré du « nid d'amour » tout, à l'exception d'un lit immense et d'un tapis moelleux au sol. Une douce lumière jaillissait des plafonniers. Les toilettes et la douche pour les clients VIP étaient situées à l'extérieur. Même un tube de lubrifiant et un plug anal furent distribués directement au VIP par le guérisseur Blaine. De plus, les gardes postés derrière la porte étaient prêts à tout moment à se précipiter à l'intérieur pour retenir le prisonnier récalcitrant, voire le calmer par une décharge de pistolet paralysant, dont l'usage fut à nouveau autorisé il y a quelques semaines.
- Déshabille-toi ! Entendit Ron pour la deuxième fois ce matin.
Il se leva et, les doigts tremblants, baissa la fermeture éclair de sa combinaison noire.
- Si tout se passe bien, à l’issue de la cérémonie, tu recevras une combinaison blanche, qui, je l'espère, pour ton bien, se transformera bientôt en rouge. Réalises-tu seulement à quel point tu as de la chance que l'inspecteur ait un faible pour les rouquins ? Sa défunte épouse était rousse, et c'est en sa mémoire qu'il veut un enfant avec cette couleur de cheveux, et peut-être, même, plus d'un. Tu représentes, donc un père porteur idéal. Si tu fais tout correctement, tu y gagneras un puissant protecteur et dans un endroit comme celui-ci, il n’y a rien de plus important. Le "réconforta" Blaine
On frappa à la porte et la voix de sergent Cooper se fit entendre :
- Excusez-moi, Doc, l'inspecteur Winslow demande si le numéro trente-cinq est prêt ?
- Il est prêt.
Blaine récupéra les vêtements de Ron sur le sol et murmura entre les dents à Weasley, terrifié :
- Sur le lit, mets-toi en appuis sur les genoux et les coudes. Concentre-toi uniquement sur ton désir intense d'avoir cet enfant.
***
Les mains chaleureuses et remarquablement douces étaient omniprésentes, le caressant, le choyant, l'explorant sans pitié et avec une impudique avidité, ce fut étonnant, surtout pour quelqu'un qui prétendait ne pas aimer ce genre de relations.
Ron s'attendit à tout autre chose : à l'indifférence, à la grossièreté, à la cruauté, mais pas à ça ! Il se prépara à une pénétration puissante, à la douleur déchirante provoquée par un membre le taraudant à l'intérieur. Winslow n'était pas pressé, il caressa doucement les flancs, le dos et les cuisses de Ron, qui se recroquevilla de peur en fermant les yeux. L'inspecteur couvrit de baisers les épaules contractées de Ron, et descendit lentement, jusqu'à atteindre finalement le creux des reins.
- Merlin, tu as le cul si doux et couvert de taches de rousseur ! Murmura Winslow avec émotion, tout en écartant les fesses de Ronald et en enfonçant sa langue dans l'anus soigneusement préparé par Brix.
Une vague suffocante et honteuse de plaisir, jusqu'alors inconnu, submergea Ron.
- Arrêtez, ne faites pas ça ! Gémit-il, en s'empalant involontairement sur la langue qui le percutait, et en creusant les reins se trémoussa comme une roulure à deux sous. Ron sentit des larmes d'humiliation couler de ses yeux, il ne voulait pas jouir dans les mains de cet ignoble violeur !
- Tu n’aimes pas la tendresse, trente-cinq ? Winslow rit. Es-tu habitué aux rapports sexuels virils pur et dur ? Tu vas être servi !
La langue, qui procurait à Ron un plaisir interdit, disparut, puis une fessée violente lui brûla soudainement la peau. Et la voix méprisante de Winslow se fit entendre :
- Ça te plaît plus, paillasse rousse ? Je voulais te donner du plaisir, car tu deviendras le père de mon enfant, mais, apparemment, tu n'es pas à l'aise quand on te traite humainement. Je t'avoue que je suis tout à fait prêt à te la mettre profond.
Ron haleta de douleur, quand après plusieurs claques sur les fesses, Winslow s'enfonça en lui sur presque toute la longueur de son pénis.
- Tu aimes ça ? Alors bouge ! C'est exactement, ce que tu as demandé !
Winslow attrapa ses hanches avec une poigne de fer et entama le mouvement de va-et-vient en le pénétrant si violemment et si profondément que ses couilles touchent l'entrejambe de Ron.
- Jouis pour moi, la roulure de rouquin !
Une main impudique couvrit le pénis de Weasley et commença à le masturber au même rythme impitoyable et frénétique.
Plus que toute autre chose, Ron voulait démontrer une indifférence absolue aux agissements de violeur, mais son organe stupide répondit de manière inattendue aux caresses abjectes, et bientôt Ron éjacula honteusement, se mordant les lèvres et retenant à peine les hurlements de la honte et de l'humiliation.
- Maintenant, donne-moi du plaisir !
Winslow tira Ron sur lui, une fois, deux fois, trois fois, puis avec un grognement, il s'affala sur le dos, couvert de sueur de Weasley, et resta immobile.
- Parfait... murmura-t-il, tout simplement parfait ! Tu es un morceau de choix, trente-cinq. J'espère entendre de bonnes nouvelles sur ton état par le guérisseur Blaine dans une semaine...
Winslow se leva et tapota les fesses de Ron avec indulgence.
- Amène ton trou bonasse par ici, dit-il d'un ton moqueur en insérant un plug dans l'anus étiré et légèrement gonflé sur les bords de Ron, et ne t'avise pas de bouger ! Dans neuf mois, je veux tenir dans mes bras un bébé roux comme toi.
« Oui, mais je ne veux pas ça ! » Pensa Ron, cachant son visage brûlant de honte dans ses mains et par toute sa posture exprimant une soumission totale au destin. « Je n'aurai pas d'enfant d'une canaille comme toi ! Tu ne l'auras jamais ! »
***
- Alors, comment s’est passé ton « rendez-vous romantique » ? Demanda Malefoy en s'asseyant lourdement sur une chaise dans la salle à manger en face de Ron.
- Est-ce que tout le monde est déjà au courant, que l'inspecteur Winslow lui-même m'a baisé hier ? Marmonna Ron sans lever les yeux de l'assiette de salade qui, à force d’être servis à tous les repas, commença à lui sortir par les trous du nez.
- Oui bien sûr ! Ici, ce genre de nouvelles se propagent à une vitesse d’un feu de forêt. Certains, même t'envient...
- Ouais, soupira amèrement Ron, on ne peut que rêver d'un tel protecteur ! Cependant, il n'arrivera à rien avec moi, a-t-il ajouté avec colère. - Je ne voudrais jamais d'un enfant d'un sorcier qui collabore avec nos ravisseurs, même s'il s'agit d'un gros bonnet.
- Tu connais mon opinion et je ne vais pas me répéter. Je pense que tu commets une erreur, Ron, dit doucement Drago. – Tu as pu apprécier par toi-même leurs méthodes énergiques d’incitation. Si tu ne tombes pas enceint une, deux ou trois fois de suite, ils feront tout pour te briser. Ils trouveront ton point le plus vulnérable et y exerceront une pression la plus abjecte.
- Ils pourront toujours essayer, nous verrons bien, qui brisera qui, sourit ironiquement Ron. – En fin de compte, tout dépend uniquement de mon désir et de rien d’autre.
***
Trois jours plus tard, Ron fut convoqué pour un examen médical.
- Comment te sens-tu, trente-cinq ? S'enquit Blaine en jouant avec sa baguette devant le nez de Ron. – Ressens-tu déjà de la faiblesse, des nausées, de la somnolence ?
Weasley fit non de la tête :
- Je me sens parfaitement bien.
- C'est bien dommage ! Et en premier lieu, pour toi. J’espère avoir de bonnes nouvelles après-demain.
- À votre place je ne l'espérerai pas trop, répliqua Ron. Vous n'arriverez pas à me transformer en une couveuse sur pattes.
Blaine se leva lentement de son siège, fit le tour de la table pour s'approcher de Ron et lui donna une gifle puissante, lui faisant saigner le nez.
- Ah, c'est ainsi ? Gamin stupide ! Idiot décérébré ! Crois-tu, qu'en faisant cela, tu mériteras un autre Ordre de Merlin ? Te souviens-tu du numéro dix ? Celui qui est mort de faim et de soif dans la cellule disciplinaire ? Après que son deuxième enfant lui avait été retiré, il a également décidé de jouer aux héros et il a catégoriquement refusé de participer à la Cérémonie. Brix, Andersen et Hopkins ont passé toute la nuit avec lui. Il est resté une semaine entière à l'infirmerie avec des fissures à l'anus et au rectum, et lorsqu'il était enfin sur pied, il n'a pas trouvé mieux, que de refuser catégoriquement de remplir son devoir biologique... Dois-je te raconter ce que s'est-il passé ensuite ? Avant sa nomination ici, Brix travaillait comme chirurgien dans un hôpital militaire. Il a dû procéder à des amputations plus d’une fois dans des conditions de combat, il n’a donc pas rencontré la moindre difficulté de couper le pénis et les testicules du numéro dix. Ceci n'est pas une pratique courante dans notre camp. Mais crois-moi, Brix n'hésitera pas à recommencer si on le lui ordonne. Alors, enfoiré, ne lui donne pas l'occasion, de te transformer définitivement et pour le bon en gonzesse.
Blaine attrapa Ron par l'encolure de sa salopette et le secoua.
***
Les paroles de Blaine tourmentèrent Weasley. Le deuxième examen, bien sûr, ne donna pas plus de résultat que le premier et pendant les jours restants jusqu’à la visite de Winslow, Ron, littéralement ne se trouvait pas de place. La peur grandit en lui comme une boule de neige, le désespoir l'étouffait, obscurcissait l'esprit et l'idée séditieuse du suicide s'insinuait de plus en plus fréquemment dans son esprit.
Un jour avant l'arrivée de Winslow, Ron fut mis à nouveau en quarantaine et on lui assigna des gardes en permanence. Cela arriva après un autre examen par le guérisseur, et Ron, qui était profondément déprimée, ne comprit pas immédiatement, que Blaine maîtrisait très probablement les sciences mentales. Mais le soir, après avoir bu la terrible potion purifiante, Ron assis par terre en étreignant "passionnément" la cuvette des toilettes, entendit le guérisseur derrière lui prononcer doucement :
- Si j'avais dit à mes supérieurs ce que tu envisageais ce matin, ils t'auraient coupé un autre doigt au moins.
- Vous aurez dû le signaler ! Ron coassa entre deux vagues de vomissement. Peut-être, ils m'auraient pendu immédiatement ! De toute façon, demain Winslow me torturera à mort avec le sortilège Doloris ou inventera quelque chose d'encore plus intéressant, gémit-il et se pencha à nouveau sur les toilettes.
- Winslow t'a remarqué et tu lui as plu, chuchota Blaine, si bas, comme s'il se parlait à soi-même. Il fera tout son possible pour que tu portes son enfant. Il ne te tuera pas, crois-moi sur parole.
Ron ferma les yeux avec lassitude, profitant du répit entre les spasmes douloureux :
- Je ne comprends pas de quel côté êtes-vous, Blaine, vous coopérez avec eux. Ron désigna d'un mouvement de la tête la porte derrière laquelle se tenait le gardien, vous ne nous laissez pas mourir, vous nous soignez après des viols et des amputations... Mais parfois il me semble que vous...n'appréciez pas ce que se passe ici. Que tout ceci vous est désagréable.
- Désagréable... c'est dit avec beaucoup de tact. Je ne suis pas un sadique comme Brix, je n'aime pas quand les gens sont torturés et humiliés, sourit Blaine, mais tu sais, trente-cinq, je suis convaincu que le monde sorcier l'a bien mérité. Mes parents étaient des cracmols. Les magiciens à part entière les méprisaient, les considérant inférieurs même aux elfes de maison. Leur travail de personnel de ménage à peine suffisait à subvenir à leurs besoins. Ils étaient étrangers au monde des Moldus et au monde de la magie. Je les regardais et j'espérais pouvoir me venger un jour de la société qui les avait rejetés. Et finalement, l’opportunité s’est présentée. Lorsque votre Rogue avait découvert la potion de grossesse masculine, j'ai naïvement cru qu'elle appartiendrait à tout le monde sans exception. Que des sorciers volontaires porteraient les enfants des moldus, mais comme toujours, j'avais eu tort. Vous, les sorciers, vous avez décidé de vous isoler du monde moldu agonisant. Vous ne vous préoccupez guère des autres, pas plus que de mes parents décédés dans la misère. Dès que j'ai entendu parler des centres « Ultime Espoir », j'ai su que je devais aller dans l'un d'eux pour offrir mon aide en tant que guérisseur. Je suis d'accord que les méthodes disciplinaires ici peuvent parfois être inhumaines. Cependant, sans les Centres, la Grande-Bretagne, tout le pays, pas seulement sa partie magique, ne survivrait pas. Donc dans ce cas, la fin justifie les moyens. Au moins à mes yeux. Et j'espère que mes paroles te remettront les idées en place, et que demain, lors de la rencontre avec Winslow, tu ne commettras pas la même erreur.
***
Winslow lança sur Ron un regard dédaigneux, le fixant comme s'il regardait une saleté collée à la semelle de ses chaussures, puis lui parla avec mépris :
- Tu m'as déçu, numéro trente-cinq. Je t'ai clairement expliqué ce que j'attendais de toi. Es-tu si stupide que tu es incapable d'apprécier l'honneur que je t'ai fait avec mon choix ? Réalises-tu ce que je suis capable de faire en cas de la désobéissance ? Je peux te faire couper le pénis et les couilles, tu n'en auras pas besoin de toute façon. Te faire enchaîner dans une cellule disciplinaire et violer chaque jour par tous les officiers. Tu auras impression d'être baisé par Poudlard-express. Tu vas devenir une pute, bien pire que celles qui travaillent dans les bordels les moins chers. De plus... Lawson m'a informé que tu t'es lié d'amitié avec un prisonnier gravide... Un blondinet... Je pense que son numéro est vingt-neuf... Il portait autrefois le nom de Malefoy...
- Ne touchez pas à Drago ! Siffla Ron entre ses dents serrées.
- Inattendu, Winslow sourit de surprise. Tu sembles avoir une faiblesse pour celui qui était autrefois Monsieur Malefoy. Tant pis pour toi et pour lui. Alors... Si lors de ma prochaine visite, tu n'as pas de bonnes nouvelles pour moi, ton ami blondasse subira le même sort que toi. Naturellement, après l'accouchement. Eh bien, trente-cinq, vas-tu t'arrêter de te comporter comme un adolescent stupide ? Vas-tu accepter, enfin, et de porter mon enfant ? Je vois dans tes yeux que tu es d'accord. Alors bois la potion, déshabille-toi et monte sur le lit. Et ne t'attends pas aux caresses aujourd’hui. Je n'ai pas beaucoup de temps.