L’ULTIME ESPOIR DE L’HUMANITE traduit de Russe. Auteur Isra

Chapitre 22 : Tome II Les disparitions mystérieuses. Partie 13

Par Beauvais

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Avertissement : Ce chapitre comporte des scènes de violence sexuelle.

Trois jours s'écoulèrent depuis le « rendez-vous romantique » dominical avec Winslow, dont Ron ne pouvait se souvenir sans frémissement d’horreur. La pommade cicatrisante soigna rapidement les lésions et les bleus sur ses fesses et les conversations avec Drago apaisèrent un peu les blessures de son âme.

Jeudi matin, la convocation pour l'examen médical rendit Ron si nerveux qu'il ne put rien manger au petit-déjeuner. Il tenta de faire passer le mauvais goût dans sa bouche avec une compote de pommes et marmonna en s'adressant à Drago :

-         Ne cherche même pas à me féliciter avec l'heureux événement !

Drago sourit et prononça avec une sincérité inattendue :

-         Je ne te féliciterai pas pour ton état intéressant ! Promis. Mais pour ta libération des excès de Winslow et des autres, avec plaisir ! De plus, ta grossesse probable signifie qu’un de ces jours, tu seras transférée dans les locaux des « combinaisons rouges » et je pourrai voir ta bouille beaucoup plus souvent qu'actuellement.

-         Ai-je bien entendu, Malefoy ? Tu es heureux d'avoir pour voisin un traître à son sang ?

Ron essaya de plaisanter, bien qu'il se sentît bouleversé par le dégoût de lui-même et de la nouvelle vie qui était en train de se développer en lui.

-         Penses-tu qu’après la naissance de mon bébé, mes origines « noble » m’aideront à éviter la Cérémonie ? Le visage de Drago s'assombrit. – Ou qu’un nom célèbre dans le monde magique me protégera du viol ? Ici, personne ne se soucie de l’ancienneté de la famille ou de la pureté du sang. Ici, nous n’avons ni prénoms, ni noms, rien que des numéros. Nos « hôtes hospitaliers » ne se soucient pas de ces bagatelles. Tout ce qui compte pour eux, c'est que nous soyons capables de concevoir et de leur donner des enfants. Donc, pour répondre à ta question : le prisonnier numéro vingt-neuf serait heureux de partager le dortoir avec le prisonnier numéro trente-cinq.

-         Le monde est devenu fou, soupira Ron.

-         Je suis entièrement d'accord avec toi, acquiesça Malefoy, mais, dans ce monde fou, il est beaucoup plus facile de survivre à deux en s'entraidant, tu peux me croire.

***

Le guérisseur Blaine remit sa baguette dans la poche de sa blouse et nota quelque chose dans le dossier posé sur la table devant lui.

-         Toutes mes félicitations, trente-cinq ! La fécondation a réussi. Je n’arrive pas, pour l'instant, à déterminer si tu nous réjouiras par la naissance des jumeaux ou s’il n’y aura qu'un seul enfant, mais dans quelques semaines je pourrai le dire avec certitude. En attendant, nous informerons l'inspecteur Winslow. Je suis sûr qu'il sera ravi et voudra peut-être même te rendre visite de temps en temps. Les contacts sexuels pendant la gestation ne sont pas interdits, à condition de ne pas être trop actif. L’utilisation de jouets sexuels n’est pas non plus recommandée, sourit-il ironiquement. Je suis convaincu que tu seras ravi d'apprendre que tu bénéficieras désormais de certaines faveurs et de l’amélioration de régime alimentaire. De plus, tu seras transféré dans des locaux beaucoup plus confortables réservés aux futurs pères. As-tu des plaintes à formuler ? Des malaises, des étourdissements, des nausées ?

-         Non, mentit Ron, en retenant l'envie de vomir.

-         En tout début de grossesse, les vomissements, le manque d’appétit, les migraines et l’irritabilité sont tout à fait normaux. Plus tard, il faut s'attendre aux œdèmes des membres inférieurs, aux douleurs de dos et à une fatigue accrue. Cependant, tu pourras toujours me consulter si tu te sens mal. Désormais, toi-même, ta vie et ta santé valez votre pesant d'or. Bien entendu, cela ne signifie pas que tu es libre de faire ce que tu veux et d’enfreindre les règles du camp. Pendant que tu portes un enfant, personne n'osera te toucher, mais après sa naissance, on se souviendra de tous tes péchés et on te les fera payer au centuple. Je te conseille donc de ne pas agir de manière imprudente et de te comporter décemment. Et maintenant, revenons à nos moutons, voici ton emploi de temps : Au cours de la première et de la dernière semaine de grossesse, il est nécessaire de se faire examiner tous les cinq à six jours. Une fois que j’aurai la conviction que tout se passe bien, deux visites d'observation par mois suffiront. Au fait, tu peux changer d'uniforme.

Le guérisseur se dirigea vers le placard et en sortit une combinaison rouge vif.

***

Drago et Ron marchaient lentement le long du chemin serpentant à travers les arbres.

Deux mois après l'enlèvement, Ron comprit enfin que le campement se trouvait au milieu d'une forêt, probablement par la mesure de sécurité. La journée était claire et chaude malgré le début de l’hiver. Si derrière les arbres n’était pas visible une haute clôture avec des barbelés, on aurait pu penser qu’ils se promenaient tout simplement dans un parc.

Ron observa par-dessus son épaule le garde armé d’une mitraillette qui les escortait :

-         Merlin, j'avais déjà oublié à quel point c'est merveilleux de respirer de l'air pur ! Même eux, ne gâchent presque pas le tableau.

 Ron montra de tête le gardien.

-         C'est seulement pendant qu’on discute de la météo et qu'on parle avec respect de ton "bienfaiteur".

Ron perdit immédiatement tout son entrain :

-         Qui, d'ailleurs, il arrive dimanche prochain. Selon Blaine, la nouvelle de mon état l'a rendu vraiment heureux. J'espère juste qu'il ne va pas m'offrir une bague en diamant en signe de gratitude.

-         Je ne sais pas pour les diamants, mais il pourrait très bien t'offrir du chocolat.

À l'évocation de sa friandise préférée, la bouche de Ron se remplit de salive :

-         Ce n’est pas interdit ? On est sensé de suivre cette saloperie de régime !

-         Avant qu'Astoria et moi décidions d'avoir un enfant, j'ai lu quelques livres sur la façon dont ce processus se déroulait chez les femmes, avant l'explosion à Toulouse... Ainsi, dans les livres, il n'y a pas un mot sur l'interdiction du chocolat, ni des sucreries en général. Je crains que le Département des Mystères ne soit allé trop loin en imposant un régime alimentaire aux hommes en gestation. Je suis convaincu qu'un peu de chocolat ne pourrait pas te nuire et améliorerait certainement ton humeur.

-         Mordred, Drago, étais-tu vraiment obligé d'aborder ce sujet ? Ron déglutit et ressentit immédiatement la nausée, qui le hantait depuis plusieurs jours, lui monter à la gorge - Maintenant, je vais rêver comment ce connard de Winslow...

-         Héy ! l'interpella brusquement le garde. - En parlant de l'inspecteur, pas de gros mots, trente-cinq !

-         J’en prends note, Sergent ! Ron soupira. – Maintenant, je vais rêver comment mon protecteur respecté, père de mon enfant à naître… C’est mieux, sergent ? M’offrira la délicieuse tablette de chocolat.

-         Asti aussi aimait le chocolat, dit Drago d'une voix à peine audible, surtout le chocolat blanc. Mes clients belges et suisses lui envoyaient toujours quelques boîtes par hibou, lorsqu'ils payaient les artefacts qu'ils commandaient.

-         Elle te manque terriblement, Ron constata l'évidence.

Drago posa la main sur son ventre saillant, recouvert de la veste d'uniforme semblable à celle de Ron.

-         Elle me manque... C'est probablement un mot trop fade et inexact pour ce que je ressens vraiment. Tant que je porte notre enfant, c'est comme si elle était toujours avec moi. Et je préfère ne pas penser à ce qui se passera après sa naissance.

Ron se rappela parfaitement que, lors de leur première rencontre à la cantine du camp, Drago avait dit qu'il ne permettrait pas qu'on lui enlève son enfant, et avait même fait allusion à un plan. Cependant, après cela, il n'en parla plus jamais, et il était trop risqué de poser des questions.

Le reste du temps jusqu'à la fin de la promenade, ils marchèrent en silence, chacun plongé dans ses propres pensées. Ron réfléchissait à son rendez-vous le dimanche prochain avec l'inspecteur Winslow, et il n'était pas difficile de deviner, ce à quoi Drago pensait, sa main ne quittant pas son ventre.

***

L'inspecteur Winslow était, apparemment, bien au courant du régime alimentaire recommandé à tous les prisonniers qui attendaient « l’heureux événement ». Au lieu du chocolat tant convoité, il se présenta au « rendez-vous » avec un plat en plastique rempli de fruits découpés. L’homme se déshabilla et une fois ses vêtements enlevés, il força également Ron à se dévêtir entièrement, puis il prit soin de nourrir le père de son futur enfant de sa main.

Weasley, pour retarder l'inévitable relation sexuelle, accepta, sans protester, que Winslow lui offre tout à tour : une fraise bien mûre, un quartier d'orange, un morceau de pomme.

Ron, qui était déjà nauséeux, faillit vomir, quand l’inspecteur, tout en lui mettant les fruits dans la bouche, commença à se caresser le pénis avec l’autre main.

-         Le guérisseur Blaine m'a prévenu que maintenant je dois être très, très doux et prudent avec toi, sourit Winslow, pas de fessée, pas de sex-toys... Bref, les rapports sexuels ennuyeux au possible, comme si nous étions mariés depuis au moins vingt ans.

« Si tu t'ennuies tellement avec moi, je peux très bien me passer de ces rapports, abruti ! » pensa Ron, en regardant avec un dégoût non dissimulé le gland violacé du sexe en érection de Winslow apparaître et disparaître dans son poing.

-         Écarte les jambes et plie tes genoux, ordonna-t-il en envoyant valser le plat de fruits sur le sol.

Ron obéit. Winslow sortit du lit, fouilla dans les poches de ses vêtements pour en extraire un tube de lubrifiant.

-         Détends-toi et laisse-moi faire, ordonna-t-il à Ron, qui se mordait les lèvres, - ce n'est qu'un doigt pour l'instant. Je ne pensais pas que notre courageux Auror était si lâche !

Puis il ajouta sur le ton méprisant tout en essayant de détendre l'anus serré de Weasley :

-         Je vois que Brix ne t'a pas préparé pour le rendez-vous d'aujourd'hui.

Ron fit non de la tête, en fermant résolument les yeux.

Mais l’homme fut impitoyable :

-         Ouvre les yeux et regarde-moi.

Puis il se pencha sur l'aine de Ron et prit soudain sa verge dans la bouche.

-         Ah ! Souffla Ron, qui ne s'attendit pas du tout à ça.

Il avait déjà oublié que ça pouvait être si bon ! Hermione ne lui offrait que très rarement ce plaisir. Elle pensait que le sexe oral était humiliant pour les femmes et ne le pratiquait avec son mari que pour de grandes occasions.

-         Tu l'as mérité, trente-cinq, dit doucement Winslow, en faisant écho à ses pensées.

Il sortit le pénis de Ron de la bouche et le lécha sur toute la longueur, puis l'engloutit à nouveau en s’empalant dessus jusqu'au fond de la gorge.

Ron étouffa un sanglot. C'était merveilleux et horrible à la fois. Les lèvres et la langue de Winslow l'élevèrent au sommet de plaisir, et les doigts, qui s'agitaient en rythme dans son anus, ne lui permirent pas d'oublier qu'il n'était qu'un jouet entre les mains d’un sadique.

-         Je pense que tu es prêt maintenant !

Winslow sourit et serra le sexe de Ron à la base, pour l'empêcher de jouir. Puis il écarta les jambes de ce dernier tout en les soulevant :

-         Arrête de trembler comme une feuille ! Marmonna-t-il entre ses dents. Je vais te baiser de toute façon, mais si tu te détends, tu pourras éventuellement en éprouver du plaisir.

Il commença à enfoncer lentement son sexe dans le fondement de Ron. Winslow savait clairement comment s’y prendre. Cela ne fut douloureux qu’au tout début. Et puis Weasley se sentit à nouveau submergé de honte. C’était comme il s’observait de l'extérieur : échevelé, avec une érection, les jambes levées et les fesses brillantes de lubrifiant, dans lesquels Winslow pénétrait vigoureusement. Ron se mordit la lèvre et ferma à nouveau les yeux pour cacher ses larmes. Même dans un cauchemar, il ne pouvait imaginer une telle déchéance.

Pendant ce temps, les frictions devenaient de plus en plus fortes. Winslow attira Ron vers lui et modifia délibérément l’angle et la profondeur des intrusions pour toucher directement la prostate. Ron sentit, malgré l'humiliation et la honte, la chaleur de pur plaisir le parcourir. Il cria, se débattit dans les bras de Winslow et éjacula, tout en sentant le pénis de son violeur pulser à l'intérieur remplissant son rectum de sperme chaud.

***

-         Aujourd’hui, tu as été plutôt bon !

Winslow sourit en s'étirant sur le lit comme un gros chat.

-         Bien meilleur que les fois précédentes. Si mon empois de temps n'était pas si chargé, je t'aurais, probablement, rendu visite plus souvent, trente-cinq. C'est dommage que ce soit impossible ! J'espère que je vais te manquer !

 « Tu peux toujours rêver ! » Pensa Ron avec un soupir de soulagement. « Merlin soit loué ! Est-ce que j'aurai, enfin de la chance ? »

-         Nous nous reverrons probablement que le jour de l'accouchement, lorsque je viendrai chercher mon bébé, poursuivit Winslow. Et maintenant, je voudrais te montrer quelque chose... Comme c'est incommode de ne pas pouvoir pratiquer la magie ici !

Il sortit du lit et revint une minute plus tard avec des menottes moldues, tout à fait ordinaires.

-         Ne bouge pas ! sourit-il en regardant Ron, qui se figea instantanément. Ce n'est pas pour les jeux érotiques, tu en as eu, clairement, assez pour aujourd'hui. Je redoute, tout simplement, ta réaction sur ce que je m'apprête à te révéler. Lève tes bras.

Après avoir attaché Ron solidement aux barreaux du lit, Winslow retourna vers ses vêtements et en sortit une petite fiole en cristal.

-         Prêt ? À la tienne, Ronald Weasley




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