CHRONOS ET DEIMOS. Traduit de russe, auteur TsissiBlack

Chapitre 41 : Chapitre 41

Par Beauvais

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Déimos faisait rebondir sur le sol rénové de sa future salle de sport un ballon de basket qu'il venait d'acquérir à Londres, dans le quartier moldu. Sirius devait se présenter d'une minute à l'autre : les Weasley, grâce au ciel, avaient regagné leur « Terrier » ; Lupin avait été dépêché par Dumbledore auprès des loups-garous ; quant au Sirius, propriétaire du sinistre quartier général de l'Ordre, réprimandé pour son équipée à King's Cross, il s'était vu intimer l'ordre de demeurer tranquille et de ne pas se montrer.

— Kreattur doit-il aller quérir Sirius, ce maître bon à rien ?

L'elfe de maison surgit dans un léger bruissement et se figea, posant un regard désapprobateur sur le divertissement moldu de son maître. Déimos s'élança avec souplesse, expédia le ballon dans le panier, le rattrapa, traversa la salle d'un bout à l'autre en contournant avec aisance des adversaires imaginaires, puis répondit en inscrivant un nouveau tir à trois points :

— Amène-le. Mais qu'il enfile des vêtements confortables. Pas de robes de sorcier. Tu vois ce que je veux dire…

Il enchaîna un dribble rapide, fit passer le ballon entre ses jambes, le récupéra avec dextérité et le fit tournoyer sur son index.

— Donne-lui une de mes tenues d'intérieur et des baskets. Ne l'amène pas tant qu'il ne sera pas habillé.

— Kreattur n'approuve pas…

— Je m'en fous. C'est un ordre.

— Oui, Maître, répondit l'elfe en s'inclinant, avant de marmonner assez distinctement : Maître Sirius est maigre comme un clou, comment pourrait-il rivaliser avec Maître Déimos, si bien nourri par le dévoué Kreattur ? Il est chétif et a encore abusé de l'Ogden.

— Cesse de cafarder et exécute les ordres. Le meilleur remède contre les lendemains difficiles, c'est l'exercice physique.

— Oui, Maître.

Kreattur disparut, tandis que Déimos réussissait un tir, se suspendait à l'anneau puis sortait sa baguette magique pour consolider le panier et en conjurer un second sur le mur opposé. Après avoir replacé l'artefact dans son support prévu à cet effet sur son avant-bras, il saisit de nouveau la balle et reprit son entraînement improvisé.

Sirius fit son apparition un quart d'heure plus tard, le visage bouffi et l'air furieux. Vêtu d'une tenue de sport moldue ajustée à sa silhouette, il semblait non seulement amaigri, mais franchement décharné, surtout aux côtés de Déimos, au physique athlétique.

— On joue ?

— En réalité, je suis venu pour tout autre chose…

— L'un n'empêche pas l'autre, rétorqua Déimos en marquant un nouveau panier. C'est ce qu'on appelle le basket.

— Je sais parfaitement comment ça s'appelle, fit remarquer Sirius d'un ton glacial. Mais je ne suis guère d'humeur à m'amuser.

— Eh bien oui. Tu ne me battras jamais.

Il se remit à faire rebondir le ballon sur le sol.

— Et en ce qui concerne les bêtises… je me permettrais de supposer que leur summum, c'est ton équipée à King's Cross sous les traits du Patmol, n'est-ce pas ?

— C'était…

— Amusant ? Très Gryffondor ? Stupide ?

— Imprudent.

— Je ne savais pas que ce mot figurait dans ton vocabulaire, remarqua Déimos d'un ton sarcastique.

Il contourna Sirius et l'empêcha de récupérer le ballon, celui-ci ne s'était même pas rendu compte qu'il s'était laissé prendre au jeu.

— Albus excelle dans l'art du lavage de cerveau.

— Je sais.

Déimos laissa échapper le ballon, et Sirius le récupéra aussitôt.

— Allez, tente de marquer. Je te préviens : la défense, c'est ma devise.

— Alors ne gêne pas un sorcier noir de souche lorsque celui-ci passe à l'attaque !

En dévoilant ses dents jaunies, Sirius pivota sur lui-même et tenta une feinte. En vain.

— Ha ! commenta Déimos. Allez, Gryffondor !

— Tu oublies que…

Sirius se dégagea et récupéra le ballon, fonçant vers le panier adverse :

— Moi aussi, j'ai grandi sous les bannières rouge et or.

C'est ainsi, au fil de quelques échanges et d'une lutte acharnée pour le ballon, qu'ils laissèrent passer près d'une heure.

— Ça suffit !

Sirius s'effondra sur le sol, étirant ses longues jambes décharnées.

— Je n'en peux plus. Je suis trop vieux.

— Et trop faible… compléta Déimos à sa place avec un rire, avant de s'asseoir à ses côtés et de lancer :

— Kreattur !

— Maître Déimos m'appelle ?

— Oui. Je veux un Pepsi-Cola.

— Maître désire cette potion immonde et empoisonnée, inventée par ces vils Moldus ?

— Ouais.

— Kreattur refuse d'empoisonner son maître.

— Quand tu mourras, je ne clouerai pas davantage ta tête à côté de celle de ta vénérable mère, simplement parce que tu es incapable de rendre service à ton maître. Les elfes dignes de ce nom ne se conduisent pas de la sorte.

— Le maître se joue du pauvre Kreattur, mais Kreattur est prêt à tout pour le chef de l'ancienne et noble lignée des Black.

— Je veux un Pepsi, répéta Déimos. Et vite !

L'elfe disparut en maudissant silencieusement la témérité de son maître, tandis que Sirius fixait son fils, proprement abasourdi.

— Comment parviens-tu à mener ce vieux rabat-joie par le bout du nez ?

— C'est plutôt l'inverse, répondit Déimos.

Il alluma sa cigarette, en avala la fumée avec délectation, puis observa Sirius avec attention.

— De quoi souhaitais-tu me parler ?

— Du testament, bien sûr, répondit celui-ci d'un ton sombre. Un homme averti en vaut deux. Donne-moi aussi une cigarette.


Déimos lui tendit son paquet de Captain Black ; une cigarette en sortit aussitôt, qu'il alluma d'un coup de baguette magique.

— Cool, dit Sirius en désignant la baguette qui avait regagné sa place d'elle-même.  

Puis il tira une longue bouffée avec délectation.

— Voilà bien cent ans que je n'ai pas fumé.

— Et pour quelle raison ?

– Connais-tu seulement un membre de l'Ordre qui se soit rendu fréquemment dans le Londres moldu ?

— J'en connais au moins deux. Et alors, les sorciers ne fument pas ?

— Si ! Les pipes, les cigares…

Sirius esquissa une grimace.

— C'est vraiment abominable, je t'assure.

— Donne l'ordre à Kreattur.

— Je ne suis pas toi, il ne me mange pas dans la main. Je m'estimerai heureux s'il ne cherche pas à m'empoisonner.

— Il n'oserait pas. Cet elfe a un dévouement sans faille à la lignée.

— Et moi, je n'en fais plus partie.

Sirius esquissa un sourire empreint de mélancolie.

— Tu comprends ?

— Nous en avons déjà discuté. Alors, qu'en est-il du testament ?

— Tiens, jette un œil…

Déimos sortit de ses doigts maigres et légèrement tremblants un rouleau de parchemin soigneusement serré, puis s'y plongea avec attention.

— Voilà qui est fort intéressant… Je me suis toujours demandé comment tu avais réussi à rédiger un document si habilement ficelé qu'aucune vieille harpie de la Chambre des Lords n'avait osé le contester.

Déimos lança un regard moqueur à Sirius.

— J'ai fouillé dans la bibliothèque, déclara celui-ci avec une certaine fierté.

— … et il s'est avéré que c'est moi-même qui ai corrigé cet ouvrage !

Il agita le parchemin, fit craquer ses doigts, puis fit apparaître une plume et un encrier.

— Commençons. J'espère que cela ne te dérange pas ?

— Fais comme chez toi, répondit Sirius avec une ironie teintée d'amertume. Pour ma part, cela m'est en vérité égal. Pourvu que notre fils, celui que Jey et moi avons eu, soit heureux. Nous sommes morts, mais lui, il continuera à vivre, il trouvera une gentille jeune fille…

— Ou un jeune homme, fit remarquer Déimos d'un ton désinvolte, en griffonnant sur le parchemin.

— Toi…

— Je suis bisexuel, à l'image de mes deux pères, je suppose.

Sirius prit conscience qu'il n'avait même pas songé à s'enquérir de la vie que mènerait son propre enfant dans un avenir lointain et incertain.

– Tu as une épouse ?

– Époux, épouse… l'un ou l'autre selon les circonstances, ricana-t-il. Mais, la plupart du temps, je suis marié.

— Avec un mec, donc, dit Sirius, une pointe de provocation dans la voix.

— Ouais. Pas question de donner son nom, ne me le demande même pas.

— J'espère juste que c'est pas Ronald. Molly en belle-mère, ça promet.

— Je suis au courant.

— Mordred…

— Je suis au courant, parce que j'ai eu la bêtise d'épouser Ginny en premières noces.

Sirius se couvrit le visage de la main et secoua la tête.

— Épargne mes nerfs, Harry. Laisse-moi mourir en paix.

— Je serai muet comme une tombe, promit ce dernier. Au fait, t'es sûr de vouloir mourir ?

Sirius le regarda à travers ses doigts écartés et esquissa un sourire :

— Jay était lui aussi convaincu d'être l'incarnation de Merlin sur terre. Et ça a mené à quoi ? Que les choses suivent leur cours. Tu nous as tous vus pendant la dernière bataille, non ? Alors ne songe même pas à me sauver. J’ai assez vécu pour comprendre que ma vie, c'est de la merde, et j'en ai plein le dos.

— Harry va être malheureux sans toi.

Déimos rectifia la dernière phrase du testament avant de rendre le parchemin à Sirius. Black fit un clin d'œil à son héritier et se remit debout.

— Il s'en sortira ! Merci ! Pour ton aide, pour le jeu et pour ta proposition. Demain, j'irai faire authentifier ça chez les gobelins.

Il enroula le parchemin, puis appela :

— Kreattur ?

L'elfe apparut avec quelques secondes de retard et tendit à Déimos, d'un air mécontent, plusieurs bouteilles ornées d'étiquettes colorées.

— Merci, Kreattur. Va aussi chercher des cigarettes pour Sirius.

— Camel, ajouta rapidement Black en réponse à son regard interrogateur.

— Camel. Une caisse devrait suffire, je suppose.

— Kreattur n'a pas été embauché pour s'occuper d'un amoureux des Moldus bon à rien…

— Tais-toi, s'il te plaît !

Déimos vida d'un trait la petite bouteille, avant de terminer sa phrase :

— Et fais ce qu'on te dit.

— Oui, Maître !

L'elfe cachait mal son mécontentement, mais garda ses pensées pour lui.

— Kreattur est prêt à tout pour servir la noble et très ancienne…

— Voilà qui est parfait. Exécution ! Et ramène Sirius dans la partie commune de la maison.

L'elfe et son maître irresponsable disparurent. Démos prit une douche avant de regagner Poudlard. L'horloge affichait environ six heures du soir ; pour la première fois, le premier jour de Harry Potter à l'école de magie et de sorcellerie s'était achevé sans lui laisser le moindre souvenir heureux.


***


— Qu'est-ce que c'est ?

Severus attrapa le bras de Déimos et fixa les coupures qui venaient d'y apparaître avant de s'effacer aussitôt.

— O-o-oh, fit ce dernier, légèrement surpris. Voilà qui est intéressant. De la magie noire.

— Quoi ?

— Hum…

Déimos se cala confortablement dans le canapé, posa son bras meurtri sur le genou de Severus, puis replongea dans la correction des devoirs des élèves de troisième année.

— Ombrage torture ce Gryffondor stupide et dangereux par son entêtement avec une effrayante plume noire. Il trace des lignes sur du parchemin avec son propre sang, et elles se gravent au dos de sa paume. Lui et moi ne faisant qu'un…

Severus approcha la main, qui saignait de nouveau, de ses yeux et examina attentivement les entailles fraîches.

— C'est interdit, dit-il enfin, la voix chargée de colère.

— Tu as pitié de lui ?

Déimos haussa les sourcils et remua avec nonchalance.

— Inutile. Il saura désormais tenir sa langue. Il avait, voyez-vous, vu le Seigneur des Ténèbres et même combattu contre lui.

Severus fronça les sourcils, glissa prudemment un oreiller sous la main blessée de Déimos, puis se dirigea vers l'armoire où il rangeait ses potions et y fouilla bruyamment.

— Une teinture à base de tentacules de Murlap marinés, suggéra Black sans quitter les parchemins des yeux. 

— Oui. Mais je n'en ai pas. Tu vas devoir tenir encore un peu.

 — Ah bon ? Hm… Ce Murlap, c'est difficile à trouver ?

 — Eh bien… 

Severus tenait l'un des flacons à contre-jour, examinant avec attention une substance gélatineuse d'aspect peu ragoûtant. 

— Pas si rare que ça, non. La préparation reste accessible, mais elle prend du temps et réclame un certain savoir-faire. Attends… C'est ta formule, ça ! Tu te souviens, celle de la bibliothèque des Black ? C'est toi qui me l'avais préparée avant de disparaître une fois de plus. 

Déimos réfléchit un instant, puis un sourire se dessina sur ses lèvres : 

— Ah, ça explique beaucoup de choses. 

— Lesquelles ? 

— Comment Hermione va mettre la main sur un remède aussi rare d'ici… vendredi, si je me souviens bien. Elle ne pouvait pas connaître la recette des Black. 

— Si tu comptes te faufiler dans l'école pour… 

— Pas moi. Toi. 

— Tu délires à cause de la magie noire ? 

Severus attrapa quelques flacons et, s'arrêtant près du canapé, posa la main sur le front de son époux. 

— Pas du tout. Je me souviens juste que vendredi, en rentrant au dortoir vers midi, j'y ai trouvé Hermione avec un petit bol rempli d'une horrible mixture orange vif qui a bien soulagé mes souffrances. 

Severus arqua un sourcil, garda le silence, puis disparut dans son laboratoire.


La teinture fit son effet. Déimos se prélassait, la main plongée dans une cuvette remplie du remède préparé par son attentionné époux, et lisait un traité de DCFM lorsque son « Chronos » se mit à vibrer pour se rappeler à ses bons souvenirs. Il n'avait déjà que trop traîné dans son propre passé.

— Sev, c'est l'heure.

Rogue leva les yeux d’un long parchemin, conservant une expression parfaitement impassible, et acquiesça d'un bref mouvement de tête. Déimos se leva d'un bond, rassembla ses affaires éparpillées, s'habilla à la hâte et serra son époux contre lui.

— Tu vas me manquer, Severus.

— Sera-ce si long ? Quelques instants à peine pour toi. Après tout, tu m'as là-bas.

— Et toi, tu as Potter ici, rétorqua Black.

Rogue grimaça légèrement, mais garda le silence.

— Sois très prudent, Severus. Très, très prudent. Pas seulement avec Lord, mais aussi avec ce gros serpent rose d'Ombrage. J'espère te retrouver bientôt. Très bientôt.

— Pars. Je me souviens de tout : ces babioles que je t'ai promis de racheter à ce voleur de Fletcher, Potter, et Lord avec Albus. Inutile de caqueter sur moi comme une mère poule.

Déimos effleura ses lèvres durant quelques instants délicieux, puis se dissipa dans l'air frais des souterrains. En disparaissant, il avait la certitude que Severus trouverait le moyen de transmettre la teinture à Potter. Sinon, d'où Hermione aurait-elle bien pu la prendre ?


***


Dans le présent, tout était calme. Kreattur fit son apparition, saisit son manteau et s'éclipsa avec discrétion, devinant avec la perspicacité d'un vieux serviteur que son maître n'était guère d'humeur à être dérangé. Harry se dévêtit et s'allongea avec précaution auprès de Severus, qui dormait paisiblement ; il l'attira contre lui, parcourut son cou et ses clavicules de ses lèvres avec une impatience contenue, respirant avidement ce parfum demeuré intact, déposa un baiser ardent sur ses lèvres légèrement entrouvertes, le serra tendrement dans ses bras et… s'écarta.

— Pardonne-moi. Tu n'as pas changé d'un iota, Severus.

Il entrelaça ses doigts aux siens, effleura le fin anneau de son alliance du bout du pouce et esquissa un sourire. 

— Tu es à moi maintenant, Severus ! Tout à fait, entièrement à moi. Tu le sais bien, n'est-ce pas ? Que dois-je faire pour te réveiller ? Mais bon… si tu revenais à toi maintenant, je ne pourrais pas m'éloigner, ni te quitter. Alors peut-être que c'est mieux ainsi. Tu as sûrement tout prévu, n'est-ce pas ? Même ça…

Il passa la main dans les cheveux lisses de Severus et se leva.

— Bon, ne me tente pas. Je suis tout à fait capable de patienter jusqu'à ce que tu reprennes tes esprits, et là… tu auras ton île tropicale, ton palmier, ton hamac et du sexe torride au bord des vagues. Attends juste que je résolve toutes tes énigmes. Je vais faire de mon mieux.

Harry disparut dans la douche, tandis que Severus, après s'être tourné et retourné dans les draps, s'installa plus confortablement et se remit à respirer paisiblement.


Regulus se trouvait dans le bureau annexe. Il parcourait des papiers avec concentration, dictant des notes à sa plume ensorcelée.

— Salut, fiston !

Harry se laissa tomber dans un fauteuil profond devant la table de travail et esquissa un sourire en coin.

— Comment vont les affaires ?

— Mieux que ce que j'avais d'abord pensé, répondit Regulus d'un ton neutre. J'ai acheté tous les livres et magazines qui mentionnent Severus. Comment va-t-il ?

— Si tu parles du présent, il dort ; si tu parles du passé, il traverse actuellement une période très compliquée. Voldemort a été ressuscité.

Reg grimaça légèrement, comme s'il avait mal aux dents, et dit à voix basse :

— Il est tout seul.

— Il s'en sortira. Il s'en est toujours sorti. Au fait, nous avons conclu et confirmé notre union !

Harry montra sa bague.

— On peut donc commencer à préparer le terrain au ministère pour légaliser notre héritier, à Severus et moi.

— Je ne le sens pas, Deym. J'ai même du mal à imaginer comment vous allez expliquer tout cela.

— J'en discuterai avec Lucius. Nous irons le voir ce soir.

— Comme il te plaira, papa chéri.

— Voilà qui est mieux, fiston. Je vais dans notre salle de sport. Commande le dîner, j'ai une faim de loup.

— La confirmation du mariage ? ironisa légèrement Regulus.

— Une confirmation à maintes reprises, mon fils, même si cela ne te concerne pas.

— Pardonne-moi.

— Bon, du moment que c'est entre nous…

Harry lui caressa les cheveux et sortit en sifflotant joyeusement. Il lui fallait envoyer un hibou à Lucius avant de s'accorder une bonne séance de musculation : dans le passé, la salle n'était pas encore prête, et ses muscles réclamaient leurs exercices habituels.






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