Revenir à Hogwarts n’avait pas été une chose qu’il avait imaginé après la guerre. Mais McGonagall, madame la directrice maintenant, avait déclaré avec l’appuie du corps enseignant que l’année précédente ne pouvait être une année tolérable. Ainsi, tous les étudiants reprenaient leur année comme s’ils ne l’avaient jamais commencée.
Il y avait donc un certain nombre de premières années il est vrai.
Mais Harry n’allait pas dire non à pouvoir être proche de sa petite-amie.
De plus, il voulait profiter de cette année tranquille pour découvrir les choses pour lesquelles il n’avait jamais eu le temps avant. Comme des informations sur ses parents, les secrets de la carte des Marauders, les secrets de la maison de Sirius.
Le notaire lui avait annoncé qu’en tant que filleul de l’héritier de la famille Black, il avait droit à vivre dans la maison, tout comme les autres héritiers et membres de la famille. L’héritière principale, dont il n’avait pas eu le nom, visiblement à cause d’un sort de mutisme, lui permettait d’y vivre sans compromis et avait déclaré n’en avoir pas besoin.
Harry n’allait pas s’en plaindre. Il vivait avec Hermione dans cette maison qu’ils essayaient comme ils pouvaient de garder en état tout en la mettant à leurs goûts. Kreattur n’appréciait toujours pas sa meilleure amie, mais il n’essayait pas non plus de la faire fuir.
Le vieil elfe avait également reçu un ordre de l’héritière, celui de servir l’héritier Potter et ses convives comme il se devait d’un elfe de maison.
Sa meilleure amie n’avait pas du tout aimé la citation mais il était d’avis que c’était, de toute manière, l’une des seules façons pour que Kreattur les écoute sans broncher. Il s’était peut-être adouci avec l’histoire de Regulus mais on ne changeait pas de vieilles habitudes en un claquement de doigt.
Ils avaient fait un énorme ménage, aidé de Ron, Ginny et leur famille. Ils avaient aussi eu la visite d’Andromeda, qu’il n’avait jamais rencontré avant cela, venant lui présenter son filleul, Teddy.
Il avait passé une après-midi entière à porter ce petit être dans ses bras sous les yeux de sa grand-mère, qui semblait ne pouvoir poser son regard sur quoique ce soit dans la maison Black sans y voir un souvenir. Une après-midi entière, où il avait regardé ce petit garçon tout en se disant que ce dernier ne devait finir comme lui. Seul.
Lui et Andromeda se mirent d’accord sur un planning, et il passa ainsi tous ses dimanches d’été chez la cousine de son parrain à s’occuper de ce petit bout.
Il n’avait pas pensé à demandé à Ginny et celle-ci ne lui dit jamais de rester. Simplement un baiser, des fois un jouet à donner à Teddy. Rien de plus.
Il ne pouvait que tomber amoureux un peu plus.
Malheureusement, la dernière Tonks ne pu pas lui apprendre grand-chose sur ses parents ou même Sirius. Et ce qu’il avait appris lui brisait le coeur suffisamment pour qu’il ne veuille pas forcément en apprendre plus.
La maison Black devenait la maison Potter, remplaçant la magie noire et les sorts de tortures par des papiers peints plus chaleureux et des rires.
« Le dîner va commencer, ramènes-toi. » lui lança Ron, ne rentrant qu’à moitié dans le dortoir pour le prévenir.
Harry lui répondit à l’affirmatif avant de fermer sa malle. Il pourrait regarder les photos qu’ils avaient découvert avec Hermione plus tard.
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Plus tard devient plusieurs jours après, la boîte contenant les photos sur ses genoux alors que lui et plusieurs de ses camarades profitaient de leurs après-midi pour simplement exister dans le parc de l’école.
A plusieurs mètres de là, se trouvait la cours où lui et Voldemort avaient partagé leur dernier combat.
« J’aime bien la nouvelle professeur de Défense. » lança Ginny, jouant avec son vif d’or. « Vous avez vu le nombre de bouquins et de squelettes qu’il y a ? »
« Elle connaît son sujet en tout cas, ce qui est bien plus que beaucoup de professeurs qu’on a eu ces dernières années. » continua Hermione, regardant les pages de son livre sans vraiment y faire attention.
Elle devait probablement se faire une carte mentale avant de le commencer. Harry ne comprenait pas le principe mais il savait que c’était quelque chose qui marchait chez sa meilleure amie.
« Bahh.. Outre le fait que Moody n’était en fait pas Moody, ses cours n’étaient pas mauvais. » fit son meilleur ami avec une voix embrassée.
Les quatre jeunes se regardèrent avant d’accorder le point. Ils avaient en effet eu de vrais cours avec Barty Crouch Junior, ils ne pouvaient pas le nier. Surtout pas avec la reprise d’Ombrage après.
« Les cours de Remus étaient tout de même les meilleurs. » ajouta-t-il. « Difficile de toper ça. »
« Parlant de Remus, » fit sa petite-amie en attrapant d’un geste vif la petite boule dorée. « tu vas rester longtemps avec la boîte sur tes genoux sans regarder ? »
Harry baissa les yeux vers la petite boîte en bois. Sans savoir pourquoi, il avait une légère appréhension à l’ouvrir. Il savait que son père n’avait pas été tout rose, de même que Sirius et Remus. C’était peut-être une guerre entre eux et Snape mais cela ne changeait pas que les humiliations n’étaient pas quelque chose que le jeune homme appréciait.
Comme lui avait dit Arthur, ils avaient tous été jeune un jour et avaient fait des conneries. Chose que lui, Ron et Hermione n’avaient pas vraiment pu avec leur jeunesse trop pleine des malheurs de la guerre. Malgré ça, il ne voulait pas découvrir de nouvelles choses qui changeraient sa vision de ses parents et de leurs amis sans qu’aucun ne puisse s’expliquer.
Hermione lui attrapa la main, serrant légèrement celle-ci comme si elle lisait ses pensées. Il lui sourit simplement avant d’ouvrir la boîte.
Plusieurs photos lui sautaient déjà aux yeux, une ou deux où il pouvait deviner sa mère, son père, Remus. Il y avait aussi des notes manuscrites, peut-être des lettres. Cela semblait sans fond, comme le sac que la brune avait eu durant leur course poursuite aux horcruxes.
« Je peux ? » demanda-t-elle d’un ton doux avec sa baguette au dessus du petit coffret.
Il acquiesça, parce qu’il avait confiance en elle. Il avait toujours confiance en elle. Ils la regardèrent lancer un sort dont il n’était pas sûr d’avoir compris le nom, mais après quelques secondes où les photos et notes bougèrent, il eu l’impression qu’elles s’étaient auto-rangées.
« C’est quoi comme sort ? » questionna le roux, posant sa tête sur l’épaule droite de sa propre petite-amie pour mieux voir par dessus son épaule.
Cela aussi avait été une chose qu’il avait imaginé. Ou plutôt, qu’il avait espéré avant de se dire qu’il ne pourrait rien y faire tant que ces deux zigotos ne sortiraient pas la tête de leur derrière. Dire que cela avait mit du temps été un euphémisme.
« Je l’ai trouvé dans un des grimoires de la maison. Il range les choses par ordre chronologique. »
« Oh ! » fit Ginny en souriant « Cela veut dire qu’on va voir leurs bouilles d’enfants. Mignon. »
Harry sourit à l’idée de voir si son père été si autant que ça son portrait craché. Il se souvenait encore de sa propre bouille quand il avait commencé l’école, le visage encore plein de ses joues d’enfants. Qui avaient vite disparu avec le stress et la terreur.
La première entrée du coffret était visiblement la lettre d’Hogwarts de Sirius. Exactement la même que la sienne avait pu l’être si ce n’était l’année et la date de rentrée. Il regarda la seule et unique photo de cette année-là, Sirius et, probablement, Regulus, devant la tapisserie de la famille Black. Aucun des deux garçons ne souriaient, dans leurs vêtements bien trop taillés pour des vêtements d’enfants. Au verso, il pouvait lire d’une écriture enfantine ‘’Reggie et moi, avant que je parte à l’école’’.
Aucun de ses camarades n’émirent un mot à cette photo. Il ne valait mieux pas après tout. Ils se rappelaient tous des disputes entre Sirius et le portrait de sa mère, seulement calmées par Remus. Ou plutôt, le deuxième tirant le premier au loin.
Il sourit en voyant une lettre signée par son père, visiblement écrite durant les vacances d’été entre la première et deuxième année. Ils n’avaient pas du tout la même écriture, bien que celle de James soit encore probablement pleine de changements à venir.
« Visiblement, ça planifiait les blagues dès les vacances pour la rentrée. » ricana-t-il, sa petite-amie et son meilleur ami se penchant vers lui pour mieux lire ce qu’il pointait du doigt. « ‘’Achète assez de fausses plumes, il nous en faudra assez pour toute la Grande Salle !’’ »
Ron ricana à son tour alors que Ginny semblait plus se demander ce que deux garçons de douze ans pouvaient bien avoir en tête avec des plumes.
Il découvrit ainsi plusieurs farces que les garçons avaient préparé durant leurs vacances, accompagnés de quelques photos du duo, quelques fois avec Remus, quelques fois avec Peter. Une seule photo, datant de la troisième année, regroupait les quatre jeunes hommes.
« Ouais. Tu ressembles grave à ton père quand même. » fit sa bien-aimée en fronçant les sourcils entre lui et la photo.
Comme si elle essayait de se rappeler de sa propre tête quand il avait quatorze ans. Non pas qu’elle ai faux. Il pouvait voir pourquoi Remus et Sirius l’avaient mentionné. Sa peau était plus claire oui, ses yeux étaient verts certes, son visage un peu plus rond peut-être. Mais cela était peut-être bien tout.
Il avait été presque une copie conforme de son paternel à cet âge.
« J’peux que confirmer mate’. Tu as la même tronche. » confirma Ron, faisant relever la tête d’Hermione de ses notes.
Elle regarda la photo une seconde, puis lui, avant d’hocher les épaules en acquiesçant. Puis elle repartie à sa tâche. Cela lui fit émettre un son amusé.
« Je pense que c’est la première fois que je peux être d’accord avec cette affirmation. »
« Pas faux. »
Il donna un coup léger à son meilleur ami, avant de retourner à son dépouillage. Il retomba à nouveaux sur des lettres de son père, certaines de Remus également. Aucune de Peter.
Harry se demanda si Sirius avait refait un tour dans sa boîte à souvenir après être revenu d’Azkaban, enlevant le plus que possibles les traces de cet ami qui les avait tous trahis. Il regarda à nouveau le visage de Peter, sur cette photo d’eux quatre. Le plus petit de la bande, un visage légèrement plus bouffie mais pas bien plus, des cheveux bruns qui ne semblaient pas partir dans tous les sens au moindre changement de vent.
Juste un garçon banal, sans histoire.
Cette fois, ce fût la main de Ginny qui le ramena à la réalité. Elle se cala contre lui, et il bénit son poids contre lui.
« ‘’Je conçois que la fourrure soit un problème, mais je ne vois guère de solution pour l’enlever. On trouvera peut-être quelque chose pour aider, c’est plus plausible.’’ » cita-t-il d’une des lettres de son père.
« La fourrure ? » demanda Ron avec un sourcil haussé.
« Il me semble que c’est comme cela qu’ils nommaient la lycanthropie de Remus entre eux. » Harry fronça les sourcils. « Cela doit être le moment où ils l’ont découvert. »
« Dire qu’il n’y a toujours pas d’avancement de ce côté là. » s’indigna Hermione en relevant son visage de ses notes. « Remus a reçu l’ordre de Merlin, premier loup-garou à l’avoir jamais reçu merci bien, mais est-ce que les choses ont avancé pour eux ? Absolument pas ! Le ministère préfère faire comme si la guerre n’était rien de plus qu’un petit désagrément. Ça me débecte. »
« Je ne doute pas que tu changera ça quand tu seras au ministère. » s’amusa légèrement Ginny.
Non qu’aucun d’eux trois n’aient un doute à ce sujet. Ils écoutèrent tout de même la brune avancer ses idées primordiales envers la méconnaissance de la lycanthropie et des porteurs du maléfice.
Il était pourtant vrai que la médaille de Remus avait fait du bruit auprès des sorciers mais outre une plus grande présence des défenseurs des loup-garous, le ministère n’avait pas lancé de lois ou de changement de règles. Qu’importe la hausse du maléfice recensée après la bataille d’Hogwarts.
Andromeda lui avait avoué le fait que, même si Remus avait été en vie, cela n’aurait rien changé quand à la garde de Teddy. Elle aurait le gardien du petit-garçon, son propre père ne pouvant prendre aucune décision légale pour lui. Harry aurait eu plus de droit sur son fils que lui.
L’idée l’avait rendu malade.
La prochaine photo était.. étrange. Il pouvait voir trois gobelets dans un coffre. Il regarda l’autre côté pour comprendre mais il n’y avait que la notation ‘’test 1’’ d’écrit. Il donna un coup de coude à la brune pour qu’elle regarde avec lui.
« Oh. Ça doit être la potion pour devenir Animagi. »
Ron et lui froncèrent les sourcils, son meilleur ami prenant la parole avant lui.
« Je croyais qu’il y avait tout un délire où cela prenait des mois pour tenter la première transformation. »
« A vrai dire, oui et non. » Hermione poussa un soupir en voyant qu’aucun d’eux deux ne semblaient suivre. « Vous avez potions et transfiguration dans votre cursus, il serait peut-être temps de faire un minimum attention à vos cours. »
Ginny, traîtresse, se cacha dans son épaule pour ricaner. Mais cela n’empêcha pas sa meilleure amie de continuer.
« Il faut garder une feuille de mandragore durant tout un mois dans la bouche. Ensuite il faut en effet une potion, si la potion est réussite, il faut une tempête pour tenter la première transformation. Donc cela prend en effet, minimum un mois. Mais si la potion prend dès la première fois et qu’avec de la chance, une tempête éclate peu après.. »
Harry papillonna des yeux quelques secondes avant de regarder à nouveau la photo. Trois gamins de quinze ans ont fait ça. Ils ont fait ça pour tenter d’aider leur ami dans sa malédiction. Son père avait gardé une feuille de mandragore pendant un mois complet dans sa bouche, attendu une ou plusieurs tempête pour devenir un animagi de manière illégale, juste pour aider un de ses amis.
Il le savait techniquement déjà. Mais d’avoir le fait accompli, en quelque sorte, le rendait fier. Il avait l’impression de connaître un peu plus l’homme qui était son père, James Potter, avec cette image.
« Ils ont fait tout ça pour Remus. » lança sa petite-amie dans le léger silence, admirative.
Ron lui passa une main dans les cheveux, lui faisant légèrement bouger la tête vers son couple de meilleurs amis. Il sourit au roux. Ouais. Comme eux étaient partis dans les profondeurs du château dès leur première année. Comme eux l’avaient suivit dans une chasse possiblement perdue l’année précédente.
Griffondor. Loyal jusqu’à la fin. Courageux et têtes brûlées.
La seconde photo de cette quatrième année était justement une photo de Remus, assit dans un seuil d’une des fenêtres de la salle commune de leur maison. Il semblait plongé dans son observation de dehors, un livre sur les genoux et sa baguette à son oreille. Il regarda le verso pour y lire ‘’Rien de bien terrifiant n’est-ce pas ?’’.
Il sourit à cela avant de regarder la photo à nouveau. Le jeune lycan semblait trop absorbé par la nature pour ne serait-ce que bouger. La seule preuve que c’était une photo de sorcier était le fait de voir sa respiration.
Rien de terrifiant en effet.
D’autres personnes s’ajoutèrent aux photos cette année-là, dont sa mère. Il la regarda rire à une blague qu’il ne pouvait entendre, visiblement venant de la jeune fille noire à ses côtés. Remus était assit près de sa mère, un sourcil montant sur son front, Sirius riait à moitié sur lui tandis que Peter était de l’autre côté de la table avec une jeune blonde dont il ne voyait pas très bien le visage.
« ‘’Marlène a déclaré pouvoir battre Remus à un bras de fer. Personne n’y croit.’’ » cita-t-il à nouveau. « Ouais, difficile de battre un mec avec une force surhumaine. »
Ron acquiesça ses propos en penchant la tête sur le côté. Hermione et Ginny levèrent les yeux au ciel.
Il appréciait en connaître plus sur le groupe d’amis de ses parents, sur eux-mêmes. Mais il dû s’arrêter là, la cloche sonnant déjà les cinq heures et ils avaient d’autres choses à faire avant d’aller dîner.
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L’héritier des Potter avait déplié la carte sur le sol du dortoir, montrant cette dernière pour la première fois à Dean, Neville et Seamus.
Voir ses trois autres camarades de dortoir vivants, entrain de ranger leurs malles, avait été comme une claque. Ils s’étaient regardés tous les cinq pendant plusieurs secondes avant de se prendre dans les bras comme ils pouvaient le faire les années précédentes. Simplement, les bras serrèrent plus fort, appréciant le fait que l’autre soit toujours vivant.
Hermione, Ginny et Luna étaient montées également, profitant du chef d’oeuvre d’ingéniosité de quatre gamins ayant beaucoup trop de passions pour ce qu’il ne devait se faire : détourner les règles.
Sa meilleure amie et Dean émettaient des hypothèses sur quels sorts avaient bien pu être utilisé pendant que les deux plus jeunes regardaient les noms bouger à chaque mouvement de leurs porteurs. Seamus était entrain de noter les passages secrets dans un carnet pour les fouiller plus tard, chose qu’il allait totalement faire également avec Ron.
Eux deux étaient entrain de regarder les lettres de la cinquième année, où Remus parlait de ses recherches pour la carte, où James planifiait les prochaines farces et commençait à parler de son crush pour sa mère.
Le roux lui lança un regard amusé quand ils regardèrent ce certain passage. Oui son père avait visiblement été plus qu’un idiot transit. Que voulez-vous, cela devait être dans les gênes.
Son regarde se perdit quelques secondes sur Ginny, qui riait au fait que Luna pointait visiblement un couple auquel elles ne s’étaient pas attendues.
Yup.
« Oh chérie, tu vas vouloir voir ça. » lança Ron dans le brouhaha, faisant relever la tête d’Hermione alors que le roux lui tendait une feuilles de notes.
En regardant légèrement, Harry reconnu l’écriture du loup-garou. Cela devait être ses notes pour la carte que Sirius avaient gardé précieusement.
« Mec, on peut entrer dans les réserves d’Honeyducks. WTF. » s’écria Seamus avec émerveillement.
Harry et Ron s’échangèrent un regard amusé avant de reprendre leur lecture.
« Le sortilège d’Homonculous, oui je le vois bien mais... » fit Hermione sans voix. « Mais c’est impossible que ce soit le seul. La magie continue de - »
La brune fit la grimace et chacun dans la pièce compris ses prochains mots sans les étendre. La magie continuait de vivre alors que leurs propriétaires n’étaient plus. Chose qui n’était en soi pas surprenant oui, pour des sorciers expérimentés et habitués à lancer des sorts ou des malédictions. Pas une magie normalement à portée de gamins voulant s’amuser.
« Si on mettait la main sur toutes les recherches de monsieur Lupin, ça serait une avancée énorme. » continua Dean en coupant le silence lourd. Il se tourna vers Hermione. « Imagine ce qu’on peut faire avec des Homonculous infinis ! On pourrait faire en sorte de donner de plans à chaque nouveau sorcier et sorcière née-moldu ou sang mêlé pour chaque grandes villes sorcières ! »
Il était vrai que cela aurait pu bien aidé Harry pour éviter de finir dans les rues noires du Chemin de Traverse. Ou du moins, pas en se perdant.
Cela lui faisait toujours étrange d’entendre monsieur Lupin. Il savait que certains de ses camarades n’avaient pas eu de lien avec Remus, ou du moins pas plus que celui de professeur étudiant ou soldats. Mais il se disait que les manières pouvaient disparaître maintenant.
Pas comme si Remus leur en aurait voulu d’utiliser son prénom.
Il laissa les deux fous de sortilèges continuer leur discussion animée alors qu’il se replongeait dans les lettres et photos. Ron lui laissait toujours ces dernières, sans réellement les regarder, sachant que c’était ce qu’Harry voulait voir le plus.
Il sourit en voyant Sirius à moitié sur les épaules de Remus, qui semblait très peu heureux de l’idée comparé à son parrain qui avait un sourire jusqu’aux oreilles. Son père, s’il ne se trompait pas, avait écrit ‘’Il veut monter le loup mais le loup n’est pas trop d’accord.’’ Il sourit en voyant son père entrain d’expliquer son plan pour le prochain match de quidditch, le visage de Sirius portant un air désespéré dépassant du tableau que son père pointait avec sa baguette tandis que Marlène essayait de ne pas rire. Il sourit aussi en voyant Peter et Remus dessiner sur le visage de Sirius sous les mains tremblantes du photographe.
Juste des gamins faisant des gamineries.
Harry entendit plus Ron grimacer qu’il ne le vit, lui faisant froncer les sourcils. Le roux lui répondit par un regard penaud.
« Sirius a gardé des pages et des pages d’excuses qu’il a raturées et recommencées pour Remus. »
Ceux qui n’étaient point au courant de l’histoire avaient le visage questionneur mais ni eux deux, ni Hermione ne se lancèrent dans une explication. Ce n’était pas quelque chose qu’ils avaient vraiment envie de raconter quand ils avaient la preuve que cela avait été une connerie faite dans la rage, sans penser aux conséquences, quand ils avaient la preuve de jusqu’où ces gamins avaient été prêt à aller pour aider leur camarade maudit.
Le brun baissa les yeux sur les photos suivantes, où en effet, il ne voyait plus Remus et Sirius ensemble. Où le visage du deuxième était rarement souriant comme précédemment et où le premier était bien souvent avec sa mère, Marlène et Mary. Et une jeune fille de Serpentard dont il n’avait pas encore eu le nom.
Avant que Remus ne réapparaisse avec Sirius, sous sa forme de chien, entrain de lire sous un arbre avec la tête de ce dernier sur les genoux.
Ron pouffa, lui passant une note.
« ‘’Ce n’est pas sympa de profiter de ta bouille canine pour que Remus accepte de te parler – J. J’utilise tous les moyens que je peux ok ?! Je suis désespéré ! - S.’’ » cita-t-il à voix haute.
« Difficile de résister à un chien en effet. » lança Neville avec un léger ricanement, entraînant plusieurs d’entre eux avec lui.
Harry retrouva la photo de Sirius sous sa forme de Padfoot et la montra à tous le monde. Les filles émirent un son d’adoration ensemble avant de se regarder et de rire.
« Visiblement ça a marché. » continua-t-il en regardant la photo suivante.
Remus était visiblement entrain d’aider Peter, Sirius et Marlène avec leurs devoirs. Non que, de ce qu’il avait compris, son parrain en avait besoin réellement, mais c’était une façon de prouver qu’il voulait faire mieux à son ami.
La dernière photo de cette cinquième année représentait toute la petite bande à un pique-nique. Son père avait sa baguette en l’air, probablement celui qui faisait en sorte que l’appareil lévite et prenne la photo. Sirius avait la tête sur les genoux de Remus et les jambes sur celles de James, les deux bras se levant en l’air, manquant de donner un coup au loup-garou. Peter se trouvait à côté de ce dernier, entrain de boire, l’autre bras en l’air. Lily et Marlène se tenaient bras-dessus bras-dessous, un verre dans l’autre main. Mary tenait son père par les épaules, sa tête posée sur le nid d’oiseaux qu’était ses cheveux. La jeune fille de Serpentard était à côté de Remus, riant à gorge déployée.
‘’Dernier jour de cinquième année. Dorcas à l’air folle.’’ lit-il. Pas très gentil pour leur camarade mais il pouvait penser de même quand Dean se mettait à rire à en perdre l’équilibre. Il ne pouvait pas juger.
Il passa la photo à sa propre petite bande, qui sourirent en voyant leur professeur si heureux.
« Ta mère était magnifique. » lui lança Ginny et il sourit simplement.
Yep. Sa mère était très belle.
Quand la photo retourna dans sa main, il referma la boîte, sachant très bien ce qu’ils allaient trouver dans les lettres de James durant ces vacances d’été. Il n’avait pas totalement envie de lire ce qui allait se passer alors que tous étaient dans l’euphorie des découvertes.
Ron lui offrit une tape sur l’épaule, sachant également la suite, avant de se lever pour rejoindre Hermione sur son lit, avec Dean, alors qu’ils ne s’étaient jamais arrêté d’essayer de comprendre les pauvres notes de Remus sur la carte.
Ginny prit sa place, avec Luna. Les deux jeunes filles lui parlant des petits moments probablement bien adulte qu’elles avaient pu déceler sur la carte. Neville et Seamus parlaient des passages secrets qu’ils voulaient voir en premier.
Ouais, c’était une bonne soirée.
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Les cours de madame Blupin étaient au même niveau que ceux de Remus. Elle avait la même passion que leur ancien professeur et le même humour sans pince dont Harry avait été si prompt à apprécier gamin.
Elle lui faisait penser bien trop au défunt loup-garou également. Une sorte d’image renversée avec, des fois, quelques similarités à Sirius qu’il ne comprenait pas. Sans oublier une douceur qui n’était pas présente sur ses deux anciens parents.
Il sait qu’il ne devrait pas les penser comme tel, probablement. Mais dans une autre vie, il aurait fini entouré d’eux comme ses oncles un peu fous et non comme des inconnus.
Harry avait suivit Hermione dans la Salle sur Demande, parce qu’elle voulait voir si la salle pouvait leur donner plus d’informations sur la carte et les notes de Remus. On ne savait jamais après tout, la magie marchait comme elle voulait bien l’entendre et pas autrement.
Il avait avec lui la boîte de Sirius, voulant profiter de l’heure où sa meilleure amie s’arracherait les méninges pour passer à l’arrivée de l’ancien condamné chez ses grands-parents.
Il savait déjà, dans les grandes lignes, ce qu’il s’était passé et les demis-mots d’Andromeda avaient ajouté des petites lignes qu’il ne voulait pas vraiment voir de plus près.
La brune passa trois fois devant le mur avant qu’une porte ressemblant bien trop à celle d’un dortoir apparaisse. Ils se regardèrent étonnés avant d’entrer.
Le brun papillonna des yeux quelques secondes en regardant une copie conforme à sa propre chambre. Si on enlevait le fait que le bazar était légèrement différent. Les posters n’étaient pas les même, plus de figures de la musique moldue que des figures de quidditch. Y avait deux ou trois vestes en cuirs sortant d’une des malles, plusieurs pulls bien rangés sur une autre. Il pouvait voir une petite valise avec écrit ‘’produit quidditch’’ dessus au pied d’un troisième. Des livres de cuisines sur le quatrième. Un calendrier avec les phases de la lune notée sur la page.
« On est - » commença-t-il sans finir.
« Wahou. » continua Hermione avec admiration. « On est dans leur dortoir ? »
Il avança vers le lit qui, s’il se fiait au matériel de sport, devait être celui de son père. Il écarta légèrement le haut des rideaux, où les initiales du propriétaire étaient censées être. Il vit le J.F.P. et déglutit.
« La magie peut être si belle... »
Harry se tourna vers sa meilleure amie qui fit un signe de main pour dire que ce n’était rien. Ils avaient si vite découvert le mauvais côté de leur monde qu’ils en oubliaient le beau, surtout après ces deux dernières années.
Il regardait encore les cicatrices de Ron, les longues traces de tentacules des cerveaux qu’ils avaient passé au ministère en tombant dans le piège de Voldemort, celle d’Hermione que Bellatrix avait laissé au manoir Malfoy, avec la culpabilité au creux de son ventre. Comme une preuve que la magie pouvait être un mal terrible auquel aucun d’eux ne pouvait bien faire grand-chose.
Puis il se passait des moments comme celui-ci. Monter sur un hippogriffe, voler sur un balais, faire pétiller les yeux d’un enfant avec des étincelles, découvrir un souvenir du passé et pouvoir le toucher du bout des doigts...
Ils avaient manqué tant de choses à cause du mage noir. Il était grand temps qu’ils reprennent ce qui leur avait été prit.
« Bon. » reprit Hermione avec aplomb en sortant sa baguette. « Les notes de la carte des Marauders. »
Rien ne se produisit. Ou plutôt, il eu un bruit venant du lit, qu’il devinait, être celui de Remus mais rien de plus. Comme si la Salle leur disait ‘’je veux bien mais je peux pas faire plus’’.
La jeune femme poussa un soupir rieur avant de se mettre au travail. Il la laissa faire, se retournant vers le lit de son père. Ce dernier était assez propre, pour un adolescent du moins. Il y avait des plumes d’écritures sur la table de nuit, des traces d’encre ci-et-là sur le sol. Il était presque sûr de voir une trace d’explosion derrière le poster d’un joueur de quidditch qu’il ne connaissait pas. Il s’approcha de la table de nuit et prit le cadre dans ses mains.
Cela devait être ses grands-parents, s’il en croyait la présence d’un James Potter d’environ cinq ou six ans souriant avec dans ses mains un balais.
Ses deux grands-parents étaient rieurs à face à la joie de leur fils, avant de se regarder avec tendresse. La main de son grand-père, Fleamont il avait apprit dans les lettres de Remus, était sur l’épaule de sa grand-mère, Euphemia.
Sirius lui avait dit qu’ils étaient morts peu après le mariage de ses parents. C’était une des raisons pour lesquelles ils s’étaient mariés à vrai dire, la santé de sa grand-mère déclinant bien trop vite malgré les soins de Lily et Mary. Il lui avait également donné son arbre généalogique, ou du moins l’arbre des Potter, en lui disant d’aller un jour à l’adresse au dos.
C’était la maison de ses grands-parents, techniquement tout aussi sienne que celle de son parrain aujourd’hui. Même plus, vu qu’il en était le seul héritier.
D’après Arthur, la maison se trouvait quelque part en campagne entre Cambridge et Norwich, à quelques heures de Londres. Il y était déjà passé avec les frères de Molly pour des missions de l’Ordre durant la première guerre. Une petite maison de campagne, hors de portée des moldus.
Peut-être qu’il proposerai à Ginny d’y vivre quand ils auront finis leurs études.
Il avait prévu d’y faire un tour avec Ron durant les vacances d’été suivante. Afin de faire une pause de la maison Black, même si cette dernière devenait de plus en plus la leur. La sienne.
Ses grands-parents semblaient heureux. Amoureux. Il aurait adoré les connaître.
Hermione émit un petit son de joie et il se tourna pour la voir soulever un coffret avec force pour le poser sur le lit de Remus.
« Je ne pensai pas le dire un jour, » commença-t-elle avec bien trop de joie dans la voix « mais je pense que Remus était encore plus parano que moi quand à ses affaires. »
Il pouffa à l’idée. Parce que depuis que les deux adolescents vivaient ensemble, ou même avant quand ils étaient dans la tente à parcourir le pays, il avait bien remarqué à quel point sa meilleure amie pouvait mettre un nombre énorme de protection sur ses affaires sensibles : notes pour sortilèges, potions en cours, ingrédients importants et rares… Il pouvait être sûr de devoir demander à la brune le passage pour n’importe quoi dans ce genre parce sinon il finirai avec un mauvais sort ou un maléfice dans la figure.
Non. Il ne parlait pas d’expérience.
« Elle était collée et enchaînée au sol tu y crois ? » continua-t-elle sans faire attention s’il suivait ou non. « Je suis sûre qu’elle est alourdie pour que seule sa force de loup-garou puisse la porter. J’ai dû utiliser un sort de semi-lévitation pour la porter d’un mètre du sol. »
« Peut-être afin d’éviter aux elfes d’y toucher ? » dit-il en s’asseyant sur le lit de son père.
Il fronça les sourcils, levant les fesses et le drap, pour découvrir une brosse à balais peine de vernis. Il grimaça.
Ouais ok, pas des plus propres à trouver sous les draps. Il aurait pu tomber sur pire probablement.
« Peut-être. » valida la brune tout en regardant le coffret devant elle. « Maintenant faut que je trouve les sorts qui ont été lancé là-dessus. »
Harry pouffa à la détermination de sa meilleure amie, absolument pas douteur du fait qu’elle y arriverai dans les minutes qui suivraient. Il reparti à sa découverte du coin de son père.
En ouvrant la malle, il ne découvrit rien. Il fronça les sourcils, avant d’ouvrir et refermer cette dernière.
« Même la magie ne peut tout savoir Harry. » fit doucement Hermione, avec un sourire désolé sur les lèvres.
Ouais. Il en demandait peut-être un peu trop à la Salle sur Demande.
« Tu penses qu’ils ont laissé leur chambre comme ça une année et que c’est pour ça que la Salle s’en souvient ? » demanda-t-il à la jeune femme qui avait maintenant sa baguette derrière son oreille.
« Peut-être. J’imagine qu’ils n’avaient pas forcément besoin de tout ramener vu que de toute manière, ils étaient sûr de revenir l’année suivante. »
Comparé à nous, se dit-il. Il se demanda quand est-ce que les règles du dortoir eurent changé. Probablement durant la première guerre ou peu après celle-ci.
Il tira les tiroirs de la table de chevet mais il ne trouva que le noir également. Il poussa un soupir déçu mais ce n’était pas grave. Il avait devant les yeux déjà beaucoup plus d’informations sur son père et ses amis qu’avant.
Par curiosité, il souleva le tapis au centre du dortoir, où se trouvait un poêle flottant. Ouaip. Il avait bien deviné. Une énorme trace de brûlée se trouvait.
« Je me demande ce qu’ils pouvaient bien faire pour qu’il y ai autant de traces d’explosions sur le plancher. »
Hermione ricana en regardant à son tour, avant de lancer le premier sort d’une longue série. Il se dirigea vers le lit de Sirius, donnant un léger coup d’oeil à celui de Peter. Ce dernier était en désordre mais le table de chevet était plus propre que celle de son père. Une plante y était posée, qu’il ne reconnaissait pas.
Neville pourrait probablement lui en dire plus mais ce n’était pas comme si c’était quelque chose qui l’intéressait des masses.
Plusieurs livres de cuisines se trouvaient au pied du lit également, avec des chaudrons vides dépassant de sous le lit. Il ne chercha pas à comprendre bien plus avant de se tourner vers celui de son parrain.
Et il écarquilla un peu les yeux en voyant le bazar. Impossible que quelqu’un puisse dormir sur ce matelas. Il n’y avait d’ailleurs même plus d’oreiller. On dirait que le lit était tout simplement devenu une étagère multiple, il pouvait y voir de nombreux vêtements moldus, des livres et des livres, un gramophone se trouvait en son centre avec à sa droite, tenus par certains livres, plusieurs disques.
Il ouvrit la bouche mais sa meilleure amie le coupa avant qu’il ne pose sa question, pointant de sa baguette le deuxième oreiller sur le lit de Remus.
Lit par ailleurs très propre et au carré.
« Soit l’un montait la garde, soit ils dormaient ensemble. » fit-elle ne haussant les épaules avant de lancer un nouveau sort.
Transfigurer une planche en meuble était visiblement pas la première idée pour les jeunes adolescents qu’avaient été son père et ses amis. Pourquoi faire de la magie quand tu peux dormir à deux dans un lit ?
Il se perdit quelques secondes dans les titres des livres avant de se rapprocher de la brune et de ses marmonnements râleurs, lui donnant le sourire, pour enfin s’asseoir sur le lit du loup-garou.
La table de chevet de Sirius se trouvait à droite, s’il en croyait les bracelets et bagues métalliques, tandis qu’à gauche, celle de Remus avait un livre ouvert.
De l’acier inoxydable, pas de l’argent. Pour ne pas risquer que son camarade n’ai une réaction. Il en sourit.
Avant de sortir la boîte du dernier Black et de l’ouvrir là où il s’en était arrêté.
Il n’y avait qu’une seule lettre de son père, où il ne pu lire qu’une seule phrase : ‘’Fuis !’’. Les autres étaient principalement des lettres de Remus, quelques unes de sa mère, de Mary, Marlène, Dorcas ou encore Franck et Alice, les parents de Neville.
Il faudra qu’il lui montre en revenant au dortoir. Il pouvait être sûr que cela rendrait son ami heureux de pouvoir lire l’écriture de ses parents.
Il lis en premier celles de sa mère, quand bien même ce n’était pas le bon ordre. Elle racontait ses vacances avec les filles, visiblement les parents de Mary leur avaient proposé de venir durant la plus grande partie de l’été pour qu’elles puissent commencer un stage à Saint-Mungo. Elle mentionna aussi quelques fois des visites chez les Potter, le fait qu’elle était heureuse de voir Sirius loin de sa propre famille.
Le fait qu’elle comprenait la culpabilité de laisser un membre de celle-ci en arrière mais qu’ils ne pouvaient rien faire si ce dernier n’acceptait pas la main tendue.
Il repensa à sa tante, dont il n’avait aucune idée si elle allait bien ou non. A sa phrase, avant qu’elle ne lui laisse la maison où il avait grandi. Elle avait perdu sa sœur définitivement cette nuit-là, sans avoir le droit de pouvoir enfin accepter la main tendue qui l’attendait probablement encore.
Si cette nuit n’était jamais arrivée, il aurait vécue une vie terriblement différente.
Les autres jeunes femmes parlaient également des vacances et du stage à Saint-Mungo. Marlène semblait être la seule à savoir pour la fuite, ou du moins à le mentionner également. Peut-être parce qu’elle semblait également connaître la pression dû à ses propres parents qu’elle citait quelques fois.
Il finit par celles de Remus et resta quelques secondes devant sans comprendre.
Parce que ce n’était pas de l’anglais.
Hermione émit un cri de joie quand le coffret fit enfin un bruit de déclic. Avant de crier sa rage. Il se tourna pouvoir voir des lettres danser dans l’air, comme avait pu le faire le souvenir de Voldemort, mais celles-ci semblaient d’encre.
« ‘’Monsieur Moony apprécie l’intérêt que vous portez à ses affaires mais vous demanderai de ne point continuer à fouiller si vous ne voulez pas devenir verte. Monsieur Padfoot vous demande de continuer pour en rire. Monsieur Wortmail vous déconseille, parce qu’il a préparé la décoction lui-même et plus cela fait longtemps qu’elle attend, plus la couleur sera difficile à enlever. Monsieur Prongs vous félicite d’être aller aussi loin sans perdre vos dents, vos cheveux ou un membre car Monsieur Moony est très protecteur de ses affaires.’’ » lit-elle avec une légère colère, mais il pouvait y entendre de l’admiration aussi. « Merde. »
Il écarquilla les yeux une nouvelle fois depuis qu’il était entré dans cette pièce. Sa meilleure amie venait de jurer. Wahou.
Elle râla quelques secondes dans sa barbe. Avant de se tourner vers lui, agacement dans les yeux.
« Quoi ? »
Il lui sourit et lui montra la première lettre de Remus.
« Tu veux un autre mystère ? »
Le visage de la brune se calma presque aussitôt, un de ses sourcils se levant avant de prendre le parchemin dans sa main et de froncer les sourcils, perdue dans sa réflexion.
Ouais. Il avait trouvé de quoi l’amuser pour quelques jours.
« C’est du français mélangé à de l’hindi et du Galois. » déclara-t-elle deux jours après, en laissant tomber sur la table trois dictionnaires moldus.
Avant qu’elle ne s’asseye à côté de Ron et Neville, face à lui, tandis que Ginny et Draco étaient de son côté du banc de la table Griffondor.
Ouais Draco. Etant également un héritier Black, tout comme pouvait l’être les Weasleys, il avait eu droit à une visite du notaire pour la maison familiale de Sirius. Ce qui avait donné une rencontre quelque peu gênante.
Disons que se faire prendre entrain de flirter avec sa petite-amie par Draco et sa mère rentrant dans le couloir principale de la maison Black n’avait jamais été une hypothèse plausible dans son esprit.
Mais cela en valait la peine, Narcissa était tombée des nues en voyant sa sœur aînée dans le salon quelques minutes après. Avant que cette dernière ne l’attrape dans ses bras sans aucune possibilité de dire non.
Donc Draco était devenu en quelque sorte un ami. De toute manière, il n’avait jamais été un réel ennemi, encore moins depuis qu’il lui avait lancé sa baguette pour se battre contre Voldemort.
« De quoi ? » fit-il en relevant la tête de ses devoirs de potions, où le Serpentard avait accepté de l’aider.
Il était désolé que sa mère voit cela depuis l’au-delà mais il était une branle en potions.
Hermione lui lança un regard torve, qui fit ouvrit les yeux d’étonnement au blond tandis que Ron se retenait de rire de sa tronche. Un meilleur ami en or.
« Les lettres de Remus. » dit-elle, comme si cela valait de soi.
Probablement, si il n’y avait pas eu deux jours complets de cours depuis. Avec des devoirs longs comme son bras qu’il devait commencer pour ne pas être en retard. Par il ne savait quelle chance, l’un de ces dit devoir était d’ailleurs un devoir à la fois de transfiguration et de potions.
Yup. Ils devaient rendre trois pages de parchemin sur les Animagi, la méthode pour le devenir, les risques et les avantages.
Peut-être qu’il aurait dû rester en divination.
Draco les regardèrent questionneur, vu qu’il n’était encore à jour de la discussion de base. Camarade oui, mais la relation entre le blond et les autres était encore quelque peu sensible. Même si, Ginny lui avait dit, ce dernier faisait énormément d’efforts pour réparer ses tords.
« Avec Hermione, on a découvert une boite à souvenir dans les affaires de Sirius. Cela me permet d’en savoir plus sur mes parents. » décida-t-il de dire.
« Oh. » fût tout ce que répondit Draco pendant quelques secondes. Il se tourna vers Hermione ensuite « Je peux faire la partie en français si tu veux. »
La jeune femme regarda le Serpentard pendant quelques secondes avant de lui donner une partie des lettres.
« Tu connais le français ? » demanda le roux étonnement.
Le blond grimaça tout en prenant un nouveau parchemin pour traduire sa part des lettres. Il ne regarda pas Ron quand il répondit, ni aucun d’eux d’ailleurs.
« ‘’La grande et ancienne noble famille Black se doit de connaître le français comme sa première langue.’’ » récita-t-il avec une voix lointaine. « Ma grand-mère racontait que la famille Black venait d’une royauté française dans le passé et que c’était pour cela que nous étions si estimé dans la noblesse anglaise. Elle m’a appris le français en même que j’ai commencé à écrire anglais. »
« Cela me surprend toujours de savoir que vous êtes cousins et que votre parcours est si différent. » lança Neville, se prenant un regard étonné des deux dit cousins.
Draco secoua la tête en reprenant son écriture avant de parler à nouveau.
« Techniquement, tu es aussi un cousin Neville. De même que Potter, même s’il est bien plus éloigné de nous. » le susnommé haussa un sourcil à cela. « Ne crois pas que la famille Potter a toujours eu des idées ouvertes envers la ‘’pureté’’ du sang. »
Il fit les guillemets de sa main libre, sans regarder les membres du groupe autour de lui.
Personne ne le pointa du doigt pour lui dire qu’il pensait comme cela dans ses jeunes années. Ni pour la marque toujours à son bras, que tous autour de la table savait, n’avait jamais été voulue. Le dernier Potter se doutait que sa propre famille n’avait changé d’avis que dans les dernières générations, peut-être ses arrières-grands-parents ou encore avant. Mais pas forcément plus. Les familles de sorciers étaient du genre à rester sur leur principe comme une moule à leur rocher.
« D’ailleurs, si on continue sur les technicalitées, » le blond leva enfin les yeux pour regarder devant lui « Teddy est mon cousin le plus proche, par rapport à vous. »
Harry papillonna des yeux quelques secondes. Avant d’ouvrir la bouche et de la refermer.
« Il.. est vrai. » finit-il par répondre.
Draco émit un ricanement avant de regarder le parchemin du brun, de lever les yeux au ciel et de reprendre le sien.
« Tu as oublié une étape dans la potion. »
Le brun regarda ses notes et jura dans sa barbe avant de reprendre sa plume. Le groupe reprit son travail pendant plusieurs minutes, où quelques conseils ou aides furent échangés seulement, avant qu’Hermione ne lâche sa plume.
« Oh. »
Ron regarda la page du dictionnaire et le mot sur lequel elle butait. Avant d’hausser un sourcil.
« Qu’est-ce qu’il y a ? »
La brune regarda son petit-ami quelques secondes, essayant visiblement de décrypter ce qu’il avait pu voir de sa traduction. Harry avait vu ce regard un grand nombre de fois, parce que leurs deux sociétés, moldue et sorcière, étaient bien différentes.
« Je pense, Weasley, qu’elle est surprise par les surnoms affectifs et ne sait pas forcément que les sorciers n’ont aucun réel avis sur l’homosexualité. »
Tous se tournèrent vers Draco une nouvelle fois, qui continuait de traduire la lettre qu’il avait devant lui. Harry s’approcha juste assez pour voir les mots comme ‘’amour’’ et ‘’mon étoile’’ se loger entre les phrases.
Oh.
« Ce n’est pas quelque chose de commun chez les moldus ? » demanda Ginny avec un sourcil haussé.
Hermione et lui se regardèrent et grimacèrent.
« Disons que même si cela l’est, ce n’est pas bien vu. » résuma-t-il.
Neville, Ginny et Ron firent une moue perplexe. Tandis que le Serpentard continuait d’écrire comme si de rien n’était.
« C’était la seule chose que ma grand-mère aimait chez les moldus. Leur haine de l’homosexualité. Ma mère et mon père l’ont toujours dédaigné mais c’était quelque chose que tante Bella’ partageait. Je me doute que Walburga et Orion étaient de même. »
Draco grimaça en réalisant ce qu’il avait dit, avant de regardé Neville sans vraiment savoir s’il pouvait s’excuser. Le dernier Longbottom ferma les yeux fortement quelques secondes en prenant une grande respiration avant de les rouvrir.
« Neville ? » demanda la rousse d’une voix douce.
« C’est bon, je vais bien. » répondit-il avec un sourire conscrit.
Le blond marmonna des excuses que Neville balaya d’un haussement d’épaule. Qu’est-ce que Draco pouvait bien y faire, il avait vécu avec Bellatrix depuis son évasion de prison.
Harry reprit la conversation sur le topic de base, sous le regard de gratitude de Malfoy.
« Donc, ils ne risquaient rien ? »
Ron haussa des épaules avant de répondre.
« Pas réellement. Mais vu le contexte de l’époque et la montée de Voldemort, cela ne devait pas forcément être un bon moment pour un membre de famille noble, et déjà vu comme extrême, de faire une apparition avec son petit-ami au bras. »
Pas faux.
« Pourquoi écrire en trois langues différentes alors ? » dit-il en fronçant des sourcils. « Une autre façon de se protéger ? »
« Autant Sirius ne risquait pas grand-chose, vu que même s‘il avait fuit la famille, il n’a jamais été réellement déshérité, autant monsieur Lupin... »
Neville grimaça sans finir sa phrase. Ouais. On ne toucherai pas à un membre de la famille Black, trop de répercussions. Alors qu’un pauvre sang-mêlé sans réel appuie dans le monde sorcier… C’était plus facile.
Surtout qu’il y avait le secret de sa lycanthropie qui était en jeu également.
« Walburga a dû péter un plomb si Sirius lui a annoncé qu’il était en couple avec un homme. Un loup-garou en plus. »
Ils grimacèrent tous. Harry regardait ses notes sans les voir. Il imaginait Sirius, âgé de seize ans, prêt à fuir la maison familiale, soumis au maléfice de Crucio encore et encore. Avant d’arriver à ramper suffisamment proche de la cheminée pour se téléporter.
Ginny lui attrapa la main. Et il eu une réaction qu’il n’avait jamais imaginé avoir.
Il attrapa Draco par les épaules, le tournant vers lui, et faisant tourner leur petit groupe vers eux.
« Tu n’as jamais subis le sortilège de Crucio n’est-ce pas ? »
Draco le regarda avec surprise quelques secondes avant de soupirer, léger sourire aux lèvres. Leur petit groupe était tout aussi tétanisé que lui par la réaction. L’une des mains du blond attrapa son bras gauche.
« Non Potter. Tu as vu ma mère n’est-ce pas ? Tu penses que quelqu’un aurait pu essayer de lancer le sort sans qu’elle ne le rende au centuple ? »
Il repensa à Narcissa se penchant vers lui dans la Forêt Interdite, murmurant sa demande avant de se relever et de mentir avec une force qu’il n’avait jamais vu à Voldemort. Il n’avait jamais compris comme l’un des maîtres dans l’art de la Legilimancie n’avait pu reconnaître son adversaire.
Harry aimait se dire que c’était avec cette force que sa mère l’avait protégé également.
Il se détendit assez pour reprendre son travail, les autres suivant dans la minute. Il savait qu’il venait de sous-entendre que Sirius avait reçu le sortilège interdit plusieurs fois. Il savait que Neville en aurait des cauchemars dans la nuit. Ce sortilège était le seul qu’il n’arrivait pas entendre sans avoir envie de vomir.
Ce qu’il comprenait. Son ami en voyait les conséquences à chaque visite qu’il faisait à ses parents.
« Par contre, je pense que je vais pas tout traduire et je pense que tu voudra faire de même Hermione. » reprit Draco « Il y a des choses que je n’aurai jamais voulu savoir sur mon cousin. »
La susnommée ne releva pas son visage mais elle acquiesça de manière presque mécanique. Harry pouvait deviner les joues légèrement rouge. Ginny fût la première à pouffer avant de se mettre à rire à gorge déployée, se prenant une remarque de la part de leurs camarades non loin.
Mais bientôt, tout leur petit groupe se mirent à suivre. Ils ne se calmèrent que quand Théodore vint chercher Draco pour aller à leur dortoir.
.
Quelques jours après, les deux traducteurs en herbe avaient fini de traduire les lettres et les rendirent à Harry. Il ricana en regardant les passages à vides où le blond avait écrit ‘’J’ai besoin de m’obliviate’’ et où la brune avait préféré ‘’je ne traduirai pas’’.
Il profita du dortoir vide pour se caler à l’une des fenêtres et lire les lettres en silence. Il découvrit en effet l’amour que Remus pouvait porter à Sirius. Certaines lettres n’étaient que des paroles rassurantes sur le fait que son parrain avait eu raison de fuir la maison Black, qu’ils pourraient toujours aller chercher Regulus quand ils finiraient les cours ou avant s’ils voyaient des signes d’abus. Certaines étaient sur le manque de l’un l’autre, c’était aussi celles avec les blancs et il riait de la différence d’où les deux traducteurs décidaient que cela était trop.
Il était presque sûr qu’Hermione devait avoir une version entièrement traduite quelque part, juste pour le fait de s’exercer à la traduction avec son sort d’aide. Il espérait ne jamais la découvrir.
Il y avait des lettres d’espoir et de rêves. Pour après les cours. Pour les pleines lunes prochaines. Il ne s’étonna pas du fait que Remus devait calmer son parrain parce qu’il ne pouvait venir aider le loup-garou durant ces pleines lunes d’été. Animagi illégal, tout ça.
Harry sortit la boîte de sa malle et reprit la suite de sa découverte. Regardant les photos de ce petit groupe qui vivaient à l’époque leur sixième année. Il découvrit que, visiblement, Marlène et Dorcas étaient ensemble. Vu la photo où Dorcas tenait la blonde dans ses bras, les jambes de cette dernière autour des hanches de la première et leurs bouches se touchant. Sa mère était derrière les deux jeunes femmes avec les pouces en l’air, tandis qu’il pouvait deviner sur la droite son père lever les bras en l’air, tout autant en robe de quidditch que Marlène.
Probablement la célébration d’un match.
D’ailleurs, en y regardant de plus près, Dorcas ne semblait pas porter les robes de Serpentard comme elle avait pu le faire sur les années d’avant. Il espérait que cela ne lui avait pas causé trop d’ennuis avec les membres de sa maison.
Même si, visiblement vu la photo suivante, Marlène l’empêchait de dormir dans son propre dortoir.
Il regarda les deux jeunes femmes dormir à même le sol de la salle commune, au pied de la grande cheminée. Sur le canapé, il pouvait voir son père et Peter, chacun la tête d’un côté du meuble et leurs jambes mêlées. Dans un des gros fauteuils se trouvait Remus, les pieds sur la table basse et un oreiller derrière la tête, avec un Sirius en boule dans les bras de son petit-ami. Mary dormait sur un autre des dit fauteuils.
Au verso de l’image se trouvait l’écriture de sa mère. ‘’Qui les avait prévenu que le firewhisky était peut-être de trop mais qu’ils n’ont pas voulu écouter et qui va avoir le plaisir de les réveiller pour un cours avec Novak ? C’est bibi. - L’’.
En regardant à nouveau la photo, il vit le mouvement des klaxons manuels qui lévitaient au dessus du petit groupe endormi.
Sa mère était maléfique. Il comprenait pourquoi son père, à l’esprit farceur, était tombé amoureux d’elle.
« Oh. »
C’était la première fois qu’ils voyaient ses parents s’embrasser. Ils étaient tous deux près du lac, la photo était à moitié mangée par l’écorce d’un arbre. Visiblement, le photographe avait suivit le couple durant leur rendez-vous. Peut-être leur premier baiser.
Le sourire de ses parents était solaire quand ils se quittèrent.
‘’Dix-sept janvier. Sixième année. Le miracle est arrivé. - P.’’
Peut-être la première fois qu’il voulu remercier Peter pour quelque chose. La photo suivante était son père, fier debout sur son lit avec des confettis et étincelles autour de lui. Remus levait les yeux au ciel, sourire aux lèvres et Sirius semblait hurler. Marlène, assise avec le loup-garou, applaudissait.
Visiblement, la mise en couple de ses parents avaient été quelque chose, s’amusa-t-il.
Enfin, vu ce que Remus et Sirius lui avait raconté… Pas étonnant. Son père avait essayé de draguer sa mère pendant plus de deux ans après tout. Piètre exemple de romance dis donc.
Même si, en regardant à nouveau le regard que ses parents s’échangeaient, cela pouvait être le meilleur aussi.
Dean et Seamus arrivèrent dans le dortoir en même temps, sans faire attention à Harry, en riant et s’embrassant.
« Je suis là ! » cria-t-il en se levant rapidement.
Ses deux amis se tournèrent vers lui comme des lapins devant des phares de voiture et ils rougirent en concert. Quelques secondes de silence avant qu’ils ne se mirent à rire tous trois.
« Je me casse. » leur dit Harry, avant de les pointer d’un doigt sois-disant menaçant. « Pas mon lit. »
Seamus roula des yeux à la demande tandis que Dean avait la tête dans le cou du plus petit, toujours riant.
« Comme si ça n’avait pas cassé le mood Potter ! » cria ce dernier quand il ferma la porte.
.
Il retrouva ses camarades au Trois Balais après avoir acheté un nouveau rouleau de parchemin. Il haussa un sourcil en voyant Théodore Nott et Draco mais s’assit comme si de rien n’était et prit la dernière bièraubeurre de libre.
« Le passage secret pour aller à la Cabane Hurlante est encore plus flippant que le passage sous le Saule Cogneur franchement. » fit Ron, continuant la conversation qui devait se tenir de base.
Hermione pencha la tête sur le côté en y réfléchissant avant d’acquiescer.
« Pourquoi aller à la Cabane Hurlante franchement ? » lança Théodore sans n’avoir aucune idée de tout ce qui se passait dans le petit groupe qu’il rejoignait depuis la rentrée.
« Les fantômes ? » demanda Draco sans vraiment y croire.
« C’est pas là que monsieur Lupin allait durant les pleines lunes ? » ajouta Seamus en posant sa propre bière.
Harry acquiesça avant de poser la sienne : « Yup. Mon père, mon parrain et un autre gars se transformaient, animagi, pour aller lui tenir compagnie. »
Théodore le regardait avec des yeux ronds avant de se tourner vers son ami blond qui répondit par un haussement d’épaule.
« Attends - » coupa Dean avant que quelqu’un ne puisse parler « Ton père était animagi ? »
« Un joli cerf d’après ce que j’ai compris. » répondit-il avec le sourire « D’où le Prongs comme surnom. »
« Je rappelle que devenir Animagi se fait par des voies légales et qu’il faut s’enregistrer au ministère. » fit Hermione avec un sourire amusé.
« Sûr, je vais aller enregistrer mon père et mon parrain décédés sur la liste dès demain. »
La plus grande partie du petit groupe, habitué à l’humour légèrement noir d’Harry, se mirent à rire avec lui. Théodore fût plus sous le choc qu’autre chose tandis que Draco avait un sourire en coin.
« Visiblement, ça aide pas mal à éviter les Détraqueurs aussi. Si vous comptez finir votre vie à Azkaban. » continua-t-il sur le même ton.
« Merci du tips. Je tâcherai de m’en souvenir si je fais exploser quelque chose qui ne devrai pas l’être. »
Harry et Seamus se firent un clin d’oeil, continuant d’alimenter les rires des autres.
« Wtf Potter. » fit Théodore, avant de se tourner vers son propre ami d’enfance. « Wtf Draco, trop compliqué de m’expliquer la folie du coin avant de me lancer dans l’asile ? »
Ron et Ginny eurent du mal à s’empêcher de rire à cela, tandis que Neville s’étouffa dans sa bière.
« En même temps… Tu t’attendais à quoi avec Potter ? »
Le brun ouvrit la bouche avant de la refermer et de croiser les bras sur son torse. Boudant. Peut-être que le groupe n’aurait pas dû être surpris, mais Draco leva les yeux au ciel avant de prendre l’autre Serpentard dans les bras et de lui embrasser la joue.
« Et c’est pour ça que tes parents dédaignent tant ta grand-mère couz’. » s’amusa Ginny en faisant un clin d’oeil au blond.
Oui, sa petite-amie avait décidé de nommé Neville et Draco ses cousins. Qu’importe les différences d’avant. Maintenant qu’elle en savait plus sur son arbre généalogique, c’était les surnoms des deux garçons qui acceptaient la chose avec plus ou moins d’embarras.
Le blond sourit la déclaration avant de faire un clin d’oeil à la rousse.
« Vous êtes mignons. » lança Luna avec un sourire, avant de prendre un visage plus neutre « N’allez jamais dans la salle de classe de Flitwick le soir, tellement de couple y vont que j’ose à peine poser mes mains sur le bureau. »
Théodore ouvrit grand les yeux avant de se cacher derrière ses mains tandis que Draco haussa un sourcil à l’information.
« Merci Luna. On tâchera de ne pas y aller.. ? » répondit-il, peu sûr.
Tous le groupe se retenait de rire à autour d’eux et Harry adorait voir Luna se foutre de leur gueule. La blonde avait toujours été géniale. Elle sourit simplement à la réponse avant de boire tranquillement.
« Comment tu sais ça par ailleurs ? »
Une partie des têtes se tournèrent vers le brun qui haussa des épaules. Draco était un Black. Il pouvait tout aussi être un héritier de la carte que de la maison après tout.
« Tu as entendu parlé des Marauders ? » demanda Ron, plutôt que de répondre à la question.
« Outre que mon père les hait et que ma mère me racontait que c’était un groupe de farceur un peu plus jeune qu’eux, pas plus que ça. »
Théodore se redressa avec un air presque torve. Le même air qu’Hermione quand elle devinait quelque chose et qu’elle ne trouvait pas ça amusant à deviner. Ou trop facile.
« Le père Potter, son parrain, notre ancien prof et le dernier pote étaient les Marauders tu vas me dire ? »
Hermione ricana au ton qu’elle employait si souvent quand quelque chose la laissait tomber. Dean, Seamus et lui regardèrent le Serpentard brun avec le même regard époustouflé.
« J’ai crû entendre Hermione pendant quelques secondes. » dit-il, avant que la susnommée ne se mette à rire plus fort dans les bras de Ron qui souriait. « Je t’aime Hermione mais... cent pour cent toi. »
« Ça répond pas à ma question. » reprit Théodore avec un sourcil haussé.
Il ne sembla pas mal le prendre d’être comparé à la jeune sorcière. Probablement parce qu’elle était la meilleure de l’année, toute maison confondue et qu’elle avait été aidé à sauver le monde sorcier de Voldemort.
Ou qu’il savait que la moitié de la table se mettrai à le maudire sur place.
« Yup. » répondit Ron pour lui, caressant le dos de sa petite-amie qui ne s’arrêtait pas de rire. « Ils ont créé une carte, ou plutôt Remus – pardon monsieur Lupin, a créé une carte qui permet de connaître l’emplacement de chaque personne dans le château. »
« On l’a déplié durant la première semaine pour regarder et essayer de comprendre comment elle marche. » continua Dean « J’te jure, je comprend toujours pas la moitié des sorts et on a une seule pauvre note pour nous aider. J’veux un retourneur de temps pour aller demander à monsieur Lupin bordel. »
Seamus offrit une petite tape sur l’épaule de son homme en buvant sa bière.
« Ce qui nous a permit de voir des choses.. Que je n’imaginais pas. » ajouta Ginny de manière pragmatique. « Genre je ne savais pas que Blaise voyait Hannah. Ou encore que Cho se faisait Katie Bell. »
Draco papillonna des yeux quelques secondes avant de regarder Harry.
« J’peux utiliser ta carte durant mes tournées de préfet ? »
« Nope. »
Le blond pencha la tête sur le côté d’un mouvement rapide, comme pour dire dommage. Théodore, de son côté, se massait les tempes. Le brun en profita pour se tourner vers Ron et Hermione, qui restait à moitié affalée sur le roux qui n’était pas gêné par cela.
« Pourquoi êtes-vous allez à la Cabane Hurlante d’ailleurs ? »
« ‘Mione voulait voir si Remus n’avait pas caché des notes là-bas, vu que votre aventure dans la Salle sur Demande n’a pas aidé. »
La susnommée émit un petit ‘’tss’’ avant de se relever, prête à râler à nouveau.
« A ça, j’étais à ça Dean ! » fit-elle en rapprochant deux de ses doigts. « Mais non, ils m’ont joué le même tour que sur la carte en me disant d’arrêter sinon j’allais finir verte ou perdre un membre ! »
Le susnommé secoua la tête de droite à gauche, triste autant à l’idée que leur amie devienne verte, perde un membre qu’au fait qu’ils ne pouvaient continuer à fouiller ce coffret perdu dans les souvenirs de la Salle sur Demande.
« J’pourrai jeter un œil un de ces jours ? » demanda Théodore.
Le petit groupe de Griffondor et la Serdaigle se tournèrent vers lui à la demande. Le faisant rougir une nouvelle fois.
« Il est très bon en sortilège. » sourit fièrement Draco en regardant son petit-ami. « Lui et ma mère ont réussi à défaire la plupart des maléfices des objets que ma - euh- » il regarda Neville qui acquiesça. « Que Bellatrix ramenait au manoir. »
Hermione lui lança un regard qu’Harry qualifierai de demandeur mais ne voulant pas pousser. Il haussa les épaules.
« On peut se faire ça dans la Salle sur Demande. Quitte à ce que un de vous devienne vert en testant les limites de Remus. »
Ginny pencha la tête sur le côté avant de prendre la parole.
« Selon s’il a écrit le charme avant ou après la pleine lune, y a une grande différence. »
La brune accorda le point à la rousse avant de balayer cela de la main et de regarder le plafond du bar.
« Remus. J’ouvrirai ton coffre de malheur sois-en sûr ! »
La petite bande se mirent à rire à nouveau.
.
La Salle sur Demande, quelques jours plus tard, se transforma en un salon semi Griffondor semi Serpentard, rappelant à Harry la maison Black actuellement. Les objets maudits et de magie noire en moins.
Lui et Ron déplièrent la carte sur la table à manger que la Salle avait créé pour eux.
« J’arrive toujours pas à me dire qu’ils ont fait ça en quatrième année. » lança son meilleur ami en regardant la carte.
Les yeux d’Harry se perdirent sur le nom de leurs deux petites-amies qui arrivèrent devant le couloir, suivit non loin de Théodore et Draco. Avant de regarder le reste de l’aile du château où ils étaient sans vraiment être.
« Pendant ce temps, en quatrième année on relevait le défi du Tournoi des Trois Champions. »
Le roux émit un ricanement à cela.
« Pas faux mate’. Tu oublies aussi les meurtres et le renaissance de Voldy. »
« Comment oses-je oublier cela. »
Les deux jeunes hommes se mirent à rire, se faisant regarder étrangement par les deux jeunes femmes et hommes qui rentrèrent dans la salle sur cela.
Avec l’arrivée d’Hermione, un coin de la salle se transforma en une partie du dortoir de son père et ses camarades. Il remarqua que le coffret se trouvait toujours sur le lit, les lettres d’encre disparues comme si l’avertissement se laissait oublier pour mieux attraper le fouineur.
« Oh au fait, » fit-il à Ron « tu as pu demander à Bill de fouiller dans l’ancienne chambre de Sirius s’il avait trouvé des affaires à Remus pouvant nous aider ? »
Draco avait émit l’idée à vrai dire. Vu qu’eux ne pouvaient quitter l’école pour continuer à fouiller la maison ou découvrir celle de Remus, quelqu’un d’autre devrait le faire. Bill étant pour le moment encore en Angleterre vu que les voyages internationaux étaient quelque peu en pause, il avait accepté de le faire tant qu’il ne finissait pas dans un problème similaire à eux avec le coffret.
Ok il était Briseur de Maléfice mais il n’était pas un fou non plus, avait-il dit dans sa lettre.
Ginny avait dit que peut-être il en savait un peu plus qu’eux vu qu’il avait passé plus temps avec Remus pour comprendre sa semi-malédiction.
« Pas grand-chose, seulement de vieilles photos en mauvais états. » répondit le roux « Il les a donné à Fleur pour qu’elle essaye de les réparer avant de nous les envoyer. Et il ne peut pas nous en dire plus sur la maison de Remus, parce qu’il est piégé dans un charme de Fidélité. »
Hermione releva la tête de la carte à cela, de même que les deux Serpentard.
« Comment il a pu mentionné ça s’il est sous le charme ? » demanda Théodore, les sourcils froncés.
« Il ne l’a pas dit. » Ron haussa des épaules. « Il a écrit ‘’Remus a ma loyauté, ma fidélité, pour ce qu’il a fait pour moi et je ne peux trahir celle-ci.’’ Ce qui me fait supposer le charme. »
La brune eut un immense sourire à cela avant de prendre les deux joues de son petit-ami dans ses mains et de l’embrasser à pleine bouche. Harry leva le visage vers le plafond sans fin avec Ginny, tout deux bien trop habitués au manège.
Dès que Ron montrait un peu plus que d’habitude qu’il n’était pas que le blagueur de leur petit trio, sa meilleure amie ne pouvait s’empêcher de l’embrasser. Il était heureux, vraiment, de les savoir enfin ensemble. Mais par les culottes de Merlin, depuis que le roux avait compris le lien, il s’amusait à montrer ses capacités un peu plus.
Pas comme si, en se demandant où Ron avait été un soir, il n’avait pas vu leurs deux noms à la Tour d’Astronomie en regardant la carte.
Il ne voulait pas savoir.
« Bien joué Weasley. » fit Draco, un peu étonné.
Son meilleur ami ne fit qu’hausser les épaules, avant qu’Hermione ne lui embrasse la joue et retourne à son mystère du moment.
Deux minutes plus tard, Seamus, Dean, Neville et Luna apparurent par la porte. Le deuxième se lança en direction de la brune qui répétait les mêmes étapes qu’elle avait déjà faite la dernière fois. Les trois autres se mirent autour de la table et regardèrent les noms bouger.
Seamus sortir son carnet et commença à expliquer les passages secrets à Draco et Théodore de manière animée. Il avait eu le temps d’en fouiller complètement deux trois avec Ron et Harry, s’aidant de la cape de son père qui n’était plus du tout à leur taille.
Encore moins les fois où Dean venait avec eux.
D’ailleurs, en y pensant, il la sortie de sa poche sans fond ainsi que la boîte de Sirius. Ceux non au courant pour la cape la regardèrent avec surprise.
« Pourquoi la cape ? » lança Ron, en prenant sa part de papiers de la boîte.
Le dernier Potter haussa les épaules.
« Me suis dit que si jamais les trois fous de sortilèges finissaient verts, il faudrait les cacher le temps qu’on retourne au dortoir. »
Neville grimaça à la pensée, avant de lancer un regard à Hermione et Dean qui fronçaient maintenant les sourcils aux lettres d’encre qui venaient d’apparaître.
« Ça dit quoi cette fois ? » demanda Ginny avec un sourire en coin.
« ‘’Monsieur Lupin vous dit rebonjour mademoiselle Granger et vous redemande de ne pas continuer vos frasques, après, cela est à vos risques et périls. Monsieur Padfoot salue votre courage face à un loup-garou en colère et portera un toast sur votre tombe. Monsieur Wortmail vous souhaite trois beaux mois, voir plus vu que cela fait des années maintenant, ressemblant à un Bowtruckle, avec un peu de chance, la concoction aura périmée mais il en doute fort. Monsieur Prongs espère que vous avez un ou plusieurs sorciers bons dans les premiers soins et vous souhaite bonne chance dans votre mort prématurée.’’ »
Il eu un petit silence avant qu’Harry ne se mette à ricaner, se cachant rapidement derrière sa main. Mais cela ne stoppa son rire et il fit par juste rire à gorge déployée.
« Je... » commença Dean, avant de pencher la tête sur le côté sans pouvoir continuer sa phrase.
« Je ne sais pas laquelle me fait le plus peur ? La menace de mort de Prongs ou le fou rire de Padfoot. » fit Neville en regardant les lettres d’encre.
« Finir comme un Bowtruckle n’est pas si mal. » sourit Luna « On serait un peu plus stressé et timide mais sinon on aurait la vie assez tranquille. »
Des fois, il pourrait embrasser Luna tellement il adorait ses remarques et son humour. Ginny la regardait comme si elle pensait probablement de même.
« J’imagine que Padfoot est Sirius ? » demanda pas vraiment Draco et il acquiesça avec un sourire sur les lèvres. Le blond soupira « Ouais, ça colle à ce que j’entends de sa personnalité jusque là. »
Hermione se tourna vers eux, ou plus particulièrement vers lui, avant de pointer le coffre de sa baguette. Il sourit en se levant.
« Si cela m’explose à la figure » fit-il avec un sourire en coin « je veux que vous soyez tous témoins que j’enlève Hermione Granger de mon testament. »
« Tu n’as pas de testament. » râla-t-elle en le laissant passer devant elle.
Les lettres d’encres se mélangèrent avant de former de nouvelles phrases.
« ‘’Monsieur Prongs est si heureux de vous voir monsieur Potter ! Il a hâte de participer à vos futures farces et fier de voir que vous avez découvert leur petit secret dans la Salle sur Demande. Il vous -’’ » il se coupa dans sa lecture, reprenant sa respiration alors que la main d’Hermione se posait sur son épaule « ‘’Il vous demande aussi de ne rien dire à madame Prongs parce qu’il préférerai continuer à dormir sur lit plutôt que dans la forêt. Monsieur Padfoot est tout aussi jouasse de voir son neveu découvrir ce coffret et demande pardon à mademoiselle Granger pour avoir dit qu’il rirait à sa mort plus ou moins certaine, les amis de son neveu sont les siens. Monsieur Wortmail souhaite que monsieur Potter ne fasse pas attention à la concoction et le prit de la manger si cela a tourné rose, cela devrait avoir le goût d’un bonbon à la lavande tout en pouvant être mâché tel un chewingum. Monsieur Moony s’excuse d’avoir était quelque peu virulent avec mademoiselle Granger, écrire ce texte avant la pleine lune n’était pas la meilleure idée de monsieur Padfoot, et demande à monsieur Potter d’être plus discret que son père fût, ainsi que moins pathétique avec les filles ou garçons qu’il souhaite draguer. Monsieur Prongs veut ajouter que monsieur Moony est très méchant avec lui et que monsieur Potter est la preuve qu’il a réussi ha !’’ »
La petite bande se mit à rire à cette dernière phrase.
« Pitié » fit-il en se tournant vers Hermione « Dis-moi que j’ai été moins pathétique que mon père pour le bonheur de Remus ? »
La brune sourit légèrement : « Tu n’as pas mis trois ans à draguer Ginny il est vrai. »
« Il y a donc une amélioration dans les gênes. » déclara cette dernière « Peut-être nos enfants réussiront à vaincre le pathos des Potter. »
Harry sourit doucement à sa petite-amie, sous l’air quelque peu fuyant de Ron qui n’était toujours pas totalement à l’aise avec leurs débordements d’affection. Cheh. C’était pour les leurs avec Hermione.
« Vu leur future mère, ça devrait aller je pense. »
« T’es sûr de toi ? » s’amusa Seamus « Dois-je te rappeler que visiblement ça tourne chez les Weasley aussi vu que Ron essaye de comprendre comment sortir avec Hermione depuis la quatrième année ? »
Ce dernier grommela dans sa barbe sous le rire de certains.
« Oh non, mes enfants sont perdus à être des idiots transis. » dramatisa la rousse.
Il pouffa une nouvelle fois mais fût coupé avant qu’il ne réponde par un cliquetis venant du coffre. Ce dernier s’ouvrit, sans leur balancer un sort ou la dite concoction de Peter. Hermione en profita pour le dépasser et prendre les nombreuses pages de notes.
Elle grimaça en regardant la potion de l’ancien animagi rat.
« Pas rose. Dommage. »
Harry retourna à sa place autour de la table, pendant qu’Hermione s’assit près de Théodore et Dean pour regarder ensemble les notes de Remus. Les deux autres jeunes femmes se levèrent pour fouiller la pièce, tandis que Neville sorti un livre de botanique de son sac pour continuer ses propres recherches. Seamus et Draco discutaient des passages secrets et des légendes autour du château. Ron lui sourit avant de reprendre sa propre lecture.
Il sourit en voyant ce petit groupe, avant de se lancer dans la suite des photos de la sixième année de ses parents et leurs amis.
Les célébrations des match de quidditch, les frasques des garçons et leurs réussites, le visage de sa mère caché dans le torse de son père qui dormait sur l’herbe, Peter et Sirius entrain de présenter Remus comme une œuvre d’art tandis que ce dernier semblait tout simplement désespéré dans ce costume raté de loup.
Sa mère et Remus dansant, le jeune homme envoyant la tête en arrière en riant. Sur le côté de la photo, il pouvait voir son père et Sirius les regarder comme s’ils n’étaient que les deux êtres au monde dans la pièce.
Il haussa un sourcil en voyant son père léviter, visiblement par la baguette de Remus, au dessus du lac avec sa mère qui lisait s’en avoir quelque chose à faire. Sur une légère seconde de l’image, il vit Sirius sous sa forme animale sortir de l’eau.
Il retourna la photo pour comprendre mais il n’y avait que marqué ‘’Journée basique chez les Griffondor – D.’’
La photo suivante semblait être celle de fin d’année. Le groupe de jeunes se trouvaient à l’entrée principale du château, Sirius ayant sa baguette en main, probablement entrain de faire léviter l’appareil. Remus tenait son parrain par la taille, sourire aux lèvres. Ses parents, à droite du couple central, se regardaient avant de s’embrasser. Mary était visiblement portée par Peter, ses deux jambes tendues vers l’avant et un de ses bras vers le ciel. A gauche de son parrain et de son ancien professeur se trouvait Dorcas et Marlène, la première la tête sur celle de l’autre qui levait les yeux pour voir sa petite-amie. Puis Franck et Alice, riants à il ne savait quoi, l’un des bras du jeune homme autour de sa compagne.
Il passa la photo à Seamus pour qu’il la passe à Neville. Ce dernier regarda l’image comme si c’était la plus précieuse du monde. Il avait eu le même regard quand il lui avait donné les lettres que ses parents avaient écrit à Sirius.
Neville lui avait dit, la première fois où il avait vu Harry fouiller dans la boîte à Sirius, qu’il n’avait aucune photo des Potter et des Marauders chez lui. Sa grand-mère n’avait gardé que peu de choses de la maison de ses parents et l’avait scellé jusqu’à qu’il ai reçu son diplôme scolaire.
Peut-être que bien trop de choses étaient encore là-bas et qu’ils ne les découvriraient que durant l’été prochain. Tout comme celle de ses grands-parents.
Il l’espérait autant pour lui que Neville, qui semblait tout comme lui, n’avoir jamais assez de connaissance de ses parents.
Ron lui passa une note et il la lu à voix haute.
« ‘’Moi, Sirius Orion Black, nomme Remus John Lupin détenteur de mon héritage si jamais j’en viens à disparaître, être emprisonné ou à mourir. Je lui donne tout droit sur ce qui me revient de droit, ainsi qu’à nos enfants possibles ou filleul-es si l’un de nous est nommé parrain. Ce testament est un testament de l’aîné et héritier de la maison Black et est donc signé avec ma magie et mon sang. Si une des trois possibilités citées plutôt arrive, ce testament se dédoublera au ministère et à la banque de Gringotts. Voici mon sang et ma signature.’’ »
Draco haussa un sourcil à cela.
« C’est couillu de sa part. » lança-t-il, faisant relever le visage d’Harry et d’autres.
Seul Théodore continuait de lire sa part de notes.
« C’est une magnifique preuve d’amour. » coupa Luna avant que le blond ne puisse expliquer ses paroles. « Comme une demande en mariage. »
Le deuxième Serpentard pointa le doigt vers la blonde avec un bruit de bouche. Draco acquiesça, sa bouche se retroussant sur elle-même.
« Pardon ? » fit Seamus à cela, faisant soupirer le blond.
« C’est.. une moeur des grandes familles, pour faire simple. Une sorte de demande de fiançailles d’amour pour contrer les fiançailles décidées par les familles. »
« Une pratique assez courante. » ajouta Théodore en relevant enfin le visage. « Même si certains ont eu d’autres idées. »
Draco émit un ricanement à cela, sous le regard interrogateur des autres, il expliqua.
« Ma mère s’est sortie de son mariage arrangé en mentant sur une promesse sous charme de fidélité. Mon père était à la fois terrifié que cela soit découvert et aux anges que ma mère soit prête à mentir devant toute la noble famille Black. »
Ron et Harry se regardèrent avant que le brun ne sorte sa baguette et utilise accio sur l’un des documents qu’il avait rangé quelques jours avant.
« Pas l’idée de ta mère, même si je doute qu’elle aurait fini par le faire. » dit-il simplement en lui tendant une des lettres de la sienne.
Le Serpentard regarda la lettre avant d’écarquiller les yeux.
« Ma mère était fiancée à Sirius ? Mais quelle idée - »
« Pourrie ? » suggéra son petit-ami avec un sourire en coin. « Ta mère aurai fini par simuler sa mort et quitter le pays. »
« Sirius aurait probablement fuit le pays avant même de pouvoir être marié. » enchérit-il avec un sourire également.
« Je pense surtout que Remus aurait fini par aller détruire la famille Black avec la plupart des membres de leur petit groupe. » s’amusa Hermione.
Il repensa aux quelques lettres où le loup montrait sa possessivité, principalement visiblement proche des pleines lunes. Et ouais. Un loup-garou dont le petit-ami était marié à une autre ? Fallait pas rêver.
« J’imagine bien Walburga finir tel Rita. » continua la brune avec une lueur espiègle dans le regard.
Elle n’en dit pas plus en retournant dans les notes de Remus et, ni lui, ni Ron, n’en dirent d’avantage. Mais ouais, son ancien professeur aurait probablement réussi un tour de force dans la même veine.
« Je rêve ou Madame Blupin entre dans passage vers la Cabane Hurlante ? » s’écria Seamus.
Le petit groupe se pressa sur la carte pour voir en effet le nom de leur professeur s’enfoncer dans le tunnel avant de disparaître. Seule Hermione semblait in-intéressée. Le roux bougea légèrement la feuille sur laquelle elle travaillait, lui faisant relever la tête vers toutes celles des autres entrain de la regarder.
« Quoi ? Où est le troisième mois de l’année scolaire et vous avez pas compris que madame Blupin est une loup-garou ? Revoyez vos cours sérieusement. »
Pardon ?
Certains émirent cette pensée à voix haute, tandis que d’autres tels Théodore, Luna et Draco haussèrent les épaules plus ou moins fortement. A vrai dire, il n’était même pas étonné que la blonde et les deux Serpentards aient deviné, c’était assez logique. Les deux jeunes hommes tiraient la bourre à Hermione niveau scolaire et Luna adorait bien trop toutes créatures existantes pour ne pas notifier ce genre de.. détails.
Même si ce n’était pas un détail.
Ils avaient vu le pattern avec Remus durant leur troisième année, certes à l’époque ils n’avaient tous la capacité ou les pointeurs pour savoir, mais aujourd’hui…
« Et ça se dit sauveur du monde sorcier. » soupira Hermione avec un sourire en coin en le regardant dans les yeux.
Harry lui tira la langue, mais cela ne fit que la faire rire un peu plus.
« J’avoue que ça te met pas en lumière Potter. » ricana Théodore.
« J’ai jamais dis que j’avais fais ça tout seul ha ! »
Ce qui était vrai. Il rappelait toujours les efforts de Ron, Hermione, Regulus, ses camarades de classes, toutes les personnes qui lui passaient dans le cerveau, quand on lui disait que cela avait dû être dur de faire ça seul. Tout simplement parce que cela avait été tout le contraire.
Tellement de gens avaient participé à l’effort de guerre, à la défaite de Voldemort. A cette dernière bataille dans les murs même de l’école de magie, soit-disant le lieu le plus sécurisé d’Angleterre.
Il était presque sûr que ses années à Hogwarts avaient été le pied de nez d’une centaine d’année sans problème quelconque. Outre les années de Voldemort jeune probablement.
« Il n’y a personne qui la suit. » lança Luna avec tristesse. « Pas d’amis assez fous pour vouloir devenir animagi pour elle. »
Ginny prit son amie dans les bras pour la rassurer mais cette remarque rappela au brun à quel point la décision de son père et son parrain était quelque chose d’hors du commun.
« C’est décidé. Je vais bosser au ministère dans le droit des créatures magiques. » déclara Dean, le visage déterminé et les sourcils froncés sur ce passage secret toujours vide de noms.
Hermione lui tendit sa main et ils se la serrèrent, petit sourire aux lèvres. Deux contre le monde, ils pouvaient tout dégommer.
Théodore lança un regard à Draco qui acquiesça avec un léger sourire doux. Avant que le brun ne tende aussi sa main pour que les deux autres la serre. Ils regardèrent le Serpentard une seconde avec étonnement avant de le faire.
Aucun ne demande pourquoi, ni le pourquoi de l’hésitation. Ils savaient que leurs liens étaient encore en formation, quand bien même ils se connaissaient depuis bientôt dix ans. Mais Harry était sûr que ce trio ferait des merveilles une fois arrivé dans le gouvernement.
« Vous voulez faire quoi plus tard vous autres ? » reprit le noir tandis qu’Harry repartait à ses photos.
« Professeur. » fit-il avec Neville, ils se sourirent.
« J’imagine Botanique pour l’un et D.A pour l’autre. » sourit Draco et ils acquiescèrent. « J’vais continuer le cursus de guérisseurs. »
Personne ne releva la surprise face à cette décision et le fait que c’était visiblement déjà en cours.
« Poursuiveuse dans une équipe de quidditch ! » lança Ginny.
« Je vais reprendre le journal de papa je pense. » sourit doucement Luna.
« Franchement aucune idée. » ricana Seamus.
« Pareil. » enchérit Ron, donnant une nouvelle note à Harry.
‘’Je rêve ou y a un cerf dans le couloir avec un chien sur le dos et un rat entre les bois ? - L.
Je hais le fait que cela fasse sens - R.
La prochaine fois, au lieu de louper le cours pour faire des âneries, ils pourraient être utile et aller acheter l’alcool pour la prochaine soirée. - ‘Lène.
Comment veux-tu, leur cerveau est en classe actuellement. - L.
C’est gentil pour moi, méchant pour eux. - R.
MAIS VRAI HA. OH FUCK WINCHESTER ARR- D.‘’
Le brun se retint difficilement de ricaner à l’image. Il ne savait ce qui était le plus drôle, l’image de son père, son parrain et Peter, le fait que sa mère les insulte tout en complimentant le loup-garou, ou l’image de Dorcas écrivant à la va vite avant que le professeur n’arrive.
Rien n’allait chez les Marauders vraiment.
Ron lui sourit quand il releva la tête, se doutant très bien qu’il riait pour la note plutôt que les doutes de son meilleur ami sur son avenir.
« Tu t’es pas lancé dans la voie d’Auror Ron ? » demande Neville en fronçant les sourcils.
« J’ai assez vu avec l’année précédente j’pense. »
Yup. Il comprenait le sentiment. C’était aussi pour cela qu’il avait décidé de changer de voie, chose que McGonagall avait totalement compris quand il lui en avait parlé en début d’année. Comme elle avait compris que le roux avait besoin de plus de temps pour se décider.
Elle avait toujours eu un faible pour eux, malgré leurs frasques. De même que pour son père et les autres Marauders d’après ce qu’il avait compris dans les lettres et notes. Et les quelques photos où elle apparaissait.
Il espérait que son père lui pardonne de ne pas suivre sa voie mais franchement, il en avait assez vu depuis ses onze ans.
La prochaine image qu’il sortit fût prise durant l’été entre la sixième et la septième année. Il pouvait voir des tentes plus ou moins mises, avec les garçons entrain de les monter tandis que les filles semblaient plus prompt à ranger. Il ne voyait ni Sirius, ni Marlène, si son père dans le champ, probablement quelque part ailleurs.
Visiblement, ils étaient partis en camping. Dernière escapade avant la dernière année. Dernière escapade encore plus ou moins en sécurité.
Harry regarda la suite des photos sans faire attention au monde autour de lui. Le petit groupe riant, se faisant la guerre dans l’eau. Son père regardant sa mère comme un idiot transit alors qu’elle riait. Remus coursant un Sirius mort de rire avant de se faire attraper et chatouillé. Dorcas coiffant les cheveux de Marlène qui s’endormait presque entre ses jambes. Le feu crépitant alors que le groupe l’entourait et discutait. Des duos dansant dans la nuit. Ses parents dansant une sorte de slow. Remus et Sirius entrain de se bécoter contre un arbre avec Mary qui faisait signe de se faire vomir.
Tant et tant de photos, juste un été.
Il eu aussi droit à des photos de Remus dans la tente, entrain de dormir ou lire. Avec Sirius ou non. Plus ou moins vêtu. Par il ne savait quel miracle, il n’y avait pas plus bas que la taille mais il n’avait qu’à voir les suçons sur la peau de son parrain pour savoir qu’ils n’étaient pas forcément habillés sous les draps.
Est-ce qu’il avait vraiment envie d’être plus au courant ? Non et il remerciait les dieux de pas voir plus. Il plaignait toujours Draco et Hermione pour avoir lus les lettres et les comprendre.
Bon. Par contre.
Il avouait que si avait été à la place de son père, il aurait p’être un peu bavé face à ses camarades. Ou essayer de se faire l’un des deux au moins une fois.
Il avait des yeux ok ?!
Un peu d’expérimentation ne faisait de mal à personne n’est-ce pas ? Non pas qu’il allait dire à sa meuf que sa première fois avait été avec Hermione ET Ron, après le manoir Malfoy. Il était à peu près sûr qu’aucun d’eux trois ne voulait que cela se sache.
Ils avaient été dans un tel état que ni lui, ni Ron, n’avaient pu quitter la jeune femme ce soir là. Le lit était tout juste pour leurs trois corps et la brune n’arrivait pas à fermer les yeux sans repenser à la baguette de Bellatrix pénétrant sa peau encore et encore. Il ne savait même plus lequel elle avait embrassé en premier mais cela avait vite amené les trois adolescents à perdre leurs vêtements et à faire perdre toute sensation de la veille sous les baisers et les caresses.
Donc ouais. Ron.
Ron était vachement sympa sous les yeux aussi ok ?
De même que Remus et Sirius à son âge.
Son meilleur ami se pencha vers lui en le voyant fixé sur la photo sous son nez. Remus était allongé sur le dos, tirant la langue puis riant, avec la tête de Sirius sur son ventre nu. Son parrain semblait raconter quelque chose, s’arrêtant pour regarder le loup-garou dans son rire. Les yeux de l’animagi s’adoucirent, se remplissant d’une émotion dont il connaissait très bien le nom.
Le roux haussa un sourcil avant de ricaner et de lui faire un clin d’oeil. Il passa à la prochaine photo en lui tirant la langue. Chose à laquelle Ron répondit par un claquement de dent.
Heureusement que les autres semblaient trop dans leur discussion et dans les noms bougeant sur la carte parce qu’il aurait eu du mal à expliquer pourquoi il avait chaud à l’instant.
Seule la brune, toujours bien trop perspective d’eux, leur lança un regard amusé.
Les photos continuèrent à défiler, toujours plus de ce petit groupe qui finir bien trop vite leurs vacances. La prochaine photo, il y découvrit ses grands-parents entrain de parler à sa mère et son père, avec un Sirius visiblement mort de rire sur le canapé voisin. La photo suivante, c’était son père qui riait fortement, avec sa mère qui se cachait difficilement derrière l’épaule de James.
‘’Sirius pensait pouvoir échapper à la discussion sur le sexe. Euphemia n’est pas de cet avis. - R
JE PEUX PAS TOMBER ENCEINTE MOI WSH !’’
Harry ricana en lisant la note, qu’il passa à Ron qui s’étouffa avec son verre de jus.
« Ça va ? » demanda Seamus, tandis qu’Hermione regarda son petit-ami quelques secondes avant de penser que ce n’était pas grave.
« Je m’attendais pas à ce qu’il y avait écris. » répondit-il simplement.
« Euphémisme. » continua Harry en ricanant.
Ron approuva d’un mouvement de tête. Laissant Seamus et certains autres qui avaient relevé la tête à cette annonce dans l’attente de plus. Le brun leur montra les deux photos rapidement.
« Visiblement ma grand-mère a décidé de leur faire la discussion. Ce que Sirius ne penser ne pas avoir droit vu qu’il ne pouvait pas tomber enceinte en sortant avec un homme. »
Théodore fronça les sourcils à cela, en concert avec Hermione.
« Ce - Att – Mais - » commença le Serpentard en secouant la tête. « Y a pas que le fait de tomber enceinte dans les discussions de sexe. »
Draco semblait si habitué à la rengaine du brun qu’il reprit sa surveillance des couloirs via la carte. Parce que ce dernier ne s’arrêta pas là, parlant des différentes maladies que pouvaient attraper autant sorciers que moldus. Des risques de certaines pratiques. Du consentement.
« - puis même un homme peut tomber enceinte ! » finit-il en étant légèrement rouge.
Avant de grincer des dents et de laisser son front taper la table. Le blond passa sa main dans le dos du deuxième Serpentard comme si cela arrivait trop souvent.
« Il est un peu sensible sur la question. » donna-t-il comme explication, un sourire amusé aux lèvres.
« Va dire ça à ta mère quand elle m’a donné une prescription pour la pilule. » marmonna Théodore.
Faisant rire une partie du groupe. Ouais, Harry pouvait comprendre pourquoi leur camarade était sensible sur la question. Quand ta belle-mère te donne ce genre de chose, c’était… gênant.
Maintenant qu’il s’en rappelait, il était vrai que personne n’avait rien dit quand Théodora était devenu Théodore en deuxième année. Lui et Hermione auraient dû comprendre à ce moment-là que la sexualité et le genre n’étaient pas si tabou dans le monde magique. Mais hé, c’étaient des gamins avec d’autres problèmes sur les bras à ce moment-là.
Genre un Basilic.
Alors bon. Il se pardonnait le fait de ne pas avoir fait le lien jusqu’à maintenant.
« En même temps, si quelqu’un n’avait pas oublié d’utiliser le charme de silence comme on lui avait demandé.. » commença Draco.
Avant de se faire tacler par son petit-ami, baguette à la main, sous le rire de tout le monde dont le blond.
« Pas ouff de se faire entendre par la belle-mère. » ricana Dean, tandis que le couple semblait toujours d’avis de se chamailler. « La honte que tu dois avoir. »
Harry haussa un sourcil en regardant son camarade, qui ouvrit la bouche pour se défendre bien vite.
« Ca compte pas, t’as rien vu ! »
« Mes pauvres yeux innocents. » lança-t-il dramatiquement « Je ne me remettrai jamais de ce que j’ai vu. Des bouches qui s’embrassent et des mains sous des t-shirts. »
Seamus lui tira la langue.
« J’ai chopé Lavande et Patil une fois. » s’amusa Ginny « Je sais pas qui fût la plus gênée entre elles et moi. »
« AH ! » s’écria Hermione en pointant Ron du doigt « J’te l’avais dis. »
Le roux lui fit une grimace grotesque en réponse. Harry leva les yeux au ciel avant de reprendre son visionnage. Sirius et son père travaillant sur la future moto du brun. Remus et sa mère entrain de rire à quelque chose, probablement le livre qu’ils avaient entre eux. Peter portant sa mère sur le dos tandis que James et Sirius semblaient faire la course de celui qui grimperai le plus haut dans l’arbre. Remus dans le dit arbre, plus tard vu la lumière du jour, et plus haut que les deux garçons la photo précédente, avec les dit garçons en bas les bras croisés.
Juste son père, faisant le pitre avec sa grand-mère. Imitant son propre père quelques centimètres derrière lui avant que Fleamont ne se retourne et que James ne fuit.
La dernière photo de cet été là fût une photo de Regulus, prise visiblement dans la maison Black. Il est entouré, il croit, de la mère et de l’oncle de Luna. Les trois jeunes riaient à quelque chose.
‘’Il va bien. Pour le moment. Tu as dix-huit ans dans deux mois, n’oublie pas. - N.B
Comme si je pouvais oublier.’’
Il n’avait jamais vu Regulus vraiment, hors une des photos de Slughorn et les quelques portraits tapissés de la maison Black. Mais il n’était pas difficile à reconnaître. Il ressemblait tant à Sirius que cela était troublant, même si ses cheveux étaient bien plus courts et son visage bien plus glacial.
Si Remus et Sirius étaient la lune et l’étoile, Sirius et Regulus étaient le feu et la glace.
Mais Sirius n’avait jamais pu prendre la garde de son frère. Regulus ne sût peut-être jamais le plan de son aîné, de combien il était aimé par ce dernier. Tout comme celui-ci ne sût jamais comment son petit-frère était mort.
Ses parents, les parents de Neville, son parrain et son frère, Remus, leur génération… Ils avaient tous été frappé par tellement plus grand qu’eux.
Harry envoya d’un coup de baguette la photo à la blonde qui sourit en voyant la raison. Elle lui dicta un merci sans le dire, touchant la photo comme si celle-ci était une œuvre d’art ancienne.
Elle avait connu sa mère oui, mais ce n’était pas pourtant que la douleur de ne pas vraiment la connaître réellement n’était pas là. Tout comme lui et Neville.
Il regarda son petit groupe autour de lui et se dit qu’ils étaient quand même une belle bande de bras cassés.
« On devrait retourner au dortoir. » lança Neville quelques minutes plus tard. « Il est bientôt deux heures. »
« La cape ne nous permettra pas à tous de rentrer sans se faire voir. » fit-t-il contrit.
Hermione roula des yeux, avant de se lever de sa chaise et de commencer à marcher vers la partie bibliothèque de la Salle sur Demande. Un mouvement de flou se fit devant leurs yeux avant que les nombreux livres ne soit remplacés par assez de lits pour tous. La brune se tourna vers eux, les mains sur les hanches.
« Magie. » annonça-t-elle de manière plate.
.
Ron avait rendez-vous avec McGonagall pour parler un peu plus de ses vœux d’avenirs, tandis qu’Hermione était en cours d’il avait oublié la matière. Elle avait encore une fois beaucoup trop et il était étonné qu’elle et leur directrice ai réussi à faire tout tenir dans son emploi du temps sans qu’elle n’ai besoin d’un retourneur de temps.
Encore.
Sa petite-amie avait cours également. Mais elle finissait dans peu de temps, donc il l’attendait dans la cours où il avait vu le bourreau affûter sa longue hache des années plutôt. Seulement quatre à vrai dire, mais cela lui paraissait si loin.
Une nouvelle fois, il sortit la boîte à souvenir de son parrain de sa poche. Ils attendaient encore les photos que Fleur réparait, visiblement cela prenait un peu plus de temps qu’elle n’avait pensé à cause de sorts, autant de protection que de maléfices, dessus.
Un casse-tête qu’aurait adoré Hermione si elle, Théodore et Dean n’étaient pas à fond sur celui de la carte.
Car bien sûr, Remus n’avait pas lancé que des notes pour la carte mais pour pleins de sorts différents, avec pleins de signes qu’aucuns ne reconnaissaient et qu’elle ne trouvait pas dans le dictionnaire de Galois. Donc c’était un système que le loup-garou avait inventé pour lui. A vrai dire, ils n’étaient même pas sûrs que tous les sorts de la carte soient notés dans les notes qu’ils avaient trouvé.
A croire que les Marauders, même si d’accord sur le principe à donner tout ce qu’ils avaient à Harry, voulaient laisser un peu de mystère sur le plus grand projet de leur adolescence.
Peut-être, s’ils avaient été là aujourd’hui, le trio de charmeurs fous auraient pu avoir des réponses.
Il roula des yeux, sourire aux lèvres, en voyant sa mère entrain de rire à même le sol de la grande salle tandis que son père et Remus se tenaient là, debout les bras ballants, alors qu’ils étaient verts.
‘’Peter a fini sa concoction, je leur avais dit de pas tester.’’
Pour une fois que son parrain avait un peu de préservation, les deux autres jeunes hommes ne l’avaient pas écouté. Pourquoi il avait l’impression que c’était quelque chose qui était récurrent ?
Une photo de match de quidditch, il pouvait deviner Marlène par ses cheveux ainsi que Sirius et son père, au moment de l’envol des joueurs. Visiblement le fait de commencer déjà dans les airs avait été une règle d’après-guerre. Il ne savait pas pourquoi mais il pouvait avoir une idée.
La prochaine photo fût le visage peu heureux de Remus sur le banc de commentateur avec à ses côtés McGonagall, qui semblait choquée de ce que pouvait dire son élève.
‘’Ce fût le meilleur commentaire jamais eu. Je n’oublierai jamais ça. Ni à quel point il ne connaît toujours pas les règles malgré sept ans à voir les matchs. -S
gnagnagna je suis le grand Sirius Black et je me moque de mon petit-ami tombé dans un piège gnagnagna.- R’’
Il ricana avant de prendre la suivante.
Marlène, Mary, sa mère et Dorcas, toutes quatre debout sur les bords de la fontaine dans le parc non loin du terrain de quidditch. Elles dansaient sur une musique qu’il n’entendait pas mais pouvait deviner en vu des gestes très disco.
Peter, Marlène et son père, entrain de fuir une Mary la baguette à la main alors qu’elle était recouverte de plume. Remus, la tête dans ses livres, probablement endormi, avec Sirius qui demandait le silence en vu de son doigt sur sa bouche. Dorcas et Marlène entrain de s’embrasser, toute deux habillées en zombies.
Sa mère et son père, tous deux endormis dans le canapé de la salle commune, l’une allongée sur l’autre.
D’autres farces, d’autres roucoulades, d’autres petites particules de la vie de ses parents et de leurs amis qu’il n’aurait jamais pu connaître sans ces photos, ces lettres et mots.
Il n’aurait jamais imaginé que le groupe préféré de sa mère avait été ABBA. Il n’aurait jamais imaginé que son père était en quelque sorte la mom friend du petit groupe. Il n’aurait jamais imaginé que Sirius portait des jupes, du rouge à lèvres et plus de maquillages encore. Il n’aurait jamais imaginé Remus être le cerveau de la plupart des grosses farces que les garçons montaient. Il n’aurait jamais imaginé Peter être un sorte de cordon-bleu et ratant exprès ses cours de potions pour ne pas être repéré.
Il n’aurait jamais compris comment sa mère avait-elle pu tomber amoureuse de son père après ce que Snape lui avait dit. Il n’aurait jamais compris comment son père avait-il pu avoir la folie de descendre les escaliers en deux deux sans aucune baguette magique juste pour essayer de faire gagner du temps à sa femme et son fils.
Harry se passa les mains sur le visage, serrant les yeux fortement. Certains autres étudiants, ceux de sa classe ou ceux de la classe en dessous, lui lancèrent un regard mais les plus jeunes continuèrent leur vie comme si le sauveur du monde magique n’était pas plus ou moins entrain de s’effondrer au milieu des fleurs.
Ginny et Luna le sortir de sa détresse, la première lui attrapant les mains avant de le prendre dans es bras tandis que la deuxième rangeait les photos avec douceur, connaissant la valeur de ces dernières.
Il se laissa mener jusqu’à un coin plus calme. Il se laissa asseoir dans une des vieilles salles menant aux mécanismes de l’horloge. Il se laissa tomber dans les bras de la rousse, écouter les paroles de la blonde racontant des anecdotes de leur cours.
Il se laissa ramené à la berge afin de respirer.
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C’était la fête dans la salle des Griffondors, ils venaient de gagner le match contre les Poufsouffles et la musique battait son plein. La plupart des plus jeunes étaient déjà couchés mais les plus anciens dansaient toujours et certains avaient même sorti l’alcool pour finir la soirée en beauté. Non, il ne vendrai jamais le fait que Seamus avait un compartiment secret dans sa malle avec énormément d’alcools irlandais.
Il ne dira jamais non plus que cela faisait peut-être depuis leur cinquième année que ce dernier avait ce compartiment toujours plein à chaque rentrée, scolaire ou de vacances.
Draco, Théodore et d’autres Serpentards s’étaient joints à la fête, ainsi que quelques Serdaigles ramenés par Luna ou par certains de ses camarades de maison. En bref, seuls les Blaireaux restèrent dans leur terrier ce soir, à lécher leurs plaies, pendant que les autres maisons dansaient dans la tanière des Lions.
Harry n’y pouvait rien s’il avait attrapé le vif d’or après peut-être cinq minutes de jeu. Et que sa merveilleuse petite-amie était une lionne qui ne lâchait jamais le morceau. Et que Ron avait perdu toute ses insécurités après une année à poursuivre de la magie noire.
D’ailleurs, il ne voulait pas savoir où se trouvait ce dernier et sa meilleure amie parce qu’il était presque sûr de les avoir vu bien trop affectueux avant même que l’alcool n’arrive dans la salle.
Hypocrite ?
Alors qu’il avait les mains de Ginny sous son haut, les siennes sur ses hanches et qu’ils s’embrassaient dans le couloir menant aux dortoirs comme si le feu en eux s’alimentaient par leurs bouches s’emboîtant ?
Noooooon.
Pas sa faute non plus si Luna les regardait depuis plusieurs minutes maintenant depuis sa place près de la cheminée.
Il arrêta d’embrasser la rousse, seulement pour lui pointer la blonde du menton, lui faisant tourner assez la tête pour lui embrasser sa nuque blanche qu’il avait bien l’intention de faire rougir. P’être que la possessivité de Remus avait du bon.
Quand Harry releva la tête, il ne fût pas réellement surpris de voir Luna embrasser sa petite-amie. Et Ginny ne fût pas surprise de le voir attraper les cheveux blonds de la susnommée pour l’embrasser à son tour.
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Hermione roula des yeux au ciel en les voyant le lendemain matin, tous trois en galère dans son lit. Il lui fit signe de se taire et elle lui lança un regard torve. Avant de mimer une pipe et de fermer les rideaux du lit de Ron.
Il pu entendre le roux gémir avant que la brune ne jette le charme de silence. Il n’avait pas besoin d’en entendre plus pour savoir exactement à quoi ressemblait son meilleur ami avec la bouche de la sorcière sur lui.
Connasse.
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Quand Luna l’embrassa, puis embrassa Ginny, plus tard durant la journée alors que tout leur petit groupe se retrouvait, cela ne lui sembla pas bizarre.Juste comme une pièce de puzzle qui s’embattait parfaitement dans ce qu’ils étaient déjà avec la rousse.
Par contre, hors Hermione, les autres les regardèrent comme si une tête leur avait poussée. Même s’il pu voir Ron être choqué peut-être une seule seconde avant de lever les yeux au ciel, secouer la tête et soupirer. Et de le regarder avec un regard presque endormi, le genre qu’il lançait à Harry pour lui dire ‘’quoi t’as pas mieux ?’’ ou ‘’vraiment ? Alors que je mange ? Ça peut pas attendre ?’’.
Ok. Best réaction ever.
« Quand, pourquoi, comment ? » lança Seamus avec les yeux gros comme des soucoupes.
« Hier soir, ils sont hot, oh je vais pas te faire un plan Seam’, je suis sûre que tu en faisais autant avec Dean. » répondit la rousse en roulant des yeux, avant de prendre la blonde dans les bras quand elle s’assit enfin.
Dean se cacha dans sa main droite et Neville lui tapa l’épaule en signe de réconfort. Après avoir essayé avec la blonde pendant l’été, il s’était rendu compte, quand fait, il n’était pas réellement intéressé par elle. Il l’adorait oui, l’aimait dans un certain sens, mais pas comme Hermione et Ron pouvaient le faire.
Ce qui faisait qu’ils s’étaient quittés en bon terme et que, il le savait, Neville ne lui en voulait pas de piquer son ex. En plus de sa meilleure amie. L’autre garçon de la prophétie allait en entendre parler de lui avec ses deux meilleures amies. Il en était déjà désolé.
« Atta- » fit Neville d’un coup « Vous étiez tous entrain de baiser hier soir alors que je dormais à côté ?! »
Tout le groupe se mit à rire à la réaction. Et au fait que oui, c’était probablement le cas. Il ne savait pas si Hermione, Ron, Seamus et Dean étaient déjà dans leurs lits quand lui et les deux jeunes femmes étaient montés mais ce qui était sûr… C’est qu’il avait prit un bon petit-déjeuner ce matin et qu’Hermione aussi.
La brune lui fit un clin d’oeil auquel il répondit.
« Si cela t’apporte du réconfort, on a baisé mais pas à côté de toi. » lança Théodore en souriant.
Draco devint rouge comme une tomate à la remarque, à la fois dû à l’annonce que parce qu’il était entrain de s’étouffer. Le botaniste lança un regard torve au Serpentard brun, qui sourit encore plus grand, ne calmant pas du tout les rires autour de lui.
« Bande de charo. Tous. » finit Neville avec une grimace.
« Promis Nev’, les charmes de silence de Dean sont très efficaces. » sourit Seamus, avant d’envoyer un baiser à son homme qui se cacha un peu plus dans ses mains.
« Les miens aussi. » ajouta Hermione, avant que Ron ne lui embrasse la joue.
« Pareil ici. » dit Ginny en jouant avec les cheveux de Luna, qui leva la main pour s’ajouter à la pile.
Leur camarade n’ayant rien eu dans son lit hier soir laissa son front taper la table, froissant son devoir en passant.
Harry secoua la tête alors que les discussions divaguèrent, les jambes de sa blonde à moitié sur lui. Il avait fini avec ses devoirs mais avait promit à Seamus de lui donner un coup de main en Défense, donc il était là.
Donc il ressorti une nouvelle fois le coffret de sa poche.
Ginny lui donna un léger coup dans le pied, avant de pencher la tête sur le côté, les yeux légèrement inquiets. Il s’appuya sur la table pour l’embrasser sans écraser Luna. Qui sourit en les regardant.
« Au pire » dit cette dernière d’une voix amusée « on sait comment lui changer les idées maintenant. »
Ce fût Ron s’étouffa cette fois, envoyant son eau à la face de Draco qui se protégea à la seconde près. Dommage pour ses devoirs par contre.
« Luna, je t’adore. » fit le roux une fois qu’il arriva à respirer normalement. « Mais je ne veux plus imaginer ma sœur avec vous deux. »
La blonde pencha la tête sur le côté, innocente. Sous les ricanements des autres autour de lui et des marmonnements du Serpentard blond pour sécher son devoir.
« Voyons Ronald, je parlais de câlin pas de plus. »
A vrai dire, s’il n’avait pas vécu la nuit précédente, il pourrait croire Luna sur parole. Sauf qu’elle pouvait utiliser cette même voix pour des propositions absolument pas innocentes. Lui et Ginny échangèrent un regard et un sourire amusé.
Avant qu’il ne regarde la photo d’un cerf, il espère son père, avec des guirlandes rouges et dorées sur les bois, avec sa mère sur son dos. Pourquoi ? Aucune idée, mais en vu de Sirius à moitié mort dans la neige entrain de rire, Peter et Mary se tenant l’un l’autre pour éviter de finir avec son parrain, Marlène entrain de dire quelque chose à sa mère, tout ça sur le regard en l’air débité de Remus et l’air blasé de Dorcas… Il dirait que ce fût un défi ou qu’ils sont tous bourrés.
Il fronça les sourcils en se rendant compte qu’ils étaient tous sur la photo. Avant de la retourner pour voir ‘’Je suis venu pour des papiers et je vois ça ? Je suis si heureuse d’être passée – A.’’
Oh, Alice. La mère de Neville.
D’autres photos du groupe se firent, à croire que la jeune femme resta le temps de la soirée avant de rentrer. Il pu voir sa mère et elle chanter à tu-tête au milieu des serres, avec un Sirius faisant de la air-guitare avec Peter sous sa forme de rat sur son épaule. Il pu la voir danser avec Mary, Marlène et Dorcas. Il pu voir Remus fumer le dos contre une serre avec Sirius dans ses bras. Son père et sa mère grimper sur l’une des serres et hurler une fois arrivée.
La photo suivante, Sirius et Marlène étaient avec eux, hurlant tout autant tandis que Remus leur disait visiblement de descendre en vu de ses gestes.
Il passa les photos où Alice était présente à Neville face à lui, qui lui sourit en voyant ce que c’était. Le fait de partager les photos, les petits mots et lettres que leurs parents avaient pu échangé les avaient rapprochés. Il avait toujours apprécié Neville, c’était son ami depuis la première année après tout. Mais il avait l’impression que quelque chose de plus s’était tissé entre eux maintenant.
Harry continua de passer les photos, les petites notes ridicules et les mots un peu plus officiels. Sa mère ainsi que Mary furent prise à Saint-Mungo. Son père, Sirius, Dorcas et Marlène furent pris dans l’ordre des Aurors. Peter au ministère. Remus un boulot dans une librairie.
Il trouva les plans de l’appartement de ses parents, avant sa naissance. Celui de Remus et Sirius. Il ricana en se rendant compte qu’ils étaient à un étage de différence, presque sûr que son père et son parrain eut fait exprès.
Il sourit, devant la photo de fin d’année. Chaque membres du petit groupe avait leur diplôme en main, le levant ou le gardant près d’eux, sa mère sa baguette dans l’autre pour l’appareil.
Il regarda la photo de l’Ordre, la même que celle que Sirius lui avait montré avant qu’il ne meure. Ils étaient tous si jeunes. Si jeunes et déjà près à se battre pour ce qu’ils pensaient juste.
Il put voir l’appartement de ses parents à travers les photos. Les vieilles tapisseries géométriques oranges du salon, les carreaux bleus et blancs de la cuisine. Ses parents entrain de célébrer il ne savait quoi avec leurs camarades venus pour l’occasion.
Il découvrit également l’appartement de son parrain et son ancien professeur. Les murs gris pleins de posters de musiques et de créatures mystiques où Sirius était souvent entrain d’installer quelque chose en plus. Le balcon où Remus fumait. Le lit en bois noir où son parrain avait prit une photo de son homme dormant.
L’appartement qui se transforma en maison, tandis qu’une petite fille riait à quelque chose que Remus lui murmurait à l’oreille alors que Sirius les regardait comme si le monde cessait de tourner.
Putain.
‘’Harry.. Même si Remus était en vie, ils ne lui auraient pas laissé Teddy.’’ avait dit Andromeda d’une voix triste.
Putain.
Putain.
« Harry ? » fit la voix d’Hermione à sa gauche.
D’un coup sec, il releva sa tête pour la regarder. Les yeux bruns étaient inquiets et il n’arrivait pas à comprendre pourquoi.
« Ok Harry. Harry regarde-moi. » dit-elle à nouveau en prenant son visage dans une de ses mains, l’autre utilisant sa baguette pour lancer il ne savait quel sort. « Avec moi ok ? Inspire. »
Il fit ce qu’elle lui demandait. Parce qu’il lui faisait toujours confiance. Elle était sa meilleure amie, son autre moitié. Elle pouvait lui dire de sauter du dos d’un dragon pour finir dans un lac probablement maudit, il la suivrait.
Il l’avait déjà fait.
« Expire. »
Il suivit ses indications peut-être deux minutes avant de comprendre qu’il avait commencé à perdre son souffle, ou à l’avoir bien trop. Tous autour de lui le regardèrent avec inquiétude. Hors Luna qui regardait la photo qu’elle avait réussi à prendre de sa main serrée.
Elle ne dit rien. Mais il pouvait voir la colère monter en elle comme l’eau sortant enfin de son barrage. Elle avait failli être séparée de son père parce que certains l’avaient toujours considéré comme fou, il avait dû se battre tant de fois que Luna avait rejoint le combat au moment où son cerveau d’enfant en deuil avait pu comprendre ce que son père lui cachait.
Elle ne dit rien, posant la photo avec délicatesse. Mais elle se leva, non sans embrasser Ginny et lui, avant de sortir de la salle. Ils se sursautèrent pas, comparé au reste des étudiants dans la Grande Salle, quand une explosion digne des jumeaux Weasley retentit quelques mètres plus loin.
Neville se leva sans demander son reste et alla retrouver la blonde tandis que Ginny se colla à lui pour le prendre dans ses bras.
« Qu’est-ce qui se passe ? » demanda Théodore, inquiet.
Hermione prit la photo que la Serdaigle avait posé avant de serrer les dents. Il pu voir la colère monter chez elle à son tour, mais comparé à sa petite-amie, ce n’était pas un barrage finissant enfin par céder. Plus un volcan entrant en éruption.
Elle prit une grande inspiration. Puis une deuxième alors qu’il pouvait voir la main de Ron se serrer sur l’épaule de la brune pour contenir sa propre colère.
« Ils avaient une fille. » dit-elle doucement, sa colère contenue pour le moment. « Ils avaient une fille, et ils lui ont prise. »
Draco ouvrit grands les yeux avant d’attraper la photo, le plus doucement possible dans sa précipitation. Il regarda son propre cousin, leur ancien professeur et la petite brune dans ses bras. Il tourna la photo, chose qu’Harry n’avait pu faire alors que la réalisation avait prit racine dans son esprit.
« ‘’Rose Black-Lupin, 5ans. Notre petite louve.’’ » lit le blond.
Avant de regarder à nouveau le recto, regardant cette petite fille qui était sa cousine et dont il n’avait jamais eu aucune idée.
« On - » commença-t-il, l’air totalement choqué sur le visage « On aurait dû la voir sur la tapisserie. Pourquoi elle n’est pas sur la tapisserie ? »
« Tu en sais plus que moi sur ce truc mec. » répondit Harry avec la voix défaite.
« Un sort peut-être ? » osa Théodore. « Il y a des sorts qui peuvent faire ça, même si une tapisserie de magie ancienne. »
Mais il ne semblait pas sûr de ces dires. Et ni Hermione, ni Dean le semblaient également.
Putain.
Remus et Sirius avaient – étaient – avaient été -
Putain.
« Je vais envoyer une lettre à ma mère et à tante Andromeda. » décida Draco en se levant, rapidement suivit par son petit-ami après que ce dernier n’ai lancé un sort pour ranger leurs affaires.
Harry acquiesça sans vraiment que le blond ne le voit. A vrai dire, il n’en avait cure. Il était à peu près sûr qu’aucune des deux femmes n’en sauraient bien plus. Narcissa n’avait pas été proche de son cousin, deux camps de la guerre différent, et Andromeda lui avait avoué qu’elle ne savait pas beaucoup de choses de son parrain après être parti de la maison familiale.
Oui ils avaient continué à communiquer mais les lettres s’étaient vites amenuisées avec la guerre. Avant de s’arrêter tout simplement quelques mois avant l’arrestation de Sirius et la mort de ses parents.
Et, visiblement, la perte de sa fille pour Remus.
Il releva le regard vers Hermione, qui lui haussa un sourcil pour qu’il parle. Il ouvrit la bouche sans pouvoir former une phrase pendant quelques secondes.
« L’héritière principale. » finit-il par dire.
« Oh. » répondit-elle avant de reprendre « Oui. Cela doit être elle. Sirius avait déjà fait un testament la mentionnant, ainsi que toi et Remus avant même que elle ou toi ne soient dans sa vie. Donc j’imagine que oui, elle est l’héritière principale. »
« Celle qui s’est jamais montrée ? » demanda Seamus, avant de se prendre un regard noir des deux jeunes femmes pour son manque de tact. « Quoi ? C’est vrai ! »
Dean poussa un soupir avant de prier son homme de le suivre. Ce n’était pas le moment pour la franchise brute de décoffrage du fan d’explosif.
« Pourquoi elle ne s’est pas montrée ? » demanda-t-il d’une petite voix.
« Oh Harry... » dit Hermione d’une voix douce.
Les bras de Ginny se serrèrent un peu plus autour de lui, le ramenant à l’instant présent avant même qu’il ne commence à partir dans ses pensées. La main d’Hermione se posa sur sa joue. Il pouvait voir Ron derrière elle, sa main blanche dont il pouvait voir les cicatrices de ventouses remonter le long de son bras, se rapprochant assez de lui pour qu’il l’attrape.
Il était en sécurité. Tout allait bien.
« Harry, chéri » reprit la brune, sa voix toujours sur le même ton doux « je suis sûre qu’il y a une raison autre que celle que tu as tête pour laquelle elle ne s’est pas montrée. Tu n’es pas la raison pour laquelle on l’a retiré de ses pères, tu n’es pas la raison pour laquelle Sirius a été emprisonné. »
Il déglutit difficilement avant d’acquiescer. Les yeux bruns vérifièrent à travers lui quelque chose qu’Hermione semblait chercher parce qu’elle acquiesça avant de lui embrasser le front.
« On range tout ça et on monte au dortoir ok ? On va se caler devant la fenêtre tranquillement et on va continuer à regarder les souvenirs de Sirius pour voir si on peut trouver quelque chose pour la retrouver. »
Il acquiesça une nouvelle fois, le laissant de nouveau faire telle une poupée de chiffon. Plus tard, il apprendra qu’Hermione avait jeté un charme de mimétisme et de miroir, faisant en sorte qu’une fausse image se fasse autour de leur groupe pour que personne ne le voit perdre ses moyens.
Il l’avait déjà embrassé par le passé mais il pourrait le refaire si elle le demandait.
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Hermione, Dean et Théodore regardèrent toutes les notes qu’Harry avait enlevé du coffret pour essayer de trouver plus d’informations sur la petite fille de la photo. Ron avait fini par retrouver Neville et Luna, dans la Salle sur Demande, où la jeune fille enchaînait les sorts destructeurs sur des cibles sous le regard attentif du brun. Draco attendait des nouvelles de sa mère, qui lui avait promit d’envoyer un hibou dès qu’elle et Lucius en découvraient plus.
Le fait que Narcissa ai son mari dans le creux de sa main amusait davantage Harry quand il n’avait pas l’impression d’être la cause du malheur de quelqu’un d’autre. Qu’importe les mots d’Hermione et qu’importe que ses deux petites-amies soient à ses côtés.
Luna bouillait toujours de rage tandis que Ginny essayait de contenir son inquiétude pour ses deux compagnons sans y arriver.
Seamus était parti quelques minutes, histoire d’aller aux cuisines pour demander aux Elfes de leur envoyer le dîner au dortoir si cela ne les dérangeaient pas trop. Pas comme si le brun pourrait manger quelque chose actuellement.
Il avait vu, sous les doigts d’Hermione et de deux autres jeunes hommes fouillant la mémoire de son parrain, plusieurs photos de la petite fille qui n’en était plus une aujourd’hui.
Ils relevèrent tous la tête en entendant le bruit d’un bec tapant à la vitre. Avant qu’ils ne regardent Draco.
« Pas la chouette de la famille. » répondit-il en fronçant les sourcils.
Neville se leva, ouvrant la fenêtre et tendant le bras pour la chouette rousse qui se posa très rapidement. Il prit la lettre et elle repartie sans demander son reste.
« C’est pour toi Harry. » dit-il en fermant la fenêtre.
Le susnommée fronça les sourcils avant d’attraper le parchemin. Il n’était même pas cacheté. Mais il n’en reconnu pas l’écriture.
‘’Bonjour Harry.
J’ai reçu un message magique comme quoi tu as découvert quelque chose sur ma personne. Dadfoot a toujours été bon pour ce genre de sort. Momny c’était plus ce qui fait que la boîte que tu fouilles fonctionnes.
Je me doutais que cela arriverai, après tout, je n’ai toujours pas mis un seul pied dans la maison Black. Dad m’avait dit qu’il avait un coffret pleins de souvenirs d’eux, qu’il me montrerai avec toi. Je suis heureuse que tu l’ai trouvé, parce qu’il ne m’a jamais dit où il l’avait caché. Et connaissant Mom et lui, le nombre de sort empêchant de la trouver par magie devait être aussi conséquent que la taille de l’école.
Sache que nous nous connaissons. Tu n’étais pas encore né quand ils m’ont adopté vois-tu. Ils m’ont sauvé tu sais ? Trouvée dans une meute, arrachée à mes parents qu’ils avaient tué. J’ai été mordu bien entendu mais je me souviens de la différence des pleines lunes. Je me souviens jouer avec Dad sous sa forme de chien et avec Mom. Avoir chassé sous le regard de Momny alors qu’il essayait de me faire oublier le fait que Dad n’était plus là.
Oui. Momny n’avait plus aucun droit sur moi, la loi est telle que. Mais ne t’inquiète pas, il a été là toute ma vie. Ils avaient nommé tante Mary en seconde marraine vois-tu. Et vu que tante Lily… Bref. Tata Mary est venue vivre avec nous dans la maison que Dad avait acheté après que je sois arrivée dans leur vie.
Ne crois pas que je ne souhaite pas te connaître. En réalité, je te connais déjà. Je t’ai connu comme étant mon petit cousin, bébé tout juste venant d’être né, avant que Voldemort nous prenne tout. Il doit y avoir une photo quelque part de toi dans mes bras, dans la boîte que tu as ou chez moi. Je t’ai connu comme petit gamin de première et deuxième année que j’essayais d’aider comme je pouvais. Je te connais toujours Harry. Et tu me connais toujours.
Vu ce que Mom m’a dit sur Hermione, je pense qu’elle comprendra bientôt.
Comme je disais, ce n’est pas que je ne souhaite pas te connaître ou que je t’en veux pour quelque chose. C’est surtout que je n’ai jamais su comment agir avec toi. J’ai vécu la vie qu’aurait dû être la nôtre pendant un an, à dire que tu étais le meilleur cousin que le monde pouvait avoir et que je te protégerai toujours. Puis Dad a disparu, tata Lily et tonton James et Pet l’autre ont disparu, tu as disparu. Puis Albus a obliave tata Mary pour l’arrêter d’essayer de comprendre cette fameuse nuit, pour arrêter d’essayer de chercher de meilleures conditions de procès pour Dadfoot, de demander à t’avoir avec nous, vu qu’elle était ta deuxième marraine également. Tante Marlène avait été la première...
Je n’ai jamais pu marcher dans ces couloirs sans oublier cela alors qu’il me regardait, sachant très bien que ma tante avait retrouvé sa mémoire grâce à Momny. Je ne pouvais pas m’approcher plus que ce que je pouvais de toi sans qu’il n’apparaisse non loin. Comme pour me rappeler jusqu’où il irait pour je ne savais quoi à l’époque. Je regrette que ni moi, ni tata Mary, ni Mom n’aient réussi à se relever pour l’affronter après ce qu’il avait fait, maintenant que je sais tout. Je n’avais que deux ans avec toi, j’ai fais ce que j’ai pu mais ce n’était probablement pas assez.
Dad m’a beaucoup parlé de toi, ainsi que Mom. Moi et tata Mary ont toujours été avec toi, même si ne pouvions l’être comme nous étions censé l’être, à travers les sortilèges de magie ancienne que j’ai découvert après mes études. C’est une magie capricieuse mais si belle, si tu savais. Enfin, tu saura bien assez tôt. Dad et Mom t’adoraient, comme les oncles qu’ils étaient. Ils sont probablement heureux d’être mort pour ta survie, notre survie, à toi, moi et Teddy.
Oui, je connais son existence. Je sais que j’ai un petit frère. Je ne sais, comme toi, pas comment l’approcher. Parce que vous faites tous deux de vies bien différentes que ce qu’on aurait dû avoir. Je m’excuse de mettre cachée depuis la lecture du testament. Depuis bien avant ça même.
Mais je suis la fille de mes pères. Alors je te laisse continuer à chercher. Retrouve-moi Harry. Je ne suis que ta cousine d’une autre vie, une connaissance d’école, quelque chose d’autre que du découvrira j’en suis sûre. Mais j’aimerai tout de même avoir un lien avec toi si cela est possible.
Et avec le reste de ma famille venant du côté de Dad ou de Mom. Draco, Narcissa, Andromeda et Teddy. Sache que tata Mary a hâte de te rencontrer également, enfin te re-recontrer, elle t’a mis au monde après tout !
Leur louve.’’
Il resta interdit devant la lettre pendant plusieurs minutes et personne ne le dérangea dans son silence. Il lu et relu la lettre sans savoir quoi en penser. Devait-il être en colère ? Devait-il être heureux ? Il y a moins d’une heure il avait eu un début de crise de panique à l’idée qu’elle ne souhaite pas le rencontrer et maintenant il avait envie…
Il n’en avait aucune idée à vrai dire.
Harry lança un regard désespéré à Hermione et Ron, qui s’approchèrent tous deux sans demander plus. Visiblement, certains prirent cela comme une demande implicite de partir, ou alors c’était le roux qui l’avait demandé.
Ils avaient toujours ou presque géré tout à trois, tous les trois, après tout. Ils étaient un trio et le resteraient jusqu’à la fin.
Il sentit à peine la bouche de Ginny et celle de Luna sur la sienne. Il était perdue dans l’image qu’Hermione avait apporté avec elle en traversant la pièce et les souvenirs sur le sol.
Il n’avait pas besoin de lire le verso pour savoir que c’était lui dans les bras de la dite Rose. Elle était assise entre Remus et sa mère, de grands yeux pleins d’étonnement enfantin à regarder lui bébé qui dormait. Elle le regardait avec de grands yeux avant de lever la tête vers son père adoptif qui eu un sourire doux en entendant ce qu’elle disait. Sa mère lui embrassa la crâne.
Il lu tout de même le verso. Parce qu’il avait besoin de la confirmation.
‘’Louvette qui déclare le faon comme membre de sa meute. Prongs a pleuré
Toi aussi Pad’’’
Harry ferma les yeux fortement. Putain. C’était -
C’était la vie qu’il aurait dû avoir. Qu’ils auraient dû avoir. Entourés d’un groupe de jeunes adultes farceurs et pleins de joie, chantant du ABBA et du Queen, à les regarder courir et à courir avec eux des années plus tard sous la pleine lune.
Il aurait dû être l’animagi accompagnant cette petite fille aujourd’hui adulte sous l’astre lunaire.
« De quoi as-tu besoin ? » demanda Ron, à sa gauche, l’une de ses mains dans son dos et l’autre sur sa jambe.
Il ouvrit la bouche plusieurs fois, regardant tour à tour ses deux meilleurs amis sans savoir quoi dire. Sans savoir quoi faire.
Avant d’envoyer tout foutre en l’air et d’embrasser le roux pour faire taire tout le reste.
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Quand il l’annonça à Ginny et Luna le lendemain matin, avant même d’être entré dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner, la rousse le regarda avec un regard doux et la blonde avec un air amusé.
« Je sais. » lui répondit la première, avant de l’embrasser. « On s’en est doutait au moment où tu a levé la tête pour les regarder. »
« Je - » commença-t-il mais cette fois la deuxième l’embrassa.
« On t’aime Harry. » dit-elle avec un sourire, avant d’hausser les épaules « Tu es à nous, mais tu es aussi à eux. »
« Tant que tu ne viens pas me baiser juste après avoir baisé mon frère, ça me va. » ricana la dernière Weasley avant de lui tapoter la joue.
Il les regarda quelques secondes toutes deux avant de les prendre dans ses bras et de les embrasser tour à tour.
« On en reparlera plus tard ok ? » lança cette dernière dans le creux de sa nuque. « Nous, on a tous le temps de trouver comment marcher ensemble. »
« Ouais, ok. » répondit-il sans pouvoir dire plus.
Avant de se faire tirer par ses deux petites-amies au festin qui les attendaient, Luna s’extasiant déjà sur le prochain cours de Soins pour les Créatures Magiques tandis que Ginny et lui la regardaient comme si elle était la lumière elle-même.
Ron lança un regard à sa sœur qui lui fit un clin d’oeil, avant de recommencer à manger.
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Les deux duos et lui se retrouvèrent dans le micro parc non loin des serres. Ils parlèrent de comment faire marcher les deux relations du survivant de Godric Hollows comme s’il n’était pas là et cela l’amusait. En plus de le soulager.
Il n’arrivait pas à totalement réfléchir avec tout ce qu’il se passait. A vrai dire, lui qui avait espéré une dernière année enfin normale à Hogwarts, il était servi. Même si, il ne fallait pas mentir, découvrir des membres de sa famille était bien mieux que de courser une énième créature ou mage noir.
Visiblement, aucun des deux duos ne semblaient étonnés du fait qu’il avait pété un plomb et avait décidé d’envoyer tout foutre en l’air en embrassant Ron. Puis en faisant bien plus avec ce dernier et Hermione, mais il n’irait pas le raconter à Ginny et Luna sans qu’elles ne le demandent.
Il avait été décidé, avec son accord un peu après coup, qu’il sortait officiellement avec les deux jeunes femmes tandis que ses deux meilleurs amis continuaient de sortir ensemble. Il avait juste le droit de s’incruster de temps en temps quand l’envie lui prenait.
Et les deux jeunes femmes pouvaient se garder le droit de piquer Hermione de temps en temps également.
Ron haussa un sourcil à cela avant de déclarer que dans ce cas, il piquerai Luna tout autant.
Donc… Outre Ginny et Ron, pour des raisons évidentes, ils avaient un feu vert pour aller d’un couple à l’autre. Surtout lui.
Il n’allait pas s’en plaindre. Il avait besoin du roux et de la brune comme l’air qu’il respirait, comme l’eau qui faisait fonctionner son corps et le feu qui faisait fonctionner sa magie. Ils avaient toujours été à ses côtés, il ne pouvait pas imaginer sa vie sans les avoir dans son champ de vision au moins toutes les trois heures.
Il aimait également bien trop la rousse et la blonde pour s’en séparer. Elles avaient pris ce qui restait de son âme et de son coeur pour se l’approprier et le garder précieusement, chacune à leurs manières. Il était tombé pour la force, la détermination et la répartie de l’une. Il était tombé pour la douceur, la légèreté et l’empathie de l’autre.
Ils restèrent là, à profiter de leur samedi après-midi en prenant le soleil et en respirant les odeurs des plantes qui prenaient vie en ce début d’hiver. Pour une fois qu’il ne faisait pas trop frais, ils pouvaient juste être.
« Vous avez pu regarder un peu plus de choses dans les souvenirs de Sirius avant de vous jeter les uns sur les autres ou pas du tout ? » demanda Ginny, un peu plus tard.
Assise à même le sol, ou plutôt sur une couverture qu’elle avait fait apparaître pour ne pas qu’ils soient sur le sol, ses longs cheveux se perdant sur les genoux de Luna, assise à ses côtés, qui lui plaçait des fleurs le long des nattes qu’elle avait faite plutôt. Hermione était à sa droite, avec Ron allongé après elle.
« Uhm… Non. » répondit la brune. « Juste une photo. »
« J’ai jeté un coup d’oeil en rangeant le bazar. » lança le roux en se relevant sur les coudes « Mais rien m’a sauté aux yeux comme informations importantes. »
« C’est ce qu’on se disait avec Théodore et Dean. » reprit sa meilleure amie « Les documents d’adoptions ne disent rien qu’on ne sait pas déjà, le reste n’est que lettres et photos. On n’a pas encore tout regardé bien sûr, il reste encore des photos qui ne sont pas annotées par la boîte comme de quatre-vingt-un. »
Harry releva sa tête à cela avant de sortir la boîte de sa poche. Il l’ouvrit mais cela ne l’empêcha pas de ne pas comprendre comment la brune le savait. Elle lui sourit avant de faire un geste de haut en bas avec sa baguette, qui révéla les dates d’entrées de chaque documents dans la boîte.
La dernière était quelques jours avant la mort de Sirius.
Il sortit sa propre baguette pour passer l’année de la mort de ses parents, l’année où son parrain fut emprisonné et celle où il perdit les derniers membres de sa vraie famille sous ordre de Dumbeldore. La boîte lui présenta alors les photos, probablement venant de Remus et Mary, que Sirius avait récupéré après avoir fuit sur Buck cette fameuse pleine lune de troisième année.
Rose entrain de jouer avec, il imaginait, Mary à la poupée. Rose entrain d’apprendre à faire du vélo avec Remus. Entrain d’apprendre à voler avec Mary. Se faisant lire une histoire par son père avant de dormir. Sa première journée dans une école moldue. Entrain de rire face à son père faisant des grimaces.
Sa première montée dans le train pour Hogwarts.
Il devait y en avoir bien plus dans la maison de Mary et Remus, mais c’était à croire que Sirius en avait piqué quelques unes pour cette boîte précise. Probablement pour les avoir avec lui alors qu’il ne pouvait sortir de Grimmault.
Mary entrain de cuisiner avec Rose. Remus entrain de rentrer, cane à la main et valise dans l’autre, avec sa fille courant pour le rejoindre. Rose accompagnée d’une loutre qui devenait Mary quelques secondes après. Rose et son père à même le sol entourés de plein de livres de magie.
En la voyant grandir à travers les photos, il comprenait pourquoi elle avait écrit qu’elle l’avait aidé comme elle avait pu durant ses deux premières années. Les premières années avaient droit à un élève référent, un élève minimum de cinquième année qui pouvait leur donner un coup de main pour se retrouver dans le château ou, pour les élèves moldus, en savoir plus sur l’école et le monde magique.
Rose avait été sa référente durant sa première année. Elle avait été encore là durant sa deuxième année, à l’aider lui et Hermione pour chaque questions qu’ils avaient et auxquelles Ron ne pouvait pas vraiment répondre.
Il l’avait adoré. Elle était toujours patiente avec lui, avec eux, à répondre avec le plus de détails qu’elle pouvait et en leur rappelant toujours de venir la voir s’il y avait besoin.
C’était elle qui avait retrouvé Hermione pétrifiée. Elles avaient rendez-vous à la bibliothèque, justement pour découvrir ce qu’était le monstre des couloirs.
C’était elle qui avait rassuré Ron pendant presque une heure après leur soirée dans la forêt. Avant de lancer plusieurs sorts pour contrer les araignées pouvant venir dans le dortoir.
C’était à elle qu’il avait parlé du miroir d’Erised et c’était elle qui lui avait dit d’une voix douce qu’elle comprenait ce qu’il ressentait, qu’elle avait perdu son père il y a longtemps et que si elle se mettait devant le miroir, elle le verrait à coup sûr.
« Oh. » lança Ron en reconnaissant à son tour l’étudiante sur les photos qu’Harry déposait devant lui.
Luna et Ginny haussèrent un sourcil à cela, ne reconnaissant pas la jeune fille.
« Elle était la référente d’Harry en première année. » commença Hermione, sa voix quelque peu perdue quelque part. « Elle nous a beaucoup aidé à nous acclimater au château. »
Rose entrain de rire avec une autre jeune femme. Rose entrain d’embrasser tour à tour une jeune fille à la peau parsemée de tâche de vitiligo et un jeune homme aux cheveux longs. Rose entrain d’apprendre à conduire avec Remus.
La remise des diplômes.
Hermione se laissa tomber en arrière et ils la regardèrent sans comprendre. Elle leur fit signe de continuer.
Les prochaines photos n’étaient pas vraiment de Rose, enfin pas d’elle en tant que personne dessus. Visiblement elle était partie après son diplôme en voyage d’étude. Probablement en rapport avec les nombreux livres qu’elle et Remus avaient sur une des photos précédentes. Principalement des ruines mais il retrouva les deux compagnons de Rose sur plusieurs photos.
Rosa, lâchant toutes ses affaires au pied de ses deux compagnons d’aventures, avant de courir vers un Sirius sortant de la maison Black-Lupin-MacDonald.
Les deux pères et la fille au sol dans les bras les uns des autres.
Plusieurs photos de ce petit monde dans le salon de la famille tandis que le père et la fille se redécouvraient.
Il fronça les sourcils en découvrant des lettres ensuite. Pleins de lettres. D’une écriture enfantine puis de plus en plus adulte.
Oh.
« On peut avoir du courrier à Azkaban ? » demanda-t-il en se tournant vers sa meilleure amie qui était toujours entrain.. de bouder probablement.
« Courrier et visite oui. Mais le gardien peut se réserver de refuser ce droit. »
Encore quelque chose qu’elle changerai probablement une fois au ministère, se dit-il. Avant de passer les lettres afin de continuer les photos.
Quelques unes de Remus, Sirius et leur fille. Quelques unes avec Mary. Quelques unes avec les deux compagnons de Rose. Deux trois de juste Sirius et Remus.
La dernière entrée de la boîte était deux photos. Une de Rose visiblement entrain de dormir, encore toute petite, l’autre une de la jeune femme qu’elle était devenue en l’absence de Sirius, entrain de sourire et de dire au revoir.
« Pitié, dites moi qu’un d’entre vous la reconnue. » supplia presque Hermione d’une voix bougon.
Harry fronça les sourcils sur la dernière photo. Il entendit Ginny et Luna comprendre à cause de leur ‘’ohhh’’. Il lança un regard à Ron qui lui fit une moue d’excuse, voulant autant dire qu’il avait deviné et plaignait le brun de ne pas avoir compris que dire qu’il n’avait pas compris mais qu’au moins ils étaient dans la même merde.
« Black. Lupin. Black Lupin. Blupin. » sourit Luna « C’est un beau moyen de les garder avec elle. »
Blupin ?
Wait.
Il se tourna vers Hermione avec des yeux ronds, entendant à peine la rousse disant que cela devait être autant une manière d’éviter d’attirer l’attention à cause du nom de Sirius que de garder son héritage familial.
« Elle a dit que tu la connaissais toujours n’est-ce pas ? » ricana la brune.
.
Il attendit la fin des cours pour se lancer vers la salle de Défense plusieurs jours plus tard. A vrai dire, il n’était toujours pas sûr de vouloir rencontrer véritablement Rose Black-Lupin. La vraie Rose plutôt.
Harry n’avait jamais été peureux à l’idée d’affronter ses peurs, Remus lui avait un jour fait un compliment à ce sujet, sur le pont menant à la cabane d’Hagrid. Mais cela était y a plus de quatre ans. C’était avant la guerre, avant ses premiers amis mourants, avant de mourir lui-même.
Aujourd’hui, il avait plus de précaution. Ou plus confiance en sa peur.
Il regarda les derniers étudiants sortir de la salle avant de rentrer. Il la regarda véritablement pour la première fois. Brune, les cheveux courts dans une coupe garçonne, des vêtements simples et très peu mode sorcier, des tatouages magiques et moldus qui dépassaient de ses manches pour tomber sur ses poignet et qui remontaient dans sa nuque. Elle était jeune oui.
Cinq ans de plus que lui après tout.
Elle finissait de ranger son bureau quand elle se tourna vers lui. Il était sûr de ressembler à un cerf devant des phares de voiture, pris en flag alors qu’il ne faisait rien véritablement.
« Monsieur Potter bonsoir. » sourit-elle de manière douce « Vous avez des questions sur votre devoir sur les Banshee ? »
« Non. » répondit-il, sans pour autant arriver à en dire plus.
Elle haussa un sourcil à cela avant de fermer son classeur et de s’appuyer sur le bois du bureau.
« Alors que faites-vous dans ma salle de classe au lieu de profiter de votre heure libre ? »
Le brun ouvrit la bouche plusieurs fois sans pouvoir parler. Avant de simplement sortir une photo de sa poche, qu’il lui présenta.
Celle de lui dans ses bras, des années auparavant.
La professeur regarda la photo peut-être une seconde avant de reprendre son sourire doux. Elle tapa le bois à sa droite et il se laissa tomber dessus, tout en évitant de faire véritablement tomber quelque chose.
« Je me rappelle cette journée. » commença-t-elle sans le regarder « Dad avait une mission avec ton père, ta mère et Mom ont donc préféré rester ensemble en attendant. Ce n’était pas vraiment la première fois que je te voyais mais tu dormais en général. Par contre, ce fût la première fois que tu fus dans mes bras. »
Il avait l’impression d’avoir son estomac dans sa gorge à l’entendre parler de ce temps dont il ne se souvient pas. Elle le tutoyait comme si les années n’avaient pas passé, comme si cela était y a plus de dix ans. Comme si c’était normal de parler de souvenir avec celle qui est sa cousine.
Il n’a jamais connu ça.
Rose se tourna vers lui et elle lui attrapa la main, comme pour lui signifier que cela était compliqué pour elle aussi. Comme pour dire qu’elle était là.
« Tu m’as donc trouvé. » énonça-t-elle comme un fait.
« Yup. Luna a trouvé que ton nom était une jolie manière de les avoir tout deux avec toi. »
Elle ne réagit pas pour son passage au tutoiement, elle réagit par contre au nom de la blonde.
« C’est tante Mary qui y a pensé à vrai dire. Mais je l’ai adopté à l’instant où elle me l’a présenté. »
Il acquiesça à cela, la gorge sèche ou trop pleine il ne savait pas. Un silence se cala entre eux deux, mais ce n’était pas lourd. C’était légèrement étrange oui mais il avait l’impression qu’il pouvait juste être en sa présence, parce qu’elle le connaissait. Malgré les années, elle le connaissait.
« Que veux-tu faire maintenant que tu m’as trouvé ? » demanda-t-elle en lui rendant la photo d’eux.
Il la regarda, regarda cette Rose de cinq ans dire avec ferveur qu’il était sa meute. Regarda sa mère apprécier les dires d’une petite fille en lui embrassant le crâne. Regarda Remus rire à cela. Il lui représenta la photo.
« Toujours de la meute ? »
Il était terrorisé à l’idée qu’elle dise non. Terrorisé que le seul lien qu’il avait avec ses parents, son parrain et son oncle disparaisse. Terrorisé à être le seul à se souvenir d’eux comme des gamins perdus dans une guerre trop violente.
Terrorisé à être le seul membre restant de ce petit groupe de jeunes adultes plein de force et de joie.
« Toujours. » répondit-elle avec un petit sourire, son front touchant le sien.